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Orgueil & Préjugés et Zombies de Seth Grahame-Smith & Jane Austen


2014 Editions Pocket

Française Langue française – 349 pages | Traduit par Laurent Bury – Sortie : 9 Janvier 2014
Temps de lecture : 5 jours

Note **

Synopsis

Pour la famille Bennet, qui compte cinq filles à marier, l’arrivée de deux jeunes et riches célibataires dans le voisinage est une aubaine: enfin, des cœurs à prendre, et des bras supplémentaires pour repousser les zombies qui prolifèrent dans la région ! Mais le sombre Mr Darcy saura-t-il vaincre le mépris d’Elizabeth, et son ardeur au combat ? Les innommables auront-ils raison de l’entraînement des demoiselles Bennet? Les sœurs de Mr Bingley parviendront-elles à le dissuader de déclarer ses sentiments à Jane? Surtout, le chef-d’œuvre de Jane Austen peut-il survivre à une attaque de morts-vivants ?

La sortie de l’adaptation ciné m’a donné envie de lire cette réécriture très décriée sur la blogosphère (et ailleurs) même si, pour être honnête, ni la couverture et encore moins le résumé, ne m’attiraient vraiment.

Les critiques sont assez virulentes envers ce livre. Je le serai un peu moins. Cette réécriture de l’œuvre culte est une pochade, pas très finaude, j’en conviens tout à fait, qui assume sa médiocrité de ton et son mauvais goût et n’a d’autre but que d’amuser. Un texte pour rire qui ne se prend pas au sérieux. Il faut le lire comme tel, et l’on se surprendra à sourire parfois…Car c’est parfois tellement mauvais que c’en est drôle ! Certaines scènes atteignent le comble du ridicule et tous les personnages sont tournés en dérision, au moins une fois au cours de l’intrigue. J’en veux pour preuve le personnage d’Elizabeth Bennet, si éloignée des fondamentaux de l’original, qu’on ne la reconnaît pas du tout. Et ne parlons pas de Lady Catherine de Bourgh, la tueuse émérite de Zombies (!) C’est pour le moins déroutant.

Néanmoins, moi qui m’attendais à détester ce roman, je me suis surprise à trouver cette réécriture assez sympa dans l’ensemble. Pourquoi, vous étonnerez-vous ? Certainement parce que je n’avais aucune attente particulière en le commençant. En fait, je pensais même que ce serait beaucoup plus nul que ça ne l’est en réalité. Certains passages sont amusants, les clins d’œil savoureux. L’humour (potache) naît du décalage entre l’époque victorienne si attachée aux règles de bienséance et le désordre inconvenant qu’y sème ces affreux zombies.
Mais ce qui rachète véritablement ce roman imparfait à mes yeux, c’est son auto-dérision assumée. Il ne se prend pas du tout au sérieux, pas plus que l’auteur. Ce qui rend cette réécriture attachante. On a l’impression de lire un hommage facétieux, irrévérencieux et maladroit.

Pour apprécier ce roman, je crois qu’il faut posséder une bonne dose de recul, de détachement mais SURTOUT énormément de second degré. C’est le meilleur moyen de ne pas être déçue. En ce qui me concerne, bien qu’inconditionnelle de Jane Austen, je ne considère pas cette réécriture comme scandaleuse ou infâmante. J’ai lu des choses bien plus innommables et offensantes envers la littérature (Fifty shades of Grey pour n’en citer qu’un).

On ne peut nier que cette petite farce est divertissante. Un vrai petit plaisir coupable. De plus, sa rédaction part d’une bonne intention : faire connaître l’œuvre aux nouvelles générations.
J’ajouterai que Jane Austen, réputée pour son grand sens de l’humour, aurait sans doute beaucoup ri de cette idée saugrenue de zombies victoriens!

Certes, ça ne vole pas haut, l’auteur se permet de nombreuses libertés avec l’intrigue, et la lecture est un peu ennuyeuse pour qui connaît l’œuvre originale mais, et j’en suis la première surprise : cette histoire de zombies bouffeurs de cervelle m’a permis de me….vider la tête 😉

[Challenge ABC 2012, Littératures de l’imaginaire, Lettre B] « Les Ames croisées » de Pierre Bottero

Editions Le Livre de Poche (Fantasy)

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 411 pages
 
Temps de lecture : 2 jours
Plaisir de lecture  Trés bon mais …
Synopsis 

« Qui veux-tu être, Nawel ? Qui veux-tu vraiment être ? »

Elle le savait désormais.
-Je me nomme Nawel Hélianthas…
Un vœux, un simple choix, possédait-il le pouvoir d’orienter une existence entière ?
– Je sollicite le droit et l’honneur de revêtir…
Un mot, un unique mot pouvait-il devenir une clé ?

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Ce n’est pas péjoratif que de dire que ce roman est du pur Bottero. On y retrouve, en effet, tous les ingrédients qui font, d’ordinaire, le charme des livres de cet auteur tant regretté : un univers fantasy original et très soigné empli de magie et de dangers, de la poésie, de la philosophie et un beau récit d’initiation.  Je dis d’ordinaire, car, pour moi, le charme a moins opéré que d’habitude. S’il est plus adulte que la trilogie du Pacte des Marchombres, ce roman ne m’a pas permis de m’attacher véritablement aux personnages,  Nawel m’a paru moins attachante qu’Ellana ou même qu’Ewilan. Pour tout dire, elle m’a même souvent agacée au fil des pages.

A vrai dire, j’ai accroché seulement à partir de la seconde moitié du roman. Tout ce qui précède m’a semblé long et plat, trop descriptif. Je m’ennuyais un peu. Cependant, soyons honnête, ces longueurs s’expliquent par le fait que ce premier tome a un rôle introductif dans la saga que P. Bottero souhaitait écrire.

La deuxième partie et fin du roman est donc à la fois passionnante et frustrante car hélas, nous n’auront jamais la suite des aventures de Nawel. 

Un joli roman très fréquentable au final dont les quelques petits défauts n’entachent pas le plaisir de lecture proposé (notamment dans sa deuxième moitié). De petits défauts qui, mille fois hélas, encore ne pourront pas être rectifiés dans une suite et c’est à la fois triste et dommage car Les Ames croisées est un roman très prometteur.

[Book club Livraddict du 23 mai] « L’héritage, 1, Eragon » de Christopher Paolini

Editions Bayard (Poche)

Publié en 2007 ~ Langue : Française ~ 679 pages

Temps de lecture : 3 jours

Plaisir de lecture :  Bon mais …

Synopsis

Un garçon…
Un dragon…
Une épopée…

Voilà bien longtemps que le mal règne dans l’Empire de l’Alagaësia… Et puis, un jour, le jeune Eragon découvre au cœur de la forêt une magnifique pierre bleue, étrangement lisse. Fasciné et effrayé, il l’emporte à Carvahall, le village où il vit très simplement avec son oncle et son cousin. Il n’imagine pas alors qu’il s’agit d’une œuf, et qu’un dragon, porteur d’un héritage ancestral, aussi vieux que l’Empire lui-même, va en éclore… Très vite, la vie d’Eragon est bouleversée. Contraint de quitter les siens, il s’engage dans une quête qui le mènera aux confins de l’Alagaësia. Armé de son épée et guidé par les conseils de Brom, le vieux conteur, Eragon va devoir affronter, avec son jeune dragon, les terribles ennemis envoyés par le roi dont la malveillance démoniaque ne connaît aucune limite.
Eragon n’a que quinze ans, mais le destin de l’Empire est désormais entre ses mains ! 

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S’il me fallait résumer mon impression d’ensemble sur Eragon, je dirais que c’est de la fantasy trop propre sur elle et que l’auteur a peur de se salir les mains dans le sang de ses créations d’encre et de mots.

L’intrigue manque d’ambition et de nouveauté. J’ai eu plusieurs fois la sensation d’un recyclage, appliqué et studieux certes, des romans fantasy que C. Paolini a du dévorer dans sa jeunesse. Il y a notamment beaucoup de Tolkien mal digéré  : les sorciers, les elfes, les nains… Ca manque d’audace, de ventre, de sang et de larmes pour captiver le lecteur. C’est trop gentillet.

L’amitié unissant Eragon et Saphira, sa dragonne, n’est pas parvenue à me toucher. Déjà, la dragonne grandit trop vite pour le lecteur s’attache à suivre ses progrès, ensuite parce que le jeune garçon manque de complicité avec sa compagne à écailles. Saphira passe son temps à le charrier d’une manière sarcastique plus qu’amicale et Eragon l’éloigne de lui à tout bout de champs. On les voit assez peu intérargir sauf vers la fin, le reste du temps Saphira lui tient des discours philosophiques brumeux et ampoulés.

Les personnages secondaires sont bien plus intéressants mais la plupart meurent rapidement dans l’histoire ou bien sont sous-exploités comme Broom le conteur que j’ai beaucoup apprécié durant ma lecture.

Le contenu du roman est plein de poncifs. Lorsqu’on a lu un peu de fantasy comme moi, c’est flagrant.

De nombreux passages du livre m’ont semblés très ennuyeux. L’auteur décrivant les paysages traversés ou l’architecture des bâtiments sur 2 ou 3 pages parfois ! D’ailleurs, le rythme général est plutôt lent et une sensation de longueur s’installe assez vite.

En ce qui concerne le style, la jeunesse de l’auteur est prègnante à chaque paragraphe. On sent qu’il s’applique, qu’il veut bien faire mais l’expression reste maladroite. Néanmoins, cela se lit bien et vite.

A l’heure actuelle, je ne suis pas sûre de lire la suite. 

[Challenge ABC 2012, Littératures de l’imaginaire, Lettre S] [Combat d’auteurs] Round 3 : Brandon Sanderson vs David Gemmell – Du 1er au 15 mai 2012 « Fils-des-Brumes, tome 1 : L’Empire ultime » de Brandon Sanderson

Editions Le Livre de Poche (Orbit)

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 906 pages

Temps de lecture : 4 jours

Plaisir de lecture  Excellent !

Synopsis

Les brumes règnent sur la nuit,

Le Seigneur Maître sur le monde.

La jeune Vin ne connait de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de 1000 ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux.
Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un combat sans merci. Car Kelsier, revenu de l’enfer, nourrit un projet fou : renverser l’Empire.

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Le début de ma lecture fut marquée par le doute. J’avais entendu dire (et lu) tellement de bien de cette duologie que n’accrochant guère aux premiers chapitres,  je me suis dit : Aie ! Vais-je être l’une des rares à ne pas tomber sous le charme ?

Là où les conflits et autres discussions politiques ont échoués à retenir mon attention, l’univers fantasy follement savoureux et inédit de Brian Sanderson et de charismatiques et attachants personnages ont finalement triomphés !

Alors certes la toile de fond du roman est plutôt classique pour un roman fantasy mais elle est agencée avec grand talent.

Le rythme alternatif du roman, tour à tour très lent et digressif ou très enlevé, est un peu gênant.  Certains passages sont ennuyeux, d’autres captivants.

Le roman traite énormément de politique et des manoeuvres qui l’accompagnent (un peu trop à ma convenance).

Cela est magnifiquement compensé par les trouvailles géniales de B. Sanderson dont la magie de l’allomancie n’est pas des moindres et qui confère des pouvoirs surprenants à des heros fascinants, Vin et Keilster en tête. J’ai beaucoup aimé faire la connaissance de chacun des personnages du roman et d’avoir l’impression de faire partir de cette bande de voleurs courageux.

Si le début du tome est un peu long, le reste n’est qu’une formidable montée en puissance au fur à mesure que personnages et plans d’attaques se dévoilent jusqu’à une fin qui tient toutes ses promesses. Ni trop rapide, ni trop facile. L’auteur évite intelligemment le tout est bien qui finit bien avec une conclusion qui reste ouverte à l’incertitude et laisse de la place  aux doutes des survivants face à l’avenir du monde.

C’est pourquoi un tome 2 ne sera pas superflu pour en apprendre davantage sur l’univers, la menace qui rode et sur l’ascension au pouvoir du terrible Seigneur . Un tyran que l’auteur a l’astucieuse idée de nous présenter de manière parcellaire : on le découvre progressivement au travers des extraits d’un journal de bord écrit alors qu’il n’était qu’un simple forgeron parti en mission afin de sauver le monde. 

Une pincée d’initiation s’ajoute grâce au personnage de Vin, cette dernière étant en quelque sorte l’avatar d’encre qui permet au lecteur d’entrer dans le monde plein d’imagination de Sanderson. Un monde fantasy médiéval et magique peuplé de créatures angoissantes :  les brumes et les monstres qui s’y cachent, le Seigneur Maitre bien sûr, double Sandersonien de Dark Vador et ses terribles Inquisiteurs aux pouvoirs inhumains (entre autres).

Bref, malgré quelques longueurs éparsesL’Empire Ultime est un excellent roman de fantasy possèdant beaucoup de souffle, d’épisme et d’originalité. Je ne regrette pas de ne pas m’être laissé décourager par un début paresseux tant ce qui suit est d’une qualité rare. Une franche réussite dont j’ai hâte de lire la suite !

[LC] « Rebecca Kean, 3, Potion macabre » de Cassandra O’Donnell

Editions J’ai Lu (Darklight)

Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 479 pages

Temps de lecture : 2 jours 

Plaisir de lecture  Trés bon mais …

Synopsis

Avoir une fille en pleine crise d’ado quand on a 27 ans, ce n’est déjà pas de la tarte, mais quand votre adorable progéniture est une jeune vampire en pleine poussée hormonale, ça devient carrément insupportable. Comme si je n’avais pas assez à faire avec une bande de potioneuses complètement disjonctées qui sèment la pagaille dans toute la région, et la nouvelle guerre qui se profile lentement mais surement à l’horizon…

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L’arrogance et le recours systématique à la violence de Rebecca peuvent agacer, moi, cela me fait rire. J’aime la personnalité rentre-dedans de l’héroïne.

En revanche, les scènes de sexe qui surgissent brusquement en plein milieu de l’intrigue me fatiguent toujours autant. Elles me semblent vraiment superflues. D’autant que l’histoire de ce troisième tome est bonne, rythmée et pleine de rebondissements. J’ai trouvé l’enquête en immersion chez les potionneuses très intéressante et je n’avais pas deviné l’identité du ou des coupables.

Gros bon point également, la découverte du monde des démons. Un univers démoniaque bien construit par l’auteure et plein de trouvailles surprenantes.

Mais ce qui m’a vraiment enchantée dans Potion macabre c’est que ce soient enfin les autres clans surnaturels qui soient mis à l’honneur par l’auteure, notamment les potionneuses, les démons et les changeurs et plus seulement les vampires qui étaient très présents dans les deux premiers tomes.

Côté mecs, Raphaël et le semi-démon de pacotille m’ont vraiment révulsée avec leur machisme à deux balles. Je m’attendais, vu son caractère, à ce que Rebecca offre plus de résistance à leur possessivité insupportable. Bruce m’a manqué tout au long du tome.

Au final, ce tome 3 est une bonne surprise. J’ai l’impression que la saga a trouvé son petit rythme de croisière après un premier tome sympa mais brouillon, un deuxième proposant une intrigue intéressante noyée sous la vie sentimentale de l’héroïne, ce troisième tome est sans doute le plus efficace des trois, sans doute parce qu’il est aussi celui où action, romance et magie sont les mieux dosés. 

[Baby-challenge Livraddict Fantasy] « Le Trône de fer, 1, intégrale » de George R.R. Martin

Editions J’ai Lu

Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 786 pages
Traduit par Jean Sola

Temps de lecture : 2 mois ! 

Plaisir de lecture  Très bon mais …

Synopsis 

Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du royaume des Sept Couronnes. Tandis qu’en son domaine de Winterfell, son fidèle ami le Duc Edward Stark rend paisiblement la justice. Mais un jour, le roi Robert lui rend visite, porteur de sombres nouvelles : le trône est en péril. Stark, qui s’est toujours tenu éloigné des affaires du pouvoir, doit alors abandonner les terres du Nord pour rejoindre la cour et ses intrigues. L’heure est grave, d’autant qu’au-delà du mur qui protège le royaume depuis des siècles, d’étranges créatures rôdent…

Cette chronique ne sera pas détaillée, elle traitera davantage d’une impression d’ensemble. Et pour cause, vu que j’ai mis deux mois à lire ce premier tome, tout n’est pas très frais dans ma mémoire.

La traduction française approximative et le nombre effarant de personnages ont sensiblement compliqués ma lecture. Je n’irai pas jusqu’à dire que je n’ai pas aimé car il y a indéniablement un bon potentiel et une atmosphère réussie, mais force est d’avouer qu’il ne se passe pas grand-chose de concret dans ce début de saga et je me suis retrouvée à bailler plusieurs fois devant mon livre. De plus, je m’attendais à quelque chose de plus « fantasy » justement mais il y a peu d’éléments fantastiques mis en scène dans ce premier tome. Cela reste très « roman de chevalerie », « roman médiéviste » et il est beaucoup question de politique : comment un régicide a permis de s’emparer du trône, que sont devenus les héritiers légitimes dudit trône, comment les cartes du pouvoir ont-elles été redistribuées… et de l’avenir de ce royaume : Faut-il ou non faire la guerre ? Qui sont les ennemis du roi en place ?

Les investigations menées pour découvrir qui a tué l’ancienne main du roi sont intéressantes mais assez peu évoquées au final.

Bref, je me suis ennuyée.

En revanche, j’ai trouvé l’univers de la saga vraiment somptueux, très riche de paysages, de couleurs et de mystère. Malgré une traduction douteuse, le style de R.R Martin est lui aussi très chatoyant. Certains personnages m’ont beaucoup plu également comme Arya, petite fille courageuse et espiègle, et Tyron, le nain au caractère bien trempé et au carquois empli de sarcasmes et d’humour.

Quel dommage dès lors que l’intrigue fasse du surplace dans ce premier tome car les longueurs ont eut raison de mon envie de lire le tome 2. 

[Partenariat] « Le Pacte des immortels, 2, Arrêt de mort » de Eric Nylund

Editions Castelmore

Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 544 pages

Temps de lecture : 2 jours

Plaisir de lecture :  Très bon mais …

Synopsis

Eliot et Fiona doivent triompher des deux dernières épreuves imposées par les dieux s’ils veulent survivre. Comme si c’était leur faute si leur déesse de mère avait choisi d’avoir des enfants avec le prince des Enfers ! Les Infernaux non plus n’ont pas dit leur dernier mot et entendent revendiquer leurs droits sur les faits et gestes des jumeaux… pour déclarer la guerre à leurs adversaires éternels. Eliot et Fiona sauront-ils préserver le pacte de paix entre les dieux et les Infernaux ? Et surtout, parviendront-ils à rester en vie ?

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J’ai adoré. Ce tome est bien meilleur que le premier sur lequel j’avais porté un jugement mitigé.

Exit les longueurs et le manque de repères du premier tome. Même si tout n’est pas révélé pour autant dans cette suite, loin de là,  les bases étant posées, on s’y promène plus sereinement et certaines réponses sont même apportées. D’ailleurs certaines révélations m’ont soufflée !

Cet opus démarre sur les chapeaux de roues et maintient le rythme, offrant rebondissement sur rebondissement. Seule la fin décélère un peu et apporte des petites longueurs mais rien de grave.

Ce second tome nous plonge directement là où le tome 1 s’arrêtait,  sans récapituler la fin du premier tome et j’ai été un peu perdue au début. Moins de blabla, plus de magie, d’action et un tome bien plus sombre et sanglant où les jeunes jumeaux perdent leur innocence et leur naïveté. 

Pour le reste c’est toujours un savant et joyeux mélange entre trouvailles visuelles, jonglage avec les mythes religieux, la mythologie grecque,  les légendes urbaines, et les choses du quotidien. Le tout avec une aisance confondante de la part d’Eric Nylund.

Même les nombreuses notes de bas de pages fictives m’ont moins agacées que dans le tome 1, la plupart du temps, ces notes sont drôles et fantaisistes.

L’évolution des jumeaux Post est fascinante, Fiona s’affirme en guerrière alors qu’elle semblait la plus fragile du duo. L’apprentissage et la maitrise de leurs talents est tout aussi intéressante à suivre. Si Elliot m’agace un peu, il reste attachant malgré ses défauts et Jack en chevalier servant en blouson de cuir est super craquant. Sa manière de voler au secours de Fiona est charmante. Fiona prend davantage d’assurance et capte plus la lumière que son frère ici. J’ai adoré la voir s’affirmer et sortir de l’enfance. Son don magique de même que celui d’Elliot sont davantage mis en œuvre dans ce tome, pour notre plus grand plaisir. 

Les autres (nombreux) personnages du roman, immortels et infernaux confondus, soufflent sans cesse le chaud et le froid et des épreuves toujours plus perverses et dangereuses sont imposées aux jumeaux.

Le style est toujours aussi agréable à lire, le découpage des chapitres nous porte tour à tour aux côtés des jumeaux, des membres de la ligue ou des infernaux comme dans le premier tome.  

Bref, si le premier tome m’avait laissée mitigée, celui-ci m’a scotchée et je suis définitivement convaincue par l’univers créé par Nylund. 

Je remercie très chaleureusement Castelmore et Livraddict pour m’avoir permis de découvrir la suite des aventures des jumeaux Post et de passer un excellent moment de lecture !