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« Une pièce montée » de Blandine Le Callet

2006 Éditions Le Livre de Poche

Française Langue française – 252 pages

Temps de lecture : 4 jours

Note 3étoilesbon

Synopsis

La pièce montée arrive, sur un plateau immense porté par deux serveurs. Vincent voit osciller au rythme de leur marche cette tour de Babel en choux à la crème, surmontée du traditionnel couple de mariés. Il se dit: C’est moi, ce petit bonhomme, tout en haut. C’est moi. Il se demande qui a pu inventer un gâteau aussi ridicule. Cette pyramide grotesque ponctuée de petits grains de sucre argentés, de feuilles de pain azyme vert pistache et de roses en pâte d’amandes, cette monstruosité pâtissière sur son socle de nougatine. Et ce couple de mariés perché au sommet, qu’est-ce qu’il symbolise, au juste ?

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La ballade de Lila K du même auteur avait été un immense coup de cœur, il y a quelques mois de cela. Voici pourquoi je tenais à découvrir les autres romans de de B. Le Callet dont celui-ci qui se trouve être son tout premier. À mon grand regret, cette fois la magie n’a pas opérée autant que je l’aurai espéré. Je n’ai pas retrouvé le charme ou les éléments qui m’avaient tant conquise dans La ballade de Lila K.

Est-ce le sujet ? Les personnages souvent antipathiques ? L’écriture moins soignée ? La construction par strates ? Tout cela à la fois ? Je me suis parfois ennuyée.

Certains personnages étant plus intéressants, drôles ou touchants que d’autres au sein de ce roman chorale, l’intérêt des chapitres est par conséquent très fluctuant, et diffère en fonction du protagoniste qu’il met en lumière.

Le style particulièrement mordant, voire incisif,  de B. Le Callet fait merveille dans cette chronique familiale acide qui offre une vision grinçante de la bonne petite bourgeoisie de province, certes en usant de quelques clichés éculés, mais on lui pardonne volontiers tant son ton grinçant, et son regard sans concession, sont réjouissants. Cette famille dont elle nous parle avec tant de cruelle lucidité, se pourrait être la mienne, la votre, la nôtre…c’est ce qui fait aussi la force de ce roman. Chacun se retrouvera certainement à revivre une situation vécue au sein de sa propre famille, que ce soit lors d’un mariage ou non.

Paradoxalement, si je me suis ennuyée parfois en cours de lecture, et pourtant, je dois malgré tout reconnaître que le roman m’a semblé finalement presque trop court. Le dénouement est notamment assez frustrant,  trop rapide par rapport au reste du récit, il nous laisse sur notre faim, et l’on se prend à regretter qu’il n’y ait pas une cinquantaine de pages supplémentaires. Histoire de clore les choses de manière plus approfondie.

En conclusion, une lecture sympathique quoiqu’un peu inégale. Quand certains chapitres font sourire, grincer des dents ou émeuvent, d’autres ennuient, ce qui déséquilibre la construction du roman.

En tous cas, Une pièce montée n’est pas un livre qui  laisse indifférent son lecteur. Bien au contraire. Positivement ou négativement, ce roman vous marquera pour un moment. Même si l’on peut déplorer un léger manque de profondeur et quelques longueurs gênantes, notamment dans la partie consacrée au prêtre (j’ai failli abandonner ma lecture à ce moment-là, c’est dire…).

Un roman contemporain loin d’être désagréable à lire donc, mais que j’aurai souhaité un peu plus transcendant.

« Avant toi » de JoJo Moyes

Editions Milady (2013)

475 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note  4étoiles-trèsbonmais

Synopsis 

Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

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Une question pour commencer : Pourquoi les handicapés sont ils toujours plein aux as dans les fictions ? Pour connaitre le handicap dans mon entourage proche, je peux vous dire que lorsque qu’on a pas les moyens financiers confortables des parents de Will, la vie quotidienne est autrement plus difficile même avec les aides sociales, il n’est pas aisé de se faire seconder dans les soins médicaux ou d’acquérir du matériel médical souvent plus cher qu’une voiture neuve. Cet aspect-là des choses m’avait déjà beaucoup agacé dans Intouchables à l’époque. 

(Fin de la parenthèse).

Depuis, toujours favorable à accorder une mort digne a qui la réclame, j’ai trouvé que ce roman, plutôt agréable à lire au demeurant, était un peu – du moins au départ – desservi  par sa maniére simpliste et unilatérale ou presque d’aborder le sujet de l’euthanasie, presque uniquement sous l’angle religieux. « Notre religion l’interdit » ou pire comme un meurtre ! A mes yeux, l’euthanasie étant un suicide assisté, ce genre de réfléxions a toujours tendance à me faire me demander (comme le fait d’ailleurs Jojo Moyes dans le roman, un bon point pour elle) comment quelqu’un peut-il juger de la qualité de vie et de la somme des souffrances des personnes prisonnières de leur propre corps. Heureusement, l’auteure a ensuite l’intelligence d’enrichir ce faisceau d’avis sur l’euthanasie en offrant d’autres points de vue (dont surtout ceux des malades) grâce aux échanges que Lou a via un forum spécialisé, ce qui permet à J. Moyes, sans avoir l’air d’y toucher, des arguments en faveur de la mort assistée, et un autre hourra pour elle, sans que cela soit fait de manière lourde et appuyée.  

Venons-en aux personnages : si Will est attachant de par son esprit caustique, son intelligence et sa détermination à vivre (et mourir) comme il l’entend, j’ai trouvé que J, Moyes avait bien dosé son personnage, entre force, fragilté, humour et pudeur. Un personnage qui m’a fait songer à Augustus dans Nos étoiles contraires de John Green. J’avoue avoir eu plus de mal avec Louisa. (une sorte de Bridget Jones en moins sympa et rigolote) qui m’a agacé dans une bonne moitié du roman. Le personnage bénéficie ensuite d’une évolution intéressante. Mais au début, Louisa est assez antipathique (de même que la plupart des seconds rôles). Son mépris initial envers les personnes âgées et les handicapés (vu comme des gens à torcher selon elle), et sa façon de  ramener toujours tout a elle, nous la montre comme égoiste et peu compatissante.  Même si rencontre avec Will la fera ouvrir les yeux et grandir enfin.  will en fait une personne meilleure et c’est l’une des plus belles réussites du roman.

Le pire étant sa réaction en apprenant le « projet » de Will. D’abord, elle est furieuse qu’on l’ai engagé pour surveiller le jeune homme. Elle est surtout choquée d’avoir été prise pour une idiote plus que par la décision du malade, dirait-on. Puis ensuite, sa réaction devieny franchement déplacée.  De quel droit peut-elle se permettre au bout de 2 mois de juger la mére de Will qui vit cela depuis 2 ans ou se mêler ainsi de la décision de ce dernier. Enfin, que dire de ce chantage ! de cette bienpensance insupportable chez elle et chez son entourage. Insupportable. Aprés, il est évident que cette réaction première est nécessaire pour illustrer l’évolution du personnages dans la deuxième moitié et puis cela a aussi le mérite de faire réfléchir le lectorat sur sa propre conception de l »euthanasie. C’est un mal pour un bien. Mais ces passages ont été difficiles à lire pour moi. 

Pour terminer sur une note plus positive, j’ai bien aimé voir nos deux héros s’apprivoiser jour après jour et devenir amis. Une jolie histoire d’amitié amoureuse écrite avec finesse et pudeur mais qui n’évite pas les clichés. Un effort est fait pour montrer le handicap de façon réaliste mais la fin est prévisible et certaines situations déjà vues ou lues ailleurs.Mais Avant toi a le mérite de poser des questions pertinentes sur le handicap et d’aborder un sujet encore tabou : l’euthanasie. 

L’écriture de J. Moyes est trés efficace, jamais larmoyante et le ton toujours juste, si bien que malgré quelques passages un peu faiblards, on devore ce roman sans s’en rendre compte. Néanmoins, sur un sujet assez proche, j’ai nettement préféré Nos étoiles contraires.

[LC] « Le Jardin des secrets » de Kate Morton

Editions Pocket

Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 698 pages
Traduit par Hélène Collon

Temps de lecture : 2 jours et demi

Note  Très bon mais …

Synopsis

Un labyrinthe qui cache un secret, une conteuse victorienne dont l’oeuvre a disparu, trois générations de femmes unies par une même histoire… En 1913, sur le port de Brisbane, en Australie, une petite fille de quatre ans est retrouvée abandonnée sur un bateau arrivant d’Angleterre, avec pour tout bagage une valise contenant quelques vêtements et un superbe livre de contes de fées. Recueillie par un couple, elle n’apprend son adoption que le jour de son vingt et unième anniversaire. Des années plus tard, Nell décide de partir à la recherche de son passé, en Cornouailles, au domaine de Blackhurst. A sa mort, sa petite-fille Cassandra poursuit cette quête et se rend à son tour en Angleterre afin de percer les secrets durndomaine… Dans Le jardin des secrets, Kate Morton montre qu’elle sait comme personne entremêler les fils du passé et du présent pour tisser un extraordinaire roman qui célèbre avec finesse et poésie le pouvoir de l’imaginaire. 

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Quel dommage que ce si beau roman soit terriblement prévisible car il possède réellement un charme fou, de par sa construction originale qui entremêle les époques et les destins, mais aussi parce que Kate Morton écrit superbement bien (malgré une petite tendance à laisser sa plume paresser, ce qui occasionne des longueurs dans le récit mais rien de vraiment rebutant pour autant).

Et si on subodore très vite les dessous de l’histoire et qu’il n’est pas très difficile de deviner une partie de la fin, le roman réussit tout de même à rester passionnant à lire !

A cheval entre l’Angleterre et l’Australie, l’histoire s’étale sur plus de 80 ans et le puzzle se reconstitue à mesure que nous accompagnons les héroïnes sur les traces de leur passé commun. Ce n’est pas moins de quatre générations de femmes qui se succèdent sous nos yeux, toutes différentes mais toutes attachantes à leur manière.

Le roman possède de nombreux atouts pour séduire : des secrets de famille, du romanesque (voire du romantisme), du mystère, avec une ambiance parfois à la lisière du fantastique, sans oublier l’amour, la haine et la poésie qui s’épanouissent dans ce fameux jardin des secrets… 

Les passages du roman que j’ai préféré sont ceux qui évoquent la vie en Angleterre à la fin du 19ième siècle et au début du 20ième, c’est-à-dire tous les chapitres qui voient agir Eliza, son frère et sa famille.

La fantasque Eliza est un personnage que j’ai adoré, de son enfance à la Oliver Twist en passant par son caractère rebelle et son âme d’artiste, elle m’a émue et fascinée plus souvent qu’à son tour. C’est elle qui semble posséder le plus de profondeur et le caractère le plus nuancé parmi tous les personnages féminins dont regorgent le roman.

Je suis aussi tombée sous le charme des contes de fées que Kate Morton a eu l’excellente idée d’écrire pour mettre en lumière certains aspects de son histoire et de semer au cœur même du récit pour éclairer les agissements de certains protagonistes de manière métaphorique. Ces contes sont de vraies petites merveilles de fraicheur.

Malgré son épaisseur, ce roman à égnimes se lit d’une traite et nous tient en haleine pratiquement du début à la fin tout en nous faisant ressentir une gamme d’émotions incroyable. J’ai même écrasée une larmichette à plusieurs reprises tant on s’attache aux personnages.

Qu’ajouter si ce n’est que c’est un bien joli roman à découvrir… et une auteure talentueuse à suivre ! 

[Book-club d’août] « La couleur des sentiments » de Kathryn Stockett

Editions Jacqueline Chambon
Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 526 pages

Temps de lecture : une journée et demie

Note  Excellent 

Synopsis

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

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Si l’on mesure la réussite d’un livre aux émotions qu’il suscite chez la personne qui le lit (c’est ce que j’ai coûtume de penser) alors La Couleur des sentiments est un roman très réussi car il m’a fait passer par toute une gamme d’émotions diverses pendant ma lecture : tendresse, joie, colère, chagrin, indignation, peur et dégoût…

Oui, chaque page apporte son lot d’émotions et il n’est pas rare de se prendre une grosse bouffée de tendresse au détour d’un chapitre et ce, grâce à Aibileen ou Minny qui sont deux femmes terriblement attachantes et dans une moindre mesure grâce au personnage rebelle et féministe de Miss Skeeter.

Je craignais de la lourdeur, un côté trop démonstratif et manichéen mais le roman sait doser ses effets et ne dégouline pas trop de bons sentiments. Son message s’impose sans être pour autant moralisateur (c’est davantage l’adaptation cinématographique qui tombe dans ces pièges avec ses effets appuyés et maladroits pour illustrer son propos balourd). Il n’y a pas d’un côté les vilains blancs et de l’autre les gentils noirs, non, l’auteure nuance intelligemment son propos et ne tombe pas, selon moi, dans un misérabilisme facile ou le piège victimatoire. 

L’époque de la ségrégation américaine des années 60 est très bien restituée et par conséquent très édifiante. J’ai appris des choses que je ne connaissais pas sur cette triste période en lisant le roman. Des faits, des détails, ces petites humiliations quotidiennes, qui m’ont à la fois choquée et mise en colère contre la connerie humaine comme cette fameuse histoire des toilettes séparées entre les patrons blancs et les domestiques noirs par exemple et qui est une chose abjecte.

Heureusement que toutes les héroïnes principales sont intéressantes car la narration alterne entre trois personnages de femmes différents. C’est un peu frustrant quand le récit se « coupe » pour rebondir sur une autre histoire et une autre narratrice.

C’est une belle histoire humaine et émouvante qui nous est donnée à lire, une histoire de femmes n’ayant rien d’extraordinaires en soi mais courageuses  (les hommes passent clairement au second plan et sont loin d’avoir le beau rôle dans ce roman) ayant la volonté de faire bouger les choses, non pour elles, mais pour les générations futures.

Les raisons d’un non coup de cœur de ma part sont les suivantes :

La fin n’est pas assez développée à mon sens, trop de choses restent en suspens. J’aurai souhaité en savoir davantage sur l’avenir des personnages et du livre.

De plus, la fin m’a un peu énervée. Que ça finisse comme cela c’est dommage. On s’attache aux personnages et c’est dur de les laisser dans cette sorte de brouillard narratif instauré par l’auteure. C’est frustrant !

Bref, si ce n’était cette fin agaçante, ce roman aurait pu être un coup de coeur. Mais j’ai passé un excellent moment de lecture.

« Chasseuse de la nuit, 5, Réunis dans la tombe » de Jeaniene Frost

Editions Milady

Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 375 pages

Temps de lecture : 2 jours

Plaisir de lecture  Très bon mais…

ATTENTION SPOILERS 

Synopsis

Après sa transformation en vampire, Cat Crawfield pensait pouvoir mener une vie tranquille auprès de son mari Bones. C’était sans compter sur le fait que sa nature hybride ne la laisserait jamais rien faire comme tout le monde, pas même mourir. Ses nouvelles capacités inattendues vont permettre à un fanatique d’attiser les tensions entre goules et vampires, mettant en péril une trêve ancestrale. Cat et Bones n’ont d’autre choix que de se battre une fois de plus car un affrontement entre ces deux puissantes communautés serait désastreux pour le monde entier.

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Cat poursuit tant bien que mal la découverte de sa nouvelle nature vampirique et de ses talents spéciaux qui suscitent l’inquiétude chez les goules. Enjeu malgré elle d’une guerre qui la dépasse et tiraillée par ses derniers restes d’humanité, Cat doit affronter de nouvelles épreuves dans sa vie personnelle et apprendre à accepter de ne pas pouvoir toujours protéger ses proches.

Ce tome nous réserve beaucoup d’émotion. Les larmes me sont parfois montées aux yeux face à certains événements tragiques. Que voulez-vous on s’attache à nos personnages et ils font parfois presque office d’amis qu’on prend plaisir à retrouver de tome en tome. Les proches de Cat évoluent de manière surprenante et nous assistons à un retour inattendu qui m’a ravie et rendu nostalgique du temps où je découvrais la saga il y a quelques années.

Mais rassurez-vous, même si ce cinquième tome est, pour le moment, le plus triste de la saga, Jeaniene Frost nous concocte également des scènes très drôles (le réveil vaudou de Cat, la scène avec Mencheres et Kyra (n’ayant pas encore lu le spin-off sur Mencheres, l’arrivée un peu brutale de Kyra dans l’histoire m’a désarçonné) et de beaux moments complices entre Cat et Bones (j’ai adoré le chapitre oú Bones lui apprend à voler). Quelques interludes coquins émaillent une intrigue assez rythmée mais dont la fin tire un peu en longueur. La scène d’ouverture donne immédiatement le ton ^^^sans parler de celle de l’envoûtement vaudou…  Néanmoins, l’aspect romance est moins mis en avant que dans le quatrième tome.  La guerre menace et Cat & Bones n’ont pas tellement le temps de se conter fleurette. Sauveurs de l’humanité avant tout !

J’ai beaucoup aimé le rôle que joue Majestic, la reine vaudou dans l’histoire et les pouvoirs étranges qu’elle cède à Catherine sont flippants et revoir (même de manière anecdoctique) la maman de Cat et Spade & Denise. Mencheres et Kyra sont plutôt mignons en petit couple et Vlad est un personnage que j’apprécie de plus en plus au fil des tomes. J’adore son amitié « percutante » avec Cat. J’aime beaucoup également Fabian, le gentil fantôme.

Le quatrième tome m’avait tellement époustouflé qu’il avait mis la barre trés haut dans mon estime (et mes attentes), c’est certainement pourquoi, ce cinquième volet ne m’a pas autant fait vibrer que je l’espèrais à moins que la lassitude commence un peu à se faire sentir ? Ce que je n’espère pas car Chasseuse de la nuit est vraiment la seule saga bit-lit (avec Vampire Academy) qui parvient à me distraire d’aussi brillante façon tant Jeaniene Frost possède une imagination débordante et parvient toujours à me surprendre.  En ouvrant ses romans, je ne sais jamais à quoi m’attendre, elle ne manque jamais de bonnes idées pour compliquer la vie de ses héros et j’aime ça.

Souhaitons donc que ce ne soit qu’un petit passage à vide qui m’ait fait trouver certains passages de Réunis dans la tombe un peu longuets peut-être parce qu’il y est beaucoup question de guerre et de stratégie et que cela a toujours tendance à me faire décrocher ?

Un tome tout de même très séduisant empli d’émotions et d’humour qui m’a semblé  être tourné vers le souvenir et la nostalgie du passé comme si, à présent que Cat est passée de l’autre côté de la nuit, une page devait se tourner afin de repartir sur des bases nouvelles. C’est en tout cas l’impression que j’ai eu.

[Challenge de Calypso, 6ième session : Bonheur] « Homme parfait, Bonheur imparfait » de Jill Mansell

Editions J’ai Lu

Publié en 2008 ~ Langue : Française ~ 508 pages
Traduit par Agnès Girard

Temps de lecture: 3 jours

Plaisir de lecture  Bon mais…

Synopsis

C’est dans les Cotswolds que vit Lottie Carlyle, trente ans, deux enfants. Divorcée, elle est restée en bons termes avec son ex-mari, et son célibat ne lui pèse pas. Elle s’épanouit dans son travail, aux Cottages de Hestacombe, charmante résidence de villégiature dirigée par Freddie. Un jour, celui-ci lui annonce qu’il a vendu son affaire à un certain Tyler Klein. Pourquoi cet Américain est-il venu s’enterrer au cœur de la campagne anglaise ? Pour changer de vie, paraît-il. Quoi qu’il en soit, cet homme est exactement ce qu’il faudrait à Lottie. Le bonheur aurait-il frappé à sa porte ? C’est compter sans Nat et Ruby, ses enfants, qui, au premier regard, ont détesté cet étranger !

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Faute de grives on mange des merles, faute de mieux, on lit de la chick-lit. Eh oui  j’aime autant vous dire que je me suis décarcassée pour trouver un livre afin d’honorer cette sixième session du challenge ! Aucun livre avec le mot BONHEUR dans ma PAL et pas envie d’en acheter un spécialement pour l’occasion, d’autant que nul roman BONHEUR ne me faisait particulièrement envie, il faut l’avouer.

Heureusement, en farfouillant dans les étagères d’une de mes amies, j’ai pour le coup, et de manière tout à fait inattendue, trouvé mon bonheur (c’est le cas de le dire). La couverture bucolique et flashy m’a attirée, sans doute parce qu’en ces temps de grisaille, notre cerveau a besoin de couleurs. Le résumé m’a semblé très (trop ?) léger mais finalement je me suis dit que la lecture du roman en serait d’autant plus facilitée et rapide, vu que j’avais beaucoup de lectures à effectuer en février.

Alors, trêve de blablas, qu’en est-il de ce roman pour poulettes ? A-t-il su faire mon bonheur sachant que la chick-lit est loin d’être mon genre de prédilection ?

Eh bien ce fut une agréable surprise. Il s »agit d’un roman dont on n’attend rien au premier abord mais qui nous fait passer un bon moment entre rire et émotion grâce à des situations tragi-comiques assez bien travaillées et à des personnages très attachants.

Il y a les histoires d’amour de rigueur, entre chassès-croisés amoureux, quiproquos, obstacles incontournables et bons sentiments, mais on ne tombe pas dans la mièvrerie.

Le style est simple et permet une lecture rapide.  Le ton frais, moderne et enlevé, certaines réparties font sourire.

De la chick-lit rafraichissante et moins superficielle qu’elle en a l’air. Bien sûr c’est loin d’être le roman du siècle et Jill Mansell n’est pas Flaubert mais le roman remplit sa mission : divertir.