Catégorie: Science-Fiction

« Sur les ailes du cauchemar » de Lisa Tuttle.

1995 Éditions Denoël (Présence du fantastique)

Langue française – 304 pages | Traduit par Nathalie Serval
Temps de lecture 6 jours
Note 4étoiles-trèsbonmais
Synopsis
Une jeune femme jalouse entraîne sa rivale dans une mortelle chevauchée sur les ailes du cauchemar… Une autre voit son présent envahi par les images de ce qu’aurait été sa vie si elle avait fait d’autres choix… Celle-ci joue les fantômes pour des spirites du passé… Celle-là accède à un autre monde où le lézard est l’objet des convoitises féminines et l’attribut du pouvoir des hommes… Quant à Fay, elle collectionne ce que ses amants lui ont laissé d’eux-mêmes pour se construire un compagnon idéal…
En treize nouvelles, un voyage à travers la femme, ses fantasmes, ses regrets, ses désirs. Une randonnée qui prend volontiers les allures d’une vertigineuse descente aux enfers.

 

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Et oui, vous ne rêvez point ! Lisa Tuttle à les honneurs de mon blog une seconde fois en moins d’un mois mais que voulez-vous: essayer Lisa Tuttle, c’est l’adopter.
À l’origine, je voulais acquérir Les Chambres inquiètes. Hélas, ce recueil n’existe plus qu’en occasion à des prix assez prohibitifs ! Du coup, j’attendrai la sortie poche. En farfouillant sur le net, j’ai alors déniché cet autre recueil de nouvelles traduites en français par Nathalie Serval. Pas moins de treize nouvelles à découvrir ! Une fois encore, l’édition originale est épuisée et ne demeure que des exemplaires d’occasion. Qu’à cela ne tienne ! Le prix est raisonnable, le livre visiblement en bon état. Je clique, j’achète, je paye et j’attends. Impatiemment. Le colis m’arrive quelques jours plus tôt. Le bouquin est en excellent état. Comme neuf.
Me voilà installée dès le soir même sous la lumière bienveillante de ma lampe de chevet, mon paquet de bonbons crocodiles piquants à portée de main (ou de doigts, c’est comme on veut), c’est parti ! Le coeur battant, je tourne la première page…

1 – Sur les ailes du cauchemar (Riding the Nightmare), pages 7 à 35, trad. Nathalie SERVAL
Où s’exprime tout le talent de L. Tuttle pour faire basculer le quotidien le plus banal vers le fantastique le plus cauchemardesque. Avec une fin très ouverte qui offre plusieurs interprétations possibles au lecteur.
2 – Sans regrets (No Regrets), pages 37 à 72, trad. Nathalie SERVAL
Certes, l’idée de base de la nouvelle est bonne et émouvante mais j’ai trouvé sa mise en mots un peu laborieuse. Néanmoins, le traitement qu’en fait Lisa Tuttle ne manque pas d’intérêt ni de profondeur psychologique. Ce que je reproche à ce texte est avant tout son côté « verbeux ». Peu d’action pour beaucoup de longs dialogues.
3 – Affaire de peau (Skin Deep), pages 73 à 97, trad. Nathalie SERVAL
Je suis passée complètement à côté de cette nouvelle. Je n’ai ni compris la démarche de L.Tuttle, ni l’intérêt présenté par ce texte. Je m’interroge encore sur des pans entiers de l’histoire, dont je n’ai pas vu la moindre utilité dans cette nouvelle. Des personnages qui disparaissent au bout de quelques pages, des dialogues qui ne font en rien avancer l’intrigue… Alors, certes, l’ambiance (réussie) est étrange à souhait, mais le tout donne une sensation de « remplissage » de pages, et la fin (trop ouverte à mon goût) est mal amenée, ce qui la rend invraisemblable.
4 – Le Champ de pierres (Where the Stones Grow), pages 99 à 117, trad. Nathalie SERVAL
Tout comme pour Affaire de peau, une nouvelle très faible, et qui ne présente que peu de vraisemblance et d’intérêt. Des menhirs tueurs ? J’aime bien le côté décalé de L. Tuttle mais cela doit rester un minimum crédible tout de même !
5 – Le Cabinet des esprits (The Spirit Cabinet), pages 119 à 135, trad. Nathalie SERVAL
Une bonne idée, une belle ambiance, la jolie plume de L. Tuttle, mais une nouvelle qui m’a un peu laissé sur ma faim, tant j’ai trouvé la fin bâclée. Sur la base de cette histoire et avec son talent, l’auteure aurait pu faire beaucoup mieux ! Quel dommage !
6 – Lézard du désir (Lizard Lust), pages 137 à 159, trad. Nathalie SERVAL
L’une des nouvelles les plus étranges et dérangeantes du recueil. De façon très curieuse, c’est plusieurs jours après l’avoir terminé que je me suis aperçue que j’avais aimé cette nouvelle, et à quel point celle-ci m’avait marquée ! Pendant ma lecture, déstabilisée par le sujet et la construction en « temporalité croisée », où passé et présent s’entrelacent, je restai dubitative…Mais à la relecture, il m’est apparu que cette nouvelle était juste excellente. Un petit bijou d’étrangeté où L. Tuttle met en scène ses propres fantasmes en prenant pour support le thème du monde parallèle. Troublant…
7 – La Colonisation d’Edwin Beal (The Colonization of Edward Beal), pages 161 à 173, trad. Nathalie SERVAL
Une nouvelle mineure dans œuvre de L. Tuttle.
Mais elle est bien écrite et très drôle.
8 – Des maris (Husbands), pages 175 à 191, trad. Nathalie SERVAL
Je n’ai pas tout compris je pense. Cette nouvelle est un peu tordue. Et le thème abordé: la disparition des hommes conduit les femmes à la zoophilie (!), m’a plus déroutée que dérangée. Assez bavarde, les personnages de ce texte se lancent dans de grandes discussions philosophiques ou sociologiques. Je me suis ennuyée.
9 – Le Cœur d’une mère – une Véridique histoire d’ours (A Mother’s Heart : A True Bear Story), pages 193 à 201, trad. Nathalie SERVAL
Un petit conte sympa mais qui souffre d’un manque flagrant de profondeur. Cette nouvelle détonne dans le recueil, où elle apparaît bâclée.
10 – L’Autre chambre (The Other Room), pages 203 à 218, trad. Nathalie SERVAL
Très bonne histoire formidablement écrite, baignant dans une atmosphère gothique et sombre réussie, un peu à la manière de Poe. Je l’ai dévoré.
11 – Un bout de corde (A Piece of Rope), pages 219 à 237, trad. Nathalie SERVAL
Encore une très bonne nouvelle, variation intéressante sur le thème mille fois rebattu de la sorcière. J’ai aimé l’atmosphère quasi onirique et envoûtante de cette histoire.
12 – En pièces détachées (Bits and Pieces), pages 239 à 263, trad. Nathalie SERVAL
Sur un postulat totalement incongru, une femme qui retrouve des parties du corps de ses amants de passage dans son lit, et qui chez tout autre auteur moins talentueux que L. Tuttle paraitrait sans doute complètement ridicule, cette nouvelle nous offre une intrigue passionnante et originale à laquelle on adhère à cent pour cent dès les premiers paragraphes. Très ouverte, cette nouvelle laisse le lecteur libre de son interprétation. D’où viennent ces morceaux de corps ? Sont-ils réels ? Cette femme est-elle folle ? À vous de vous faire votre propre opinion !
13 – Souvenirs du corps (Memories of the Body), pages 265 à 293, trad. Nathalie SERVAL
Excellente nouvelle qui revisite avec maestria un thème archi-usité de la SF, celui du double, du clone, en l’utilisant de manière fort originale.

Verdict global, après six jours de lecture : un recueil de nouvelles dont la qualité est plus ou moins équivalente à celle de Ainsi naissent les fantômes, si l’on tient compte du fait que Sur les ailes du cauchemar comportent davantage de nouvelles. 15 pour 7 dans ANLF. Cependant, j’ai trouvé SLADC moins varié au niveau des thèmes abordés, et les textes moins passionnants, voire hermétiques ou bâclés pour certains.
Toutefois, même dans les textes que je considère comme les plus faibles du recueil, on retrouve toujours la plume, le brio des descriptions, la capacité à créer des situations dérangeantes, et la profondeur psychologique de Lisa Tuttle, qualités qui font qu’aucune nouvelle n’est jamais véritablement « mauvaise ».
Bref, quoiqu’inégal et d’intérêt fluctuant, SLADC comporte tout de même de véritables petits bijoux de fantastique et de SF, parmi lesquels Sur les Ailes du cauchemar, Lézard du désir, L’Autre chambre, Un bout de corde, En pièces détachées, Souvenirs du corps…
Un recueil qui mérite lecture, assurément!

« Trois » de Sarah Lotz

2014 Editions Fleuve Noir
Langue française – 528 pages – Sortie : 22 Mai 2014
Temps de lecture : 2 jours
livredeuxétoilessansplus
Synopsis

Jeudi noir sur la planète. Ce jour-là, quatre avions de ligne s’écrasent aux quatre coins du globe. Troublante coïncidence, d’autant que sur trois des quatre sites de la catastrophe, les secouristes découvrent un rescapé. Chaque fois, il s’agit d’un enfant et chaque fois, sa survie tient du miracle.La presse internationale s’empare de l’événement, il n’est bientôt plus question que des « Trois » et les spéculations à leur sujet vont bon train. Certains fanatiques religieux voient même en eux l’incarnation des cavaliers de l’Apocalypse, à ce détail près qu’ils devraient être quatre… Y aurait-il un quatrième survivant ?Dans le même temps, les familles qui ont recueilli les enfants sont confrontées à des événements étranges. Alors qui sont au juste ces enfants ? Et que veulent-ils ?Un thriller glaçant mené de main de maître par une jeune auteure virtuose.

Un résumé à faire saliver le plus blasé des amateurs de thrillers, un début passionnant qui donne envie d’en savoir plus, quelques scènes angoissantes,  et une auteure possédant un excellent style, vif et incisif…

Ma lecture commençait sous les meilleures auspices possibles…mais au bout d’une cinquantaine de pages : patatras, le désenchantement à commencé à pointer le bout de son vilain nez !
Ah, quelle déception. Car en fait de thriller haletant, nous sommes ici confrontés au roboratif inventaire des témoignages de tous les protagonistes de l’affaire, des principaux, directement impliqués, jusqu’au plus insignifiant témoin extérieur, rassemblés dans un livre fictif par un écrivain qui l’est tout autant.

Original par la diversité des modes narratifs employés et ses incessants changements de point de vue : du témoignage oral aux tweets en passant par les messages audios et vidéos, la narration est prise en charge par une vingtaine de personnages environ dont une dizaine de manière récurrente,  un procédé qui tend à rendre l’intérêt fluctuant, car des personnages se révèlent plus intéressants et attachants que d’autres, ce roman noir fantastique qui n’a de thriller que sa classification fallacieuse, souffre de très nombreuses longueurs. J’ai honte de l’avouer mais je m’ennuyais tellement que je l’ai lu en diagonale à partir du milieu, sautant les parties consacrées aux personnages qui  m’intéressaient moins ou celles (trop présentes) concernant la religion dont l’auteure parle trop à mon goût personnel.
Alors, certes, l’auteure gère brillamment sa narration éclatée, je dirais même de main de maitre tant l’entreprise est ambitieuse et périlleuse, et il est appréciable pour le lecteur de disposer de différents points de vue, mais cela rend tout de même la lecture complexe et alourdit le propos.
Mais sans conteste, c’est la fin du roman qui m’aura le plus déçue; non seulement elle n’apporte aucune conclusion satisfaisante au lecteur, mais surtout  elle est invraisemblable. Elle ne fait que développer sur plusieurs chapitres, une hypothèse déjà évoquée tout au long du roman, théorie que le lecteur aura, de toute façon, échafaudée de lui-même depuis le milieu du roman. Si bien qu’une fois le livre refermé, je me suis dit : À quoi bon lire ce roman jusqu’à la fin ? Puisque l’on a la solution pratiquement 200 pages avant la conclusion ?
Le sentiment qui prédomine chez moi, est donc la déception, et la sensation principale: le regret d’avoir perdu mon temps avec ce roman qui s’annonçait pourtant prometteur.

[Contemporain] Baby Challenge 2014 « La ballade de Lila K » de Blandine Le Callet

2012 Editions Le Livre de Poche
Langue française – 354 pages
Temps de lecture : 2 jours
Notecoupdecoeur
Synopsis

La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge.
Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité. Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère.

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Surprenant, l’adjectif convient à merveille à ce roman. Je ne m’attendais pas du tout à être si « captivée » à sa lecture. Et au final, à ce que  ce soit mon premier top 2014.
Il faut dire que l’action commence instantanément, et durant les premiers chapitres la lecture se fait presque à tâtons. Il faut alors accepter de faire confiance à Blandine Le Callet, de lui donner la main et de se laisser guider par son écriture énergique sans savoir ni où l’on est, ni où l’on va, ni pourquoi.
Une immersion délicieusement déstabilisante, en vérité.

B. Le Callet s’affranchit parfaitement de ses pairs, notamment G. Orwell, pour réinterpréter avec profondeur et sensibilité le style anticipatif. Ça grouille d’idées, d’inventivité. L’intrigue est difficile à dater dans le temps et plus le récit avance, plus les indices recueillis nous font comprendre que nous sommes dans un futur alternatif.
La vivacité de plume de Blandine Le Callet est également un indéniable atout dans ce récit à la première personne mené avec maitrise.

Ce que j’ai apprécié le plus dans ce roman, en plus du personnage de Lila qui m’a beaucoup plu, et que je n’oublierai pas de sitôt, ce sont les petites touches de SF qui parsèment le récit, auxquelles on ne s’attend pas, et qui donnent un climat très étrange à cette histoire toujours en subtil décalage avec la réalité, à mi-chemin entre réalisme et anticipation. Le tout se déroulant dans une société totalitaire aux codes sociaux dévoyés qui annihilent toute liberté individuelle. Ça fait froid dans le dos.

Lila K. Quelle héroïne attachante ! J’ai adoré sa personnalité, son caractère, ses sarcasmes.  J’aurai aimé l’accompagner plus avant sur son chemin de vie. À la fin, j’étais triste de la quitter. J’aurai voulu rester près d’elle plus longtemps et savoir ce que la vie lui réservait. De grands bonheurs, j’espère !

[Bilan Lecture et Stats du blog 2013]

Après plusieurs mois à faire l’impasse sur ma Gazette Elfique (par manque de temps essentiellement), j’ai un peu perdu le compte de mes lectures. Sans omettre le fait que j’ai perdu l’habitude de chroniquer systématiquement mes lectures (là encore, par manque de temps et parfois d’envie). Depuis peu, je ne fais de billet que des romans qui m’ont marqués (en bien comme en mal.) 😉 Côté LC et Challenges, 2013 n’aura guère été très fructueux. En 2013, je me suis montrée des plus sélectives, tant en matiére des livres lus que des Partenariats ou des SP que j’ai accepté de recevoir (toujours ce scrogneugneu de manque de temps). 

Le nombre de livres lus en 2013 : 164 

Coup de coupdecoeur : 7

Tops : 30

Flops : 13

Livres abandonnés : 2

Lectures Communes : 9

Partenariats/SP : 5

Mes coups de coupdecoeur (7 !)

(Certains billets sont accessibles en cliquant sur les couvertures)

Mes TOPS (30 !)

(Certains billets sont accessibles en cliquant sur la couverture)

Mes FLOPS (15!)

(Certains billets sont accessibles en cliquant sur la couverture)

Les livres abandonnés

Le point sur mes challenges

La Te-hon ! Je termine poussivement le Baby Challenge Fantasy avec un pitoyable 12/20. À ma décharge, les romans de la liste proposée étaient tous ou presque des pavés. Rien que les regarder, me fatiguait d’avance.

C’est bien mieux pour le Baby Challenge Thriller en revanche (20/20 ! Hourra!!!).

Néanmoins, si la quantité fut au rendez-vous, ce ne fut pas toujours le cas pour la qualité. Nombre de ces thrillers m’ont dèçus malgré la (très) bonne réputation qui les précédait.

En ce qui concerne ma PAL pour 2014, elle dépasse allégrement les 500 livres à livre (Ouch!)

Grâce aux Baby-Challenges Livraddict 2014 auxquels je me suis inscrite, elle devrait maigrir un peu (à condition d’être raisonnable dans mes achats en 2014 !)

Passons à présent au bilan 2013 de mon p’tit blogounet (Merci infiniment aux statisticiens pour l’envoi du rapport annuel d’activité fourni gracieusement par WordPress :), c’est un formidable outil, merci pour votre travail :))

Quelques chiffres croustillants

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 6  000 fois en 2013. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 5 voyages pour les déplacer tous.

En 2013, 98 articles ont été publié, ce qui porte le total des archives du blog à 292.

Le jour le plus actif de l’année a été le 28 janvier avec 114 vues.

L’article le plus populaire ce jour-là fut « Sanditon » de Jane Austen. (Cool!)

L’article le plus commenté en 2013 [LC] « La Maitresse de Rome » de Kate Quinn

(J’en suis ravie :))

Attractions en 2013

Voici les articles les plus consultés en 2013. 

Sites référents principaux en 2013 :

  1. livraddict.com
  2. facebook.com
  3. wordpress.com
  4. babelio.com
  5. netvibes.com

Les STATS 2013

Ce blog a reçu 6000 VISITES  en 2013

Waouh, ça peut paraitre peu à certains sur un an, (d’autres blogs atteignent ce chiffre en un mois ;)) mais pour ma part,  je suis trés contente car mon blog n’ayant pas été trés actif en 2013, cela constitue une bonne moyenne ! D’autant que mes visiteurs sont venus de 45 pays différents ! Les pays principaux: France, Belgique et Canada. Merci à nos amis francophones ! 

Ce blog a reçu 13  176 visites et 1  118 commentaires  depuis sa création

Le record de vues en un jour est de 117.

Contenu du blog au 31 décembre 2013 

294 Articles

67 Catégories

1  075 Tags

Abonnés : 45 ! 🙂 

Un IMMENSE MERCI aux visiteurs les plus fidèles qui sont

Merci à vous, les amies ! J’encourage vivement tout le monde à visiter leurs excellents blogs ! 

Je tiens à remercier les nombreux nouveaux abonnés du blog qui depuis quelques mois suivent de près la publication de mes billets. Merci également pour vos messages et vos appréciations. Je suis vraiment désolée de ne pouvoir toujours y répondre un par un et j’aimerai disposer de davantage de temps pour approfondir nos échanges. Hélas, je ne le puis par manque de temps.
Merci aux fidèles du blog, aux gentils (et moins gentils) commentateurs, aux.petits Casper et aux timides qui visitent très souvent cet espace sans laisser trace de leur passage. Sachez que toutes vos visites, messages et clics divers sont fortement appréciés.
Meilleurs voeux à toutes et tous pour 2014!

« Le Passage » de Justin Cronin

Editions Pocket (2013)

1280 pages | Traduit par Dominique Haas

Temps de lecture : 1 mois et demi

Note : Entre 3étoilesbon et 4étoiles-trèsbonmais (cela dépend des moments)

Synopsis

Années 2010. Dans le Tennessee, Amy, une enfant abandonnée de six ans est recueillie dans un couvent… Dans la jungle bolivienne, l’armée américaine recherche les membres d’une expédition atteints d’un mystérieux virus… Au Texas, deux agents du FBI persuadent un condamné à mort de contribuer à une expérience scientifique gouvernementale. Lui et les autres condamnés à la peine capitale participant au projet mutent et développent une force physique extraordinaire. Les deux agents du FBI sont alors chargés d’enlever une enfant, Amy. Peu après que le virus a été inoculé à cette dernière, les mutants attaquent le centre de recherches…

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Quitte à m’attirer les foudres de certain(e)s, « Le Passage » n’est pas à mes yeux, l’œuvre majeure que l’on m’a vendu sur tous les tons depuis sa sortie. C’est à mon avis un roman inégal, branché sur courant alternatif, qui offre un plaisir de lecture intermittent, à cause d’un mauvais dosage : moment fort/ moment faible.

La mise en place est trop longue (à cause de la présentation des personnages qui est faite à la Stephen King. N’est pas le King qui veut). Pourtant les premiers chapitres sont intrigants mais tout retombe après l’ellipse temporelle lorsqu’on se retrouve cent ans plus tard dans la colonie des survivants.

A mes yeux, certains des choix narratifs de Justin Cronin sont contestables. Exemple : Plus de 300 pages du roman sont consacrées à nous présenter en long, en large et en travers des personnages que nous ne reverrons pratiquement plus par la suite ou très peu (à quoi bon alors ces interminables portraits ?).

De fait, il y a beaucoup trop de personnages, de dates, de chiffres et de pages qui ne servent pas à grand-chose à mes yeux dans ce roman trop…trop tout en fait.

Les vampires (fluorescents et simiesques (ils sautent partout comme des chimpanzés sous amphétamines)n’apparaissent pas tant que cela, la focale est davantage porté sur les survivants, et l’organisation des sociétés post-apos : leurs refuges, leur mode de vie, leurs croyances…

Certes, l’univers a une belle densité, il y a de bons personnages principaux, complets, attachants, héroïques, et de la profondeur psychologique chez eux (les personnages secondaires sont plus caricaturaux) mais il y a surtout de longues descriptions de paysage ou de bâtiments et autant d’explications techniques (surtout sur l’électricité).

Mais le plus gênant sont les idées too much que l’auteur a eu parfois (un peu comme le fait que les vampires soient fluos!) et qui sont dignes d’une mauvaise série SF, le pire étant pour moi le kitchissement passage « sectaire » avec l’épisode de la Babcock-mania qui m’a laissé plus que dubitative sur le coup! (Non mais sérieux, plus ridicule tu meurs).

Au final, on est loin de l’éblouissement promis par les autres lecteurs, mon plaisir fut elliptique. Globalement cette lecture est assez ennuyeuse (et déprimante). Le roman aurait pu aisément se voir réduit de 300/400 pages au moins. J’ai peiné comme rarement pour le terminer même si les 300 dernières pages comportent davantage d’action et se lisent plus facilement.

Et pourtant…étrangement, j’ai envie de lire la suite intitulée « Les douze », juste pour savoir ce qu’il va advenir des personnages de ce tome 1, d’autant que les dernieres lignes du roman laissent présager du pire. Il n’en faut pas plus pour m’intriguer…

« Multiversum, 1 » de Leonardo Patrignani

Editions Gallimard (Jeunesse) (2013)

329 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note 3étoilesbon

Synopsis

Alex vit en Italie, Jenny en Australie. Ils ont seize ans. Un lien subtil les unit depuis toujours : un dialogue télépathique qui surgit sans prévenir, dans un état d’inconscience. Jusqu’au moment où les adolescents décident de se rencontrer pour la première fois. Mais le jour de leur rendez-vous, ils sont là tous les deux au même endroit, cependant ils ne peuvent se voir… Ils découvrent qu’il existe une infinité d’univers parallèles et que la réalité qui les entoure n’est qu’une de ses multiples dimensions. Une vérité qui bouscule totalement leur existence, détruisant toute certitude sur leur monde. Comment Alex et Jenny pourront-ils se retrouver pour vivre leur amour ? Alors même que leur destin semble lié à celui, inéluctable, de la Terre…

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Une semi-déception. Je m’attendais à quelque chose de différent, de plus SF.

Un univers très intéressant, oui. Mais l’auteur se contente du minimum. Le tout est un peu survolé et relativement brouillon.

La première moitié est longue et ennuyeuse comme une journée de pluie.

Certains rebondissements prévisibles. La construction maladroite, l’écriture naïve et les personnages un peu mièvres quand même, autocentrés sur leur histoire d’amour, mignonette, mais peu crédible. Comment aimer à ce point quelqu’un dont on ne connait rien pas même son prénom et le fait qu’’une mèche blonde lui barre le front ? Je n’ai pas adhéré à l’histoire d’amour car les choses vont trop vite entre les personnages. Je ne te connais pas, tu sors du train, je me jette à ton cou pour te rouler une pelle ? Heu, un peu difficile à gober, non ? Quelques scènes sont un peu « space » aussi. Genre, quand Alex mate Jenny, toute nue dans sa chambre, alors qu’ils ont à peine échangés dix mots par télépathie, et qu’elle semble trouver cela normal. Elle ne s’en offusque même pas !

Seule la fin est réussie et tient en haleine. Au point de donner envie de lire la suite. Mais tout ce qui précède les derniers chapitres est mou du genou et trop pollué de bons sentiments.

En fait, c’est un roman SF qui n’est pas assez SF et trop romance adolescente.

La Gazette Elfique ≠ 19

Sur le principe de l’excellent « Rond de sorcières » initié par Acro sur son très beau blog Livrement, chaque mois je vous propose le récapitulatif de mes lectures du mois précédent.

Au sommaire de La Gazette Elfique du mois de mai :

Les ***** correspond au nombre d’étoiles attribuées dans mes critiques. 

Fantasy

« Au-delà de L’Oraison, 1, La Langue du silence » de Samantha Bailly ****

Jeunesse

[LC] « Oscar Pill, 1, La révélation des Médicus » d’Eli Anderson ***

Littérature contemporaine

« Eclair d’été » de Tamara McKinley ***

Romance

« Les sœurs Charbrey, 1, Sans orgueil ni préjugé » de Cassandra O’Donnell ***

« Coup de foudre à Austenland » de Shannon Hale ****

SF

« Le Prince d’été » d’Alaya Dawn Johnson

« La 5e vague » de Rick Yancey *****

Steampunk

[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial Sagas (Avril)] « Une Aventure d’Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l’ombrelle, 3, Sans honte » de Gail Carriger *****

Thriller

« Les Mères » de Samantha Hayes ****

[Challenge de Calypso, session « Mort »] « Le Livre sans nom, 4, Livre de la mort » d’Anonyme ****

[Challenge de Calypso, session « Mort »] «Jusqu’à ce que la mort nous unisse » de Karine Giebel **

« La Conjuration primitive » de Maxime Chattam *****

Au joli mois de mai, j’ai lu 12 livres dont 2 LC.

Ce qui constitue une grosse baisse de mes lectures.

 

Mon top 3 de mai : 

« La Conjuration primitive » de Maxime Chattam

« La 5e vague » de Rick Yancey 

« Une Aventure d’Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l’ombrelle, 3, Sans honte » de Gail Carriger