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Les choix du Chapelier Fou d’Avril : [Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial Sagas (Avril)] « Une Aventure d’Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l’ombrelle, 3, Sans honte » de Gail Carriger & [Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial PAL (Avril)] « Bloodlines, 1 » de Richelle Mead

Coucou, pour cette nouvelle session du Choix du Chapelier Fou organisé par Arcaalea (pour nous rejoindre c’est sur Facebook que ça se passe ICI, voici les deux livres que le logiciel The Hat m’a tiré au sort (J’ai beaucoup de chance, non ? Encore un magnifique tirage !!!) 

 

[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial Sagas (Avril)] « Une Aventure d’Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l’ombrelle, 3, Sans honte » de Gail Carriger

 

[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial PAL (Avril)] « Bloodlines, 1 » de Richelle Mead 

« Chasseuse de la nuit, 6, D’Outre-tombe » de Jeaniene Frost

Editions Milady (2012)

408 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note 

Synopsis 

Après avoir évité de justesse une guerre mondiale, Cat Crawfiled n’aspire qu’à une chose : un peu de repos auprès de son vampire de mari, Bones. Malheureusement, l’aide fournie par la reine du vaudou de La Nouvelle Orléans a des conséquences et elle doit retourner au combat, cette fois, contre un esprit malin.

Des siècles auparavant, Heinrich Kramer était un chasseur de sorcières. Maintenant, pour Halloween, il prend forme humaine pour torturer des femmes innocentes avant de la brûler vivantes. Cette année, cependant, Cat et Bones sont déterminés à tout risquer pour le renvoyer dans l’autre monde, pour toujours. Mais comment tuer un assassin déjà mort ?

Aussitôt acheté, aussitôt lu. Mon attirance pour cette saga ne se dément décidément pas. Même si le temps passant, et c’est logique, la saga perd un peu en intensité au fil des volumes. 

Succédant à un tome 5 en demie-teinte,  bien que toujours fort divertissant à lire grâce de grands moments Cat/Bones (Ah, la leçon de vol au-dessus du pont, je m’en souviens encore), ce sixième tome n’est pas si mal au final, même si j’ai quelques réserves à formuler sur le traitement languissant de l’intrigue principale.  J’ai trouvé le temps long vers le milieu du roman, les scènes étant un peu répétitives, mais Jeaniene se rattrape en nous offrant un festival de baston comme on aime dans les derniers chapitres. 

Et si le couple Cat/Bones est toujours aussi glamour dans cette sixième aventure, leur complicité n’étant plus à démontrer,  l’auteure met volontairement la romance entre parenthèses pour se concentrer sur l’intrigue paranormale réduisant les moments sexys à une toute petite scène. Malgré cela, ce tome m’a  tout de même plus convaincue que le tome précédent. L’intrigue ectoplasmique est plus intéressante que celle du tome 5 consacrée au vaudou et qui manquait quelque peu d’action.

J’ai aimé que l’on aborde cette fois la mythologie des fantômes. Les spectres prennent le pouvoir dans ce tome et reléguent les vampires et les sorciers vaudous dans l’ombre. Cela apporte un sentiment de renouveau bienvenu. Il y a pas mal d’humour aussi, notamment grâce à Tyler, un nouveau personnage de médium sympa et amusant. Sans oublier son chien Dexter et ses problèmes relationnels avec Helsing, le chat de Cat. 

Pour le reste, on retrouve avec plaisir les ingrédients habituels de la série, de l’action, de la romance et du sang. Le style est toujours aussi agréable, les dialogues enlevés. Du Frost, pur jus, tel que nous l’aimons. 

Après il faut se faire une raison, ça s’essoufle un peu et c’est normal arrivé au tome 6. Il est probable que les meilleurs moments de la série de Jeaniene Frost soient derrière nous. L’auteure ne peut pas nous redonner l’émerveillement de la découverte et l’excitation des débuts. Le léger sentiment d’affadissement est logique. Cependant, si ce n’est plus de haute volée comme c’était le cas pour les quatre premiers tomes, ça reste malgré tout un tome de bonne facture pour un sixième épisode. Je connais bien des sagas qui tiennent beaucoup moins la distance que Chasseuse de la nuit.

[LC] « Rachel Morgan, 3, Sorcière blanche, cœur noir » de Kim Harrison

Editions Milady
Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 600 pages
Année de parution française : 2008
Année de parution originale : 2005
Titre VO : Rachel Morgan, book 03 : Every Which Way But Dead
Genre : Bit-lit
Temps de lecture : 6 jours
Note 
Synopsis
Il n’y pas à Cincinnati de sorcière plus sexy, dure à cuire et tarée que Rachel Morgan. La chasseuse de primes a déjà mis en péril à maintes reprises sa vie amoureuse, et même son âme, pour expédier les créatures de la nuit derrière les barreaux… Et dans le privé, elle fait de son mieux pour repousser les avances de son associée buveuse de sang.
Mais dans le milieu la guerre fait rage, et il est temps pour Rachel de prendre position. D’autant qu’elle a largement contribué à mettre l’ex parrain de la ville sous les verrous non sans avoir passé un accord avec un puissant démon. Accord qui pourrait lui coûter une éternité de souffrances et beaucoup d’autres choses particulièrement dégradantes… Et justement, voici son sombre  » maître  » qui vient chercher sa récompense…

600 pages pour une intrigue qui tient sur quelques lignes, c’est bien trop. Hormis, les affrontements de Rachel avec le démon Aligarept qui, eux, sont intéressants et l’apport de nouveaux personnages comme Ceri ou David, rien de bien transcendant dans ce troisième tome, certes plus sombre et grave mais surtout très laborieux. Les longueurs ont failli me faire abandonner ma lecture.

J’ai éprouvé dès le départ beaucoup de difficulté à ré-entrer dans l’univers de Rachel Morgan. Je ne reconnaissais plus la saga ni l’héroïne qui m’avaient plu dans les tomes précédents. Les premiers chapitres accumulent les défauts de la mauvaise bit-lit avec leur propension marquée à se pencher davantage sur la vie sentimentale de l’héroïne qu’à proposer une histoire attractive.

Le rapprochement avec le vampire Kisten nous est décrit en long en large et en travers. Je ne sais combien de fois dans ce tome Rachel rabâche à quel point Kisten est beau et sexy ! Dire, que ce que j’aimais chez Rachel c’était le fait qu’elle me semblait différente des autres héroïnes de bit-lit qui se laissent fasciner par les vampires ! Loupé !  Ivy, en revanche, m’a semblé plus touchante que précédemment.

La deuxième partie est moins ennuyeuse car Rachel s’y fait malmener par différents adversaires. Néanmoins, on n’échappe toujours pas aux flottements narratifs. Et que dire de Takata ? Ses rencontres avec Rachel n’apportent rien à l’histoire.

Le moment que nous passons dans l’au-delà est plaisant mais bien trop court. J’espère que nous aurons l’occasion de l’explorer davantage.

Jenks et Trent ne sont pas assez présents dans cette troisième aventure. L’humour du premier manque à ce tome qui toussote tout du long, incapable de trouver un bon rythme.

Les deux premiers tomes étaient beaucoup plus divertissants. J’ai vécu la lecture de ce tome comme une corvée et je ne pense pas lire le tome 4 tout de suite. Pas envie…

[Challenge Livra’deux pour pal’Addict, session 2 avec Tsuki] + [Challenge Bit-lit Livraddict] Georgina Kincaid, 1, Succubus Blues, de Richelle Mead

 

Editions Milady

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 512 pages

Année de parution française : 2009
Année de parution originale : 2007
Titre VO : Georgina Kincaid, book 1 : Succubus Blues

Genre : Bit-lit

La saga Georgina Kincaid 

Temps de lecture : 3 jours

Note 

Synopsis

Georgina Kincaid est succube a Seattle. A priori un choix de carrière plutôt sympa : la jeunesse éternelle, l’apparence de son choix, une garde-robe top-niveau et des hommes prêts à tout pour un simple effleurement. Pourtant, sa vie n’est pas si glamour : pas moyen de décrocher un rancard potable sans mettre en péril l’âme de l’heureux élu. Heureusement, elle est libraire, et son travail la passionne! Livres à l’œil, moka blanc à volonté… et la possibilité d’approcher le beau Seth Mortensen, un écrivain irrésistible qu’elle rêve – mais s’interdit – de mettre dans son lit. Mais les fantasmes devront attendre. Quelqu’un s’est mis en tête de jouer les justiciers dans la communauté des anges et démons. Bien malgré elle, Georgina est propulsée au cœur de la tourmente. Et pour une fois, ses sortilèges sexy et sa langue bien pendue ne lui seront d’aucun secours.

En commençant cette nouvelle saga, j’étais taraudée par cette interrogation : allais-je retrouver la Richelle Mead qui m’a séduite et emportée avec Vampire Academy ou bien la Richelle Mead qui m’agace parfois avec son mauvais goût comme dans sa saga Cygne Noir

Au vu de la couverture vulgaire et kitsch, j’avais tendance à craindre le pire. Et vous savez quoi ? Je n’avais pas tort…

C’est de la romance, je savais par conséquent à quoi m’attendre. Par romance, il faut surtout entendre « fricotage » éhonté avec tout ce qui porte un pantalon dft012 

Quel ennui dans les 3/4 du roman ! J’ai beau vouloir me montrer indulgente, c’est un premier tome, il faut laisser le temps à l’auteure de poser les bases, de mettre son univers en place … bla,bla,bla, … tout de même, Richelle Mead aurait pu nous offrir le minimum syndical en terme d’action ! Parce que là, à part voir les hommes tourner autour de Georgina, on n’a rien à se mettre sous la dent ! Même la bataille finale est expédiée à la « va comme j’te pousse ». Foutage de tronche, Mme Mead ! Remboursez la place, on ne voit rien au dernier rang ! 

Georgina n’est pas désagréable comme héroïne, certaines de ses répliques font même mouche, mais la seule chose qui m’intéresse à son propos c’est son passé dans la Gréce antique, à part ça … Hormis avec Roman, ses flirts multiples m’ont laissé de marbre. De plus, selon moi, sa nature fantastique est mal exploitée : elle n’est pratiquement jamais en « mode » succube et ne fait presque pas démonstration de ses talents sauf un peu à la fin.

Ses amis soi-disant « surnaturels » le sont moins que moi ! Les vampires mangent de la pizza (!) dansent le swing (!) et ne sont pas ténébreux pour un sou. Quant aux démons, ce n’est guère mieux. Ils sont doux comme des agneaux…

Sinon, pour l’anecdote, j’ai bien aimé que Georgina soit une passionnée de lecture et qu’elle travaille dans une librairie. Alors, Georgina, c’est quand que tu t’inscris sur Livraddict, hein ?!  😀

Aujourd’hui, il fait beau, le soleil me met de bonne humeur donc j’accorde trois étoiles à ce premier tome de Succubus mais objectivement ça n’en mérite que deux voire une seule car c’est vraiment pas terrible. Richelle Mead est capable de faire beaucoup mieux que ça. Au moins, ça me fait une série de moins à lire  (oh, que je suis vilaine avec cette pauvre Richelle !).

Malgré tout, au moins grâce à Tsuki, il n’est plus en train de pioncer dans ma PAL celui-là 

Merci à mon binôme Tsuki !

J’espère que Tsuki aura apprécié plus que moi le liv re que j’avais choisi dans sa PAL :

« Pamphlet pour un vampire » de Sophie Jomain ? 

« Charley Davidson, 2, Deuxième tombe sur la gauche » de Darynda Jones

Editions Milady
Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 394 pages

TeAnnée de parution originale : 2011
Titre VO : Charley Davidson, book 2 : Second Grave on the Left

Genre : Bit-lit

Temps de lecture : 2 jours

Note 

Synopsis

Charley, détective privée et faucheuse, et Cookie, sa meilleure amie/réceptionniste, se lancent à la recherche d’une jeune femme, disparue depuis le meurtre d’une camarade de lycée. Pendant ce temps, Reyes – le fils de Satan ! – est sorti de son corps physique pour hanter Charley afin d’empêcher des démons de s’emparer de la jeune femme et d’accéder au ciel par son biais. Mais Charley pourra-t-elle supporter ses nuits ardentes avec Reyes et ses journées à cent à l’heure sur la piste d’une femme disparue ?

Encore une fois ce n’est pas passé loin du coup de cœur. Mais voilà, si on peut fermer les yeux sur les petits défauts d’un premier tome, on se doit d’être intransigeante avec un second opus. C’est pourquoi, je serai moins indulgente avec cette suite même si … je l’ai adoré !

Beaucoup affirment que ce tome est meilleur que le premier. Au début de ma lecture, je me disais : « Non, grosso modo, ils se valent ». Mais la deuxième partie du roman (très enlevée) m’a fait changer d’avis et finalement je pense que cette suite est un chouia supérieure à son homologue. Grace, notamment, à une meilleure trame générale, une amie de Cookies disparue dans de mystérieuses conditions, Reyes qui reste introuvable lui aussi, alors que des démons le torture sans que Charley puisse intervenir pour sauver son corps physique et comme si cela ne suffisait pas à empêcher notre détective privée de choc de dormir, voilà que des problèmes familiaux lui tombe dessus en plus !

Comme dans le premier tome, l’intrigue de fond s’entremêle aux sous-intrigues et Charley se débat dans plusieurs affaires à la fois (sans oublier les morts qui la sollicitent). Notre belle faucheuse n’a plus une seconde à elle).

D’autant que son beau Reyes lui fait bien des misères. Dans un premier temps, je ne vous cacherais pas, que j’ai été assez perturbée par l’attitude agressive de Reyes, tout comme Charley le confesse elle-même à un moment, je pensais le personnage plutôt « bénéfique ». Alors, autant dire que ce nouveau Reyes (enfin son corps astral puisque son vrai corps est introuvable) qui veut tuer tout le monde et menace Charley à tout bout de champ m’a surprise. En effet, fini les roucoulades dans le petit couple, dorénavant, à chaque fois qu’ils se voient, nos tourtereaux se disputent. Certes, Reyes est un peu plus présent que dans le premier tome (surtout dans les débuts de l’histoire) mais pratiquement à chaque scène il se prend la tête avec Charley (qui d’ailleurs ne se laisse pas faire, non mais !). Mais j’ai quand même eu plaisir à retrouver Reyes, ne croyez pas que le personnage ne me plait plus, non, c’est juste que l’auteure lui fait prendre un virage inattendu, auquel il faut se faire dans les premiers temps de l’intrigue car il est vraiment moins « rassurant » et « gentil » que dans le premier, ce n’est pas pour me déplaire au final mais ça surprend (même notre Charley pense que c’est un enfoiré c’est dire !).

Cela mis à part, on nous en apprend davantage sur Reyes et Charley et leur mythologie commune et c’est très intéressant. Le tome s’obscurcit progressivement jusqu’à proposer une fin très sombre que j’ai beaucoup apprécié.

Le gros point fort de la saga de Darynda Jones, après ses personnages, c’est bien sûr la présence quasi-constante d’un humour ravageur. Et je pense pouvoir affirmer que ce tome est encore plus drolatique que le précédent. Les réparties hilarantes de Charley fusent à tout va et plusieurs scènes et dialogues m’ont fait beaucoup rire :

Le réveil à coups de pantalon de jogging

Le passage sur les plantes vertes de Charley

Le mec mort sous la douche

La rencontre avec le fan-club de Reyes

La présentation des orteils (…)

J’en passe mais il y a de nombreux passages hilarants.

Cela compense le coup de mou que connait l’intrigue vers le milieu du roman. L’histoire de ce second tome exige que Charley et Cookies courent d’un bout à l’autre de l’état et les deux personnages passent énormément de temps en voiture et à interroger des témoins. Ce qui m’a un peu ennuyé au bout d’un moment. D’ailleurs, j’ai trouvé qu’il y avait semble-t-il plus de longueurs que dans le premier tome, c’est dommage. Mais la deuxième partie du roman, excellente, rattrape la petite déception engendrée par la première moitié et la fin du roman est vraiment très réussie.

Si je résume, on a donc :

– des intrigues plus denses et étoffées

– des apports mythologiques non-négligeables au sujet de Charley et de Reyes

– plus d’action, de coups de feu, de course-poursuite et de bobos pour les personnages

– un Reyes qui intervient davantage

– encore plus d’humour et de passages hilarants

– un assombrissement progressif de l’univers

Mais aussi :

– un tome comportant pas mal de longueurs

– un petit passage à vide vers le milieu

– des personnages secondaires moins présents

Néanmoins, globalement, ce tome semble légèrement au-dessus du premier et en ce qui me concerne, j’ai encore passé un moment excellentissime avec Charley. 

[Challenge ABC 2012, Littératures de l’imaginaire, Lettre U] « Une Aventure d’Alexia Tarabotti, 2, Sans forme » de Gail Carriger

Editions Orbit

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 319 pages

Temps de lecture : 1 jour et demi 

Plaisir de lecture  Excellent 

Synopsis 

Miss Alexia Tarabotti est devenue Lady Alexia Woolsey. Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

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J’avais fortement apprécié « Sans âme » le premier tome de la saga, tombant sous le charme de l’univers surnaturel mis en place de manière talentueuse par Gail Carriger, des personnages, Alexia, Connall et Lord Akelmada en tête, et de l’humour prèsent tout au long du récit. Cependant, j’avais émis quelques réserves quant à l’intrigue globale que je trouvais par trop prévisible.

Bonne nouvelle :  ce second tome est encore meilleur que le premier ! 

Prévisible, ce deuxième volet l’est beaucoup moins (à quelques exceptions près). «Sans forme » est beaucoup plus drôle (ah ! le voyage en dirigeable ! Un grand moment !) et rythmé que le premier tome.

Il possède également une intrigue plus recherchée qui réussit à conserver son mystère et son suspense presque jusqu’à la fin et qui m’a fait passer un très bon moment de lecture qui fait songer, de par son ambiance, à Sherlock Holmes ou aux romans feuilletons français du 19ième tels Rouletabille de Gaston Leroux ou bien encore aux nouvelles fantastiques de Théophile Gautier. Cela donne un délicieux charme suranné aux aventures trépidantes d’Alexia et de sa clique d’hurlurberlus.

Alexia, parlons-en, elle est toujours aussi inénarrable et piquante. Sa relation tumultueuse avec Lord Maccon ne s’étiole pas avec le mariage (ce que je craignais un peu). Leurs échanges verbaux sont toujours aussi hilarants et coquins.  Les dialogues qui surviennent entre tous ces personnages assez délirants m’ont fait beaucoup rire.

Ivy prend de l’importance dans l’histoire (de même que ses horribles chapeaux) et son béguin interdit pour un des porte-clefs de Lord Maccon est un des ressorts comiques les plus efficaces de cette suite. J’ai adoré cette sous-intrigue sentimentale. Lord Akelmada est toujours l’un des personnages que je chéris le plus avec Alexia et Ivy. Et un nouveau personnage : Mme Dufoux, la modiste française (et bien plus encore mais chut !) avec ses allures de garçonne libérée apporte une touche de soufre supplémentaire à l’ensemble (qui déjà n’en manque pas à la base) et m’a beaucoup plu également. J’espère la retrouver à l’avenir.

Nous avons de plus le plaisir d’en découvrir davantage sur le passé de Connall et notamment sur son ancienne meute.

L’écriture est toujours aussi soignée de la part de Gail Carriger et cette dernière maitrise à la perfection son univers paraustenien.

Je m’attendais un peu à la fin mais je n’avais pas anticipé tous les évenements et j’avoue qu’elle me donne envie de lire très vite le tome 3.

Un must de la littérature parausteniene actuelle.

Bref, un excellent moment de lecture et de détente.

[LC] « Rachel Morgan, 2, Le bon, la brute et le mort-vivant » de Kim Harrison

Editions Milady

Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 576 pages

Temps de lecture : 2 jours

Plaisir de lecture    Excellent 

Synopsis 

Rachel Morgan est sexy, indépendante… et sorcière ! Elle gagne sa vie comme chasseuse de primes dans les allées sombres du Cloaque, la banlieue glauque de Cincinnati, et y débusque les créatures de la nuit qui enfreignent les lois. Les vamps et les garous ne lui font pas peur, et elle peut même s’en tirer contre un ou deux démons. Sa mission se complique quand un mystérieux tueur en série se met à semer des cadavres sur son passage. Et pas n’importe quels cadavres : des spécialistes de la plus redoutable des magies noires… Affronter un mal ancien et implacable n’est pas un jeu d’enfant, et cette fois, Rachel aura de la chance si elle s’en tire sans y laisser sa peau… ou son âme.

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A la différence du premier tome, Le bon, la brute et le mort-vivant (titre très amusant soit dit en passant) commence sur les chapeaux de roues et relâche rarement l’accélérateur pour notre plus grande satisfaction. En cela, on peut dire qu’il est légèrement supérieur au premier tome déjà très appréciable. 

Seul nuage à l’horizon, la relation Rachel/Ivy, très compliquée, me parait bien trop présente dans l’intrigue. Ce jeu du chat et de la souris version vampire/sorcière est un peu lassant (selon certaines sources cela va être de pire en pire dans les tomes suivants, autant dire que je n’ai pas fini de râler…).

Néanmoins, j’apprècie tout de même le personnage d’Ivy et je l’ai beaucoup plains dans ce tome où elle en voit des vertes et des pas mûres. Rachel aussi a suscité chez moi un grand élan compassionnel, vu qu’il ne lui arrive que des misères, la pauvre. Elle finit chaque aventure dans un état lamentable. Mais elle ne lâche rien car Rachel c’est vraiment une dure à cuire 🙂 

Dans ce tome très riche en événements, Rachel navigue entre le monde des sorciers et celui des vampires. Elle combat sur plusieurs fronts à la fois et affronte plusieurs ennemis (ou amis) qui veulent sa mort, enquête sur un serial killer sadique, essaie de faire tomber le caïd de la ville,  échappe à la convoitise d’un redoutable démon et de vampires concupiscents et assoifés (Ivy et Kist en tête), retourne à l’école où l’attend un méchant professeur qui lui donne un tas de devoirs compliqués à faire, se familiarise avec une magie plus sombre  mais rencontre également des dangers plus prosaïques : s’occuper d’un poisson, trouver de l’argent pour payer son loyer, découvrir ce que son père lui a caché et … présenter son petit ami à sa mère (un peu étrange la maman d’ailleurs). J’aime bien cette alternance  entre les problèmes surnaturels (souvent sanglants et mortels) que Rachel doit régler grâce à ses pouvoirs et les tâches du quotidien qu’elle doit (encore) trouver le temps d’accomplir entre deux bastons surnaturelles ou deux chaudrons de potion. C’est ce qui fait d’elle une héroïne attachante et une sorcière moderne (et une fille) presque comme les autres. L’univers reste crédible grâce aussi à cela

Ce qui est aussi très intéressant dans cette suite c’est de voir notre sorcière basculer de plus en plus du côté obscur de la force euh de la magie 😉 et de ce fait toute l’histoire prend un tournant passionnant vu que Rachel conclut un pacte démoniaque avec un redoutable adversaire (cela promet un bon tome 3 !).

Rachel m’est vraiment sympathique même si je la trouve parfois un peu trop tête brûlée. Qu’importe le danger, elle fonce dans le tas d’une manière irraisonnée dès qu’il s’agit de ses amis (surtout si c’est Ivy). Comme dans le tome 1, Jenks m’a fait beaucoup sourire et Nick m’intrigue beaucoup avec son attitude désinvolte envers la magie noire. Quant à Glenn fait une entrée remarquée dans l’univers de la série et j’apprécie de plus en plus le personnage trouble et troublant de Trent   (Rachel aussi apparemment vu qu’ils se rapprochent un peu tous les deux dans ce tome). 

J’ai encore passé un excellent moment de divertissement avec ce second tome et vous ?