Tagué: Roman 5 étoiles

« La 5e vague » de Rick Yancey

Editions Robert Laffont (R) (2013)

592 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis 

1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive…
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend… Mais la jeune fille doit d’abord faire des choix : entre confiance et paranoïa, entre courage et désespoir, entre la vie et la mort. Va-t-elle baisser les bras et accepter son triste sort, ou relever la tête et affronter son destin ? Car ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.

séparateur

Aprés plusieurs grosses déceptions (Version bêta, Glitch, Le Prince d’été…), la 5e vague me réconcilie avec la Collection R. Waouh, quel roman puissant. Une grosse claque bien retentissante. Je l’ai dévoré et j’ai passé un excellent moment. 

La multiplicité des points de vues apporte un réel plus. Chacun des narrateurs enrichissant la vision des autres. Tous sont charismatiques et attachants d’une manière différente. Le lecteur a ainsi un pied partout. A la fois auprès de Cassie, dont j’ai beaucoup aimé la personnalité affirmée et sarcastique mais aussi aux côtés de Zombie et Nugget. Les personnages secondaires : Ringer, Ethan et et tous les autres ont eux aussi de l’importance.Le lecteur est presque omniscient grâce aux personnages qui se partage la prise en charge du récit et le font avancer palier par palier, en jouant sur la temporalité du scénario.

Un ou deux rebondissements prévisibles (je me doutais de l’identité de Zombie) mais un scénario surprenant et haletant les fait oublier et un petit coup de mou passager vers le milieu du roman, pendant les chapitres qui se déroulent à Camp Haven (par goût personnel, le militarisme me passionne peu) mais tout redémarre ensuite sur les chapeaux de roues.

Loin des mythologies extra-terrestres américaines glorifiant le patriotisme et la grandeur des USA et de son armée, les petits hommes verts consistent dans ce roman davantage en une intelligence supérieure et organisée. L’ennemi est partout à la fois. Ce qui rend la lecture assez angoissante et ce, dés le Prologue très mystérieux.

L’aspect ultra-réaliste de l’intrigue et des scènes d’action, les chapitres courts écrits avec fluidité, renforce l’attractivité de ce roman SF qui rendra le lecteur parano au même titre que les personnages. Et si ? Et si cela nous arrivait un jour ?

Même si le procédé de colonisation n’est pas nouveau, il suffira de penser aux Ames vagabondes de S. Meyer, l’histoire est dense en surprises et en retournements de situations. La fin est juste horrible. Heureusement, qu’il y a une suite de prévue car cela ne peut pas finir comme ça !

[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial Sagas (Avril)] « Une Aventure d’Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l’ombrelle, 3, Sans honte » de Gail Carriger

 

Editions Orbit (2012)

310 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis

Miss Alexia Tarabotti, devenue Lady Alexia Woolsey, se retrouve dans une situation délicate. C’est LE scandale de la saison. Elle doit s’enfuir en Italie, à la recherche de réponses. 
Une histoire de vampires, de loups-garous et d’imprévus…

séparateur

Encore un très bon tome à l’actif de cette saga qui n’en finit pas de me séduire.

L’éloignement entre Alexia et lord Maccon rend peut-être la lecture un peu moins piquante car ils passent peu de temps l’un avec l’autre. Leurs joutes verbales endiablées manquent.

Alexia, bien que toujours fidèle à elle-même, montre une facette vulnérable de sa personnalité et Lord Maccon en mari qui noie son chagrin dans la bouteille différe de ses précédentes apparitions. Tous deux sont irrésistibles.

Ce tome malméne l’héroïne (tout le monde veut la tuer à commencer par les vampires) ce qui offre des saynétes savoureuses (les coccinelles) et nous permet de voyager en Europe.  L’humour est toujours présent. Surtout dans les dialogues entre Alexia et Mme Lefoux et Maccon et Lyall tous irrésistibles de drôlerie.Le pince sans rire, Floote n’est pas mal non plus de même que la charmante Ivy, trés amusante dans son genre. Comme dans le tome précédent, Mme Lefoux apporte avec elle une bonne dose de steampunk, ce qui est fort appréciable.

Ce tome brille par ses dialogues et son rythme enlevé qui régale en scénes d’action décoiffantes et en Ombrelleassaut ! Les luttes claniques et politiques sont un peu trop présentes mais nécessaires. C’est l’un des aspects qui m’intéresse le moins.

L’intrigue met en place des axes prometteurs pour la suite. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Encore une fois, CHAPEAU à Gail Carriger pour sa plume et ses idées ! 

« Le choix du Chapelier fou : Spécial sagas » (Octobre)

[LC] « La Conjuration primitive » de Maxime Chattam

Editions Albin Michel (2013)

462 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis

Une véritable épidémie de meurtres ravage la France.
Plus que des rituels, les scènes de crimes sont un langage.
Et les morts semblent se répondre d’un endroit à l’autre.
Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ?
Et si c’était un jeu ?
Mais très vite, l’Hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur
monstrueuse compétition.
Pour essayer de mettre fin à cette escalade dans l’horreur, une brigade de gendarmerie pas
tout à fait comme les autres et un célèbre profiler, appelé en renfort pour tenter de
comprendre.
De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Écosse, Maxime Chattam nous plonge dans
cette terrifiante Conjuration primitive, qui explore les pires déviances de la nature humaine.

séparateur

Un thriller haletant et original, tant dans sa forme narrative assez inédite, que dans son fond fictionnel. Les mises à morts sont plus atroces et inventives les unes que les autres. De plus, des questions intéressantes sur la folie et la perversion sont soulevées avec intelligence. M. Chattam propose une réflexion pertinente sur la nature humaine et ses déviances. 

Entre deux grimaces de dêgout (bien légitimes, croyez-moi), ce diable de Chattam m’a donné mal au ventre et des palpitations. J’étais dedans, je baignais dans l’horreur absolue avec les personnages du roman et j’avais peur pour eux (et presque pour moi).

Quelle angoisse ! Un thriller à ne pas lire seul(e) chez soi car il a tendance à nous rendre quelque peu parano. Au moindre bruit suspect dans le silence de la nuit, on commence à stresser et à s’imaginer qu’un serial killer assoifé de sang est derrière la porte de la chambre !

Le final digne d’un des meilleurs Survivor cinématographique est trés angoissant et immersif. 

Il y a du Silence des agneaux et du Massacre à la tronçonneuse dans ce thriller impossible à refermer avant la derniére ligne.

Maxime Chattam est à l’apogée de son art et de ses ténèbres. Quant au lecteur, il est au paroxysme du plaisir (sadique).

Une plongée très réussie au coeur de l’horreur et des ténèbres de chacun d’entre nous. L’un des meilleurs thrillers de M. Chattam avec le génial In Tenebris. Assurément aussi l’un des thrillers de 2013.

A lire absolument si vous êtes un adepte du genre et de maître Chattam.

« La vérité sur l’Affaire Harry Quebert » de Joël Dicker

Editions de Fallois (2012)

665 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis 

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

séparateur

Malgré une écriture quelconque et sans relief (le gros point négatif du livre) et des dialogues assez stéréotypés, ce roman est une réussite du genre. 

Ses chapitres courts, entrecoupés d’un bréviaire de conseils d’écriture à destination des écrivains débutants, ses époques qui se chevauchent, son rythme rapide et haletant en font un redoutable page-turner. Impossible de lâcher le roman. Les pages se tournent toutes seules. On veut tellement savoir ce qui est arrivé à Nola, ce qui s’est passé dans cette bourgade d’apparence tranquille 33 ans plus tôt.

Ce roman est tellement prenant que non seulement je l’ai dévoré en deux jours. De plus, je ne cessai d’y penser dans la journée entre mes sessions de lecture. Il m’obsédait presque et j’avais hâte de trouver un instant de calme pour retourner dans le petit village d’Aurora afin de découvrir la vérité sur cette histoire de fous.

Baignant dans une ambiance glauque et sulfureuse à la Lolita de Nabokov, ce thriller efficace réunit tous les ingrédients d’un roman noir digne de ce nom : amour fou, passion interdite, meurtres sanglants, chantage, lettres anonymes, secrets de village, qu’en dira-t-on…Si le roman souffre de quelques erreurs de jeunesse (l’auteur suisse n’a que 27 ans) notamment en ce qui concerne l’intrigue qui parait parfois un peu invraisemblable ou la présence de quelques longueurs dispensables. Cependant, l’histoire racontée reste captivante de bout en bout, ce qui aide beaucoup à passer outre  les incohérences du scénario.

L’auteur ne nous laisse pas un instant de répit. Une cascade de rebondissements et de surprises s’abat sur le lecteur à chaque page. Plus le récit avance et plus le mystère s’épaissit. Tous les (nombreux) personnages paraissent suspects à un moment du récit et au fil des pages les théories les plus folles s’échafaudent dans l’esprit du lecteur. Pour mieux nous perdre; l’auteur multiplie les fausses pistes, les mensonges et les secrets et donne à lire plusieurs versions d’un même évenements au point de nous laisser stupéfait lorsque toutes les réponses à nos questions nous sont enfin révélées.

La fin est difficile à trouver (car très tordue) mais pas impossible néanmoins car certains détails se laissent facilement deviner. En fait, c’est surtout le faisceau de ramifications scénaristiques mis en place pour aboutir à cette fin qui est proprement à couper le souffle.  

La pesanteur ambiante est traversée de temps à autre par des instants de drôlerie. L’humour n’est pas exempt du roman. La mère juive du héros, Marcus, est hilarante et chaque conversation (téléphonique ou non) avec son fils est à mourir de rire. Un humour plus sarcastique s’incarne dans la personne de Harry ou de l’éditeur sans scrupules de Marcus.

Le thriller se double d’une belle histoire d’amitié (j‘ai beaucoup aimé la relation entre Harry et Marcus, son élève et son fils spirituel) en même temps que d’une étude de moeurs édifiante et plein d’acidité d’une petite bourgade du Maine blottie au bord de l’océan. Un peu comme le fait Stephen King le fait dans ses romans, Dicker dévoile la face cachée d’une certaine Amérique bienpensante en surface mais remplie d’hypocrisie et où chacun abrite de noirs et lourds secrets derrière ses grands airs de bons citoyens. 

En outre, Joël Dicker propose une réflexion sur l’écriture et les livres au travers de ses personnages et se livre à un véritable exercice de style passionnant en utilisant l’art de la mise en abyme. Un roman mis en scène dans un roman, lui même repris dans un autre roman et ainsi de suite. L’auteur nous permet d’assister à la rédaction de son livre en temps réel et nous laisse entrevoir le barnum éditorial et médiatique entourant la sortie d’un roman. L’auteur s’autorise d’ailleurs un regard réaliste et sans concessions sur le monde de l’édition, un milieu où l’argent et le cynisme règnent en maîtres (à quel point est-ce autobiographique ?).

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce trés bon roman. Jamais depuis  le Chuchoteur de Carrisi et Seul le silence d’Ellory, je ne m’étais laissé emporter à ce point par un thriller.

« La dernière guerre, 1, 49 jours » de Fabrice Colin

 

Editions Michel Lafon (2012)

416 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis 

Je m’appelle Floryan ; j’ai dix-sept ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s’étendait à perte de vue. Un être de lumière m’a accueilli, se présentant comme un « Élohim ». Il m’a proposé un choix : soit je le suivais dans le Royaume – un paradis, selon lui, mais que je n’étais pas autorisé à voir avant de m’y rendre –, soit je plongeai dans le Nihil, un gouffre gigantesque menant vers… Vers quoi ? C’est là toute la question. Je ne sais rien du Nihil, j’ignore tout du Royaume, et j’ai quarante-neuf jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c’est que ce choix n’engage pas que moi…

séparateur

Ce livre est étrange mais dans le bon sens du terme. D’abord, 49 jours est un roman 2 en 1, qui associe 3 styles différents avec brio, la  Fantasy, la SF et la Dystopie (voire même l’Anticipation).  

F. Colin glisse d’un registre à l’autre avec talent et maitrise. Chaque style voit ses codes narratifs respectés,  un monde imaginaire à la Avatar avec paysages grandioses et brumeux emplis de magie et d’animaux inventés en ce qui concerne la Fantasy,  la SF est quant à elle représentée par le thème du voyage temporel (à l’aide d’une méthode surprenante que je vous laisse découvrir par vous-même) et enfin la dystopie qui nous projette dans le futur, un futur apocalyptique s’il en est qui m’a fait froid dans le dos. En effet, les raisons qui précèdent cette « fin du monde », raisons à la fois scientifiques, géopolitiques et sociales paraissent assez réalistes pour rendre le scénario plus que crédible et anxiogène.

Cependant, je me dois de souligner le fait que comme pour toute mythologie approfondie, celle de 49 jours est parfois difficile à assimiler car vraiment très riche en concepts. Mais c’est aussi cette profusion de personnages et de détails fantastiques qui la rend passionnante. Ne vous inquiétez pas si vous êtes parfois un peu perdu dans les méandres de l’intrigue. Je l’ai été aussi mais j’ai finalement réussi à tout comprendre à la fin.

Très prenant, ce roman se lit en un ou deux jours malgré une écriture parfois un peu contemplative qui crée quelques longueurs (de nombreuses descriptions) qui ne nuisent que très peu au rythme du roman dont on tourne chaque page avidement afin d’en apprendre toujours plus sur le Nihil, le Royaume, les pouvoirs de ses habitants ou le futur où vit Rain.

Si Floryan, Rain et les autres personnages importants du roman ne sont pas particulièrement attachants, ils ont quand même pour certains l’avantage d’être entiers, intéressants car pétris de contradictions et dotés de caractères assez affirmés qui en font des antihéros réussis qu’on a plaisir à voir se rebeller et agir au lieu de subir. J’ai aussi aimé le fait  que les enjeux spirituels et relatifs au personnage central du roman (Floryan) au départ, s’élargissent par la suite, une fois que ce dernier effectue ses premiers voyages dans le temps, pour devenir des enjeux concrets et universels.

Le pari de l’auteur est vraiment audacieux. Changer de registre en cours de route au risque de déstabiliser le lecteur, qui, au départ ne sait vraiment pas à quoi s’attendre, et passer ainsi sans cesse de la Fantasy à la Dystopie en passant par la SF était très risqué.

Contre toute attente, il réussit parfaitement à nous esbaudir. En lisant le quatrième de couverture, j’étais loin de m’imaginer que l’intrigue apparemment estampillée Fantasy/Jeunesse prendrait une telle direction. L’auteur s’y entend pour brouiller les frontières entre les genres de manière à ce que l’ambiance Fantasy médiévale et sa « magie » ancestrale s’accorde parfaitement avec le monde futuriste et ses technologies de pointe. La mythologie mise en place dans le roman traite tout autant de spiritualité, de légende, que de science et de civilisations disparues et étrangement malgré l’addition de ces éléments disparates entre eux, cela fonctionne très bien. L’univers est à la fois complexe, inventif et fascinant grâce à la plume ensorcelante de Fabrice Colin qui m’avait déjà séduite avec le poétique « Bal de givre ». Là encore, l’intrigue baigne dans une ambiance onirique parsemée de trouvailles comme le Nihil, l’Oniromancie ou bien encore les Altars, tout cela contribue à donner une atmosphère inédite à cet excellent roman jeunesse qui tient en haleine jusqu’à un épilogue aguicheur qui met en appétit pour la suite.

« Chroniques lunaires, 1, Cinder » de Marissa Meyer

Editions Pocket Jeunesse (2013)

412 pages | Traduit par Guillaume Fournier

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

Presque un coup de coeur. Mais surtout une belle découverte.

J’ai adoré l’audace de Marissa Meyer, sa volonté d’apporter des idées neuves, autant au sein de l’univers sino-cyberpunk-futuriste regorgeant de technologies nouvelles et d’inventivité qu’elle déploie sous nos yeux avides d’en apprendre toujours plus sur ce monde dévasté par une caatastrophe, que dans sa façon de revisiter le fameux Cendrillon en modernisant astucieusement les détails les plus célèbres du conte comme le soulier de vair ou le carrosse-citrouille. 

M. Meyer s’amuse et nous aussi. Sous sa plume, action et émotion se combinent idéalement. Sans oublier la pointe de charme apportée par le prince et par la personnalité flamboyante de Cinder. Une héroïne délicieuse, très éloignée des minauderies insupportables de la plupart des autres jeunes filles que l’on rencontre dans les romans YA. 

D’ordre général, les personnages sont bons. Même si certains sembleront un peu caricaturaux. 

En ce qui concerne la romance, elle n’est ni sirupeuse ni trop intrusive. Elle ne court-circuite pas les ambitions SF de M. Meyer.

Quant aux « méchants », j’ai nommé Les Lunaires, ils tiennent la route et leur civilisation « extraterrestre » est vraiment passionnante à découvrir. 

J’avoue qu’il y aussi quelques grosses ficelles et une intrigue prévisible (j’ai deviné trés vite la révélation finale) mais ce livre est vraiment addictif. Il ne se lâche pas avant la fin. Je lirai la suite avec grand plaisir.

Si vous voulez passer un bon moment, lisez Cinder !

« L’épreuve, 1, Le Labyrinthe » de James Dashner

Editions Pocket (Jeunesse) (2012)

408 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis 

Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d’enfants. Il s’agit d’une ferme située au centre d’un labyrinthe peuplé de monstres d’acier terrifiants. Les ados n’ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu’ils font là. Ils n’ont qu’un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les « coureurs » parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu’il veut être coureur et résoudre l’énigme du labyrinthe.

Entre la saga Cube, le mythe de Thésée et du Minotaure et le roman culte Sa Majesté des Mouches, Le Labyrinthe, et son premier tome presque parfait, s’impose comme un excellent début de série SF Jeunesse et un roman prenant et mystérieux, impossible à lâcher avant la fin, une conclusion qui ne donne qu’une envie : lire la suite d’urgence.

Chapitres courts et style simple mais efficace favorisent un rythme de lecture rapide. Les rebondissements sont bien dosés et interviennent au bon moment, souvent en fin de chapitre, ce qui nous fait nous précipiter vers le chapitre suivant. Les révélations sont étalées sur l’ensemble des 400 pages et non pas seulement concentrées sur la fin comme c’est trop souvent le cas ailleurs. Visiblement étudié pour tenir en haleine, le roman réussit parfaitement sa mission. La recette a très bien fonctionné sur moi, au point que j’ai véritablement dévoré ce livre. Je ne pouvais plus m’arrêter de tourner les pages. Si certaines choses n’étaient pas aussi faciles à deviner, ce premier tome aurait été un vrai coup de coeur.

Un seul bémol : je n’ai pas forcément réussi à m’attacher aux personnages, à part Chuck vers la fin de ce premier tome. Uniquement préoccupés de leur survie (et on les comprends) les héros du livre sont des êtres assez durs aux manières un peu brutales et qui n’ont guère de temps à perdre en excès de camaraderie. Néanmoins de belles valeurs sont exaltées dans ce roman : l’importance du travail, le respect des lois, l’entraide, la persévérance… Malgré son charisme indéniable, Thomas, le pilier central de l’intrigue, se montre assez antipathique une bonne partie du roman. Très froid au départ, un peu prétentieux aussi, il n’est jamais plus touchant que lorsqu’il accepte de fendre la carapace de temps en temps au cours de l’histoire. Ces dans ces moments que je suis parvenue à entre en empathie avec lui. La fin promet d’ailleurs une évolution intéressante du personnage. Pour cette raison et toutes les autres : VIVEMENT LE TOME 2 !