Tagué: Jeunesse

« Le faire ou mourir » de Claire-Lise Marguier

2011 Editions du Rouergue (doado)

Langue française – 103 pages
Temps de lecture : 1 heure

Note 3étoilesbon

Synopsis

Vus de l’extérieur, ils faisaient plutôt peur, ceux de la bande à Samy, avec leurs coupes de cheveux étranges, leurs vêtements noirs, leurs piercings… Mais le jour où les skateurs s’en sont pris au nouveau du collège, Dam, avec son physique de frite molle, c’est Samy qui s’est interposé et lui a sauvé la mise. Et c’est comme ça qu’ils se sont rencontrés, et que l’histoire a commencé. Samy a essuyé le sang qui coulait de la tempe de Dam, avec sa manche noire.
C’était la première fois que quelqu’un le touchait avec autant de douceur.

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Cette histoire m’a beaucoup touchée, mais aussi parfois agacée.
Car pour émouvant soit-il, (l’histoire d’amour entre Samy et Damien est belle et offre de jolis moments), ce roman n’est pas exempt de défauts.
Parmi les plus rédhibitoires à mes yeux :

L’écriture : simpliste voire maladroite. Et que de répétitions !

Le personnage principal, Damien : Il m’a bien plus souvent exaspéré, qu’ému. Sait-il faire autre chose que de pleurer, se plaindre, ou se regarder le nombril ? Ok, il est mal dans sa peau. Mais est-ce en se complaisant dans son mal-être que les choses vont s’améliorer ?
J’ai souvent eu envie de rentrer dans le roman pour lui dire : Mais enfin, remue-toi, bon sang !

La seconde moitié du roman : Elle nous donne l’impression de tourner en rond, de faire du surplace. Inutile de nous rabâcher toutes les trois lignes que Damien est malheureux, en quête de repères ou que Samy à de beaux yeux clairs sous sa frange (!)

Mais le pire de tout, ce sont les clichés qui sont véhiculés à longueur de pages.
En effet, que d’idées reçues sur les gays, (un garçon sensible est forcément homosexuel, mais bien sûr !). Les gothiques (sont des satanistes en puissance, des ados perturbés ou bien des personnes suicidaires, mais oui c’est ça!)

Heureusement, la fin (très très réussie) et le personnage de Samy (très beau personnage) sauvent ce roman des redites et des clichés dans lesquels, il s’enlise.

Un roman prometteur sur le fond, qui gâche quelque peu son potentiel en pêchant tantôt par maladresse, tantôt en manquant faire preuve de nuance.

Néanmoins, Le faire ou mourir reste un roman jeunesse touchant et agréable à lire (et à faire lire à partir de treize ans).

[Challenge de Calypso, session Chanson] « Pénélope Green,1, La Chanson des Enfants Perdus »

 

2011 Editions Casterman
Langue française – 312 pages
Temps de lecture : 2 jours
Note 3étoilesbon
Synopsis

NOM : Green
PRÉNOM : Pénélope
SITUATION FAMILIALE : orpheline, unique héritière du journaliste James Alec Green
AMBITION (SCANDALEUSE) : devenir journaliste
SIGNES PARTICULIERS : une envie d’étrangler son prétendant, cette endive de Wilfrid, et un goût prononcé pour l’aventure et le danger

Pénélope Green décide de reprendre une mystérieuse enquête de son père : le dossier FOXGLOVE COURT. Quel terrible secret va-t-elle découvrir, dans les bas-fonds de Londres ?

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Un roman jeunesse fortement prévisible. L’intrigue ne casse pas deux bretelles à un accordéon, et la clef du mystère n’est point difficile à trouver.

L’écriture de B. Bottet est plaisante, le vocabulaire est riche, les tournures de phrases soignées, et les dialogues possèdent un rythme assez enlevé.

Penelope Green pourra en énerver certain(e)s, même si dans l’ensemble, j’ai apprécié sa personnalité, sa nature aventureuse et frondeuse.
Mais ce serait mentir que de dire qu’elle n’est pas agaçante de temps en temps, et prétentieuse. Je l’ai trouvé assez froide dans ses réactions (son attitude détachée dans certaines situations m’a laissé plus d’une fois perplexe.
Je pense que cela tient au fait que le personnage manque de profondeur. Son principal défaut reste, toutefois, sa naïveté voire sa bêtise. Elle agit comme une idiote, ne voit rien de ce qui se passe sous son nez et prend sans cesse les mauvaises décisions !
Son compagnon d’aventures est prometteur mais par rapport à Penny, il demeure, hélas, trop en retrait.

La fin du XIXème siècle en Angleterre est évoquée avec justesse, l’atmosphère des bas-fonds londonien est réussie, toutefois, le roman aurait gagné à ce que ces descriptions soient plus détaillées. L’auteure se contente d’une évocation assez « cliché ».

Sympathique, sans plus.

« Max » de Sarah Cohen-Scali

Editions France Loisirs (2013)

475 pages

Temps de lecture : 3 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

« 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Fürher. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler ! »Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn » initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l’Allemagne puis l’Europe occupée par le Reich.

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Déjà évoqué dans le bon thriller Les cendres froides de Valentin Musso, les Lebensborn sont un sujet passionnant traité d’une maniére originale. Tellement, que j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’univers de ce roman. Le fait que le narrateur soit un foetus omniscient qui s’exprime pratiquement comme un adulte fanatique pour ensuite naitre et devenir un nazillon qui chante la gloire d’Hitler, est un parti-pris narratif trés audacieux auquel j’ai peiné à m’habituer.

Au début, ce monologue de Max, ce je désincarné qui nous raconte des moments et des choses qu’il ne peut pas connaitre (puisque intervenues avant même sa conception et sa naissance) me semblait une idée invraisemblable, tirée par les cheveux. Et comme je n’y croyais pas du tout et que je n’adhérais pas au procédé narratif, je m’ennuyais.

Puis Max naît et à travers lui, les points de vues changent et s’enrichissent, la focale se déplace de Max aux autres personnages et nous faisons connaissance des gens qui l’entoure grâce aux conversations qu’il entend, aux évenements qu’il vit au quotidien. A partir de là, il devient impossible de lâcher Max.

Le narrateur Max-Konrad n’est pas un bébé/enfant trés attachant, il est froid, prétentieux, idolâtre Hitler et les SS, et un fanatique du régime et ne rêve que de prendre part à l’extermination des races impures (!) (c’est une vraie petite ordure même s’il s’améliore un peu au contact de Lucjan/Lukas que j’ai vraiment beaucoup aimé, c’est le personnage que je garderai en mémoire. Car Lucjan a su me toucher et m’emouvoir, penser à lui me serre encore le coeur). Manfred est sympa aussi.

Max est heureusement pétri d’ironie et d’humour noir, ce qui permet de souffler un peu entre deux scénes révoltantes ou bouleversantes.

L’écriture est passe-partout (parfois vulgaire voir scato, Max n’ayant pas dépassé le stade pipi caca). Certaines scénes trés crues à forte connotation sexuelles mettent mal à l’aise).

Le langage très cash, trash, sans fioritures de Sarah Cohen-Scali met du rythme.

Bien que roman jeunesse, Max est une lecture difficile, sombre et cruelle et comporte des scénes presque insoutenables, d’une rare violence psychologique. Plusieurs d’entres elles m’ont nouées le ventre, serré le coeur et presque données la nausée (les « lapins », le passage dans la cave et j’en passe et des atroces).

L’intrigue manque parfois de crédibilité. L’auteure s’emballe trop et nous pond des situations improbables qui pènalisent l’ensemble.J’ai moins aimé les parties de trois à cinq, (un peu moins prenantes). Ce sont surtout les 2 premiéres parties et la derniére qui m’ont captivées. Pour avoir lu Si c’est un homme de Primo Levi quand j’étais gamine, sans être aussi dur ni avoir la même puissance émotionnelle que ce dernier (qui m’a terriblement bouleversée et fait faire des cauchemars pendant longtemps), Max est indéniablement un livre qui fait réfléchir, qui apprend de petites choses sur l’allemagne nazie. et changera la vision du monde de nos chères « têtes blondes », à ne pas faire lire donc à des enfants trop jeunes. Je pense qu’il faut destiner Max à des ados car c’est un douloureux uppercut, un livre qui marque et laisse des traces et qu’on n’oublie pas de sitôt même si le style trop familier et trop cru m’a déplu, ce roman vaut le détour pour son intrigue et quelques personnages forts.

[Challenge « Un mot, des titres », session « Lumière »] « Les lumières de septembre » de Carlos Ruiz Zafon

 

 

Editions Robert Laffont (2012)

260 pages | Traduit par François Maspero

Temps de lecture : 2 jours

Note 3étoilesbon

Synopsis

1937.
La mort de son mari l’ayant laissée sans revenus, Simone Sauvelle accepte de quitter Paris pour occuper un emploi de secrétaire particulière en Normandie. Lazare Jann, son employeur, est un génial inventeur de jouets. Il vit dans une immense propriété en compagnie de sa femme, très malade, qui n’a pas quitté son lit depuis vingt ans. Passionnément amoureux d’elle, il la soigne personnellement. Simone Sauvelle, sa fille Irène, quinze ans, et Dorian, son jeune fils, sont immédiatement séduits par la grande gentillesse de Lazarus.
Ils tombent aussi sous le charme de Cravenmoore, son extraordinaire demeure. Composée d’innombrables pièces et corridors qui se perdent dans l’obscurité, elle est peuplée de marionnettes qui semblent mener une existence indépendante. Hannah, la jeune domestique de Lazarus, devient vite l’amie d’Irène, à laquelle elle présente Ismaël, son beau cousin. Et très naturellement les deux adolescents tombent amoureux l’un de l’autre, tandis qu’une douce amitié rapproche Lazarus et Simone.
C’est alors qu’une force criminelle prend possession de Cravenmoore, comme si l’amour et l’affection lui étaient insupportables. Ombre plus noire que les recoins les plus obscurs, elle tue Hannah, cherche à assassiner Irène et Ismaël, attaque Simone, Dorian et Lazarus. Pourquoi manifeste-t-elle tant de jalousie et de haine ? Et quelles sont ses motivations ? En trouvant dans un phare abandonné le journal intime d’une jeune femme disparue des années auparavant, Irène et Ismaël percent peu à peu le mystère de cette force désespérée.
Et c’est dans une chambre isolée, au bout d’un long couloir gardé par des marionnettes possédées par une folie homicide, près d’une femme oubliée du monde depuis vingt ans, que les deux adolescents doivent aller traquer la vérité.

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L’écriture de Zafon est toujours envoûtante même si les nombreuses descriptions (mer, ciel, soleil, bois) revenant à chaque page ou presque font office de remplissage.

Les thèmes abordés sont parmi les plus fétiches et typiques de l’auteur (l’enfance, le premier amour, les mystères du passé, la vie après la mort…) et déjà utilisés dans d’autres de ses œuvres.

L’ambiance gothique est suffisamment inquiétante pour tenir haleine et les personnages bien campés.

On se prend au jeu et l’on suit leurs aventures avec passion et effroi.

Sur un thème assez similaire (les automates), je l’ai préféré à Marina. Contrairement à ce dernier, bancal et invraisemblable, ici, l’intrigue se revendique fantastique dés le départ et s’assume en tant que telle. Elle n’est pas abâtardie par un réalisme pesant. C’est un conte assumé, rappelant les contes noirs d’Hoffmann est c’est réussi.

[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial Sagas (Juin) + Baby-Challenge Fantasy 2013] « Tara Duncan, 3, Le sceptre maudit » de Sophie Audouin-Mamikonian

Editions Flammarion (2008)

381 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note livredeuxétoilessansplus

Synopsis 

Tara Duncan, la jeune princesse magicienne, doit précipitamment quitter la Terre pour AutreMonde : sa mère, Selena, a été blessée lors d’un attentat. Et le cruel Magister, maître des Sangraves, que tous croyaient disparu, est de retour. Avec l’aide d’une immense et redoutable armée de démons, il prétend s’emparer de l’Empire d’Omois. Et peut-être éradiquer ensuite la race des dragons… D’ailleurs qui pourrait résister au pouvoir du Sceptre Maudit dont il est désormais le détenteur et qui prive de leur magie les sortceliers d’AutreMonde ? L’Impératrice et l’lmperator capturés, Tara se retrouve seule, à quatorze ans, à la tête de l’Empire pour mener une guerre perdue d’avance. Aidée de ses amis, l’elfe Robin, Fabrice, Moineau la  » Bête « , Cal l’astucieux Voleur, la naine Fafnir et de son arrière-grand-père le chien Manitou, la jeune Impératrice doit prendre tous les risques. Une fois encore, il lui faut affronter Magister, ses hordes et ses espions ainsi que son terrifiant tueur : le Chasseur. Les pouvoirs de Tara Duncan ne cessent de grandir mais sa magie pourra-t-elle empêcher l’armée des démons de déferler sur l’Univers ?

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Un tome hybride où l’auteure tente de quitter le domaine de l’enfantin pour un monde plus adolescent. L’effort est louable. Rendre la saga plus adulte est une bonne idée mais l’assombrissement progressif qu’essaie de mettre en place S. A-M entre en collision avec l’univers premier de la série et de ce fait, fusionne mal avec les éléments enfantins qui sont les bases de ledit univers si bien que l’évolution est peu convaincante et ce tome devient plus que brouillon. 

Le résultat est bancal. Tout comme le style, dans un premier temps très basique pour être a la portée des plus jeunes, il se retrouve parfois pollué par des mots savants, à moins sens, inadaptés au lectorat visé comme  par exemple « casuistique ».

Visiblement, l’auteure a fait de ce troisième tome, un tome de transition pour faire entrer ses personnages dans l’adolescence, les premiers émois amoureux et les flirts de jeunesse, mais cela est maladroitement exécuté, la transition est balourde et manque de subtilité. Bien qu’âgés de 14 à 17 ans. Tara et ses amis restent toujours assez puérils.

Quant à l’intrigue, elle multiplie les événements avec précipitation. Meurtres, enlèvements ou guerre trouvent une issue favorable en quelques pages. Ce n’est pas crédible.  Les ficelles sont grosses, les péripéties maladroitement amenées dans l’histoire.

Je lirai peut-être le 4 pour voir si l’auteure réussira à rendre son univers plus mois rose bonbon, ce qu’elle a commencé à faire avec ce tome. Malgré que l’univers reste encore trop sirupeux « petites fées à paillettes et gentils dragounets ». 

« Le choix du Chapelier fou : Spécial sagas » (Octobre)

« La 5e vague » de Rick Yancey

Editions Robert Laffont (R) (2013)

592 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis 

1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive…
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend… Mais la jeune fille doit d’abord faire des choix : entre confiance et paranoïa, entre courage et désespoir, entre la vie et la mort. Va-t-elle baisser les bras et accepter son triste sort, ou relever la tête et affronter son destin ? Car ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.

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Aprés plusieurs grosses déceptions (Version bêta, Glitch, Le Prince d’été…), la 5e vague me réconcilie avec la Collection R. Waouh, quel roman puissant. Une grosse claque bien retentissante. Je l’ai dévoré et j’ai passé un excellent moment. 

La multiplicité des points de vues apporte un réel plus. Chacun des narrateurs enrichissant la vision des autres. Tous sont charismatiques et attachants d’une manière différente. Le lecteur a ainsi un pied partout. A la fois auprès de Cassie, dont j’ai beaucoup aimé la personnalité affirmée et sarcastique mais aussi aux côtés de Zombie et Nugget. Les personnages secondaires : Ringer, Ethan et et tous les autres ont eux aussi de l’importance.Le lecteur est presque omniscient grâce aux personnages qui se partage la prise en charge du récit et le font avancer palier par palier, en jouant sur la temporalité du scénario.

Un ou deux rebondissements prévisibles (je me doutais de l’identité de Zombie) mais un scénario surprenant et haletant les fait oublier et un petit coup de mou passager vers le milieu du roman, pendant les chapitres qui se déroulent à Camp Haven (par goût personnel, le militarisme me passionne peu) mais tout redémarre ensuite sur les chapeaux de roues.

Loin des mythologies extra-terrestres américaines glorifiant le patriotisme et la grandeur des USA et de son armée, les petits hommes verts consistent dans ce roman davantage en une intelligence supérieure et organisée. L’ennemi est partout à la fois. Ce qui rend la lecture assez angoissante et ce, dés le Prologue très mystérieux.

L’aspect ultra-réaliste de l’intrigue et des scènes d’action, les chapitres courts écrits avec fluidité, renforce l’attractivité de ce roman SF qui rendra le lecteur parano au même titre que les personnages. Et si ? Et si cela nous arrivait un jour ?

Même si le procédé de colonisation n’est pas nouveau, il suffira de penser aux Ames vagabondes de S. Meyer, l’histoire est dense en surprises et en retournements de situations. La fin est juste horrible. Heureusement, qu’il y a une suite de prévue car cela ne peut pas finir comme ça !

« Traqué, 1 » d’Andrew Fukuda

Editions Michel Lafon (2013)

345 pages | Traduit par Benjamin Kuntzer

Temps de lecture : 4 jours

Note 1étoile passez votre chemin

Synopsis

Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il se fond parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable nature.

Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l’évènement. Sélectionné pour traquer les siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D’autant qu’une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu’il n’a pas le droit d’avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir.

Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?

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Le bandeau promotionnel signé (soi-disant) Becca Fitzpatrick (auteure de Hush, Hush, une saga que j’ai beaucoup aimé par ailleurs) promettait un roman effrayant. La seule chose effrayante dans ce roman, c’est le ridicule patenté de son intrigue et la pauvreté de son style.

Et si ce roman est éprouvant pour les nerfs, c’est uniquement du fait de sa lenteur. Il ne se passe rien pendant les trois quarts du roman sinon des scènes si improbables et idiotes qu’elles en deviennent hilarantes (au moins j’aurai ri, c’est déjà ça).

J’ai détesté ce roman jeunesse à la fois pour la crétinerie absolue de l’histoire mise en scène mais aussi pour ces personnages insupportables.

Traqué se complait dans les détails sanguinolents pour masquer son manque de profondeur.

La fin tourne en rond et n’est qu’une (longue) fuite qui s’étire inutilement.

Bref, il faut qu’Andrew Fukuda arrête de fumer des carambars, là !

Son roman est une blague ou quoi ? C’est d’un ridicule ! J’ai passé mon temps à ricaner, tellement c’est du n’importe quoi (le coup de l’aisselle m’a achevé de rire). Quand je pense que c’est censé être effrayant et addictif … euh…dft002 

J’en ai tellement bavé (un mot de circonstance, croyez-moi) pour le lire que j’ai même pensé ne pas le terminer.

Vous l’aurez compris, je déconseille fortement. Sauf si vous aimez les histoires invraisemblables à base de vampires-cannibales qui passent leur temps à baver et à grogner, se témoignent leur affection en se frottant mutuellement les oreilles,  dorment sur des perchoirs et s’embrassent en tournant leur coude  sous les aisselles de leur partenaire (beurk !) et j’en oublie beaucoup, niveau absurdités …