Catégorie: Les livres gagnés

[Matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten 2014] « Sous les couvertures » de Bertrand Guillot

Le principe de l’opération :

Les matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten (ou #MRL14 pour les adeptes des messages à 140 caractères),  c’est l’occasion de découvrir les livres de la rentrée littéraire sélectionnés par la crème de la crème des blogs littéraires, de partager vos critiques avec des centaines de blogueurs passionnés de littérature et enfin, de dresser ensemble un bilan pour savoir quels livres de la rentrée littéraire 2014 ont reçu l’approbation de la blogosphère littéraire française.

Pour rappel, la liste des romans proposés pour l’édition 2014 :

Le roi disait que j’étais diable, Clara Dupont-Monod
– Goat Mountain, David Vann
– Constellations, Adrien Bosc
– Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger
– Petits oiseaux, yôko ogawa – Rose-Marie Makino-Fayolle
– Le cercle des femmes, Sophie Brocas
– Sous les couvertures, Bertrand Guillot
– Ces instants-là, wassmo herbjorg
– Zou !, Anne-Véronique Herter
– Le Royaume, Emmanuel Carrère
– Un monde flamboyant, hustvedt siri – Christine Le Boeuf
– Louise, Julie Gouazé
– Peine perdue, Olivier Adam
– Retour à Little Wing, Nickolas Butler
– Le Complexe D’Eden Bellwether, Benjamin Wood

Pour l’édition 2014, mon choix s’est porté sur le roman suivant :

2014 Éditions Rue Fromentin
Langue française – 175 pages – Sortie : 18 Septembre 2014

Temps de lecture : Une après-midi

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

Un samedi soir, une librairie de quartier. Comme toutes les nuits, sitôt le rideau tombé, les livres s’éveillent et se racontent leurs histoires… Mais ce soir, l’heure est grave : les nouveautés viennent d’arriver, et les romans du fond de la librairie n’ont plus que quelques jours pour trouver un lecteur ! Pour sortir par la grande porte, il leur faudra s’unir et prendre la place des best-sellers solidement empilés près de la caisse. Autant dire qu’ils n’ont pratiquement aucune chance…Entre roman et conte iconoclaste, Sous les couvertures, quatrième livre de Bertrand Guillot, est une merveille d’humour et d’originalité.

La rentrée littéraire inquiète les livres déjà en librairie. Une fois le magasin fermé, ils décident de réagir et essaient de se mettre d’accord sur une stratégie commune. Mais entre les premiers romans, les grands écrivains, les académiciens, etc., les intérêts divergent. L’arrivée d’une nouvelle libraire avec des idées neuves met en émoi tous les ouvrages.

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Un roman sur les livres, et plus particulièrement axé sur la rentrée littéraire ? Quelle bonne idée !
En substance, c’est ce que je me suis dit au moment de sélectionner le roman que je souhaitais recevoir, lire et chroniquer pour les Matchs de la Rentrée Littéraire de PriceMinister-Rakuten 2014.
Et disons-le de suite : avec sa jolie couverture et  son « pitch » alléchant,  Sous les couvertures de Bertrand Guillot m’a de suite tapé dans l’œil.Le titre-clin d’œil à double signifiant, (sous les couvertures, n’est-ce pas l’endroit rêvé pour lire un bon roman ?) nous annonce la couleur. La malice et l’irrévérence seront au rendez-vous. Et malicieux, le ton de l’auteur l’est dès les premières pages. Mais pas seulement…

C’est avant tout à une savoureuse et truculente petite pièce de théâtre que nous convie Bertrand Guillot et dans laquelle les romans se substituent aux êtres humains, adoptant leurs postures les plus héroïques comme les plus viles, avec un seul et même objectif : occuper le devant de la scène : le présentoir principal de la libraire afin de mieux attirer l’attention des clients sur eux. Comme quoi la soif de célébrité n’est pas qu’une affaire humaine !

Et l’auteur d’en profiter alors pour tendre un miroir au lecteur afin qu’il s’y contemple en toute objectivité.  Et ma foi, avouons-le, le reflet renvoyé n’est pas très flatteur ! L’emploi de ces avatars de papier et d’encre permet également à l’auteur d’interroger de grandes thématiques sociétales. Des problématiques actuelles qui sont posées avec lucidité et analysées sans langue de bois.

Les personnages qu’ils soient de chair et d’os ou d’encre et de papier s’incarnent brillamment sous la plume de l’auteur.

Touchants, attachants, agaçants, hilarants, les livres (les véritables héros de l’histoire) rivalisent de charisme et s’illustrent dans des saynètes tour à tour drôles, émouvantes ou surprenantes (quand ce n’est grivoise ! Ah, la fameuse – et très inattendue scène d’onanisme !), lesquelles nous font oublier très rapidement leur statut dit d’objets, d’autant plus que les dialogues qui émaillent leurs conversations comme leurs disputes sont un pur régal !

Les personnages de chair ne leur cèdent en rien en épaisseur comme en humanité, quoiqu’ils soient; de mon humble avis, trop peu présents dans l’histoire (j’aurai aimé que l’auteur les mettent davantage en avant), ils constituent une belle galerie.

De la jeune libraire désabusée au propriétaire de l’établissement, fatigué de se battre contre le progrès, en passant par le fils culpabilisant d’avoir vendu son âme au diable (ici symbolisé par le livre dématérialisé) ou encore la critique-bloggeuse branchée et ambitieuse, sans oublier les jeunes auteurs (Grand, Mauve, Junior) que nous suivons dans leurs tribulations littéraire parmi la jungle médiatico-culturelle parisienne, chaque personnage sonne  juste et sait nous toucher au cœur.

Et que dire de  la bataille rangée finale (ou disons plutôt dérangée en l’occurrence)  ? Épique à souhait, elle parodie de manière très amusante, les grandes scènes de bataille des romans fantasy, et l’on ne peut en la lisant s’empêcher de songer à Tolkien ou à Homère….ou bien encore aux romans de capes et d’épée.

Drôle, décalé, grinçant, parfois cynique mais toujours pertinent, ce petit conte est moins léger que l’on pourrait le croire eu égard à sa couverture colorée et acidulée. C’est au contraire un roman au ton désenchanté et acerbe qui fait réfléchir sur la littérature actuelle (son déclin annoncé, ses enjeux futurs) en posant des questions qui dérangent et qui fâchent (raréfaction des lecteurs, difficulté de fidéliser une clientèle pour les petites librairies, concurrence des grandes enseignes et des sites internet, émergence des liseuses…).

En définitive, Sous les couverture pose un constat plus que lucide de la situation présent et de  l’avenir (hélas très sombre) des librairies traditionnels face aux mastodontes de la grande distribution et à la lecture numérique.

Le bémol ? (il faut bien qu’il y en ait un) : le rythme en dents de scie qui handicape le plaisir de lecture. Toutefois, si mon intérêt s’est un peu émoussé vers le milieu du roman, je ne me suis pas à proprement parler ennuyé. J’ai seulement trouvé parfois le temps long, lors de certains passages trop figés ou bavards. Car c’est par son statisme et son incapacité à restituer efficacement l’aspect visuel de l’intrigue (en particulier les mouvements des livres durant l’épisode de la grande bataille) que le roman pêche.

Construit sur une bonne idée, drôle, caustique, mais jamais moralisateur ni donneur de leçons, Sous les couvertures est un roman qui fait réfléchir en mettant les bonnes questions en perspective et qui ne se contente pas d’enfoncer des portes ouvertes.

Un roman à…. découvrir

« Ainsi naissent les fantômes » de Lisa Tuttle

2014 Editions Folio (SF)

Française Langue française – 320 pages | Traduit par Melani Fazi – Sortie : 27 Mai 2014

Notecinqétoilesexcellent
Temps de lecture : 2 jours

Synopsis

En 2004, j’ouvrais mon recueil Serpentine sur cette dédicace : À Lisa Tuttle, dont les livres m’ont appris que les plus effrayants des fantômes sont ceux qu’on porte en soi. Ils étaient toujours là, ces fantômes : entre les pages des textes que je découvrais en cherchant la matière qui composerait ce recueil.

Mélanie Fazi.

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Je remercie chaleureusement le blog  http://le-fataliste.fr/justine/?p=5078 et les Éditions Folio SF de m’avoir permis de remporter ce très bon recueil de nouvelles fantastiques à l’occasion d’un concours.

J’avais très très envie de découvrir Lisa Tuttle. C’est chose faite, et je ne le regrette pas. C’est un auteur de très grand talent et ses nouvelles fantastiques, pour la plupart, des bijoux. Du moins, celles que j’ai eu le plaisir de découvrir dans ce choix de sept nouvelles inédites. Je tiens à souligner la traduction de Melanie Fazi. Parfaite, selon moi.

Lisa Tuttle excelle en plusieurs domaines, son style (elle écrit très bien), sa capacité à se démarquer par l’originalité des thèmes de ses nouvelles, l’introspection qu’elle impose à ses personnages, et la qualité de ses descriptions.

Des sept nouvelles de ce recueil, seules deux m’auront légèrement déçue. Quant aux autres, elles m’ont enthousiasmée.

Mes préférées :

Ma Pathologie : J’ai adoré cette nouvelle très dérangeante voire effrayante. Sur un sujet casse-gueule, Lisa Tuttle mène sa nouvelle de main de maitre, et évite avec brio le piège du ridicule ou de l’invraisemblance. Le suspense et l’horreur vont crescendo jusqu’à la toute fin. Chapeau !

Le Remède : Une magnifique nouvelle sur le langage, emplie d’une poésie grave et mélancolique, avec en prime, une très belle histoire d’amour.

Mezzo-Tinto : Je l’ai dévoré d’une traite. Sa construction en mise en abyme est brillante. J’ai adoré une fois encore comment L. Tuttle fait basculer un quotidien somme toute banal dans un fantastique effrayant qui se dévoile de manière progressive. La fin est grandiose car totalement inattendue.

Rêves captifs, la nouvelle qui ouvre le recueil est bonne mais ce n’est pas la meilleure du choix opéré par M. Fazi. Cependant, c’est une bonne entrée en matière, je pense, pour pénétrer dans l’univers si particulier de Lisa Tuttle. Le hic, c’est que Rêves captifs est écrite de telle manière que la fin en devient, hélas, assez prévisible.

Une heure en plus est également une très bonne nouvelle à la chute surprenante, où le fantastique colonise peu à peu, la réalité par petites touches subtiles jusqu’à un dénouement renversant. J’ai beaucoup aimé.

Le vieux monsieur Boudreaux marque davantage pour son atmosphère mélancolique et onirique très réussie plus que pour son intrigue assez statique et simpliste. Là encore, la fin en total décalage surprend.

La nouvelle la plus faible est pour moi La fiancée du dragon, dont j’avais entendu dire pourtant, le plus grand bien. Trop lente, trop longue, trop plate. De l’aveu même de l’auteur dans son entretien final avec Mélanie Fazi, cette nouvelle lui semble moins bonne qu’à l’époque où elle l’a écrit. Peut-être, est-elle un peu datée ? C’est vrai qu’elle date de 1985. Mais en fait, c’est surtout Isobel, l’héroïne, qui m’a déplu, je n’ai jamais compris ses réactions. De plus, j’ai trouvé les passages érotiques, inutiles.

Un très bon recueil de nouvelles fantastiques que je recommande vivement. Désormais, je rêve d’un tome 2 (et pourquoi pas un tome 3) Mélanie Fazi, si vous passez par là 😉

[Masse Critique Babelio] « L’an prochain à Grenade » de Gérard de Cortanze

Éditeur : Albin Michel (2014) 
Temps de lecture : Six jours
Note livredeuxétoilessansplus
Synopsis

Grenade, 31 décembre 1066 : 5000 Juifs sont massacrés en une nuit par une foule musulmane en furie. Parmi les morts, Samuel Ibn Kaprun, chef des armées du vizir, premier ministre, receveur des impôts, pourvoyeur d’esclaves, grand poète et… Juif. Echappent à la tuerie, sa jeune fille Gâlâh et Halim, son amant musulman vite assassiné par les brigades intégristes. Mémoire vivante de son peuple, Gâlâh traverse les siècles. On la retrouve à Séville, à Lisbonne, à Oran, à Constantinople, à Venise, à Treblinka, à Sarajevo, à New-York, à Grenade à nouveau, bien des siècles plus tard, à Paris enfin, devant une école juive, un matin de septembre 2012, où l’attend un tueur prénommé Iblis, nom qui dans le Coran désigne le Diable. L’An prochain à Grenade est un roman d’amour, qui raconte l’idylle entre une jeune femme juive et un poète musulman. Un roman épique, où résonnent les guerres, les pogroms, les soulèvements populaires. Un roman littéraire, qui par son souffle, s’inscrit dans la lignée du Dernier des Justes et de la Mémoire d’Abraham. Un roman politique, car la nuit noire de 1066 résonne d’une façon étrangement actuelle. Un conte philosophique enfin, qui débouche sur une interrogation essentielle : pourquoi l’antisémitisme, pourquoi l’intolérance, pourquoi la haine ? Ce livre fort donne à lire une indispensable méditation sur l’extrême difficulté (impossibilité ?) à faire cohabiter les croyances religieuses, sur le désenchantement d’un monde où les mots de fraternité et de tolérance ont perdu tout sens. Quelle histoire, sinon celle subie par la jeune Gâlâh – mémoire vivante du peuple juif – résume à ce point la noirceur de l’humanité ?

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L’an prochain à Grenade propose une accumulation rébarbative de données historiques,  incessantes énumérations de dates, de noms, de lieux, et de décomptes de morts, sans doute récoltées au prix de recherches poussées, ( je ne nie pas le travail documentaire préparatoire de l’auteur), mais qui souffrent, selon moi, de ne jamais être mis en perspective ou assimilées au sein de l’intrigue. Ce qui est regrettable, car la démarche littéraire de l’auteur en devient artificielle et dénuée de profondeur. Résultat : davantage qu’un roman, j’ai eu l’impression de lire des pages  Wikipédia ou une longue et ennuyeuse prise de notes.

Alors, oui, ce roman est sans doute instructif, mais il laisse le lecteur sur le carreau, incapable de s’émouvoir de ces destinées tragiques, certes, mais narrées de manière trop clinique. Il est d’autant plus difficile de s’attacher aux personnages qu’ils restent souvent en marge des événements, en tant que simples spectateurs des horreurs commises au nom de la religion, toujours dans la fuite, jamais dans l’action.

De plus, l’auteur privilégiant les faits historiques, au détriment des personnages, ceux-ci apparaissent peu travaillés, sorte d’ombres chinoises qui s’agitent derrière l’écran de fumée que se contente d’être l’intrigue du roman, marionnettes érigées en cautions historiques, dont l’auteur tire les ficelles lorsque cela sert son propos ou sa démonstration.

Le style est au diapason et oscille entre descriptions poétiques et écriture factuelle. Combien de phrases qui commencent par Mais, Tandis, Et… ? Trop de coordinations qui, certes, apportent du rythme en favorisant les phrases courtes, mais accentuent cet aspect administratif du texte. Combien de fois, au cours de ma lecture, me suis-je sentie ainsi noyée sous la masse d’informations dispensées ? Quasiment à chaque page. Ce qui entre nous nuit beaucoup au plaisir de lecture. Autant dire que j’ai failli abandonner la lecture de ce pensum à plusieurs reprises.

Bref, l’auteur aurait peut être gagné à vulgariser, quelque peu, son propos. Rare sera le lecteur, je pense, à posséder le bagage théologique nécessaire a la
bonne compréhension du récit.

Á mes yeux, une lecture roborative qui, hélas, tourne vite à l’indigeste.

[Bilan Lecture et Stats du blog 2013]

Après plusieurs mois à faire l’impasse sur ma Gazette Elfique (par manque de temps essentiellement), j’ai un peu perdu le compte de mes lectures. Sans omettre le fait que j’ai perdu l’habitude de chroniquer systématiquement mes lectures (là encore, par manque de temps et parfois d’envie). Depuis peu, je ne fais de billet que des romans qui m’ont marqués (en bien comme en mal.) 😉 Côté LC et Challenges, 2013 n’aura guère été très fructueux. En 2013, je me suis montrée des plus sélectives, tant en matiére des livres lus que des Partenariats ou des SP que j’ai accepté de recevoir (toujours ce scrogneugneu de manque de temps). 

Le nombre de livres lus en 2013 : 164 

Coup de coupdecoeur : 7

Tops : 30

Flops : 13

Livres abandonnés : 2

Lectures Communes : 9

Partenariats/SP : 5

Mes coups de coupdecoeur (7 !)

(Certains billets sont accessibles en cliquant sur les couvertures)

Mes TOPS (30 !)

(Certains billets sont accessibles en cliquant sur la couverture)

Mes FLOPS (15!)

(Certains billets sont accessibles en cliquant sur la couverture)

Les livres abandonnés

Le point sur mes challenges

La Te-hon ! Je termine poussivement le Baby Challenge Fantasy avec un pitoyable 12/20. À ma décharge, les romans de la liste proposée étaient tous ou presque des pavés. Rien que les regarder, me fatiguait d’avance.

C’est bien mieux pour le Baby Challenge Thriller en revanche (20/20 ! Hourra!!!).

Néanmoins, si la quantité fut au rendez-vous, ce ne fut pas toujours le cas pour la qualité. Nombre de ces thrillers m’ont dèçus malgré la (très) bonne réputation qui les précédait.

En ce qui concerne ma PAL pour 2014, elle dépasse allégrement les 500 livres à livre (Ouch!)

Grâce aux Baby-Challenges Livraddict 2014 auxquels je me suis inscrite, elle devrait maigrir un peu (à condition d’être raisonnable dans mes achats en 2014 !)

Passons à présent au bilan 2013 de mon p’tit blogounet (Merci infiniment aux statisticiens pour l’envoi du rapport annuel d’activité fourni gracieusement par WordPress :), c’est un formidable outil, merci pour votre travail :))

Quelques chiffres croustillants

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 6  000 fois en 2013. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 5 voyages pour les déplacer tous.

En 2013, 98 articles ont été publié, ce qui porte le total des archives du blog à 292.

Le jour le plus actif de l’année a été le 28 janvier avec 114 vues.

L’article le plus populaire ce jour-là fut « Sanditon » de Jane Austen. (Cool!)

L’article le plus commenté en 2013 [LC] « La Maitresse de Rome » de Kate Quinn

(J’en suis ravie :))

Attractions en 2013

Voici les articles les plus consultés en 2013. 

Sites référents principaux en 2013 :

  1. livraddict.com
  2. facebook.com
  3. wordpress.com
  4. babelio.com
  5. netvibes.com

Les STATS 2013

Ce blog a reçu 6000 VISITES  en 2013

Waouh, ça peut paraitre peu à certains sur un an, (d’autres blogs atteignent ce chiffre en un mois ;)) mais pour ma part,  je suis trés contente car mon blog n’ayant pas été trés actif en 2013, cela constitue une bonne moyenne ! D’autant que mes visiteurs sont venus de 45 pays différents ! Les pays principaux: France, Belgique et Canada. Merci à nos amis francophones ! 

Ce blog a reçu 13  176 visites et 1  118 commentaires  depuis sa création

Le record de vues en un jour est de 117.

Contenu du blog au 31 décembre 2013 

294 Articles

67 Catégories

1  075 Tags

Abonnés : 45 ! 🙂 

Un IMMENSE MERCI aux visiteurs les plus fidèles qui sont

Merci à vous, les amies ! J’encourage vivement tout le monde à visiter leurs excellents blogs ! 

Je tiens à remercier les nombreux nouveaux abonnés du blog qui depuis quelques mois suivent de près la publication de mes billets. Merci également pour vos messages et vos appréciations. Je suis vraiment désolée de ne pouvoir toujours y répondre un par un et j’aimerai disposer de davantage de temps pour approfondir nos échanges. Hélas, je ne le puis par manque de temps.
Merci aux fidèles du blog, aux gentils (et moins gentils) commentateurs, aux.petits Casper et aux timides qui visitent très souvent cet espace sans laisser trace de leur passage. Sachez que toutes vos visites, messages et clics divers sont fortement appréciés.
Meilleurs voeux à toutes et tous pour 2014!

« La garçonnière » d’Hélène Grémillon [Partenariat PriceMinister-Rakuten 2013]

Editions Flammarion (2013)

300 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note 3étoilesbon (14/20)

 Synopsis

Ce roman est inspiré d’une histoire vraie. Les événements se déroulent en Argentine, à Buenos Aires. Nous sommes en août 1987. C est l’hiver. Les saisons ne sont pas les mêmes partout.
Les êtres humains, si.

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Dés le prologue, très joliment écrit, et fort intriguant (du fait, que nous ignorons tout des personnages au départ), la dimension romanesque se déploie, un potentiel qui s’incarne notamment dans le personnage de Lisandra, à la fois mystérieuse et fragile.

Renforcé par une narratologie originale, servi par des chapitres courts, mais aussi parfois desservie par une écriture un peu trop simpliste et une crudité qui apparait peu nécessaire en maints endroits, La Garçonnière m’a souvent laissé dubitative. Car, force est de reconnaitre, qu’en regard du premier roman de l’auteure, Le Confident (que j’avais bien aimé malgré quelques réserves imputables aux maladresses inhérentes à tout premier roman), l’écriture d’Hélène Grémillon a baissé en qualité (reste à savoir si cela est volontaire, une démarche assumée pour « coller » à l’ambiance du récit, ou non). L’alternance entre les temps du récit est troublante. De même que la narration, où les voix de Vittorio et d’Ana Maria se fondent et se confondent l’une en l’autre pour offrir un narrateur hermaphrodite et possédant une double sensibilité qui permet d’enrichir la « vision » du lecteur. La bonne idée de l’auteure est surtout ici de faire cohabiter efficacement plusieurs modes narratifs entre eux : récit à la première personne, dialogues, relation de faits anciens, et retranscriptions d’entretiens psy enregistrés. Le tout brouillant les frontières narratives avec un certain brio, je dois le dire.

Parmi les défauts constatés, je mettrai en avant le fait que le roman perd, hélas, très vite la mécanique du thriller pour acquérir la morne dynamique d’un roman mi- historique mi- psychologique (se déroulant en argentine dans les années 80), souffre d’un manque flagrant de descriptions et d’une accumulation de dialogues creux, en ce sens où ils ne font nullement progresser l’intrigue. restant trop en surface des choses et des caractères des personnages principaux. Pareillement pour l’intrigue, qui, si elle exploite bien le contexte politique de son époque (les enlèvements et les meurtres perpétrés par la junte) en apportant une réelle densité et une noirceur appréciable dans le climat, ne se donne jamais réellement à voir, l’histoire se déroulant pour l’essentiel dans un environnement urbain, entre immeubles, cafés, prison, hôtel … aucun paysage n’est décrit,

L’enquête est prenante dans les trois premiers quarts du roman, avant de connaitre un gros creux vers le milieu, occasionné par un défilé pesant de longueurs, de digressions ennuyeuses, et qui ne se résorbe que dans les derniers chapitres. Le lecteur se verra abuser par un festival de fausses pistes diverses qui pimenteront sa lecture. Si elle ne rattrape pas les lenteurs et le manque de profondeur de l’ensemble, la fin se révèle des plus saisissantes, d’autant plus que, si l’on devine sans mal certaines choses en cours de lecture, la clef de l’énigme reste assez inattendue, clôturant cet imparfait roman sur une note satisfaisante.

Un second roman plutôt agréable à lire donc, et pourvu d’une narratologie audacieuse, mais qui n’échappe pas à ses travers. Il me laissera de lui un souvenir mitigé, l’impression que l’auteure passe souvent à côté de son propos, se doublant chez moi, d’une sensation elliptique d’ennui, consécutive au fait que les codes du thriller sont régulièrement bafoués au profit d’un verbiage oiseux, faussement psychanalytique, sorte de psychologie de comptoir qui m’a parfois donné envie de lire certaines pages en diagonale.

Merci infiniment à Priceminister-Rakuten pour leur confiance et l’envoi de ce roman.

La Gazette Elfique ≠ 19

La Gazette Elfique ≠ 19

Sur le principe de l’excellent « Rond de sorcières » initié par Acro sur son très beau blog Livrement, chaque mois je vous propose le récapitulatif de mes lectures du mois précédent.

Au sommaire de La Gazette Elfique du mois d’avril :

Les ***** correspond au nombre d’étoiles attribuées dans mes critiques.

Partenariat

[Partenariat Milan] « Opprimés, 1, Les Enfants des Dieux » de Jessica Therrien ***

 

Lectures communes : 0 en avril

Livre abandonné : 

[Abandon]  « Il faut qu’on parle de Kevin » de Lionel Schriver 

Bit-lit/Urban fantasy

[Nouvelles]  « Chasseuse de la nuit, Cat et Bones » (hors-série) de Jeaniene Frost ****

« Bloodlines, 1 » de Richelle Mead ****

« Alice Royale, 1, Le Lapin blanc » de Céline Mancellon ***

 

Contemporaine

« Avant toi » de JoJo Moyes ****

 

Fantastique

« Opprimés, 1, Les Enfants des Dieux » de Jessica Therrien ***

« Kaleb, 2, Abigail » de Myra Eljundir *** et ****

« Le Baiser des Sirènes, 1, Attirance » d’Anne Greenwood Brown ****

Fantasy   

« La dernière guerre, 1, 49 jours » de Fabrice Colin *****

« Le Puits des Mémoires, 1, La Traque » de Gabriel Katz ****

Jeunesse

« Moi et Becca » de Paige Harbison ****

« Gone, 1 » de Michael Grant ****

 

Thriller

« Miséricorde » de Jussi Adler Olsen ***

« La vérité sur l’Affaire Harry Québert » de Joël Dicker *****

 

Livres gagnés :

« Les sœurs Charbrey, 1, Sans orgueil ni préjugé » de Cassandra O’Donnell

 

Bilan

Pour le second mois consécutif, pas de coup de coeur pour moi. Et 13 lectures au compteur. 

 

Top 4 d’avril 

« La dernière guerre, 1, 49 jours » de Fabrice Colin *****

« La vérité sur l’Affaire Harry Québert » de Joël Dicker *****

« Chasseuse de la nuit, Cat et Bones » (hors-série) de Jeaniene Frost ****

« Le Puits des Mémoires, 1, La Traque » de Gabriel Katz ****

 

La Gazette Elfique ≠ 14

La Gazette Elfique ≠ 14 

Sur le principe de l’excellent « Rond de sorcières » initié par Acro sur son très beau blog Livrement, chaque mois je vous propose le récapitulatif de mes lectures du mois précédent.

Au sommaire de La Gazette Elfique du mois de novembre :

Les ***** correspond au nombre d’étoiles attribuées dans mes critiques.

Partenariat 

« Défi à Sherlock Holmes » de Béatrice Nicodème *****

Lectures communes

« A comme association, 7,  Car nos cœurs sont hantés » d’Erik L’Homme *****

[LC] « Le Treizième conte » de Diane Setterfield ****

[LC] « Blitz, 1, Black-Out » de Connie Willis ***

Bit-lit/Urban fantasy

« Chasseuse de la nuit, 6, D’Outre-tombe » de Jeaniene Frost ****

Classique 

« Une étude en rouge » de Conan Doyle ****

« La Dame en blanc » de Wilkie Collins ****

Contemporaine 

[Coup de cœur] « Brokeback Mountain » d’Annie Proulx

« Le Treizième conte » de Diane Setterfield ****

Fantastique

Fantasy  

« A comme association, 7,  Car nos cœurs sont hantés » d’Erik L’Homme ***** 

[Coup de coeur] « Thursday Next, 2, Délivrez-moi ! » de Jasper Fforde 

Historique

Horreur

[Coup de coeur] « Anno Dracula, 1 » de Kim Newman

Jeunesse

« Hush, Hush, 4, Finale » de Becca Fitzpatrick ****

Romance

« Crossfire, 1, Dévoile-moi » de Sylvia Day *

SF

[LC] « Blitz, 1, Black-Out » de Connie Willis ***

Thriller

« Ce que j’ai vu et pourquoi j’ai menti » de Judy Blundell ****

« La Maison de Soie » d’Anthony Horowirz *****

Les coups de coupdecoeur

[Coup de cœur] « Brokeback Mountain » d’Annie Proulx

[Coup de coeur] « Thursday Next, 2, Délivrez-moi ! » de Jasper Fforde

[Coup de coeur] « Anno Dracula, 1 » de Kim Newman

Livres gagnés 

Bilan

Quel beau mois de novembre ! Pas moins de 3 coup de coeur pour moi !

« Brokeback Mountain » d’Annie Proulx 

« Thursday Next, 2, Délivrez-moi ! » de Jasper Fforde 

« Anno Dracula, 1 » de Kim Newman 

Et bien d’autres excellentes lectures…telles « Défi à Sherlock Holmes » de Béatrice Nicodème ou bien encore « La Maison de Soie » d’Anthony Horowirz sans oublier le trés joli « Le Treizième conte » de Diane Setterfield 

J’avais placé novembre sous le signe des Classiques victoriens méconnus comme  « La Dame en blanc » de Wilkie Collins et de Sherlock Holmes et j’ai pris plaisir à découvrir plusieurs oeuvres mettant en scène le célèbre détective. 

14 livres figurent à mon palmarés de novembre, dont 2 LC et un excellent partenariat. 

 A bientôt !