« Les Mères » de Samantha Hayes

Le Cherche midi (2013)

Temps de lecture : 2 jours

Note
4étoiles-trèsbonmais

 

SYNOPSIS

Claudia est enceinte et au comble du bonheur. Heureuse dans sa vie de famille, elle s’épanouit également dans son métier d’assistante sociale. Mais quand James, son mari, est appelé en mission pour l’armée, le couple doit se mettre en quête de la « nanny » idéale. Zoé Harper, charmante jeune femme aux références impeccables, s’impose comme la perle rare et s’installe aussitôt chez eux. Mais il apparaît rapidement que Zoé n’est pas là uniquement pour garder les enfants… et que sa détermination à entrer au service de ce couple tranquille cache de mystérieuses intentions. Pendant ce temps, l’inspecteur Lorraine Fisher enquête sur une affaire qui terrorise la ville : le meurtre d’une femme sur le point d’accoucher, retrouvée éventrée dans son appartement. Bientôt, une seconde femme enceinte est agressée dans des conditions similaires.

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Ce billet sera court. Je ne peux pas beaucoup parler de ce roman sans éventer le mystère. Je garderai autant que possible le suspense qui entoure ce premier roman (et sûrement pas le dernier de S. Hayes).

Souvent comparée à Gillian Flynn, Samantha Hayes n’en a pas encore le talent ou la maturité. La plume de G. Flynn est bien plus féroce et incisive. S. Hayes me parait être une auteure trés prometteuse qui doit juste se faire davantage les griffes. 

Sans révolutionner le genre, S. Hayes récite les gammes du roman noir de manière sérieuse. Si ce premier roman n’est pas d’une folle originalité, il est solide et garde le lecteur en haleine sans dévoiler son jeu trop rapidement. Durant les premiers chapitres, on ne sait pas où l’on va ni où l’auteure nous emmène et j’ai aimé ça, devoir accepter de suivre l’auteure sans savoir où cela me conduira. 

L‘intrigue de ce premier roman est bien ficelée, (quelques petites incohérences peut-être mais le roman se défend bien. Il est agréable à lire et la fin tient la route. Ce qui est très important pour un thriller. L’auteure séme ses petits cailloux. Au lecteur de faire le reste, de relier les faits entre eux. L’intrigue avance sur la pointe des pieds. Le crescendo narratif fonctionne bien. En ce sens, où le lecteur à envie d’en savoir plus au fur et à mesure qu’il tourne les pages.

La bonne idée de l’auteure est d’introduire la vie personnelle des enquêteurs au sein de l’intrigue.

Il est à noter que ce n’est pas du tout le genre de thriller qui multiplie les rebondissements et les coups de théâtre. Ne vous attendez pas à une intrigue échevelée.  L’auteure mise avant tout sur une ambiance calme et sombre afin de faire monter la tension au fil des chapitres. Bien qu’un peu lent parfois, le lecteur ne s’ennuie pas une minute pour autant avec ce roman.

« Coup de foudre à Austenland » de Shannon Hale

Editions Charleston (2013)

260 pages

Temps de lecture . 2 h

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

Jane Hayes est une jeune New Yorkaise en apparence tout à fait normale, mais elle a un secret : son obsession secrète pour Mr Darcy, ou plus précisément pour Colin Firth jouant Mr Darcy dans l’adaptation de la BBC de Pride and Prejudice. Résultat, sa vie amoureuse est proche du néant : aucun homme n’est à la hauteur de la comparaison. Quand une riche parente lui laisse en héritage un séjour de 3 semaines dans un centre chic pour les Austen-addicts, les fantasmes de Jane impliquant une rencontre fortuite avec un héros tiré tout droit de l’époque de la Régence deviennent un peu trop réels. Cette immersion dans cet Austenland réussira-t-elle à débarrasser Jane de son obsession pour lui permettre de rencontrer un vrai Mr. Darcy ?

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Un cupcake à la rose…Voilà ce que m’évoque ce court roman de Shannon Hale.

Si ce n’était les tergiversations sentimentales incessantes de cette girouette de Jane, j’aurai davantage apprécié ce moment de lecture – détente. En effet, l’héroïne ne sait pas ce qu’elle veut et se contredit sans cesse. Malgré tout, je me suis beaucoup reconnue dans ce personnage de Jane, disons, que je me suis reconnue surtout dans l’admiration sans bornes qu’elle voue à Jane Austen, au roman Orgueil et Préjugés, et à Elizabeth Bennett et Mr Darcy.

Tout comme elle, j’ai lu le roman plusieurs fois et vu et revu l’adaptation de la BBC avec Mister Colin Firth. Je fus d’ailleurs sensible aux multiples allusions de l’auteure (souvent fort amusantes) concernant cette mini-série.

L’idée de départ est trés sympathique : Passer des vacances dans une fausse Angleterre de 1816, reconstituée à partir d’acteurs et de figurant(e)s afin de revivre les grandes intrigues amoureuses des romans de Jane Austen.  En grande admiratrice de Miss Jane Austen, j’ai moi aussi parfois rêvé de  faire un bond dans le passé pour me retrouver à l’époque pré-victorienne et m’en aller espionner Lizzie et son Mr Darcy. Bonne idée mais traitement approximatif, hélas. Car le récit devient vite répétitif.  Il y a aussi des flottements narratifs qui font que l’on a parfois envie de bailler.

Mon plus grand regret est que l’auteure délaisse, un peu trop vite à mon goût,  son idée d’immersion historique, pour laisser revenir le 21éme siecle de façon prématurée dans l’intrigue.

Bien sûr, les codes de la chick- lit sont présents mais cela reste supportable. A la base, je n’aime pas ce style mais dans Coup de foudre à Austenland, j’ai trouvé que les éléments caractéristiques du genre fonctionnaient bien.

Mais ce que j’ai surtout aimé dans ce roman, c’est le brouillage continuel entre la fiction et la réalité. Comme Jane, les lectrices auront du mal a démêler le vrai du faux tout au long du récit. Qui joue ? Qui est sincère ?

Jusqu’au bout, j’ai eu des doutes sur les personnages et je n’ai deviné la fin que quelques pages avant. Donc au final, la fin n’est pas si prévisible que je le craignais.

Sans prétention aucune, ce petit roman permet de passer un bon moment de détente agrémenté d’humour. La romance oscille entre conservatisme et modernisme  et la lecture est facilitée par une écriture trés simple.

Les fans d’Austen – et celles qui aiment la chick-lit à la Bridget Jones, croquerons cette friandise avec gourmandise comme moi qui n’en ai fait qu’une bouchée en le terminant en 2h. J’ai désormais hâte de voir l’adaptation cinématographique.

« La Scène des Souvenirs » de Kate Morton

 

Editions Presses de la Cité (2013)

574 pages

Temps de lecture : 2 jours et demi

Note
3étoilesbon

 

Synopsis

2011. La célèbre actrice Laurel Nicolson se rend dans le Suffolk, au chevet de sa mère âgée. Dans la ferme de son enfance, la comédienne est assaillie par les souvenirs, et plus particulièrement par les images d’un après-midi d’été étouffant, cinquante ans auparavant. Partie se réfugier dans une cabane perchée dans les arbres afin de rêvasser tranquillement, Laurel, alors adolescente, avait vu sa mère poignarder un inconnu. Un événement que personne n’avait évoqué par la suite.
Hantée par ce drame resté secret, Laurel décide de plonger dans le passé de sa famille. Elle trouve dans le grenier une photographie datant de la Seconde Guerre mondiale qui lui révèle l’existence d’une certaine Vivien…

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Loin de son niveau habituel, K. Morton déçoit avec son nouveau roman.

La Scéne des souvenirs ne m’a pas séduite de maniére inconditionnelle.

L’intrigue est paresseuse, les longueurs abondent (descriptions en veux-tu en voilà, l’une des mauvaises habitudes de l’auteure, surabondance de dialogues parfois sans impact réel sur l’intrigue, passages creux (la partie sur l’enfance de Vivien notamment)) même l’écriture est moins soignée et les raccourcis narratifs plus grossiers que d’habitude.

Reste les beaux personnages de Jimmy et Vivien.

Comme souvent, chez l’écrivaine l’intrigue avance sur la base d’une succession de quiproquos et rien n’est ce qu’il semble être.

Hélas, il fut frustrant pour moi de deviner le pot-aux-roses assez tôt dans le roman. Environ à 250 pages du dénouement.

K. Morton lasse la fidéle lectrice que je suis en utilisant toujours le même canevas narratif et les mêmes ingrédients romanesques.

Bien que le roman ait du charme et que le plaisir soit au rendez-vous (par intermittence) grâce au cadre historique qui est trés bien planté et à l’atmosphére de la fin de la guerre 39/45 trés bien restituée, il me semble que les romans de K. Morton se déroulant vers la fin du 19ieme siécle et le début du 20 iéme aient davantage de puissance romanesque.

« Traqué, 1 » d’Andrew Fukuda

Editions Michel Lafon (2013)

345 pages | Traduit par Benjamin Kuntzer

Temps de lecture : 4 jours

Note 1étoile passez votre chemin

Synopsis

Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il se fond parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable nature.

Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l’évènement. Sélectionné pour traquer les siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D’autant qu’une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu’il n’a pas le droit d’avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir.

Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?

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Le bandeau promotionnel signé (soi-disant) Becca Fitzpatrick (auteure de Hush, Hush, une saga que j’ai beaucoup aimé par ailleurs) promettait un roman effrayant. La seule chose effrayante dans ce roman, c’est le ridicule patenté de son intrigue et la pauvreté de son style.

Et si ce roman est éprouvant pour les nerfs, c’est uniquement du fait de sa lenteur. Il ne se passe rien pendant les trois quarts du roman sinon des scènes si improbables et idiotes qu’elles en deviennent hilarantes (au moins j’aurai ri, c’est déjà ça).

J’ai détesté ce roman jeunesse à la fois pour la crétinerie absolue de l’histoire mise en scène mais aussi pour ces personnages insupportables.

Traqué se complait dans les détails sanguinolents pour masquer son manque de profondeur.

La fin tourne en rond et n’est qu’une (longue) fuite qui s’étire inutilement.

Bref, il faut qu’Andrew Fukuda arrête de fumer des carambars, là !

Son roman est une blague ou quoi ? C’est d’un ridicule ! J’ai passé mon temps à ricaner, tellement c’est du n’importe quoi (le coup de l’aisselle m’a achevé de rire). Quand je pense que c’est censé être effrayant et addictif … euh…dft002 

J’en ai tellement bavé (un mot de circonstance, croyez-moi) pour le lire que j’ai même pensé ne pas le terminer.

Vous l’aurez compris, je déconseille fortement. Sauf si vous aimez les histoires invraisemblables à base de vampires-cannibales qui passent leur temps à baver et à grogner, se témoignent leur affection en se frottant mutuellement les oreilles,  dorment sur des perchoirs et s’embrassent en tournant leur coude  sous les aisselles de leur partenaire (beurk !) et j’en oublie beaucoup, niveau absurdités …

[LCD7] « Gone, 1 » de Michael Grant

Editions Pocket (Jeunesse) (2012)

665 pages | Traduit par Julie Lafon

Temps de lecture : 3 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

Imaginez. En plein cours d’histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup… plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu’il n’y a plus aucun adulte. Comme s’ils s’étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser.Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d’euphorie, les enfants doivent maintenant s’organiser pour survivre. Qui va s’occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l’un des responsables de l’organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d’autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres.

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J’ai éprouvé des difficultés à lire ce premier tome.  J’ai peiné à entrer dedans et à m’attacher aux personnages mais surtout à le finir. Même si la deuxième moitié monte un peu en puissance et se révèle un peu plus rythmée, l’ensemble alterne entre passages ennuyeux et moments passionnants. Le début est plat et le roman en général comporte bien des longueurs.

En dehors des problèmes de rythme, existe aussi un souci avec les codes narratifs du roman qui ont déjà été utilisés ailleurs dans la littérature notamment dans la catégorie jeunesse. Mais pas seulement car Gone m’a  ENORMEMENT fait songer à l’intrigue de Dôme de Stephen King dont les trames se ressemblent de manière troublante.

Il fait également BEAUCOUP penser au roman Sa Majesté des Mouches, Gone en est pour moi une variation moderne et science-fictionnelle. Ajoutons à cela qu’il ressemble à l’improbable croisement entre X-Men et une aventure du Club des Cinq d’Enid Blyton qui tournerait au cauchemar et vous aurez un aperçu de l’atmosphère de ce roman jeunesse au ton étonnamment sombre du reste car certaines scènes sont très dures, il y a beaucoup de morts dont parfois des meurtres et les valeurs véhiculées par l’histoire sont loin de celles de Bisounours. Les armes à feu imposent leur loi, la loi du plus fort et du chacun pour soi. Ici, il faut manger avant d’être mangé. Anxiogène par bien des aspects et porteur d’un climat de claustrophobie latent, Gone est d’une noirceur inattendue et surprenante.

J’ai aimé le traitement des personnages. Aussi bien les rapports complexes qu’ils entretiennent entre eux que leurs personnalités respectives, ni héros, ni pétris de valeurs morales à l’excès, leurs défauts (ils pensent surtout a sauver leur peau pendant une partie du bouquin) les rendent intéressants à suivre. Individualistes au départ de l’histoire, ils subiront une vraie évolution, et devront apprendre à s’entraider, à déléguer et à faire confiance aux autres afin d’œuvre non plus pour eux-mêmes mais pour le bien de la communauté.

Sinon j’aurai aimé que Sam fisse montre de plus de caractère (il se rattrape à la fin du roman mais bon…), Quinn, quant à lui est à baffer, et Astrid ressemble beaucoup à Hermione. Edilio est sympa mais peu mis en avant, son personnage parait trop effacé. Les « méchants » sont un peu caricaturaux à mon goût, c’est dommage. D’autant que leurs psychés sont développés de manière expéditive, les personnages ne sont pas assez creusés.

Le fond fantastico/SF est peut-être un peu « léger » pour un tome introductif. J’aurai aimé qu’il soit davantage présent. Les mutations humaines et animales sont des éléments « déjà vu » et traités de manière assez classique dans ce premier opus. Le propos manque d’originalité.

Quant à l’explication de la survenue de la Zone, je l’ai trouvé peu claire et vite expédiée par l’auteur, j’attends plus d’explications dans le prochain tome.

Disons pour conclure que sans être mauvais, Gone dans son ensemble et à l’exception de quelques chapitres notamment ceux situés vers la fin ne m’a pas captivée autant que je l’aurai souhaité. Je pense tout de même laisser une chance à la saga de me convaincre en lisant le tome 2.

Les autres participants :

*isa1977
*Benjamin59
*mademoizellebreizh
*SnowWhite
*Azariel87
*Bouquinons
*Ninouche2109  (n’écrira pas de chronique)
*(Dex)
*clédesol
*CherryB
*dorothzz
*lamiss59283
*Alison Mossharty
*Galleane

Lecture commune découverte

La Gazette Elfique ≠ 19

La Gazette Elfique ≠ 19

Sur le principe de l’excellent « Rond de sorcières » initié par Acro sur son très beau blog Livrement, chaque mois je vous propose le récapitulatif de mes lectures du mois précédent.

Au sommaire de La Gazette Elfique du mois d’avril :

Les ***** correspond au nombre d’étoiles attribuées dans mes critiques.

Partenariat

[Partenariat Milan] « Opprimés, 1, Les Enfants des Dieux » de Jessica Therrien ***

 

Lectures communes : 0 en avril

Livre abandonné : 

[Abandon]  « Il faut qu’on parle de Kevin » de Lionel Schriver 

Bit-lit/Urban fantasy

[Nouvelles]  « Chasseuse de la nuit, Cat et Bones » (hors-série) de Jeaniene Frost ****

« Bloodlines, 1 » de Richelle Mead ****

« Alice Royale, 1, Le Lapin blanc » de Céline Mancellon ***

 

Contemporaine

« Avant toi » de JoJo Moyes ****

 

Fantastique

« Opprimés, 1, Les Enfants des Dieux » de Jessica Therrien ***

« Kaleb, 2, Abigail » de Myra Eljundir *** et ****

« Le Baiser des Sirènes, 1, Attirance » d’Anne Greenwood Brown ****

Fantasy   

« La dernière guerre, 1, 49 jours » de Fabrice Colin *****

« Le Puits des Mémoires, 1, La Traque » de Gabriel Katz ****

Jeunesse

« Moi et Becca » de Paige Harbison ****

« Gone, 1 » de Michael Grant ****

 

Thriller

« Miséricorde » de Jussi Adler Olsen ***

« La vérité sur l’Affaire Harry Québert » de Joël Dicker *****

 

Livres gagnés :

« Les sœurs Charbrey, 1, Sans orgueil ni préjugé » de Cassandra O’Donnell

 

Bilan

Pour le second mois consécutif, pas de coup de coeur pour moi. Et 13 lectures au compteur. 

 

Top 4 d’avril 

« La dernière guerre, 1, 49 jours » de Fabrice Colin *****

« La vérité sur l’Affaire Harry Québert » de Joël Dicker *****

« Chasseuse de la nuit, Cat et Bones » (hors-série) de Jeaniene Frost ****

« Le Puits des Mémoires, 1, La Traque » de Gabriel Katz ****

 

« Le Baiser des Sirènes, 1, Attirance » d’Anne Greenwood Brown

Editions Milan (Macadam) (2013)

317 pages | Traduit par Hélène Hiessler

Temps de lecture : Quelques heures

Note
4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

Calder White vit dans les eaux sombres du lac supérieur. Il est le seul mâle d’une fraterie de sirènes. Pour survivre, les sirènes n’ont d’autre choix que de se nourrir d’énergie vitale humaine donc de tuer. Mais Calder est convaincu qu’une autre manière de survivre est possible. Il veut arrêter de tuer et se « sevrer ». Il va faire la rencontre de Lily,une humaine et il va devoir faire un choix cornélien entre cet amour naissant et le clan de sa famille de sirènes…
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Le roman d’Anne Greenwood Brown a le mérite de nous plonger ( ;)) dans l’intrigue dès les premières pages.

Il est indéniable également que ce premier tome a du charme malgré ses maladresses.

Son atout majeur étant la fraicheur de son univers.

Le thème des tritons et des sirènes est encore assez nouveau en littérature jeunesse pour intéresser le lecteur.

Si bien que malgré ses défauts (la liste en bas de ce billet) et si l’on parvient à passer outre la forte ressemblance avec Fascination (premier tome de Twilight) dont il emprunte beaucoup au scénario, Le Baiser des Sirènes est une petite lecture sympathique qui, globalement, m’aura fait passer deux ou trois heures de détente.

Pêle-mêle, les points forts de ce premier tome de cette saga aux allures de Twilight aquatique :

- Le narrateur est un garçon, cela change de l’ordinaire. Il est attachant dans une certaine mesure et capable d’humour lorsqu’il le faut notamment dans ses réparties. 

- L’univers est plutôt original et possède une vraie identité qui donne du charme à ce premier tome.

- La mythologie sirénienne proposée est intéressante. Les créatures qui peuplent le roman sont loin des gentilles sirènes de Walt Disney. J’ai bien aimé les personnages de Tallulah et de Parvati. 

- L’écriture, sans être renversante est fluide et plaisante à lire. Le roman se lit en quelques heures. 

Les points négatifs :

- Je n’aime pas la couverture

- Le fait que ce soit justement un Twilight aquatique où les vampires sont remplacés par des tritons et des sirènes.

- Les personnages principaux sont des Edward et Bella bis. La psychologie et la manière d’être du héros ressemble à s’y méprendre à l’esprit tourmenté d’Edward Cullen et à son dégoût de lui-même, jusque dans sa décision de cesser de tuer des humains pour se nourrir. Quant à l’héroïne, c’est un mix entre Bella et Lena (pour son côté décalé et poêtesse) dans la saga Le Livre des lunes.

- Ce premier tome manque d’action (hormis à la fin il ne se passe rien) et de profondeur à la fois dans l’intrigue mais aussi chez les personnages.

- L’histoire d’amour prend trop de place au détriment du reste. De plus, la naissance de l’amour entre les deux héros arrive trop tôt dans le roman. On a du mal à croire à leur romance.

- Une action trop tardive

-  Le cliffangher final est mal négocié. Il ne donne pas forcément envie de lire la suite. 

Conclusion : De l’idée mais des améliorations doivent être apportées dans le traitement du sujet et l’intrigue devra s’epaissir. Mes 4 étoiles récompensent l’univers mis en place mais l’auteure devra mieux faire pour la suite.