Tagué: Vampires

« Fantômes » de Joe Hill

2014 Editions J’ai Lu

Française Langue française – 414 pages | Traduit par Valérie Rosier – Sortie : 8 Janvier 2014
Temps de lecture : 6 jours
Note
Synopsis
Imogene est jeune et belle. Elle embrasse comme une star et connaît l’histoire du cinéma sur le bout des doigts. Elle est morte et attend Alec Sheldon, dans la salle de projection le Rosebud, un certain après-midi de 1945… Arthur Roth est un gosse solitaire qui a de grandes idées et le don de s’attirer des ennuis. Il n’est pas facile de se faire des amis quand on est le seul garçon en plastique gonflable de la ville… Francis est malheureux. Autrefois humain, c’est aujourd’hui une sauterelle géante de deux mètres cinquante, et quand ils l’entendront striduler, tous les habitants de Calliphora se mettront à trembler… John Finney est enfermé dans un sous-sol taché du sang des autres enfants martyrs qui l’y ont précédé. Dans ce sous-sol se trouve aussi un téléphone ancien modèle débranché depuis longtemps. Pourtant, la nuit, il se met à sonner… Qui est à l’appareil? Le passé n’est pas mort. Il est encore à venir… En deux livres et de nombreux prix, Joe Hill s’est très vite imposé comme un des grands maîtres du fantastique. Avec Fantômes, il a connu un beau succès aussi bien auprès des critiques que des lecteurs.

Dans l’ensemble, ce recueil de nouvelles me laisse une impression mitigée. Je l’ai trouvé assez moyen. Pas mauvais, mais loin de l’excellence promise par la préface. Sur les 15 textes proposés, seules quatre m’ont vraiment plu : La belle au ciné hantant qui a beaucoup de charme et constitue un bel hommage au cinéma américain, Les
Fils d’Abraham, La Souricière (malgré une fin ouverte frustrante), Le
masque de papa (une bonne atmosphère étrange) mais une seule m’a vraiment
embarquée : Le téléphone noir.
J’ai détesté Dernier Cri, atrocement vulgaire et gratuitement sordide. Stridulations, trop scatologique à mon appréciation.
Pop Art n’est pas un ratage complet mais elle manque cruellement de vraisemblance. Je n’y ai pas cru une seconde ! Un garçon en plastique dénué d’organes internes comme de cerveau mais qui parle, marche et respire !? Le fantastique doit tout de même être un minimum crédible.
Certaines comme La cape ou Mieux qu’à la maison m’ont mortellement ennuyée. Je n’ai pas compris les intentions de Joe Hill.
Dernier souffle part d’une bonne idée mal exploitée. Bois Mort qui fait 2 pages n’a aucun intérêt. Le reste est dispensable, plat, bavard, long, comme Un petit déjeuner ou Escamotage.
Les nouvelles de Joe Hill se caractérisent avant tout par
deux constantes principales : leur longueur (parfois pas loin de 40 pages! ) et la
mauvaise habitude de l’auteur de bâcler la fin. En la laissant trop
ouverte, et que le lecteur se débrouille!, ou en optant pour du trop
convenu. Il y a aussi la tendance de l’auteur à la digression inutile et
aux longueurs intempestives. Descriptions à foison, dialogues sans intérêt
pour l’intrigue et remplissage pour augmenter les pages.
Si je devais caricaturer, je dirais que Joe Hill semble avoir deux passions
dans la vie : les flatulences et le base-ball. En tout cas, il nous en parle à chaque nouvelle ou presque ! Quant au style, s’il est plutôt enlevé, il n’est pas assez bon pour rattraper les faiblesses du recueil.

« A comme Association, 8, Le regard brûlant des étoiles d’Erik L’Homme

 

 

 

2012 Éditions Gallimard/Rageot (Jeunesse)

Langue française – 384 pages

Temps de lecture : 3 heures

Note 14/20

Synopsis

C’est encore une fois l’heure des adieux, et, alors que Jasper assiste à l’enterrement du Sphinx, il fait la rencontre de Fulgence, le directeur de l’Association. Leur première confrontation ne laisse rien présager de bon : Fulgence semble déterminé à écraser le bureau de Paris pour de mystérieuses raisons que Jasper va s’employer à découvrir. Pour cela, il lui faudra réincarner son précieux Fafnir en corbeau, suivre les conseils d’Ombe, mais surtout compter sur d’improbables alliés alors qu’il affronte vampires, démons et anciens camarades de classe.
 Parviendra-t-il à sauver l’Association et à découvrir le secret de ses origines ?

séparateur

Un huitième tome « petit pincement au cœur», car il s’agit du dernier rendez-vous avec Jasper, Ombe, Melle Rose…et Erik L’Homme, sans oublier bien sûr, l’ombre bienveillante de notre regretté Pierre Bottero qui plane au-dessus de cette saga sympathique.

Un dernier tome qui, somme toute, m’aura tout de même déçue. Je l’ai trouvé trop «facile», trop simpliste et expédié. Même l’écriture m’a semblé plus brouillonne que dans les tomes précédents.

Les révélations tant attendues sont bien au rendez-vous mais elles n’ont rien de grandes ou de fracassantes, car si l’on est un fidèle de la série, plusieurs indices nous aurons mis la puce à l’oreille depuis déjà quelques tomes, si bien que les révélations offertes font figure de pétards mouillés. Notamment, le secret des origines de Jasper. Je m’imaginais des rebondissements plus surprenants.

La fin est touchante certes, mais elle traîne un peu en longueur à mon sens. J’irai jusqu’à dire que les 30/40 dernières pages ressemblent à du remplissage.

« Le Passage » de Justin Cronin

Editions Pocket (2013)

1280 pages | Traduit par Dominique Haas

Temps de lecture : 1 mois et demi

Note : Entre 3étoilesbon et 4étoiles-trèsbonmais (cela dépend des moments)

Synopsis

Années 2010. Dans le Tennessee, Amy, une enfant abandonnée de six ans est recueillie dans un couvent… Dans la jungle bolivienne, l’armée américaine recherche les membres d’une expédition atteints d’un mystérieux virus… Au Texas, deux agents du FBI persuadent un condamné à mort de contribuer à une expérience scientifique gouvernementale. Lui et les autres condamnés à la peine capitale participant au projet mutent et développent une force physique extraordinaire. Les deux agents du FBI sont alors chargés d’enlever une enfant, Amy. Peu après que le virus a été inoculé à cette dernière, les mutants attaquent le centre de recherches…

séparateur

Quitte à m’attirer les foudres de certain(e)s, « Le Passage » n’est pas à mes yeux, l’œuvre majeure que l’on m’a vendu sur tous les tons depuis sa sortie. C’est à mon avis un roman inégal, branché sur courant alternatif, qui offre un plaisir de lecture intermittent, à cause d’un mauvais dosage : moment fort/ moment faible.

La mise en place est trop longue (à cause de la présentation des personnages qui est faite à la Stephen King. N’est pas le King qui veut). Pourtant les premiers chapitres sont intrigants mais tout retombe après l’ellipse temporelle lorsqu’on se retrouve cent ans plus tard dans la colonie des survivants.

A mes yeux, certains des choix narratifs de Justin Cronin sont contestables. Exemple : Plus de 300 pages du roman sont consacrées à nous présenter en long, en large et en travers des personnages que nous ne reverrons pratiquement plus par la suite ou très peu (à quoi bon alors ces interminables portraits ?).

De fait, il y a beaucoup trop de personnages, de dates, de chiffres et de pages qui ne servent pas à grand-chose à mes yeux dans ce roman trop…trop tout en fait.

Les vampires (fluorescents et simiesques (ils sautent partout comme des chimpanzés sous amphétamines)n’apparaissent pas tant que cela, la focale est davantage porté sur les survivants, et l’organisation des sociétés post-apos : leurs refuges, leur mode de vie, leurs croyances…

Certes, l’univers a une belle densité, il y a de bons personnages principaux, complets, attachants, héroïques, et de la profondeur psychologique chez eux (les personnages secondaires sont plus caricaturaux) mais il y a surtout de longues descriptions de paysage ou de bâtiments et autant d’explications techniques (surtout sur l’électricité).

Mais le plus gênant sont les idées too much que l’auteur a eu parfois (un peu comme le fait que les vampires soient fluos!) et qui sont dignes d’une mauvaise série SF, le pire étant pour moi le kitchissement passage « sectaire » avec l’épisode de la Babcock-mania qui m’a laissé plus que dubitative sur le coup! (Non mais sérieux, plus ridicule tu meurs).

Au final, on est loin de l’éblouissement promis par les autres lecteurs, mon plaisir fut elliptique. Globalement cette lecture est assez ennuyeuse (et déprimante). Le roman aurait pu aisément se voir réduit de 300/400 pages au moins. J’ai peiné comme rarement pour le terminer même si les 300 dernières pages comportent davantage d’action et se lisent plus facilement.

Et pourtant…étrangement, j’ai envie de lire la suite intitulée « Les douze », juste pour savoir ce qu’il va advenir des personnages de ce tome 1, d’autant que les dernieres lignes du roman laissent présager du pire. Il n’en faut pas plus pour m’intriguer…

« Les larmes rouges, 1, Réminiscences » de Georgia Caldera

Editions du Chat Noir (2011)

564 pages

Temps de lecture : 3 jours

Note 1étoile passez votre chemin

Synopsis

« Le temps n’est rien…
Il est des histoires qui traversent les siècles… »

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
Peu à peu, elle perd pied…
Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!

séparateur

Je le dis tout de go : J’ai détesté ce roman. Ce fut un calvaire de le lire et je ne sais pas encore quelle ressource mentale, j’ai réussi à trouver en moi-même pour aller jusqu’au bout…

Je ne comprends pas l’engouement autour de ce livre. Les coups de cœur qui se multiplient et sa note incroyable sur Livraddict (19 !). Que ce livre soit surcoté à ce point par rapport à d’autres, bien meilleurs, me fâcherai presque car tout cela crée une tromperie sur la marchandise.

Oui, il s’agit d’une petite maison d’édition qui se donne un mal fou pour exister parmi les mastodontes du milieu (et je les admire énormément pour leur courage et leur ténacité)  oui, il s’agit du premier roman d’une jeune auteure française. Mais dois-je pour autant être complaisante ? Dois-je m’empêcher d’être critique et dire que j’ai aimé ? Ces paramètres ne doivent pas polluer mon objectivité.

Le gros souci du roman à mon sens, c’est qu’il n’a pas été assez retravaillé et corrigé. Je pense que ce travail a été fait, mais de manière insuffisante. Avec quelques coupes appropriées ici et là, une réécriture complète, une révision des dialogues et le choix d’un meilleur vocabulaire, le roman aurait été plus digeste. Curieusement, le style s’améliore beaucoup et devient plus fluide dans les cent cinquante dernières pages. Mais ce n’est pas suffisant pour augmenter l’intérêt d’une histoire qui n’en a aucun. 

En l’état, le style est lourd, plat, maladroit (les dialogues surtout) et répétitif. Il multiplie les phrases interrogatives jusqu’à l’écœurement, et certaines phrases sont grammaticalement incorrectes et que dire de cet usage abusif et inapproprié de la ponctuation ? Le fait qu’il ne soit qu’un alignement des pires clichés de la littérature fantastique sur plus de 500p ne confère nulle originalité à ce premier tome ( du démon du miroir, aux cauchemars gothiques, aux vies antérieures en passant par le lugubre château  sis, bien entendu, non loin de la maison de la jeune fille et habité par un superbe prince vampire ou bien encore le sang qui suinte des murs, la possession démoniaque et j’en passe…).

L’un des handicaps majeur du roman tient en son héroïne antipathique au possible, qui passe son temps à tout critiquer et prendre de grands airs supérieurs (exemple, elle dénie le droit au vieux jardinier de la mettre en garde ou de la sermonner parce que ce n’est « qu’un jardinier » après tout, un vil subalterne de sa grandiose majesté). J’ai eu envie de lui mettre des claques tout le long du bouquin. Oh, pauvre petite fifille riche qui passe son temps à chialer et essaie de se suicider pour attirer l’attention de son vilain pôpa, pfff !). Pauvre petite chose sans caractére et complétement stupide dont je n’ai jamais compris les réactions. Les vampires laissent de marbre, (c’est le cas de le dire), les scènes horrifiques sont ridicules (trop cheap) et déjà vues ailleurs (la scène de possession digne de L’Exorciste est à mourir de rire). De nombreux emprunts sont fait à d’autres auteurs (le vampire hybride mi-humain (Twilight), la fillette transformée en vampire (Entretien avec un vampire d’Anne Rice)… L’originalité n’est pas au rendez-vous. Sans compter que rien ne nous est offert dans ce tome. Hormis la découverte par Cornelia de son histoire passée et la mythologie des vampires, lorsque l’on tourne la dernière page, c’est avec le sentiment d’avoir fait du surplace pendant cinq cent pages.

Je me suis juste ennuyée et me suis forcée (et ce fut un calvaire !) à le finir en attendant un miracle qui n’est jamais venu. 

Vous allez me dire que ce billet est très sévère mais il reflète simplement ma déception qui n’a d’égale que mon agacement à avoir perdu mon temps (et mon argent). Les commentaires dithyrambiques et les notes élevées ont contribuées à ce que je place le curseur très haut sur la barre de mes attentes. Résultat, me voici bien marri ! J’ai l’impression d’avoir été abusée,  flouée et c’est un sentiment que je déteste éprouver. C’est pourquoi, en cet instant, je décide de ne plus me fier aux avis élégiaques qu’on trouvent partout sur la toile.

Amateurs de bons livres fantastiques et gothiques, de Stocker, Shelley, Rice, Féval, Gauthier, Dumas…Fuyez ! 

Je conclurai en me réjouissant de l’avoir trouvé d’occasion au lieu d’avoir dû débourser 23e 90 ! pour un livre qui n’est déjà plus dans ma bibliothèque (aucun risque que je le relise un jour), je l’ai donné à une copine. J’espère pour elle qu’elle aimera plus que moi. Après tout, tout est question de goût personnel. A croire que je n’ai pas les mêmes goûts que la plupart des lecteurs. 

Pour un avis plus complet, je vous poste l’excellent billet de Galleane qui explique bien mieux que moi les raisons pour lesquelles, elle n’a pas aimé ce roman : Galleane

[Challenge de Calypso, session « Mort »] « Le Livre sans nom, 4, Livre de la mort » d’Anonyme

Editions Le Livre de Poche (2013)

504 pages

Temps de lecture : 3 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

Il est sans doute préférable pour votre bien-être que personne n’inscrive jamais votre nom dans Le Livre de la mort, sans quoi il vous resterait très peu de temps pour formuler vos dernières volontés. Aussi on peut aisément comprendre que celui-ci fasse l’objet de multiples convoitises, en général assez mal intentionnées. Et que quelques contrariétés guettent son actuel détenteur, l’infortuné Sanchez.

Officiellement mort, le Bourbon Kid, le tueur le plus impitoyable que la terre ait jamais portée, devrait, pour sa part, pouvoir aspirer à des jours heureux en compagnie de Beth, son amour de jeunesse enfin retrouvé. Encore faudrait-il que sa nouvelle identité reste secrète, sans quoi ses nombreuses victimes et ses ennemis, plus nombreux encore, pourraient bien s’unir pour élaborer une terrible vengeance. Mais quand Beth est kidnappée et qu’il s’avère être le seul à pouvoir sauver la petite ville de Santa Mondega d’un terrible bain de sang, le Bourbon Kid n’a plus qu’une solution : revenir d’entre les morts. Plus sauvage et impitoyable que jamais.

 

Une « resucée » (facile, le jeu de mot) des deux premiers tomes qui resteront mes préfèrés.

L’effet de surprise des débuts est un peu passé. Ce quatrième opus sent un peu le réchauffé.

Malgré la présence de l’inénarrable Sanchez et sa cuvée spéciale,  qui, dans ce dernier épisode, vole indiscutablement la vedette au Bourbon Kid en personne, ce quatriéme tome m’a moins fait rire.  A part, quelques scènes amusantes et quelques répliques bien senties, l’humour est moins présent.  Avant tout, c’est un vent de nostalgie  qui souffle entre les pages de cette dernière aventure,  cela n’a pas été pour me déplaire. Au contraire. J’ai aimé retourner sur les traces du passé du Kid et des autres habitants de Santa Modega, là où tout à commencé, on se souvient de tous les morts qui jalonnent le parcours du Bourbon Kid.  Son histoire avec Beth prend de la place dans l’intrigue.

J’ai mis pas mal de temps à le lire car je trouvais qu’il tournait en rond.  Certains chapitres du début, bien que toujours courts et rapides à lire, m’ont semblés être du remplissage. L’intrigue ne devient jouissive que passé le gros milieu du livre.

Même, s’il est un peu moins fun et rock’n’roll, ce tome nous offre un sacrè final qui dépote tout. Les cent derniéres pages sont  grandioses et renouent avec les tueries ultra-violentes à l’humour cartoonesque habilement chorégraphiées  par l’auteur, qui faisaient tout le charme décomplexé des premiers.

Bref, si ce n’est pas le meilleur de la série, c’est un tome à lire de toute façon pour les vrais fans de la saga du Bourbon Kid !

lechallengedecalypspo

[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial Sagas (Avril)] « Une Aventure d’Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l’ombrelle, 3, Sans honte » de Gail Carriger

 

Editions Orbit (2012)

310 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis

Miss Alexia Tarabotti, devenue Lady Alexia Woolsey, se retrouve dans une situation délicate. C’est LE scandale de la saison. Elle doit s’enfuir en Italie, à la recherche de réponses. 
Une histoire de vampires, de loups-garous et d’imprévus…

séparateur

Encore un très bon tome à l’actif de cette saga qui n’en finit pas de me séduire.

L’éloignement entre Alexia et lord Maccon rend peut-être la lecture un peu moins piquante car ils passent peu de temps l’un avec l’autre. Leurs joutes verbales endiablées manquent.

Alexia, bien que toujours fidèle à elle-même, montre une facette vulnérable de sa personnalité et Lord Maccon en mari qui noie son chagrin dans la bouteille différe de ses précédentes apparitions. Tous deux sont irrésistibles.

Ce tome malméne l’héroïne (tout le monde veut la tuer à commencer par les vampires) ce qui offre des saynétes savoureuses (les coccinelles) et nous permet de voyager en Europe.  L’humour est toujours présent. Surtout dans les dialogues entre Alexia et Mme Lefoux et Maccon et Lyall tous irrésistibles de drôlerie.Le pince sans rire, Floote n’est pas mal non plus de même que la charmante Ivy, trés amusante dans son genre. Comme dans le tome précédent, Mme Lefoux apporte avec elle une bonne dose de steampunk, ce qui est fort appréciable.

Ce tome brille par ses dialogues et son rythme enlevé qui régale en scénes d’action décoiffantes et en Ombrelleassaut ! Les luttes claniques et politiques sont un peu trop présentes mais nécessaires. C’est l’un des aspects qui m’intéresse le moins.

L’intrigue met en place des axes prometteurs pour la suite. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Encore une fois, CHAPEAU à Gail Carriger pour sa plume et ses idées ! 

« Le choix du Chapelier fou : Spécial sagas » (Octobre)

[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial PAL (Avril)] « Bloodlines, 1 » de Richelle Mead

 

Editions Castelmore (2012)

448 pages

Temps de lecture : 3 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

Sydney, alchimiste, dissimule l’existence des vampires aux yeux du monde. Pas par bonté d âme, mais pour préserver des vies humaines menacées par ces créatures qu on lui a toujours décrites comme maléfiques.
Sa nouvelle mission : cacher et protéger Jill, jeune vampire et princesse Moroï, menacée de mort. Quel meilleur endroit pour cela qu’une école privée à Palm Spring, sous le soleil de Californie ? Voilà bien le dernier endroit où des vampires sanguinaires iraient la chercher… Et si le mal n était pas là où Sydney le croyait ?

séparateur

La vraie satisfaction de Bloodlines est de retrouver certaines vieilles connaissances tirées de la série Vampire Academy, notamment le personnage d’Adrian, fidèle à lui-même et en même temps en pleine période de remise en questions suite à sa rupture avec Rose. Rose que l’on entrevoit également le temps de quelques pages accompagnée d’Abe. Il est très agréable de retrouver Eddie et que soit évoqué le personnage de Mason (trop tôt disparu de Vampire Academy). Seul Dimitri (rapidement évoqué au début) n’est pas physiquement présent dans l’histoire et j’avoue qu’il m’a manqué ce bon vieux Dimka :))

La présence d’Adrian, que j’apprécie beaucoup pour son humour et son effronterie, est un rayon de soleil qui égaye la grisaille de la première (grosse) moitié de Bloodlines. A elle seule, Sydney ne suffit pas à tenir en haleine au fil des nombreux chapitres du livre. Par rapport à la flamboyance de Rose Hathaway, Sidney manque cruellement de charisme. Et si toutefois, elle est moins lisse et transparente que le personnage de Vasilia, (un peu moins), j’aurai aimé la voir montrer plus de caractère et agir de manière plus impulsive (même si l’éducation très stricte reçue par son personnage explique son côté réservé et timoré). Mis à part cela l’évolution psychologique du personnage, notamment en ce qui concerne ses croyances et ses doutes envers les vampires, est bien illustré par R. Mead.

Sydney agace aussi par son côté superficiel, elle se lamente à plusieurs reprises sur ses trois ou quatre kilos en trop (selon elle) et en enviant la minceur extrême des Moroïs. Jill (demie-soeur de Lissa) n’est guère mieux, elle, dont le seul souci au cœur de la tourmente où elle se trouve est de faire du mannequinat et de fréquenter des garçons (euh…ne vaudrait-il pas mieux sauver ta peau d’abord ?).

Bref, les enjeux les plus importants, outre de protéger Jill (une adolescente capricieuse sur les bords), sont pour Sidney de perdre du poids et de rentrer dans du 36, pour elle, au-dessus de cette taille, cela relève presque de l’obésité. Si bien que notre alchimiste doit en tout et pour tout manger un yaourt nature et deux bouchées d’une part de pizza pendant toute la durée du roman (qui s’étale sur plusieurs mois). Quel bel exemple pour la jeunesse de prôner l’anorexie et de faire du fait de rentrer dans du 36 les des buts ultimes de sa vie (sifflote). Richelle Mead me déçoit beaucoup sur ce coup.

Est-ce à cause d’un cerveau mal approvisionné en nutriments essentiels, que Sydney est aussi longue à comprendre ce qui se passe, alors que les réponses se trouvent juste sous son nez ? Sans doute. Le fait est que le lecteur devinera bien des choses avant elle.

Bloodlines est long à démarrer. La mise en place des personnages et des lieux (adieu St-Vladimir, vive la Floride !) est fastidieuse entre description des nouveaux venus dans l’histoire et du nouveau lycée et de ses élèves et professeurs. Me suis beaucoup ennuyée. En vérité, l’intrigue ne s’anime vraiment que vers un gros tiers de la fin. D’ailleurs, si l’ossature du scénario transparait assez entre les lignes, au lieu d’une fin téléphonée comme je m’y attendais, l’auteure a su finalement me surprendre en donnant un côté inattendu à la résolution des mystères présents dans ce premier tome. Il y a plusieurs choses que je n’avais pas vu venir, je l’avoue. La fin placée sous haute tension est bonne car elle malmène les personnages principaux et remet en cause certaines certitudes. Les ultimes pages laissent espérer un second tome explosif (de bien des façons) et j’ai l’impression que nous apprendrons de nouvelles choses intéressantes sur la nature des Dhampirs et celle des Moroïs. Je souhaite ne pas me tromper en disant que le deuxième tome sera meilleur que celui-ci qui souffre de la comparaison directe avec Vampire Academy, tout en restant tout de même agréable à lire malgré ses défauts.

En résumé si ce spin-off atténue un peu le regret suscité par la fin de la série Vampire Academy (une de mes séries bit-lit préférées), et comble quelque peu le manque éprouvé par les fans, il n’est toutefois pas de taille à remplacer ou a éclipser cette dernière pour l’instant, loin de là. Pour preuve, les moments les plus réussis de Bloodlines sont pour moi ceux où apparaissent Adrian, Rose, Eddie, Abe et cie, les personnages-clefs rencontrés dans VA. Cela prouve bien que les personnages mis en scène dans Bloodlines sont beaucoup moins intéressants et réussis.