Tagué: Démons

« A comme Association, 8, Le regard brûlant des étoiles d’Erik L’Homme

 

 

 

2012 Éditions Gallimard/Rageot (Jeunesse)

Langue française – 384 pages

Temps de lecture : 3 heures

Note 14/20

Synopsis

C’est encore une fois l’heure des adieux, et, alors que Jasper assiste à l’enterrement du Sphinx, il fait la rencontre de Fulgence, le directeur de l’Association. Leur première confrontation ne laisse rien présager de bon : Fulgence semble déterminé à écraser le bureau de Paris pour de mystérieuses raisons que Jasper va s’employer à découvrir. Pour cela, il lui faudra réincarner son précieux Fafnir en corbeau, suivre les conseils d’Ombe, mais surtout compter sur d’improbables alliés alors qu’il affronte vampires, démons et anciens camarades de classe.
 Parviendra-t-il à sauver l’Association et à découvrir le secret de ses origines ?

séparateur

Un huitième tome « petit pincement au cœur», car il s’agit du dernier rendez-vous avec Jasper, Ombe, Melle Rose…et Erik L’Homme, sans oublier bien sûr, l’ombre bienveillante de notre regretté Pierre Bottero qui plane au-dessus de cette saga sympathique.

Un dernier tome qui, somme toute, m’aura tout de même déçue. Je l’ai trouvé trop «facile», trop simpliste et expédié. Même l’écriture m’a semblé plus brouillonne que dans les tomes précédents.

Les révélations tant attendues sont bien au rendez-vous mais elles n’ont rien de grandes ou de fracassantes, car si l’on est un fidèle de la série, plusieurs indices nous aurons mis la puce à l’oreille depuis déjà quelques tomes, si bien que les révélations offertes font figure de pétards mouillés. Notamment, le secret des origines de Jasper. Je m’imaginais des rebondissements plus surprenants.

La fin est touchante certes, mais elle traîne un peu en longueur à mon sens. J’irai jusqu’à dire que les 30/40 dernières pages ressemblent à du remplissage.

« Hush, Hush, 4, Finale » de Becca Fitzpatrick

finale

finale

Titre original : Hush, book 4 : Finale (2012)

Editions du Masque (MSK) (2012)

400 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

En tombant amoureuse de Patch, un ange déchu, Nora a dit adieu à une vie ordinaire. Pourtant, elle ne s’attendait pas à se retrouver à la tête d’une armée de néphilims, les ennemis jurés de celui qu’elle aime. Alors que leur histoire d’amour est plus dangereuse que jamais, Nora se retrouve face à un choix impossible : prendre le commandement des néphilims et déclarer la guerre à Patch ou refuser le combat et condamner à mort sa famille et ses amis.

séparateur

C’est avec une petite pointe de nostalgie que je rédige ce billet sur le dernier tome de la saga Hush, Hush. Mon ressenti global est positif, même si la série est loin d’être parfaite ou exempte de défauts, je recommande sa lecture car elle fait passer de bons moments et offre une mythologie originale ainsi qu’une charmante histoire d’amour. Et puis rien que pour découvrir le fameux Patch, il faut découvrir Hush, Hush. Je sens que Nora, Patch et Vee vont beaucoup me manquer, c’est certain.

En fermant le troisième tome, Silence, une suite ne m’apparaissait nullement nécessaire, ne voyant pas vraiment ce qu’un quatrième segment pourrait apporter de plus à l’histoire de Patch et Nora. Mais je me trompais. Et ce Finale est une bonne surprise en fait. L’intrigue est très bien menée et reprend bien à son compte tous les arcs narratifs développés dans les tomes précédents. Ce dernier tome clôt la série de manière plus que satisfaisante. Même si on pourra tout de même regretter un certain manque d’explications sur certaines choses ou que certaines difficultés se résolvent un peu trop vite et facilement.  Je ne suis pas du tout déçue par cet ultime rendez-vous. Bien au contraire, je pense que c’est, conjointement avec le 1, le meilleur tome de la saga.

Finale est un tome très sympathique (un peu inférieur au premier qui restera largement mon préféré, mais légèrement supérieur à Silence), bien rythmé et riche en rebondissements notamment en coups de théâtre dans les derniers chapitres. C’est d’ailleurs, une chance que l’intrigue soit prenante car elle a la lourde tâche de suppléer au manque de charisme du couple principal. Après des débuts explosifs dès le premier tome, le duo Patch/Nora, ça m’ennuie de le dire, n’a pas cessé de décliner et de perdre en intensité au fil des tomes. Dans Silence, j’avais déjà trouvé que leur relation était devenue répétitive et tiède. Ce n’est pas forcément mieux dans Finale, à l’exception de quelques jolies scènes de tendresse, le lecteur pourra trouver l’interaction entre Nora et Patch assez mièvre et ennuyeuse pendant la majorité du roman (à un moment donné les grandes déclarations d’amour, les câlins/bisous sur le front et les scènes de jalousie, ça lasse). De fait, il faut attendre les 100 dernières pages pour que ça devienne un peu plus « caliente » entre nos deux tourtereaux et pour qu’on retrouve un peu de la passion des débuts.

Mais j’avoue que Patch m’a semblé moins incisif et plus sirupeux que dans ses grandes heures de gloire. Pour les dialogues lestes et les remarques coquines, mieux vaut relire le premier tome car dans Finale, les échanges entre les amoureux sont surtout « fleur bleue » et restent relativement sages sauf à la fin où on a enfin l’impression de retrouver Patch tel qu’on l’aime : sexy et flamboyant avec toujours une allusion grivoise à la bouche.

Nora se dévergonde un peu et j’ai aimé voir son personnage s’affirmer et devenir moins lisse et moins pleurnichard. B. Fitzpatrick nous montre la face obscure de son héroîne et ce faisant, lui fait prendre plus d’épaisseur. Vee n’est plus vraiment elle-même non plus. On peut penser bien sûr qu’elle a mûri mais je ne l’ai pas trouvé aussi drôle qu’avant (bon, elle est toujours aussi excentrique et fofolle tout de même, ouf !). Vee est moins fun et je dois dire qu’on  a du mal à croire à l’évolution de son personnage. Ce qui lui arrive n’est pas très crédible.

Scott m’est devenu plus sympathique, lui, auquel pourtant je n’adhérais pas forcément dans les tomes précédents. Quant à Marcie, j’avoue qu’elle m’a intriguée tout du long. On ne sait pas trop quoi en penser. Ni d’elle, ni de sa façon d’agir et c’est un des points les plus intéressants de ce dernier tome.

Si je fais le bilan, sur quatre tomes, un seul m’aura vraiment déçue, le deuxiéme. Les autres segments fluctuent légérement en qualité mais restent en globalité, trés agréables à lire. Une saga qui vaut le coup d’oeil assurément. 

[Challenge ABC 2012, Littératures de l’imaginaire, Lettre Z] « Les Chemins de Camelot, 1, L’Ombre de Camelot » de Sarah Zettel

Editions Milady (2009)

405 pages

Titre original : Camelot’s shadow

Fantasy

Temps de lecture : 4 heures

Note 

Synopsis

À dix-neuf ans, la belle Rhian est en âge de se marier, mais aucun prétendant ne trouve grâce aux yeux de son père. Pour sauver la vie de sa mère, il l’a promise à un sorcier !
Rhian refuse d’être sacrifiée. Armée de son arc et de son courage, elle prend les rênes de son destin et s’enfuit. Bien vite le danger surgit sur sa route. Le chevalier Gauvain, filant à bride abattue vers Camelot avertir son souverain des menaces de guerre, lui porte secours. Ensemble, ils se lancent à l’aventure pour sauver l’âme de Rhian… et le royaume.

Un roman efficace malgré son manque de souffle et de surprises. Sans doute parce que trop lisse et convenu. Il se divise en deux parties distinctes. La première est surtout consacrée à la mise en place de l’univers, à la présentation des personnages et à faire naitre la romance entre les deux héros. Une histoire d’amour qui donne une impression de facilité, les sentiments des personnages s’affirment un peu trop tôt et vite pour être crédibles. L’histoire d’amour souffre singulièrement d’un manque de passion. Mais c’est l’occasion pour Sarah Zittel de donner une vision peu habituelle de Gauvain, érigé ici en héros romantique et torturé.

La deuxième moitié du roman est bien meilleure, plus sombre et plus grave, emplie de magie noire et d’embûches pour nos infortunés héros. Ce deuxième pan de l’intrigue m’a semblé plus adulte et moins archétypal et avouons-le l’auteure nous montre qu’elle possède une sacrée imagination en proposant une sorte de conte de fées sombre qui revisite avec bonheur quelques légendes populaires.

 Malgré ces petits défauts, ce roman de fantasy n’est donc pas dénué d’un certain charme. L’auteure parvient sans difficulté à nous replonger dans le mythe arthurien et dans la lutte entre Saxons et Bretons pour la possession de la Grande-Bretagne. Son style n’est pas ébouriffant mais reste fluide et un grand luxe de détails achève de planter efficacement le décor.

Une libre réécriture plaisante quoique sans génie de la légende de Camelot et du Roi Arthur entouré de ses chevaliers de la Table Ronde. Magie noire et amourette sont au rendez-vous de ce sympathique premier tome. Une suite existe, je la lirai et j’espère y voir l’héroïne s’y affirmer davantage que dans ce premier jalon de l’histoire où elle reste assez timorée. 

 

[LC] « Rachel Morgan, 3, Sorcière blanche, cœur noir » de Kim Harrison

Editions Milady
Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 600 pages
Année de parution française : 2008
Année de parution originale : 2005
Titre VO : Rachel Morgan, book 03 : Every Which Way But Dead
Genre : Bit-lit
Temps de lecture : 6 jours
Note 
Synopsis
Il n’y pas à Cincinnati de sorcière plus sexy, dure à cuire et tarée que Rachel Morgan. La chasseuse de primes a déjà mis en péril à maintes reprises sa vie amoureuse, et même son âme, pour expédier les créatures de la nuit derrière les barreaux… Et dans le privé, elle fait de son mieux pour repousser les avances de son associée buveuse de sang.
Mais dans le milieu la guerre fait rage, et il est temps pour Rachel de prendre position. D’autant qu’elle a largement contribué à mettre l’ex parrain de la ville sous les verrous non sans avoir passé un accord avec un puissant démon. Accord qui pourrait lui coûter une éternité de souffrances et beaucoup d’autres choses particulièrement dégradantes… Et justement, voici son sombre  » maître  » qui vient chercher sa récompense…

600 pages pour une intrigue qui tient sur quelques lignes, c’est bien trop. Hormis, les affrontements de Rachel avec le démon Aligarept qui, eux, sont intéressants et l’apport de nouveaux personnages comme Ceri ou David, rien de bien transcendant dans ce troisième tome, certes plus sombre et grave mais surtout très laborieux. Les longueurs ont failli me faire abandonner ma lecture.

J’ai éprouvé dès le départ beaucoup de difficulté à ré-entrer dans l’univers de Rachel Morgan. Je ne reconnaissais plus la saga ni l’héroïne qui m’avaient plu dans les tomes précédents. Les premiers chapitres accumulent les défauts de la mauvaise bit-lit avec leur propension marquée à se pencher davantage sur la vie sentimentale de l’héroïne qu’à proposer une histoire attractive.

Le rapprochement avec le vampire Kisten nous est décrit en long en large et en travers. Je ne sais combien de fois dans ce tome Rachel rabâche à quel point Kisten est beau et sexy ! Dire, que ce que j’aimais chez Rachel c’était le fait qu’elle me semblait différente des autres héroïnes de bit-lit qui se laissent fasciner par les vampires ! Loupé !  Ivy, en revanche, m’a semblé plus touchante que précédemment.

La deuxième partie est moins ennuyeuse car Rachel s’y fait malmener par différents adversaires. Néanmoins, on n’échappe toujours pas aux flottements narratifs. Et que dire de Takata ? Ses rencontres avec Rachel n’apportent rien à l’histoire.

Le moment que nous passons dans l’au-delà est plaisant mais bien trop court. J’espère que nous aurons l’occasion de l’explorer davantage.

Jenks et Trent ne sont pas assez présents dans cette troisième aventure. L’humour du premier manque à ce tome qui toussote tout du long, incapable de trouver un bon rythme.

Les deux premiers tomes étaient beaucoup plus divertissants. J’ai vécu la lecture de ce tome comme une corvée et je ne pense pas lire le tome 4 tout de suite. Pas envie…

[LC] « La cité des ténèbres, 2, L’épée mortelle » de Cassandra Clare

Editions Pocket (Jeunesse)
Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 524 pages
Année de parution française : 2009
Année de parution originale : 2008
Titre VO : The Mortal Instrument Trilogy, book 2: City of Ashes
Genre : JeunesseFantastique
Temps de lecture : 2 jours
Note 
Synopsis 
Le monde obscur est en émoi depuis le meurtre mystérieux d’un loup-garou survenu devant le Hunter’s Moon, l’un des repaires de lycanthropes les plus fréquentés de New York. Du côté des Chasseurs d’Ombres, l’Inquisitrice, une femme insensible et austère, est dépêchée par l’Enclave pour s’emparer de l’Institut: Valentin est de retour et une guerre sanglante se prépare.Pris dans la tourmente des événements récents, écartelés entre coeur et raison, Clary et Jace se lancent à corps perdu dans la lutte sans merci qui oppose les défenseurs du bien aux forces du mal. Une lutte qui les ménera des souterrains de la Cité Silencieuse aux eaux sombres de l’East River…

Si des doutes subsistaient en moi quant à l’intérêt réel de la saga après lecture du premier tome, la lecture de cette suite me les a totalement ôtés de l’esprit. Je crois que me voilà fan de la saga !

Le fait est que j’ai adoré ce deuxième segment bien plus rythmé, sombre, sanglant et paradoxalement plus drôle que le précédent qui mettait trop de temps à se mettre en route. Il se passe tellement de choses dans cette suite, qu’on ne se rend même pas compte qu’on tourne les pages et on est presque surpris de voir arriver la fin.

La saga acquiert enfin un univers propre, tranchant avec l’aspect conventionnel de la plupart des romans jeunesse. Il n’y a qu’à voir l’amour fraterno-incestueux que Cassandra Clare ose mettre en scène entre Jace et Clary ou bien encore lorsqu’elle aborde l’homosexualité avec le couple Alec/Magnus (J’adore ce petit couple, ils sont trop trognons !).

La seule l’ombre au tableau pour moi serait l’attitude trop puérile de Classira (elle m’agace depuis le tome 1 et à mon avis ce n’est pas prés de s’arranger). Je trouve ces réactions souvent « gamines » et disproportionnées. Jace m’a davantage séduite même si je lui préfère toujours Simon. J’ai déjà donné mon avis plus haut sur Alec, reste Isabelle qui me laisse assez indifférente, le petit Max qui est mignon. De nouveaux personnages intéressants se frayent un chemin dans l’univers de la série à l’image de la vénéneuse inquisitrice qui m’a fait songer à Dolores Ombrage dans Harry Potter (Je sais pas trop pourquoi).

Bref, inutile de préciser que le tome 3 a plutôt intérêt à être à la hauteur car j’espère bien que la montée en puissance va se poursuivre.

[Challenge Livra’deux pour pal’Addict, session 2 avec Tsuki] + [Challenge Bit-lit Livraddict] Georgina Kincaid, 1, Succubus Blues, de Richelle Mead

 

Editions Milady

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 512 pages

Année de parution française : 2009
Année de parution originale : 2007
Titre VO : Georgina Kincaid, book 1 : Succubus Blues

Genre : Bit-lit

La saga Georgina Kincaid 

Temps de lecture : 3 jours

Note 

Synopsis

Georgina Kincaid est succube a Seattle. A priori un choix de carrière plutôt sympa : la jeunesse éternelle, l’apparence de son choix, une garde-robe top-niveau et des hommes prêts à tout pour un simple effleurement. Pourtant, sa vie n’est pas si glamour : pas moyen de décrocher un rancard potable sans mettre en péril l’âme de l’heureux élu. Heureusement, elle est libraire, et son travail la passionne! Livres à l’œil, moka blanc à volonté… et la possibilité d’approcher le beau Seth Mortensen, un écrivain irrésistible qu’elle rêve – mais s’interdit – de mettre dans son lit. Mais les fantasmes devront attendre. Quelqu’un s’est mis en tête de jouer les justiciers dans la communauté des anges et démons. Bien malgré elle, Georgina est propulsée au cœur de la tourmente. Et pour une fois, ses sortilèges sexy et sa langue bien pendue ne lui seront d’aucun secours.

En commençant cette nouvelle saga, j’étais taraudée par cette interrogation : allais-je retrouver la Richelle Mead qui m’a séduite et emportée avec Vampire Academy ou bien la Richelle Mead qui m’agace parfois avec son mauvais goût comme dans sa saga Cygne Noir

Au vu de la couverture vulgaire et kitsch, j’avais tendance à craindre le pire. Et vous savez quoi ? Je n’avais pas tort…

C’est de la romance, je savais par conséquent à quoi m’attendre. Par romance, il faut surtout entendre « fricotage » éhonté avec tout ce qui porte un pantalon dft012 

Quel ennui dans les 3/4 du roman ! J’ai beau vouloir me montrer indulgente, c’est un premier tome, il faut laisser le temps à l’auteure de poser les bases, de mettre son univers en place … bla,bla,bla, … tout de même, Richelle Mead aurait pu nous offrir le minimum syndical en terme d’action ! Parce que là, à part voir les hommes tourner autour de Georgina, on n’a rien à se mettre sous la dent ! Même la bataille finale est expédiée à la « va comme j’te pousse ». Foutage de tronche, Mme Mead ! Remboursez la place, on ne voit rien au dernier rang ! 

Georgina n’est pas désagréable comme héroïne, certaines de ses répliques font même mouche, mais la seule chose qui m’intéresse à son propos c’est son passé dans la Gréce antique, à part ça … Hormis avec Roman, ses flirts multiples m’ont laissé de marbre. De plus, selon moi, sa nature fantastique est mal exploitée : elle n’est pratiquement jamais en « mode » succube et ne fait presque pas démonstration de ses talents sauf un peu à la fin.

Ses amis soi-disant « surnaturels » le sont moins que moi ! Les vampires mangent de la pizza (!) dansent le swing (!) et ne sont pas ténébreux pour un sou. Quant aux démons, ce n’est guère mieux. Ils sont doux comme des agneaux…

Sinon, pour l’anecdote, j’ai bien aimé que Georgina soit une passionnée de lecture et qu’elle travaille dans une librairie. Alors, Georgina, c’est quand que tu t’inscris sur Livraddict, hein ?!  😀

Aujourd’hui, il fait beau, le soleil me met de bonne humeur donc j’accorde trois étoiles à ce premier tome de Succubus mais objectivement ça n’en mérite que deux voire une seule car c’est vraiment pas terrible. Richelle Mead est capable de faire beaucoup mieux que ça. Au moins, ça me fait une série de moins à lire  (oh, que je suis vilaine avec cette pauvre Richelle !).

Malgré tout, au moins grâce à Tsuki, il n’est plus en train de pioncer dans ma PAL celui-là 

Merci à mon binôme Tsuki !

J’espère que Tsuki aura apprécié plus que moi le liv re que j’avais choisi dans sa PAL :

« Pamphlet pour un vampire » de Sophie Jomain ? 

« Charley Davidson, 2, Deuxième tombe sur la gauche » de Darynda Jones

Editions Milady
Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 394 pages

TeAnnée de parution originale : 2011
Titre VO : Charley Davidson, book 2 : Second Grave on the Left

Genre : Bit-lit

Temps de lecture : 2 jours

Note 

Synopsis

Charley, détective privée et faucheuse, et Cookie, sa meilleure amie/réceptionniste, se lancent à la recherche d’une jeune femme, disparue depuis le meurtre d’une camarade de lycée. Pendant ce temps, Reyes – le fils de Satan ! – est sorti de son corps physique pour hanter Charley afin d’empêcher des démons de s’emparer de la jeune femme et d’accéder au ciel par son biais. Mais Charley pourra-t-elle supporter ses nuits ardentes avec Reyes et ses journées à cent à l’heure sur la piste d’une femme disparue ?

Encore une fois ce n’est pas passé loin du coup de cœur. Mais voilà, si on peut fermer les yeux sur les petits défauts d’un premier tome, on se doit d’être intransigeante avec un second opus. C’est pourquoi, je serai moins indulgente avec cette suite même si … je l’ai adoré !

Beaucoup affirment que ce tome est meilleur que le premier. Au début de ma lecture, je me disais : « Non, grosso modo, ils se valent ». Mais la deuxième partie du roman (très enlevée) m’a fait changer d’avis et finalement je pense que cette suite est un chouia supérieure à son homologue. Grace, notamment, à une meilleure trame générale, une amie de Cookies disparue dans de mystérieuses conditions, Reyes qui reste introuvable lui aussi, alors que des démons le torture sans que Charley puisse intervenir pour sauver son corps physique et comme si cela ne suffisait pas à empêcher notre détective privée de choc de dormir, voilà que des problèmes familiaux lui tombe dessus en plus !

Comme dans le premier tome, l’intrigue de fond s’entremêle aux sous-intrigues et Charley se débat dans plusieurs affaires à la fois (sans oublier les morts qui la sollicitent). Notre belle faucheuse n’a plus une seconde à elle).

D’autant que son beau Reyes lui fait bien des misères. Dans un premier temps, je ne vous cacherais pas, que j’ai été assez perturbée par l’attitude agressive de Reyes, tout comme Charley le confesse elle-même à un moment, je pensais le personnage plutôt « bénéfique ». Alors, autant dire que ce nouveau Reyes (enfin son corps astral puisque son vrai corps est introuvable) qui veut tuer tout le monde et menace Charley à tout bout de champ m’a surprise. En effet, fini les roucoulades dans le petit couple, dorénavant, à chaque fois qu’ils se voient, nos tourtereaux se disputent. Certes, Reyes est un peu plus présent que dans le premier tome (surtout dans les débuts de l’histoire) mais pratiquement à chaque scène il se prend la tête avec Charley (qui d’ailleurs ne se laisse pas faire, non mais !). Mais j’ai quand même eu plaisir à retrouver Reyes, ne croyez pas que le personnage ne me plait plus, non, c’est juste que l’auteure lui fait prendre un virage inattendu, auquel il faut se faire dans les premiers temps de l’intrigue car il est vraiment moins « rassurant » et « gentil » que dans le premier, ce n’est pas pour me déplaire au final mais ça surprend (même notre Charley pense que c’est un enfoiré c’est dire !).

Cela mis à part, on nous en apprend davantage sur Reyes et Charley et leur mythologie commune et c’est très intéressant. Le tome s’obscurcit progressivement jusqu’à proposer une fin très sombre que j’ai beaucoup apprécié.

Le gros point fort de la saga de Darynda Jones, après ses personnages, c’est bien sûr la présence quasi-constante d’un humour ravageur. Et je pense pouvoir affirmer que ce tome est encore plus drolatique que le précédent. Les réparties hilarantes de Charley fusent à tout va et plusieurs scènes et dialogues m’ont fait beaucoup rire :

Le réveil à coups de pantalon de jogging

Le passage sur les plantes vertes de Charley

Le mec mort sous la douche

La rencontre avec le fan-club de Reyes

La présentation des orteils (…)

J’en passe mais il y a de nombreux passages hilarants.

Cela compense le coup de mou que connait l’intrigue vers le milieu du roman. L’histoire de ce second tome exige que Charley et Cookies courent d’un bout à l’autre de l’état et les deux personnages passent énormément de temps en voiture et à interroger des témoins. Ce qui m’a un peu ennuyé au bout d’un moment. D’ailleurs, j’ai trouvé qu’il y avait semble-t-il plus de longueurs que dans le premier tome, c’est dommage. Mais la deuxième partie du roman, excellente, rattrape la petite déception engendrée par la première moitié et la fin du roman est vraiment très réussie.

Si je résume, on a donc :

– des intrigues plus denses et étoffées

– des apports mythologiques non-négligeables au sujet de Charley et de Reyes

– plus d’action, de coups de feu, de course-poursuite et de bobos pour les personnages

– un Reyes qui intervient davantage

– encore plus d’humour et de passages hilarants

– un assombrissement progressif de l’univers

Mais aussi :

– un tome comportant pas mal de longueurs

– un petit passage à vide vers le milieu

– des personnages secondaires moins présents

Néanmoins, globalement, ce tome semble légèrement au-dessus du premier et en ce qui me concerne, j’ai encore passé un moment excellentissime avec Charley.