Catégorie: Bit-lit

« Rose-Morte, 1, La Floraison »

Editions de l’Homme Sans Nom (2012)
480 pages
Temps de lecture : 5 jours
Note 4étoiles-trèsbonmais
Synopsis

France, fin du xvie siècle. C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine.
Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier.
Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d’Artus de Janlys.
Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle…

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Une trés belle écriture, notamment dans la conduite impressionnante des dialogues (l’aspect le plus maitrisé du roman du reste) et une atmosphère gothique plutôt réussie, qui fourmille de culture et de détails.

Une écriture soignée, certes, bien que la volonté constante d’écrire « beau » de l’auteure donne lieu à une sorte d’ « esbrouffe », de surenchére adjectivale, qui alourdit beaucoup le style et offre des tournures de phrases un peu trop alambiquées voire « torturées » parfois, surtout dans les derniers chapitres où la plume se relâche un peu.
Les descriptions sont à mon sens trop longues, trop surchargées, trop « baroques ». En fait, Céline Landressie a une plume aussi chargée qu’un salon à la décoration « rococo ». On aime ou pas. J’avoue que j’ai parfois trouvé les descriptions un peu too much.
C’est aussi un roman bien trop verbeux, bavard, et qui contient beaucoup de répétitions (le verbe s’évertuer revient énormément), mais aussi de maladresses dans la tenue du récit, surtout dans les scènes de combat que j’ai trouvé grand- guignolesques.

Le manque d’action dans les 3/4 du roman est aussi un frein à la réussite de ce premier tome, car il provoque de l’ennui. Les chapitres sont trop dilués en dialogues interminables où les personnages se perdent en conjonctures et à mon sens : parlent pour ne rien dire.Imaginez qu’un seul chapitre peut faire une quarantaine de pages ! Si ce n’est plus !

Les personnages sont assez solides, bien que j’ai trouvé Rose un peu idiote parfois et qu’Artus m’insupporte (je lui préfére Adelphe), hélas ils servent une histoire ennuyeuse, à la narration plate et prévisible en diable, chaque soubresaut de l’intrigue apparait explicitement dés l’entame, la nature de Janlys est par exemple trés facilement devinable.

Je pense lire le tome 2 par curiosité et en attendant j’offre 4 étoiles qui ont valeur d’encouragements.

[LCD8] « Les gardiens des éléments, 1, La Maitresse du vent » de Rachel Caine

 

 

Editions Panini Books (Crimson) (2013)

329 pages | Traduit par Marianne Audouard

Temps de lecture : 2 jours

Note 3étoilesbon

Synopsis

Joanne Baldwin est une gardienne des éléments. En général, il lui suffit de faire un geste de la main pour apprivoiser la tempête la plus violente. Mais Joanne tente à présent d’échapper à un autre type de tourmente: des accusations de meurtre. Elle n’a plus qu’à recourir à une tactique très humaine, celle qui consiste à sauver sa peau…

Son seul espoir s’appelle Lewis, le plus puissant des gardiens. Malheureusement, lui aussi a tenté d’échapper au Conseil mondial des gardiens faisant de lui l’homme le plus recherché du monde. Et sans Lewis, les chances de survie de Joanne fondent comme neige au soleil… Elle parcourt à toute vitesse les routes des États-Unis dans sa Mustang à sa recherche, en espérant qu’il puisse l’aider, tout en essayant d’échapper à la tempête qui veut sa peau…

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Je suis mitigée. Certaines choses m’ont plu, d’autres moins.

Ce premier tome souffre de ses longueurs. Le gros travers de l’auteure est en effet, de décrire des phénomènes météorologiques de façon interminables et à l’aide d’un lexique savant et compliqué, comme l’orage, ce qui rend indigeste la première moitié. La deuxième est supérieure. Le personnage principal est en plein road movie pour échapper à ses poursuivants. L’intrigue avance par à-coup au fil des souvenirs de l’héroïne, des souvenirs liés là encore à des événements météorologiques ayant occasionnés des moments forts de sa vie ou des rencontres déterminantes. Le rythme monte d’un cran. La mythologie portant sur le contrôle des éléments est originale. J’aie beaucoup apprécié l’emploi qui est fait des Djinns et de leurs pouvoirs. Des créatures trop rarement utilisés dans l’Urban fantasy et je le regrette.

L’héroïne m’a été sympathique d’emblée, son franc-parler, son humour, son allure décomplexé et un peu garçon manqué, sa sensibilité et ses valeurs m’ont séduite.

La romance est bien amenée dans l’histoire. Discrète, elle ne m’a pas dérangée outre mesure car elle fait peu d’ombre à l’action de la deuxième moitié du récit.

Exceptées les descriptions omniprésentes qui font songer à du remplissage, et la fin qui est pour moi trop rapide, le roman n’est pas désagréable mais sans être davantage que passable. Je ne suis pas encore convaincue de lire le tome 2 pour autant.

« Les larmes rouges, 1, Réminiscences » de Georgia Caldera

Editions du Chat Noir (2011)

564 pages

Temps de lecture : 3 jours

Note 1étoile passez votre chemin

Synopsis

« Le temps n’est rien…
Il est des histoires qui traversent les siècles… »

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
Peu à peu, elle perd pied…
Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!

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Je le dis tout de go : J’ai détesté ce roman. Ce fut un calvaire de le lire et je ne sais pas encore quelle ressource mentale, j’ai réussi à trouver en moi-même pour aller jusqu’au bout…

Je ne comprends pas l’engouement autour de ce livre. Les coups de cœur qui se multiplient et sa note incroyable sur Livraddict (19 !). Que ce livre soit surcoté à ce point par rapport à d’autres, bien meilleurs, me fâcherai presque car tout cela crée une tromperie sur la marchandise.

Oui, il s’agit d’une petite maison d’édition qui se donne un mal fou pour exister parmi les mastodontes du milieu (et je les admire énormément pour leur courage et leur ténacité)  oui, il s’agit du premier roman d’une jeune auteure française. Mais dois-je pour autant être complaisante ? Dois-je m’empêcher d’être critique et dire que j’ai aimé ? Ces paramètres ne doivent pas polluer mon objectivité.

Le gros souci du roman à mon sens, c’est qu’il n’a pas été assez retravaillé et corrigé. Je pense que ce travail a été fait, mais de manière insuffisante. Avec quelques coupes appropriées ici et là, une réécriture complète, une révision des dialogues et le choix d’un meilleur vocabulaire, le roman aurait été plus digeste. Curieusement, le style s’améliore beaucoup et devient plus fluide dans les cent cinquante dernières pages. Mais ce n’est pas suffisant pour augmenter l’intérêt d’une histoire qui n’en a aucun. 

En l’état, le style est lourd, plat, maladroit (les dialogues surtout) et répétitif. Il multiplie les phrases interrogatives jusqu’à l’écœurement, et certaines phrases sont grammaticalement incorrectes et que dire de cet usage abusif et inapproprié de la ponctuation ? Le fait qu’il ne soit qu’un alignement des pires clichés de la littérature fantastique sur plus de 500p ne confère nulle originalité à ce premier tome ( du démon du miroir, aux cauchemars gothiques, aux vies antérieures en passant par le lugubre château  sis, bien entendu, non loin de la maison de la jeune fille et habité par un superbe prince vampire ou bien encore le sang qui suinte des murs, la possession démoniaque et j’en passe…).

L’un des handicaps majeur du roman tient en son héroïne antipathique au possible, qui passe son temps à tout critiquer et prendre de grands airs supérieurs (exemple, elle dénie le droit au vieux jardinier de la mettre en garde ou de la sermonner parce que ce n’est « qu’un jardinier » après tout, un vil subalterne de sa grandiose majesté). J’ai eu envie de lui mettre des claques tout le long du bouquin. Oh, pauvre petite fifille riche qui passe son temps à chialer et essaie de se suicider pour attirer l’attention de son vilain pôpa, pfff !). Pauvre petite chose sans caractére et complétement stupide dont je n’ai jamais compris les réactions. Les vampires laissent de marbre, (c’est le cas de le dire), les scènes horrifiques sont ridicules (trop cheap) et déjà vues ailleurs (la scène de possession digne de L’Exorciste est à mourir de rire). De nombreux emprunts sont fait à d’autres auteurs (le vampire hybride mi-humain (Twilight), la fillette transformée en vampire (Entretien avec un vampire d’Anne Rice)… L’originalité n’est pas au rendez-vous. Sans compter que rien ne nous est offert dans ce tome. Hormis la découverte par Cornelia de son histoire passée et la mythologie des vampires, lorsque l’on tourne la dernière page, c’est avec le sentiment d’avoir fait du surplace pendant cinq cent pages.

Je me suis juste ennuyée et me suis forcée (et ce fut un calvaire !) à le finir en attendant un miracle qui n’est jamais venu. 

Vous allez me dire que ce billet est très sévère mais il reflète simplement ma déception qui n’a d’égale que mon agacement à avoir perdu mon temps (et mon argent). Les commentaires dithyrambiques et les notes élevées ont contribuées à ce que je place le curseur très haut sur la barre de mes attentes. Résultat, me voici bien marri ! J’ai l’impression d’avoir été abusée,  flouée et c’est un sentiment que je déteste éprouver. C’est pourquoi, en cet instant, je décide de ne plus me fier aux avis élégiaques qu’on trouvent partout sur la toile.

Amateurs de bons livres fantastiques et gothiques, de Stocker, Shelley, Rice, Féval, Gauthier, Dumas…Fuyez ! 

Je conclurai en me réjouissant de l’avoir trouvé d’occasion au lieu d’avoir dû débourser 23e 90 ! pour un livre qui n’est déjà plus dans ma bibliothèque (aucun risque que je le relise un jour), je l’ai donné à une copine. J’espère pour elle qu’elle aimera plus que moi. Après tout, tout est question de goût personnel. A croire que je n’ai pas les mêmes goûts que la plupart des lecteurs. 

Pour un avis plus complet, je vous poste l’excellent billet de Galleane qui explique bien mieux que moi les raisons pour lesquelles, elle n’a pas aimé ce roman : Galleane

[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial Sagas (Avril)] « Une Aventure d’Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l’ombrelle, 3, Sans honte » de Gail Carriger

 

Editions Orbit (2012)

310 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis

Miss Alexia Tarabotti, devenue Lady Alexia Woolsey, se retrouve dans une situation délicate. C’est LE scandale de la saison. Elle doit s’enfuir en Italie, à la recherche de réponses. 
Une histoire de vampires, de loups-garous et d’imprévus…

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Encore un très bon tome à l’actif de cette saga qui n’en finit pas de me séduire.

L’éloignement entre Alexia et lord Maccon rend peut-être la lecture un peu moins piquante car ils passent peu de temps l’un avec l’autre. Leurs joutes verbales endiablées manquent.

Alexia, bien que toujours fidèle à elle-même, montre une facette vulnérable de sa personnalité et Lord Maccon en mari qui noie son chagrin dans la bouteille différe de ses précédentes apparitions. Tous deux sont irrésistibles.

Ce tome malméne l’héroïne (tout le monde veut la tuer à commencer par les vampires) ce qui offre des saynétes savoureuses (les coccinelles) et nous permet de voyager en Europe.  L’humour est toujours présent. Surtout dans les dialogues entre Alexia et Mme Lefoux et Maccon et Lyall tous irrésistibles de drôlerie.Le pince sans rire, Floote n’est pas mal non plus de même que la charmante Ivy, trés amusante dans son genre. Comme dans le tome précédent, Mme Lefoux apporte avec elle une bonne dose de steampunk, ce qui est fort appréciable.

Ce tome brille par ses dialogues et son rythme enlevé qui régale en scénes d’action décoiffantes et en Ombrelleassaut ! Les luttes claniques et politiques sont un peu trop présentes mais nécessaires. C’est l’un des aspects qui m’intéresse le moins.

L’intrigue met en place des axes prometteurs pour la suite. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Encore une fois, CHAPEAU à Gail Carriger pour sa plume et ses idées ! 

« Le choix du Chapelier fou : Spécial sagas » (Octobre)

La Gazette Elfique ≠ 19

La Gazette Elfique ≠ 19

Sur le principe de l’excellent « Rond de sorcières » initié par Acro sur son très beau blog Livrement, chaque mois je vous propose le récapitulatif de mes lectures du mois précédent.

Au sommaire de La Gazette Elfique du mois d’avril :

Les ***** correspond au nombre d’étoiles attribuées dans mes critiques.

Partenariat

[Partenariat Milan] « Opprimés, 1, Les Enfants des Dieux » de Jessica Therrien ***

 

Lectures communes : 0 en avril

Livre abandonné : 

[Abandon]  « Il faut qu’on parle de Kevin » de Lionel Schriver 

Bit-lit/Urban fantasy

[Nouvelles]  « Chasseuse de la nuit, Cat et Bones » (hors-série) de Jeaniene Frost ****

« Bloodlines, 1 » de Richelle Mead ****

« Alice Royale, 1, Le Lapin blanc » de Céline Mancellon ***

 

Contemporaine

« Avant toi » de JoJo Moyes ****

 

Fantastique

« Opprimés, 1, Les Enfants des Dieux » de Jessica Therrien ***

« Kaleb, 2, Abigail » de Myra Eljundir *** et ****

« Le Baiser des Sirènes, 1, Attirance » d’Anne Greenwood Brown ****

Fantasy   

« La dernière guerre, 1, 49 jours » de Fabrice Colin *****

« Le Puits des Mémoires, 1, La Traque » de Gabriel Katz ****

Jeunesse

« Moi et Becca » de Paige Harbison ****

« Gone, 1 » de Michael Grant ****

 

Thriller

« Miséricorde » de Jussi Adler Olsen ***

« La vérité sur l’Affaire Harry Québert » de Joël Dicker *****

 

Livres gagnés :

« Les sœurs Charbrey, 1, Sans orgueil ni préjugé » de Cassandra O’Donnell

 

Bilan

Pour le second mois consécutif, pas de coup de coeur pour moi. Et 13 lectures au compteur. 

 

Top 4 d’avril 

« La dernière guerre, 1, 49 jours » de Fabrice Colin *****

« La vérité sur l’Affaire Harry Québert » de Joël Dicker *****

« Chasseuse de la nuit, Cat et Bones » (hors-série) de Jeaniene Frost ****

« Le Puits des Mémoires, 1, La Traque » de Gabriel Katz ****

 

« Charley Davidson, 3, Troisième tombe tout droit » de Darynda Jones

Editions Milady (2012)

413 pages | Traduit par Isabelle Pernot

Temps de lecture : 4 jours 

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis 

Détective privé paranormal. Sinistre faucheuse extraordinaire. Peu importe. Charley Davidson est de retour ! Et elle boit de grandes quantités de café pour rester éveillée, parce que chaque fois elle ferme les yeux, elle le voit : Reyes Farrow, le mi-humain, mi-mannequin fils de Satan. D’accord, elle a fait emprisonner Reyes pour toute l’éternité. Mais comment est-elle censée résoudre un cas de personnes disparues, traiter avec un médecin à l’ego sur-dimensionné, calmer son père grincheux, et attraper un gang de motards déterminé à assassiner, quand le fils du diable ne veut tout simplement pas renoncer à son plan de séduction… et de vengeance?

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Après deux très bons tomes, la série marque un peu le pas et rentre dans le rang de l’urban fantasy « moyenne ».

Ce troisième tome m’a pas mal déçue. L’intrigue principale, la disparition d’une femme mariée, ressemble beaucoup à celle du tome précédent et n’est pas franchement passionnante.

Moins drôle que les précédents, l’humour m’a même semblé forcé à certains moments. Notamment dans les dialogues Charley/Cookies qui sont d’habitude hilarants. Problème de traduction ? Ou alors le duo fonctionne moins bien qu’avant ?

L’histoire entre Charley et Reyes piétine. Et je dois dire que le côté Jekyll et Mister Hyde du personnage de Reyes est un peu déstabilisant.

Moi qui généralement dévore chaque tome de la saga, cette fois, j’ai mis beaucoup plus de temps à terminer car je « calais » souvent et j’avais besoin de lire autre chose, tout simplement parce que je trouvais le temps long.

La fin est un peu plus prenante mais elle me fait craindre le pire pour la suite de la saga. En effet, c’était trop beau pour que ça dure J’apprécie cette série parce que contrairement à bien d’autres, l’héroïne n’avait pas une vie amoureuse compliquée avec des prétendants à la pelle et une tendance comme tant d’autres héroïnes de bit-lit qui m’insupportent à flirter avec tout ce qui porte un pantalon. Bref, j’aimais le fait que la saga ne se focalise pas trop sur la romance et ne npus propose pas ces éternels triangles amoureux qui semblent la condition Sine qua non de la plupart des romans de ce genre. Hélas, les dernières pages ne m’ont pas rassuré. J’ai bien peur que dans les prochains tomes, Charley ne devienne une autre Anita Blake, Cookie Stackehouse et cie… Je sens venir le quatuor sentimental de loin et je sais que cela va m’énerver…

Je me suis ennuyée. Ma sévérité va donc de pair avec ma grosse déception. 

J’espère quand même que le quatrième tome redressera la barre et me donnera tort car cela m’ennuierait de devoir abandonner cette série et son héroïne que j’affectionne tout particulièrement. 

« Chasseuse de la nuit, 6, D’Outre-tombe » de Jeaniene Frost

Editions Milady (2012)

408 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note 

Synopsis 

Après avoir évité de justesse une guerre mondiale, Cat Crawfiled n’aspire qu’à une chose : un peu de repos auprès de son vampire de mari, Bones. Malheureusement, l’aide fournie par la reine du vaudou de La Nouvelle Orléans a des conséquences et elle doit retourner au combat, cette fois, contre un esprit malin.

Des siècles auparavant, Heinrich Kramer était un chasseur de sorcières. Maintenant, pour Halloween, il prend forme humaine pour torturer des femmes innocentes avant de la brûler vivantes. Cette année, cependant, Cat et Bones sont déterminés à tout risquer pour le renvoyer dans l’autre monde, pour toujours. Mais comment tuer un assassin déjà mort ?

Aussitôt acheté, aussitôt lu. Mon attirance pour cette saga ne se dément décidément pas. Même si le temps passant, et c’est logique, la saga perd un peu en intensité au fil des volumes. 

Succédant à un tome 5 en demie-teinte,  bien que toujours fort divertissant à lire grâce de grands moments Cat/Bones (Ah, la leçon de vol au-dessus du pont, je m’en souviens encore), ce sixième tome n’est pas si mal au final, même si j’ai quelques réserves à formuler sur le traitement languissant de l’intrigue principale.  J’ai trouvé le temps long vers le milieu du roman, les scènes étant un peu répétitives, mais Jeaniene se rattrape en nous offrant un festival de baston comme on aime dans les derniers chapitres. 

Et si le couple Cat/Bones est toujours aussi glamour dans cette sixième aventure, leur complicité n’étant plus à démontrer,  l’auteure met volontairement la romance entre parenthèses pour se concentrer sur l’intrigue paranormale réduisant les moments sexys à une toute petite scène. Malgré cela, ce tome m’a  tout de même plus convaincue que le tome précédent. L’intrigue ectoplasmique est plus intéressante que celle du tome 5 consacrée au vaudou et qui manquait quelque peu d’action.

J’ai aimé que l’on aborde cette fois la mythologie des fantômes. Les spectres prennent le pouvoir dans ce tome et reléguent les vampires et les sorciers vaudous dans l’ombre. Cela apporte un sentiment de renouveau bienvenu. Il y a pas mal d’humour aussi, notamment grâce à Tyler, un nouveau personnage de médium sympa et amusant. Sans oublier son chien Dexter et ses problèmes relationnels avec Helsing, le chat de Cat. 

Pour le reste, on retrouve avec plaisir les ingrédients habituels de la série, de l’action, de la romance et du sang. Le style est toujours aussi agréable, les dialogues enlevés. Du Frost, pur jus, tel que nous l’aimons. 

Après il faut se faire une raison, ça s’essoufle un peu et c’est normal arrivé au tome 6. Il est probable que les meilleurs moments de la série de Jeaniene Frost soient derrière nous. L’auteure ne peut pas nous redonner l’émerveillement de la découverte et l’excitation des débuts. Le léger sentiment d’affadissement est logique. Cependant, si ce n’est plus de haute volée comme c’était le cas pour les quatre premiers tomes, ça reste malgré tout un tome de bonne facture pour un sixième épisode. Je connais bien des sagas qui tiennent beaucoup moins la distance que Chasseuse de la nuit.