Catégorie: Jeunesse

« Miss Zombie, détective décharnée » de Delphine Dumouchel et Lou Ardan

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Française Langue française – 162 pages – Sortie : 8 Octobre 2016

Note  3étoilesbon Bon

Synopsis

Zombie, ça peut être le pied, sauf si on le perd.
Alors imaginez, si la seule personne capable de maintenir ces non-morts suffisamment entiers disparaît, c’est la loose assurée !
Une seule solution : enquêter !
Missy et Carole vont braver les interdits et se lancer à corps perdu dans une aventure pleine de surprises. L’une est passionnée par les romans policiers, l’autre rencontre un souci oculaire qui risque de lui coûter le titre de reine du bal tant convoité.
Un duo de choc pour une affaire brûlante !

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Une comédie jeunesse fantastique dés(os)pilante !

Le jeu de mot est facile mais reflète bien le ton drôle et enlevé de cette comédie policière pour ados. De l’humour, du mystère, de l’action, de l’émotion, tous les ingrédients réunis composent un cocktail détonnant pour cette lecture agréable et divertissante.

J’ai trouvé nos enquêtrices de choc très attachantes, car si Missy et Carole possèdent chacune sa propre personnalité dans le duo, chacune réussit à se démarquer efficacement de sa partenaire au sein du tandem ; tout en restant complémentaire de son acolyte. L’alchimie fonctionne à merveille entre les deux héroïnes qui se renvoient la « balle » avec aisance dans d’excellentes joutes oratoires et autres chamailleries jubilatoires grâce à des dialogues hauts en couleur, regorgeant de trouvailles stylistiques et de métaphores percutantes.

Alors, certes, l’intrigue policière proposée reste assez basique (c’est du jeunesse, ne l’oublions pas) mais elle est rondement menée et sa résolution étonne.

L’univers « zombiesque » mis en place est crédible et inventif (l’idée d’un institut pour zombies avec son règlement et ses codes de conduite est une excellente idée de l’auteureDelphine Dumouchel ).

Cerise sur le fémur (si je puis dire) : les illustrations de Lou Ardan sont très vivantes (un comble pour une histoire de zombies) et ponctuent le roman de manière très sympathique.

Seul (petit) bémol : les petites touches d’humour prout-prout peu pertinentes et dispensables (ah ! les fameuses flatulences des zombies) qui m’ont un peu dérangé, je le confesse, à mon sens, elles n’apportent rien au récit et, au contraire, nuisent à l’humour de Delphine Dumouchel (souvent noir et délicieusement sarcastique) présent tout au long de l’histoire.

Hormis cette légère réserve, j’ai passé un agréable moment de lecture avec ce bon divertissement dont on espère vite une suite !

[LC] «Love Letters to the Dead» d’Ava Dellaira

2014 Editions Michel Lafon

Langue française – 319 pages – Sortie : 7 Mai 2014
Temps de lecture : 3 jours
Note4étoiles-trèsbonmais
Synopsis

Au commencement, c’était un simple devoir. Ecrire une lettre à un mort.
Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Très vite, le carnet de Laurel se remplit
de lettres où elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses
nouveaux amis, de son premier amour… Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est réellement passé, la nuit où May est décédée. Love letters to the dead est une lettre d’amour à la vie.

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Prétexte pour Laurel à se raconter, et surtout à raconter sa propre histoire (notamment le drame qui a touché sa famille de plein fouet six mois plus tôt), l’argument principal de ce roman : écrire des lettres à des personnes célèbres décédées, devient très vite une démarche artificielle, un mécanisme assez lourd.
Et pour être franche, je pense même que j’aurais préféré qu’Ava Dellaira s’abstienne d’utiliser cet artifice, pour nous narrer l’histoire de Laurel. Une histoire suffisamment forte et émouvante pour exister par elle-même, sans toutes ces fioritures inutiles.

Si j’ai beaucoup aimé Lauren, j’ai éprouvé des difficultés avec les personnages d’Hannah et de Natalie. Elles représentent l’archétype de la gamine délurée, dévergondée et superficielle que l’on retrouve, en règle générale, dans les romans jeunesse. Joints, beuveries, coucheries à seulement quinze ans ! Elles m’ont parfois agacée et je trouve qu’elles sont caricaturales. Je n’aimais pas que Laurel soit à ce point sensible à leur mauvaise influence et leur obéisse comme un bon petit chien, alors qu’elles l’entraine sur une pente dangereuse.

L’aspect : « l’émancipation s’obtient par les clopes, l’alcool, le sexe et la drogue et pour être considérée comme cool et être populaire, il faut se comporter comme une fille légère » m’a dérangé. C’est tout de même un roman jeunesse !

Le culte de Laurel pour May est assez incompréhensible (et énervant). J’aurais aimé que Laurel se rebiffe, fasse preuve de plus de caractère. Je la trouve trop passive et trop faible. Elle pleure un peu trop à mon goût, j’avais envie de la voir se rebeller, agir, faire quelque chose car pour moi le personnage subit trop !
Cela m’a agacé. Au delà de cela, Laurel est une jeune héroïne qui a su vraiment me toucher, par ses mots, par sa vie.

L’écriture en elle-même n’est pas extraordinaire, elle est même plutôt  quelconque, en vérité. Néanmoins, et c’est une chose à laquelle je ne m’attendais pas en ouvrant ce roman, il n’est pas rare de tomber au détour d’une phrase banale sur un véritable petit morceau de poésie pure, une perle qui vous décoche une flèche émotionnelle  en plein coeur.

J’ai connu un petit passage à vide aux alentours des 150 pages, je trouvais que cela tournait en rond, Laurel, ses copines, le lycée, les fêtes, Sky. Mais ensuite cela repart à la hausse et je n’ai plus réussi à refermer le bouquin jusqu’à la fin.

Certes, ce roman n’a rien de follement original ni de révolutionnaire, mais il possède un je ne sais quoi qui a su me toucher, un charme, une indéniable justesse, une simplicité, bref : cette humanité, qui rend certaines œuvres universelles, et les romans, attachants.

[LCD7] « Gone, 1 » de Michael Grant

Editions Pocket (Jeunesse) (2012)

665 pages | Traduit par Julie Lafon

Temps de lecture : 3 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

Imaginez. En plein cours d’histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup… plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu’il n’y a plus aucun adulte. Comme s’ils s’étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser.Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d’euphorie, les enfants doivent maintenant s’organiser pour survivre. Qui va s’occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l’un des responsables de l’organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d’autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres.

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J’ai éprouvé des difficultés à lire ce premier tome.  J’ai peiné à entrer dedans et à m’attacher aux personnages mais surtout à le finir. Même si la deuxième moitié monte un peu en puissance et se révèle un peu plus rythmée, l’ensemble alterne entre passages ennuyeux et moments passionnants. Le début est plat et le roman en général comporte bien des longueurs.

En dehors des problèmes de rythme, existe aussi un souci avec les codes narratifs du roman qui ont déjà été utilisés ailleurs dans la littérature notamment dans la catégorie jeunesse. Mais pas seulement car Gone m’a  ENORMEMENT fait songer à l’intrigue de Dôme de Stephen King dont les trames se ressemblent de manière troublante.

Il fait également BEAUCOUP penser au roman Sa Majesté des Mouches, Gone en est pour moi une variation moderne et science-fictionnelle. Ajoutons à cela qu’il ressemble à l’improbable croisement entre X-Men et une aventure du Club des Cinq d’Enid Blyton qui tournerait au cauchemar et vous aurez un aperçu de l’atmosphère de ce roman jeunesse au ton étonnamment sombre du reste car certaines scènes sont très dures, il y a beaucoup de morts dont parfois des meurtres et les valeurs véhiculées par l’histoire sont loin de celles de Bisounours. Les armes à feu imposent leur loi, la loi du plus fort et du chacun pour soi. Ici, il faut manger avant d’être mangé. Anxiogène par bien des aspects et porteur d’un climat de claustrophobie latent, Gone est d’une noirceur inattendue et surprenante.

J’ai aimé le traitement des personnages. Aussi bien les rapports complexes qu’ils entretiennent entre eux que leurs personnalités respectives, ni héros, ni pétris de valeurs morales à l’excès, leurs défauts (ils pensent surtout a sauver leur peau pendant une partie du bouquin) les rendent intéressants à suivre. Individualistes au départ de l’histoire, ils subiront une vraie évolution, et devront apprendre à s’entraider, à déléguer et à faire confiance aux autres afin d’œuvre non plus pour eux-mêmes mais pour le bien de la communauté.

Sinon j’aurai aimé que Sam fisse montre de plus de caractère (il se rattrape à la fin du roman mais bon…), Quinn, quant à lui est à baffer, et Astrid ressemble beaucoup à Hermione. Edilio est sympa mais peu mis en avant, son personnage parait trop effacé. Les « méchants » sont un peu caricaturaux à mon goût, c’est dommage. D’autant que leurs psychés sont développés de manière expéditive, les personnages ne sont pas assez creusés.

Le fond fantastico/SF est peut-être un peu « léger » pour un tome introductif. J’aurai aimé qu’il soit davantage présent. Les mutations humaines et animales sont des éléments « déjà vu » et traités de manière assez classique dans ce premier opus. Le propos manque d’originalité.

Quant à l’explication de la survenue de la Zone, je l’ai trouvé peu claire et vite expédiée par l’auteur, j’attends plus d’explications dans le prochain tome.

Disons pour conclure que sans être mauvais, Gone dans son ensemble et à l’exception de quelques chapitres notamment ceux situés vers la fin ne m’a pas captivée autant que je l’aurai souhaité. Je pense tout de même laisser une chance à la saga de me convaincre en lisant le tome 2.

Les autres participants :

*isa1977
*Benjamin59
*mademoizellebreizh
*SnowWhite
*Azariel87
*Bouquinons
*Ninouche2109  (n’écrira pas de chronique)
*(Dex)
*clédesol
*CherryB
*dorothzz
*lamiss59283
*Alison Mossharty
*Galleane

Lecture commune découverte

« Kaleb, 2, Abigail » de Myra Eljundir

 

Editions Robert Laffont (R) (2013)

319 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note : Le début 3étoilesbon et le reste 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis 

Magnétique et sensuelle, Abigail est l’arme la plus redoutable du réseau SENTINEL.
La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l’extase.
Inutile de lutter : l’attraction qu’elle suscite est irrésistible.
Même si faire l’amour avec elle, c’est s’unir à la mort.

Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l’empreinte du Mal.
Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l’empathe l’attire comme un aimant.
Au terme d’un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir.
Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?

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Tout comme pour New Victoria de Lia Habel, le premier tome de la saga de Myra Eljundir avait été un IMMENSE coup de coeur. C’est un euphémisme de dire que j’attendais impatiemment de lire la suite. C’est désormais chose faite. A peine était-il entré dans ma PAL que je me jetais sur ce tome 2. Alors ? Verdict ?

En lisant la première partie, je me disais « Aïe ! Cela commence mal, si tout le roman est ainsi, Il sera nettement moins bon que le premier tome ! ».

Oui, au départ, je ne retrouvais pas vraiment ce qui m’avait fait vibrer dans le premier. La plupart des avis s’accordant à dire que ce tome 2 était encore meilleur que le précédent, autant dire que  je me posais des questions !

Alors, c’est vrai que la première partie est bof et que ce second tome est moins bon dans l’ensemble que le premier. Un peu moins prenant parfois, sans doute parce que beaucoup de réponses ont été donnés déjà dans le tome 1.  Les flashs back concernant les jumeaux Armstrong sont trop rares. C’est dommage car c’était l’un des aspects les plus passionnants du tome un.

Cette suite semble écrite avec moins de soin, plusieurs phrases sont bancales, le style trop familier (et j’ai même repéré une ou de fautes d’orthographe).

La question que je me pose est la suivante : cette suite n’est-elle pas sortie trop rapidement par rapport au premier tome ? N’aurait-il pas fallu peut-être que l’auteure prenne plus de temps pour peaufiner l’écriture et la fluidité de l’ensemble quitte à faire attendre un peu plus les lecteurs ? Pour ma part, je pense que oui et j’espère que le tome 3 sera plus soigné et mieux écrit que celui-ci certes très sympa à lire mais un peu brouillon quand même. Par rapport au précédent, la vulgarité se justifie moins, son utilisation semblait plus maitrisée par l’auteure dans Kaleb. Les dialogues avec Abigail m’ont plus d’une fois semblés puérils. On dirait deux gamins qui se chamaillent dans une cour d’école !

Du point de vue de l’intrigue, Kaleb II utilise quand même des ficelles grossières et je n’ai pu m’empêcher de tiquer sur plusieurs choses notamment les apparitions de l’homme en noir qui sont grotesque, (David à l’air d’un hystérique) mais aussi la toute dernière révélation du roman, qui est amenée de manière maladroite à mon sens, un vrai cheveu sur la soupe. C’es une sorte de cliffhanger forcé pour nous donner envie d’acheter le 3. Il y a aussi de nombreuses scènes qui ne fonctionnent pas à cause de ce recours quasi-permanent à des raccourcis scénaristiques trop ENORMES ! Néamoins ; l’auteure s’y entend pour nous mener sans cesse en bateau dans cet épisode deux. Myra Eljundir pratique l’art du renversement avec aisance. J’ai souvent été bousculée dans mes certitudes au cours de cette lecture et j’avoue que je n’ai pas vu venir certains rebondissements.

Bref, si on prend plaisir à découvrir cette suite, on tourne les pages moins avidement et il faut attendre un bon quart de livre pour retrouver notre tête à claque adorée. J’ai en effet trouvé Kaleb bien assagi et geignard dans les premiers chapitres. Heureusement, il se reprend vite et redevient le « petit con » que nous adorons détester et qui en même temps, sait, on ne sait comment, parvient à nous toucher et nous attendrir même s’il se comporte comme un vrai salaud.

L’intrigue se concentre sur le général et Abigail. Le but de la manœuvre étant d’en apprendre plus sur ces deux personnages et leurs motivations cachées. Dans cette suite, Kaleb doit partager l’affiche avec d’autres personnages plus ou moins secondaires et cela se révèle très intéressant. Et cela ne l’empêche pas d’être finalement celui dont on parle le plus dans cet opus, voilà qui ne va pas arranger son égo 😉

Ce qui empêche Kaleb II de sombrer sous le poids de ses défauts, c’est d’abord et surtout le fait que l’auteure ose garder le cap du politiquement incorrect sans céder à la pression des critiques négatives sur le tome un. Elle persiste, à l’instar du premier, à se complaire avec enthousiasme  dans l’immoralité de son propos. L’ambivalence des personnages étant ici on ne peut plus assumée. Ni bons, ni mauvais, on ne sait jamais à quoi s’attendre avec Kaleb et Abigail, capables du pire comme parfois du meilleur, et ma foi c’est bien réjouissant.

Le tout se déroule dans une atmosphère sombre et violente. Loin des bisounours. Après une première partie un peu trop édulcorée à mon goût,  les trois parties suivantes renouent enfin avec l’ambiance immorale du premier. Ces parties sont riches en surprises et en révélations inattendues.  

J’aime vraiment beaucoup la complexité relations qu’entretiennent tous les personnages du roman, haine, amour, passion.

J’ai pris plaisir à voyager de l’Irlande à l’Islande, pays que l’auteure nous décrit très agréablement avec moult détails. Et surtout j’ai beaucoup apprécié le fait de rencontrer d’autres EDV et de découvrir leurs pouvoirs si différents de celui de l’Empathe ou de la Succube. C’était rafraichissant de faire leur connaissance et je suis curieuse d’en apprendre davantage sur eux, d’autant que l’auteure laisse entendre clairement qu’on les retrouvera dans le prochain tome, puisque Kaleb va les enrôler dans son armée.

Ce que j’aime avec cette saga, c’est qu’elle étouffante de noirceur et qu’au bout du compte aucune rédemption ne semble possible, à moins que … Le tome 3 apportera peut-être de la lumière au bout du tunnel.

Alors, certes, tout ne fonctionne pas dans ce deuxième tome, mais cela reste l’une des sagas les plus excitantes du moment.

[Partenariat] « Opprimés, 1, Les Enfants des Dieux » de Jessica Therrien

Editions Milan (Macadam) (2013)

318 pages | Traduit par Emmanuelle Pingault

Titre original : Oppression (2012)

Jeunesse, Fantastique, 

Temps de lecture : 1 journée

Note 3étoilesbon

Synopsis 

Une fille, une prophétie, un destin, et le sort de tout un peuple entre ses mains ! 
Elyse a deux secrets. Le premier : elle vieillit cinq fois moins vite que la moyenne, et paraît donc avoir 18 ans alors que c’est une octogénaire. Le second : elle a un pouvoir de guérison. Pour Elyse, cela ne la rend pas extraordinaire. Mais ces secrets rendent sa vie périlleuse. Après la mort de ses parents, elle fait attention à protéger ses secrets. Une seule personne au monde connaît son âge et ses capacités : Betsy, sa mère adoptive. La mort de Betsy la pousse à déménager à San Francisco afin de se cacher des curieux. Elle rencontre alors William, un beau jeune homme qui lui révèle qu’elle n’est pas la seule à garder ce genre de secrets. Il a, lui, le pouvoir de persuasion par exemple. Il existe plein de ces « descendants », qui viennent des lignées de dieux grecs. Et les descendants ont les pouvoirsassociés à leur ancêtre… Tous attendent Elyse, car elle possède le plus précieux et le plus désiré de tous les pouvoirs…

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Un immense merci aux Editions Milan et au site communautaire Livraddict pour m’avoir accordé leur confiance. J’avais très envie de lire ce livre, attirée en premier lieu par sa jolie couverture mystérieuse mais aussi par son résumé qui promettait un roman à l’univers mythologique comme je les aime.

J’apprécie particulièrement Les Editions Milan qui publie de la bonne littérature jeunesse grâce à leur collection Macadam. Syrli par exemple était vraiment excellent de même que la saga fantastico-jeunesse Rouge rubis de Kerstin Gier que j’ai adoré. C’est la première fois que j’opère un partenariat avec Milan et  j’espère que ce ne sera pas la dernière ;). 

Voyons un peu ce que j’ai pensé de ce premier tome de la saga des Enfants des Dieux de J. Therrien. 

Si en lisant le quatrième de couverture, j’ai immédiatement songé à la saga Le Pacte des Immortels d’Eric Nylund (dont j’ai lu et beaucoup aimé les deux premiers tomes),  ma lecture m’a par la suite démontré que je me trompais et que les références sont davantage à piocher du côté de Percy Jackson de Rick Riordan et dans une certaine mesure d’Harry Potter. Même si ici le style n’est pas humoristique mais davantage jeunesse et qu’il existe une réelle volonté de réinterprétation des mythes antiques sous l’angle humain et réaliste. En gros, les dieux grecs n’étaient pas des dieux mais des êtres dotés d’un pouvoir. Un don magique (dont certains sont plutôt funs et amusants, je dois l’avouer) qui est reçu en héritage par leurs Descendants.

Voilà pour le contexte du roman.

Mais Opprimés est hélas bien inférieur aux autres titres de la collection Macadam, d’abord, il met du temps à démarrer, ensuite l’héroïne n’a pas de caractère. Elle se laisse entrainer un peu facilement. Elle dit Amen à tout surtout si cela vient de William. Une vraie girouette qui pleure sans cesse et se ronge beaucoup les ongles (un hommage à Bella Swan qui passe son temps à se mordre les lèvres ?). Pour quelqu’un qui a vécu plus de deux cents ans, elle manque singulièrement de maturité et parait bien niaise et naïve.

La relation amoureuse d’Elyse et de William est très guimauve. A peine se rencontrent-ils qu’ils envisagent déjà de se marier et d’avoir des enfants (!) Euh, c’est pas un peu rapide aprés seulement 2 ou 3 jours ? Elle passe son temps à nous dire combien Will est « trop beau et trop sexy», à nous décrire ses lèvres, ses yeux, sa peau, ses cheveux et même ses sourcils et le creux de son coude… (!) à grands renforts de métaphores sucrées comme des barbes à papa. A un moment donné, c’est bon, le lecteur a compris, hein ! Pas la peine de nous le répéter toutes les dix pages ! On dirait Bella parlant d’Edward dans Twilight (non, en fait Elyse est pire encore !). Et bien sûr ce sont des âmes soeurs…blablabla, et puis d’abord, elle ne le mérite pas, il est trop bien pour elle, elle si nulle et si insignifiante… blablabla… (là, j’avoue que j’ai eu envie de la renvoyer sur le mont Olympe d’un grand coup de pied dans son popotin de « déesse » grecque).

Brossés à grands traits, les autres personnages n’ont pas de consistance. Ils semblent parfois n’avoir été crées par J. Therrien que pour pouvoir illustrer un don et en faire la démonstration. De ceux-là, je pense surtout aux amis de William et aux autres élèves de l’Institut, on ne sait pas grand-chose et on referme le roman sans savoir vraiment qui ils sont ou que penser d’eux.

D’ailleurs, les personnages secondaires ont tellement peu d’épaisseur et de personnalité propre que j’ai passé l’ensemble de ma lecture à les confondre, noms et dons itou.

Pareillement pour les méchants, les redoutables membres du Conseil. Si on entend beaucoup parler d’eux dans le roman, on ne les voient que très peu à l’œuvre, hormis Kara – l’un des rares personnages à avoir un peu de consistance et un rôle ambivalent, coincée comme elle l’est entre les méchants et les gentils.

Le Conseil joue l’Arlésienne tout au long du roman, à l’exception de Kara et Ryder, sous-fifres dudit Conseil, nous ne voyons pas l’ombre d’un de ses membres dans ce premier tome. Meme si on parle beaucoup d’un certain Christoph, il n’apparait jamais.

En revanche, la relation d’amitié entre Elyse et Anna est touchante. C’est l’une des choses que j’ai préféré dans le roman.

Quant à la mythologie du roman, elle est prometteuse mais exposée de manière trop rapide et succincte, surtout à l’endroit des Descendants.

Bref, tout n’est pas négatif. Ainsi ai-je plutôt apprécié également les quelques passages se déroulant à l’Institut car comme dit plus haut, ils font songer à Poudlard, notamment les cours de Défense des dons qui rappellent un peu les cours de Défenses contre les forces du mal enseignés dans Harry Potter. Oui, j’ai aimé voir les Descendants faire usage de leurs pouvoirs, s’affronter les uns les autres dans le but de s’entrainer à résister aux membres du Conseil qui les tient sous sa coupe depuis des siècles. Ce sont les seuls moments divertissants du livre. 

Certes, avec son style agréable à lire (bien que quelques phrases manquent de clarté pour moi ou que certaines métaphores sont un peu étranges à comprendre ) et ses chapitres courts, Opprimés se lit vite mais ne m’a pas vraiment convaincue et je me suis souvent ennuyée. Le problème majeur étant que J. Therrien se contente de poser les  bases de son histoire et ce de façon trop sommaire. Je comprends bien qu’il s agit là d’un tome introductif mais il faut quand même donner un minimum de grains à moudre au lecteur.  L’auteure, c’est frustrant, survole beaucoup son sujet et lorsque l’on referme le livre, on a l’impression de n’avoir pas progressé d’un pouce eu égard aux premiers chapitres et de n’avoir pas appris grand-chose.

Pour résumer : trop de blabla, bien trop de romance gnangnan et pas assez de profondeur  ni d’action dans ce premier tome où les personnages passent l’essentiel du roman à se demander s’il faut croire ou non la prophétie et entrer en guerre ou pas.

J’attends mieux pour la suite.

« Syrli, 1 » de Meagan Spooner

Editions Milan (Macadam) (2013)

402 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis

Dans un monde normal, Syrli pourrait être une jeune fille comme les autres. Aller au lycée. Tomber amoureuse. Se disputer avec ses parents… Mais Syrli ne vit pas dans ce monde-là. Son monde est en lambeaux, l’humanité ne tient qu’à un fil. Une seule ville a réchappé de la destruction, protégée du chaos extérieur par une barrière d’énergie. Pour fonctionner, elle est alimentée par l’énergie vitale dégagée par certains adolescents aux pouvoirs particuliers : les renouvelables. Syrli serait des leurs, mais refuse d’être réduite à une simple batterie humaine. Une seule issue : la fuite.
 

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Un univers solide qui sait se montrer original, une forme innovante de magie, des enjeux narratifs et des personnages intéressants font de ce premier tome une bonne surprise.

Syrli m’a parfois agacé avec son comportement puéril mais elle se rattrape dans la dernière partie. Quant aux autres protagonistes, Kris, Oren, Nyx, Dorian et les autres, je les aient trouvé également intéressants à rencontrer tout au long de l’histoire.

Découpée en trois grands axes, une première partie accrocheuse, une deuxième un peu plus classique en dystopie et par conséquent légèrement moins prenante et une troisième et dernière partie intensément immersive, surprenante et émouvante, l’intrigue est équilibrée et rythmée, même si la seconde partie un peu plus axée sur la psychologie des personnages est un peu plus lente. Et quelle fin ! certaines révélations sont vraiment inattendues ! (Pour une fois, qu’un auteur parvient à me surprendre…). 

Rarement, j’ai eu autant envie de lire une suite.

Malgré quelques bémols, notamment en ce qui concerne la reprise d’éléments déjà présents dans d’autres dystopies jeunesse, Syrli est un très bon roman qui se place sans problème dans la lignée de Never Sky ou Divergente et je peux dire que je ne suis pas loin d’avoir adoré ce livre. J’ai passé un très bon moment.

La Gazette Elfique ≠ 16

La Gazette Elfique ≠ 16

Sur le principe de l’excellent « Rond de sorcières » initié par Acro sur son très beau blog Livrement, chaque mois je vous propose le récapitulatif de mes lectures du mois précédent.

Au sommaire de La Gazette Elfique du mois de janvier :

Les ***** correspond au nombre d’étoiles attribuées dans mes critiques.

Classique

« Sanditon » de Jane Austen ****

Fantasy

« Bilbo, Le Hobbit » de JRR Tolkien ***

[Coup de Cœur]« Warbreaker » de Brandon Sanderson

Fantastique

« Fille d’Hécate, 1, La Voie de la sorcière » de Cécile Guillot *

Jeunesse

« Merlin, 1, L’Ecole des Druides » de Laurence Carrière***

« Léviathan, 1 » de Scott Westerfeld ****

« Une robe couleur du temps » de Bianca Turetsky **

Nouvelle

[Nouvelle] « Une Reine à Thèbes » de Margaret Laurence ****

[Nouvelle] « Portrait d’un Starter » de Lissa Price *

[Nouvelle] « La Belle er la bête » (recueil collectif) *

Romance

« Le Journal de Mr. Darcy » d’Amanda Grange *****

SF

« Metro 2033 » de Dmitry Glukhovsky ***

[Book-club de février] « Terrienne » de Jean-Claude Mourlevat ****

Thriller

[Baby-Challenge Thriller 2013] « Cette Nuit-là » de Linwood Barclay ***

[Baby-Challenge Thriller 2013] « Les Voies de l’ombre, 1, Prédation » de Jérôme Camut et Nathalie Hug ***

[Baby-Challenge Thriller 2013] « Travail soigné » de Pierre Lemaître****

Janvier fut placé sous le signe des petites maisons d’édition, j’ai en effet voulu expérimenter certains auteurs peu connus du grand public et publiés chez les Editions Sharon Kena, Le Chat Noir ou bien encore Les Editions Rebelle. Des auteurs dont j’entendais beaucoup parler (en bien) sur la toile. Autant vous dire que désormais je passerai mon chemin et sauf pépite exceptionnelle, on ne m’y reprendra plus. Aucune de mes lectures ne fut suffisamment concluante pour cela. Heureusement que ce sont souvent de tout petits livres car pour moi la qualité n’est pas au rendez-vous. Bref, me voilà bien punie de ma curiosité, j’ai l’impression d’avoir perdu une partie de mon temps de lecture du mois de janvier…sans vouloir être méchante, mais ces lectures ne m’ont fait ni chaud, ni froid, je n’ai éprouvé que de l’ennui en les lisant. J’en conclus donc que ce n’est pas un registre littéraire qui me convient.

J’ai également été déçue par des valeurs sûres comme Tolkien et Jane Austen, comme quoi janvier n’était pas un mois favorable pour moi (ce qui s’est confirmé du reste dans d’autres domaines).

Heureusement que le charmant Mr. Darcy est arrivé sur son beau cheval blanc pour sauver mon mois de janvier du désastre. Le Journal de Mr. Darcy d’Amanda Grange fut presque un coup de cœur. Il m’a juste manqué un petit quelque chose pour cela. Sanditon, roman inachevé de Jane Austen, terminée par un autre auteur, bien qu’inférieur aux autres œuvres de la grande dame, l’a plutôt bien secondé en m’offrant un agréable moment de lecture.

Ce ne fut pas non plus l’euphorie avec les trois thrillers que j’ai lu dans le cadre du baby-challenge 2013, parmi eux Travail Soigné de Pierre Lemaitre est celui qui m’a semblé le meilleur (bien que très gore !)

Sinon, j’ai voulu tenter de nouveau la SF et mon bilan est mitigé, mon plaisir de lecture fut très fluctuant, alternant entre des phases d’éveil et d’ennui profond surtout à la lecture de Métro 33 Dmitry Glukhovsky dont je ne lirai pas les suites. En revanche, j’ai trouvé Terrienne de JC Mourlevat (roman SF orienté jeunesse) très chouette. De même que le premier tome de Léviathan de Scott Westerfeld, une saga SF-uchronie qui s’annonce prometteuse. Côté jeunesse, j’ai trouvé sympathique le premier tome de la série de Laurence Carrière sur Merlin : Merlin, 1, L’Ecole des Druides.

En résumé, janvier ne fut pas la fête ! Déjà j’ai peu lu par manque de temps (j’ai beaucoup de projets sur le feu et ces derniers sont assez chronophages) et en plus je ne me suis pas éclatée à lire, à part le fabuleux Warbreaker de Brandon Sanderson qui est mon coup de cœur du mois de janvier en guise de dauphin sur le podium : Le Journal de Mr. Darcy d’Amanda Grange. Quant à la troisième place je l’attribue à … Léviathan de Scott Westerfeld et  Sanditon de J. Austen ex-æquo.

Au total, j’aurai tout de même réussi à lire 16 livres (dont 3 nouvelles, hein ! et de petits ouvrages de cent pages ou un peu plus).

Je vous quitte en fondant l’espoir que février sera un mois plus « kiffant » pour moi.