Tagué: Suspense

[Challenge de Calypso, session « sans » ] « Sans faille » de Valentin Musso

 

2014 Editions Seuil

Française Langue française – 336 pages – Sortie : 6 Mars 2014

Temps de lecture
Note 3étoilesbon
Synopsis
Ils sont cinq. Cinq amis, la trentaine, qui se retrouvent après plusieurs années pour une randonnée dans les Pyrénées, le temps d’un week-end. Leur hôte, c’est Romuald, le gamin des cités à qui tout a réussi, et qui a invité Théo, Dorothée, David et Juliette dans son luxueux chalet. Mais connaît-il la montagne aussi bien qu’il l’a laissé croire? Le groupe s’égare, d’anciennes inimitiés ressurgissent, les secrets de chacun se font jour. Jusqu’au drame. Impensable. Imprévisible? C’est du moins ce qu’il croient, au début…

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Sur une trame on ne peut plus classique et codifiée de survivor en milieu naturel hostile et un synopsis des plus galvaudé : une sortie en montagne entre 5 amis plus ou plus proches mais que la vie a éloignée  qui tourne au huit-clos paranoïaque, on a déjà lu tellement de livres et visionné de film.
Autant le dire, Sans Faille ne révolutionne en rien le genre du thriller et quand les portables se mettent à ne plus fonctionner, faute de réseau à capter, l’histoire devient carrément téléphonée.

Toutefois, puis-je dire que je n’ai pas aimé ce roman ? Ce serait être malhonnête. Car dans l’ensemble, j’ai passé un moment de lecture plutôt sympa. D’accord, c’est du déjà-vu, mais Valentin Musso est un auteur malin qui sait y faire pour tenir son lecteur en haleine. Ici, il construit son intrigue de telle manière, notamment en multipliant les allers-retours entre passé et présent, que le lecteur fait l’effort. Il s’accroche malgré les nombreuses longueurs. Pourquoi? Mais parce qu’un mystère plane autour des relations passées entre les deux personnages masculins principaux. On devine dès le début qu’un drame s’est produit entre les deux anciens amis.

De ce drame, V. Musso ne nous dit rien ou presque, sinon quelques bribes pour nous hameçonner dans les premières pages. Appâté, pour ne pas dire ferré, le lecteur ne peut faire autrement que de continuer à dérouler la bobine. Car le mystère en question, dont les grandes lignes se dévoilent par à -coups tels des coups de piolet dans la roche, ne trouvera sa justification qu’à une trentaine de pages de la fin. Une fin, par ailleurs, très décevante et confuse que je crains de ne pas avoir saisie.

Remarquablement bien écrit pour un thriller (c’est suffisamment rare pour être signalé. Le genre ne se prête guère à une écriture recherchée), Sans Faille offre un moment d’évasion au lecteur mais s’auto-annihile par une mauvaise fin (que j’essaie encore de comprendre. Si vous l’avez comprise : faites-moi un petit topo dans les commentaires 😉 Merci d’avance !)… Dommage donc, car le lecteur ressort extrêmement frustré de cette histoire !

Du même auteur, j’avais davantage apprécié :

Les Cendres Froides

et surtout

Le Murmure de l’Ogre

 lechallengedecalypspo

« Moi et Becca » de Paige Harbison

Editions Harlequin (Darkiss) (2013)

440 pages | Traduit par Isabel Wolff-Perry

Temps de lecture : 2 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais (Mais j’ai longuement hésité à ne mettre que 3 étoiles).

Synopsis

La nouvelle, l’intruse — voilà tout ce que je suis pour les élèves de Manderley. On ne me pardonne pas d’avoir pris la place libérée par Becca. La belle, la parfaite, l’irremplaçable Becca ! Un véritable fantôme accroché à mes basques, auquel tout le monde me compare sans cesse. Il faut dire que Becca n’a pas vraiment « quitté » Manderley : un soir, elle a mystérieusement disparu. Et je crois bien que, si je veux qu’on m’accepte, il va falloir que je découvre ce qui lui est arrivé…

Ennuyeux dans sa première moitié, le roman devient très prenant au fur et à mesure que l’on découvre les événements survenus un an plus tôt au sein de la pension Manderley. A partir de là, le suspense va crescendo même si on se doute de pas mal de choses à cause du résumé et de la couverture qui en disent trop pour moi. Impossible d’ignorer la nature exacte du personnage de Becca (un personnage insupportable soi-dit en passant). D’ailleurs, à ce propros, aucun personnage de ce roman n’est vraiment sympathique ou attachant . Ils m’ont tous énervé à un moment ou un autre de l’histoire, même l »héroïne c’est dire !

Toutes ces histoires de flirts adolescents m’ont peu passionnés, c’est peu dire qu’elles m’ont plutôt vite agaçée, c’est pourquoi la première partie de Moi et Becca m’a fait craindre le pire pour la suite tant elle est peu captivante. Heureusement, la seconde partie, qui se penche davantage sur la disparition de Becca et les raisons de celle-ci, est plus punchy et accrocheuse. D’autant qu’elle est assortie d’un climat plus sombre à la limite d’une certaine forme de paranoïa.

Je rajouterai que j’ai été agréablement surprise par le ton volontiers cru employé par Paige Harbison ainsi que sa volonté de montrer la face sombre d’une certaine jeunesse dorée américaine, si parfaite en apparence mais aussi de disséquer et de casser les codes sociaux qui la régisse.  Je m’attendais (Jeunesse oblige) à un récit plus policé. Je ne pensais pas que cela parlerait aussi librement d’alcool ou de sexe. J’ai aimé que l’auteure nous dévoile ce qui se dissimule derrière les clichés et les images d’Epinal de l’adolescence. Ce roman est un peu l’anti-Beverly Hills par excellence. 

Malgré ses défauts, le roman est suffisamment intéressant pour être lu avec plaisir. Et il nous presse assez de connaitre la fin même si on la devine assez vite comme dit précedemment. Les toutes dernières pages ont aussi satisfait mon petit coeur de midinette, cela va sans dire.

Un bon Darkiss en somme malgré quelques défauts, j’ai passé un bon moment avec ce thriller jeunesse au ton sombre et réaliste.

[LC] « Pouvoirs obscurs, 1, L’Invocation » de Kelley Armstrong

Editions Castelmore
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 384 pages
Année de parution française : 2011
Année de parution originale : 2008
Titre VO : Darkest Powers, book 1 : The Summoning
Genre : JeunesseFantastique
Temps de lecture : 2 jours
Note 
Synopsis 
Si Chloé était dans un film, personne ne douterait d’elle quand elle avoue voir des fantômes. Dans la vraie vie, son père et sa tante l’envoient à Lyle House, un institut psychiatrique spécialisé pour ados. Les médecins y prétendent qu’elle souffre de schizophrénie.
Mais les pensionnaires ont l’air de cacher eux aussi quelques secrets… Et Chloé ne serait pas étonnée de trouver des squelettes cachés dans les placards. Quand un de ses camarades lui dit qu’elle est peut-être nécromancienne, elle décide de découvrir la vérité sur son pouvoir et sur l’étrange endroit où elle est enfermée.

Du jeunesse sympathique qui sait tirer son épingle du jeu en offrant son lot de scènes flippantes. Du Stephen King en jeans taille basse en quelque sorte 😉

Même si ce premier tome n’échappe pas aux longueurs, j’en ai apprécié le contenu fantastique ascendant fantômes sanglants. C’est plutôt réussi et prometteur pour les tomes suivants. Il va juste falloir que Kelley Armstrong apprenne à éviter les bavardages inutiles et les descriptions qui ne servent à rien sinon à augmenter le nombre de pages. Notamment dans la première partie où il ne se passe pas grand-chose mais qui nous donne l’occasion d’apprendre à connaitre les personnages principaux (des adolescents très torturés et étranges) sans être submergé par un afflux d’événements en pagaille.

Malgré les problèmes de rythme, je ne peux pas dire que je me sois vraiment ennuyée même si j’ai lu certaines pages en diagonale. Ce n’est pas soporifique, c’est juste que le rythme est inégal.  Cependant, le suspense a su me prendre vers la fin du roman.

Pour un début, c’est assez convaincant. Je craignais le pire après mes récentes déconvenues comme « Night School » par exemple.  Mais « Pouvoirs obscurs », évite toute niaiserie et réussit, à l’inverse de son homologue, à installer un climat mystérieux assaisonné d’une pointe de paranoïa et d’un soupçon d’horreur.

Une bonne surprise de la part de Kelley Armstrong, qui, jusqu’à présent ne m’avait pas forcément convaincue avec ces autres sagas.

« Legend, 1 » de Marie Lu

Editions Castelmore
Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 285 pages
Traduit par Olivier Debernard
Année de parution française : 2012
Année de parution originale : 2011
Titre VO : Legend, book 1
Genre : JeunesseScience-Fiction
Temps de lecture : 5 heures
Note 
Synopsis
June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l’élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l’armée. Day est le criminel le plus recherché du territoire. Originaire des quartiers pauvres, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l’arrêter. Issus de deux mondes complètement opposés, June et Day n’ont aucune raison de se rencontrer… jusqu’au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June va le traquer… Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?

Il est des livres qui peuvent se passer d’esbroufe ou d’artifices tout simplement parce que leur histoire et leurs personnages sont réussis et qu’ils savent procurer des émotions fortes sans avoir besoin de  jeter de poudre aux yeux du lecteur, Legend fait partie de cette catégorie.

Avec des ingrédients simples mais très bien dosés et maitrisés, à savoir une bonne intrigue, des personnages complexes et attachants et une écriture sobre et efficace, Marie Lu nous offre un très bon roman jeunesse. Et, sadique, se paie le luxe de jouer avec nos nerfs plus d’une fois. Ah ! comme j’ai pu frémir d’angoisse pour les héros, comme j’ai pu être indigné par le fonctionnement barbare de cette société totalitaire futuriste !  et comme j’ai pu adorer Day dés les premières lignes du roman ! Ce gamin est très touchant et ce qui ne gâche rien, bourré d’intelligence et de charme. Les relations qu’il entretient (à distance) avec sa famille sont très émouvantes. J’ai eu un peu plus de mal à m’attacher à June.  Mais j’ai apprécié qu’elle se remette en question et sa volonté de découvrir la vérité. Elle évolue de manière intéressante et le personnage m’a finalement séduit dans la deuxième partie.

L’univers dystopique n’est pas d’une folle originalité mais suffisamment bien construit pour retenir l’attention pleine et entière du lecteur malgré un très léger sentiment de prévisibilité.

Legend  est si prenant que je ne l’ai pas lâché du début à la fin. Un dénouement qui laisse d’ailleurs plein de questions ouvertes et donne irrésistiblement envie de lire très vite la suite !

Merci à Castelmore pour cette petite pépite.

L’avis de Cajou qui a aimé malgré des petites réticences.

[Partenariat] « Le Confident » d’Hélène Gremillon

Editions Folio

Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 310 pages

Temps de lecture : Moins d’une journée

Note  Excellent 

Synopsis

Au milieu des mots de condoléances qu’elle reçoit à la mort de sa mère, Camille découvre une étrange lettre envoyée par un expéditeur inconnu. Elle croit à une erreur mais, les semaines suivantes, une nouvelle lettre arrive, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend que cette correspondance recèle un terrible secret qui la concerne. Machination diabolique sur fond de Seconde Guerre mondiale, ce roman mêle récit historique et suspens psychologique dans un scénario implacable.

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Mille remerciements à Folio et à Livraddict de m’avoir offert l’opportunité de lire ce roman qui me faisait très envie depuis sa sortie. 

J’ai bien cru, en lisant les cent premières pages un peu poussives, ne pas aimer ce roman dont pourtant j’avais entendu dire le plus grand bien. Mais, heureusement, je me trompais. La deuxième partie est véritablement passionnante et le roman impossible à fermer

Moins d’une journée m’aura été nécessaire pour l’achever. Il faut dire que la lecture en est plaisante grâce au style d’Hélène Gremillon : clair, sensuel et efficace.

Mais ce qui est le plus impressionnant dans ce roman reste sa construction éblouissante. Le Confident est un roman changeant qui se métamorphose à l’envi et brouille les convictions du lecteur à chaque fois qu’intervient un nouveau narrateur. La narration y est concentrique, spiralée comme une coquille d’escargot, les premiers chapitres tombent comme des quilles sous les coups de boutoir des derniers.

Les choses se dévoilent petit à petit. Le lecteur pris dans les rets du récit ne peut que lire encore et encore, tourner les pages à toute vitesse pour en apprendre toujours plus sur cette drôle d’histoire où le suspense existe jusqu’au bout

De même, notre perception des personnages est fluctuante et le roman propose un espace-temps singulier et protéiforme, entre le passé et une sorte de présent narratif qui lui confère une atmosphère très particulière comme lorsque des plaques telluriques se touchent et provoque un séisme qui fait remonter les vérités les plus cruelles à la surface. 

Tout vole sans cesse en éclats dans ce roman qui joue la carte d’un réalisme lancinant, tout y est sans cesse remis en question, les certitudes du lecteur explosent constamment en vol. Si bien que j’ai eu l’impression de lire plusieurs livres en un seul tant l’histoire se réécrit sans cesse à l’image de ce monde en mutation pris dans l’imminence d’une guerre perdue d’avance et menacé par l’Allemagne nazie. Le Confident, de par sa construction-palimpseste, devient alors comme un reflet du monde convulsé, prisonnier des bouleversements de l’Histoire qui l’entoure.

Une reconstitution historique d’ailleurs très soignée et vivantela guerre 39-40 devient un personnage à part entière, selon qu’elle éclatera ou pas, on sent que cela fera basculer les enjeux du roman, influencera les décisions des protagonistes et précipitera plus vite le drame vers son dénouement. C’est aussi un très bel écho d’une époque culturelle et sociale. Au détour d’un chapitre nous croisons Giacometti et Guitry, pénétrons dans la bourgeoisie parisienne et dans le quotidien plus modeste des provinciaux au lendemain de la création du Front populaire et des premiers congés payés.

L’auteur nous fait vivre son intrigue par différents procédés épistolaires, les lettres de Louis, des confessions écrites, et les scènes que Camille nous relate, qu’on ne voit pratiquement jamais en temps réel. Comme si le présent n’existait pas vraiment et que seule la grossesse de camille était un point d’ancrage pour un hypothétique avenir.

J’ai eu du mal avec ce personnage de « témoin » qu’est Camille que j’ai trouvé d’emblée antipathique. Mais à bien y réfléchir, à l’exception du personnage de Louis, aucun personnage du roman ne parvient à se rendre sympathique au lecteur. Trop en quête de rédemption, trop englués dans leur égoïsme, les personnages du roman deviennent peu à peu des êtres méprisables. 

Un premier roman maitrisé de bout en bout. Et si Le Confident démarre lentement, il devient véritablement passionnant et presque suffocant dans sa deuxième moitié lorsque le lecteur s’achemine douloureusement vers une terrible vérité. 

Je recommande vivement la découverte de ce roman historique et psychologique puissant.

[LC] « Le Voisin » de Tatiana de Rosnay

Editions Le Livre de Poche

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 286 pages

Temps de lecture : 1 soirée

Plaisir de lecture :  Très bon mais…

Synopsis

Un mari souvent absent. Un métier qui ne l’épanouit guère. Un quotidien banal. Colombe Barou est une femme sans histoires. Une de ces femmes auxquelles il n’arrive jamais rien. Comment imaginer ce qui l’attend dans le charmant appartement où elle vient d’emménager ? A l’étage supérieur, un inconnu lui a déclaré la guerre. Seule l’épaisseur d’un plancher la sépare désormais de son pire ennemi… Quel prix est-elle prête â payer pour retrouver sommeil et sérénité ?

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Si vous aimez lorsque l’irrationnel et la folie s’insinuent progressivement dans la normalité du quotidien, alors ce livre est fait pour vous !

Dans sa construction, ce roman me fait penser à un sandwich. Un contenu savoureux coincé entre deux tranches de pain un peu rassis et sans goût. La première tranche symbolise le début du roman, insipide et poussif et la tranche du dessous représente la fin du livre que j’ai trouvé ridicule et ratée.

Pourtant avec Le Voisin Tatiana de Rosnay nous propose des moments d’étrangeté, de suspens et de stress très forts. Ajoutez à cela une atmosphère de sensualité trouble assez émoustillante et vous comprendrez que ce roman sait se faire terriblement prenant. À tel point qu’on ne peut plus le lâcher et que je l’ai lu en une soirée me privant de sommeil pour le finir à 3 h du matin. Si je fais abstraction du début et de la fin du roman, j’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire palpitante qui joue avec nos nerfs et nos certitudes. L’intrigue est mystérieuse à souhait et le suspens va crescendo. On se demande tout du long si tout ce qui se passe est réel ou si on a basculé dans un autre monde. Si Colombe, l’héroïne, est en train de devenir folle, de cauchemarder ou si son voisin lui veut vraiment du mal. Ce roman dresse le portrait d’une femme s’apercevant à la faveur d’étranges événements que sa vie est loin d’être aussi idyllique qu’elle le pensait. L’évolution de Colombe toujours sur la corde raide entre raison et folie est bien représentée par l’auteure. C’est donc aussi l’occasion d’évoquer le thème de l’émancipation féminine au travers de ce personnage (assez agaçant dans les trois quart du roman) auquel on s’identifie sans mal et à travers lequel on partage une véritable descente aux enfers.

Les trente dernières pages du roman m’ont déçues parce que très convenues et risibles mais ce qui les précède est vraiment de qualité et permet de passer un très bon moment avec cette lecture marquante qui restera dans ma mémoire ! Je pense même que ce roman pourrait faire un très bon film.

Et si l’écriture de Tatiana du Rosnay n’a rien d’exceptionnel ou d’innovant, son talent de conteuse m’a donné envie de découvrir ses autres livres. 

[Baby Challenge 2012 Thriller] « Thérapie » de Sebastian Fitzek

Editions Le Livre de Poche (Thriller)

Publié en 2009 ~ Langue : Française ~ 309 pages

Temps de lecture : une journée

Plaisir de lecture  Très bon mais …

Synopsis 

Josy, la fille du psychanalyste Viktor Larenz, souffre d’une maladie inconnue et disparaît mystérieusement. Quatre ans ont passé, Larenz s’est retiré sur une île au nord de l’Allemagne et reçoit la visite d’une romancière qui souffre d’une forme rare de schizophrénie : les personnages qu’elle invente prennent vie et son dernier roman ressemble étrangement à l’histoire de Josy…

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Un très bon thriller dans la lignée du « Chuchoteur » de Donato Carrisi (en un peu moins bien quand même). Auréolé d’un climat angoissant et oppressant et bénéficiant d’une intrigue tranchante. 

La conclusion n’a pas été une totale surprise car j’avais deviné certains éléments-clés du mystère. Des éléments déjà employés ailleurs qui donnent un très léger gout de « déjà-vu » à l’intrigue. De même, pour continuer dans les points négatifs, le dénouement en est assez invraisemblable et décrédibilise quelque peu l’ensemble du roman. Il n’empêche que j’ai passé un très bon moment de lecture, Sebastian Fitzek m’a bien mené en bateau avec son histoire de fou et j’ai cogité allègrement tout le long de ma lecture afin de découvrir le pourquoi du comment. Le roman est vraiment impossible à refermer, je n’ai pas pu me résoudre à aller dormir avant de savoir le fin mot de l’histoire. Résultat, je me suis couchée à 3 h du matin.

Bref, un thriller tout à fait probant que je conseille à tous les amateurs du genre.