Catégorie: Conte

« Le piano maléfique » de Françoise Grenier Droesch

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2010 Editions Le Manuscrit

Française Langue française – 244 pages

Genre : Fantastique

Note : 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis :

Pendant trois jours, une classe de CM2 et ses accompagnateurs ont disparus. D’après leurs dires, ils auraient été enfermés dans le château du Comte de Nerval, où des phénomènes paranormaux ont lieu. De plus, ils auraient été obligés de l’écouter jouer du Chopin au piano pendant des heures. L’inspecteur Herbert enquête sur cette mystérieuse affaire.

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Lu dans des circonstances peu propices à l’enthousiasme (un séjour à l’hôpital), ce premier roman de Françoise Grenier Droesch, enseignante à la retraite que je ne connaissais jusqu’à présent que par ses nouvelles,  a pourtant réussi l’exploit de me faire oublier plusieurs heures durant ma situation peu réjouissante et à me changer agréablement les idées.

Il faut dire que l’intrigue proposée par Ce piano maléfique est très accrocheuse, prenante. Les personnages sont bien construits et attachants, notamment le héros principal, l’inspecteur Herbert.  Les lieux traversés sont très bien dépeints à la faveur de descriptions soignées et riches en détails qui m’ont permis de découvrir une région de France que je ne connaissais pas ou sinon que de nom.

Quant aux effets horrifiques et sanglants, ils sont bien dosés. Ni trop ni pas assez. Juste ce qu’il faut pour nous faire frissonner de plaisir !

Par ailleurs, le rythme enlevé sur lequel se déroule l’enquête ajoute encore un charme supplémentaire à ce récit sombre et mystérieux. On ne s’ennuie pas une seconde durant notre lecture tant nous sommes curieux de savoir comment l’histoire va se terminer.

Entrecoupée épisodiquement par les monologues intérieurs du personnage principal, Herbert,  (habile procédé utilisé par l’auteure qui nous permet de mieux le découvrir et de nous y attacher) l’intrigue progresse d’une manière logique et nous tient en haleine jusqu’au dénouement. Une fin satisfaisante qui ne nous laisse pas sur notre faim !

Comme tout premier roman qui se respecte, on notera, certes, ici et là quelques petites maladresses dues à l’inexpérience. Notamment au niveau des dialogues parfois un peu vite expédiés ou confus (on ne comprend pas toujours qui s’exprime ou qui parle à qui).

De légers défauts qui, à mes yeux, ne gâchent en rien le plaisir ressenti à la lecture de ce bon roman que je vous conseille de découvrir. Sous cette belle couverture, à la fois sobre et élégante, orné d’un joli titre intriguant, vous attend une histoire fantastique divertissante à souhait.

Mais… chut !Écoutez ! Entendez-vous Le Piano Maléfique vous jouer sa petite musique envoûtante ? Alors, qu’attendez-vous ? Laissez-vous tenter !

De petites indiscrétions m’ont laissé entendre que Françoise Grenier Droesch songeait à donner une suite à ce premier opus très plaisant. Vivement !

Pour l’acheter :

https://www.facebook.com/Le-piano-mal%C3%A9fique-page-auteur–116958348386776/?fref=ts

[Matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten 2014] « Sous les couvertures » de Bertrand Guillot

Le principe de l’opération :

Les matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten (ou #MRL14 pour les adeptes des messages à 140 caractères),  c’est l’occasion de découvrir les livres de la rentrée littéraire sélectionnés par la crème de la crème des blogs littéraires, de partager vos critiques avec des centaines de blogueurs passionnés de littérature et enfin, de dresser ensemble un bilan pour savoir quels livres de la rentrée littéraire 2014 ont reçu l’approbation de la blogosphère littéraire française.

Pour rappel, la liste des romans proposés pour l’édition 2014 :

Le roi disait que j’étais diable, Clara Dupont-Monod
– Goat Mountain, David Vann
– Constellations, Adrien Bosc
– Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger
– Petits oiseaux, yôko ogawa – Rose-Marie Makino-Fayolle
– Le cercle des femmes, Sophie Brocas
– Sous les couvertures, Bertrand Guillot
– Ces instants-là, wassmo herbjorg
– Zou !, Anne-Véronique Herter
– Le Royaume, Emmanuel Carrère
– Un monde flamboyant, hustvedt siri – Christine Le Boeuf
– Louise, Julie Gouazé
– Peine perdue, Olivier Adam
– Retour à Little Wing, Nickolas Butler
– Le Complexe D’Eden Bellwether, Benjamin Wood

Pour l’édition 2014, mon choix s’est porté sur le roman suivant :

2014 Éditions Rue Fromentin
Langue française – 175 pages – Sortie : 18 Septembre 2014

Temps de lecture : Une après-midi

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

Un samedi soir, une librairie de quartier. Comme toutes les nuits, sitôt le rideau tombé, les livres s’éveillent et se racontent leurs histoires… Mais ce soir, l’heure est grave : les nouveautés viennent d’arriver, et les romans du fond de la librairie n’ont plus que quelques jours pour trouver un lecteur ! Pour sortir par la grande porte, il leur faudra s’unir et prendre la place des best-sellers solidement empilés près de la caisse. Autant dire qu’ils n’ont pratiquement aucune chance…Entre roman et conte iconoclaste, Sous les couvertures, quatrième livre de Bertrand Guillot, est une merveille d’humour et d’originalité.

La rentrée littéraire inquiète les livres déjà en librairie. Une fois le magasin fermé, ils décident de réagir et essaient de se mettre d’accord sur une stratégie commune. Mais entre les premiers romans, les grands écrivains, les académiciens, etc., les intérêts divergent. L’arrivée d’une nouvelle libraire avec des idées neuves met en émoi tous les ouvrages.

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Un roman sur les livres, et plus particulièrement axé sur la rentrée littéraire ? Quelle bonne idée !
En substance, c’est ce que je me suis dit au moment de sélectionner le roman que je souhaitais recevoir, lire et chroniquer pour les Matchs de la Rentrée Littéraire de PriceMinister-Rakuten 2014.
Et disons-le de suite : avec sa jolie couverture et  son « pitch » alléchant,  Sous les couvertures de Bertrand Guillot m’a de suite tapé dans l’œil.Le titre-clin d’œil à double signifiant, (sous les couvertures, n’est-ce pas l’endroit rêvé pour lire un bon roman ?) nous annonce la couleur. La malice et l’irrévérence seront au rendez-vous. Et malicieux, le ton de l’auteur l’est dès les premières pages. Mais pas seulement…

C’est avant tout à une savoureuse et truculente petite pièce de théâtre que nous convie Bertrand Guillot et dans laquelle les romans se substituent aux êtres humains, adoptant leurs postures les plus héroïques comme les plus viles, avec un seul et même objectif : occuper le devant de la scène : le présentoir principal de la libraire afin de mieux attirer l’attention des clients sur eux. Comme quoi la soif de célébrité n’est pas qu’une affaire humaine !

Et l’auteur d’en profiter alors pour tendre un miroir au lecteur afin qu’il s’y contemple en toute objectivité.  Et ma foi, avouons-le, le reflet renvoyé n’est pas très flatteur ! L’emploi de ces avatars de papier et d’encre permet également à l’auteur d’interroger de grandes thématiques sociétales. Des problématiques actuelles qui sont posées avec lucidité et analysées sans langue de bois.

Les personnages qu’ils soient de chair et d’os ou d’encre et de papier s’incarnent brillamment sous la plume de l’auteur.

Touchants, attachants, agaçants, hilarants, les livres (les véritables héros de l’histoire) rivalisent de charisme et s’illustrent dans des saynètes tour à tour drôles, émouvantes ou surprenantes (quand ce n’est grivoise ! Ah, la fameuse – et très inattendue scène d’onanisme !), lesquelles nous font oublier très rapidement leur statut dit d’objets, d’autant plus que les dialogues qui émaillent leurs conversations comme leurs disputes sont un pur régal !

Les personnages de chair ne leur cèdent en rien en épaisseur comme en humanité, quoiqu’ils soient; de mon humble avis, trop peu présents dans l’histoire (j’aurai aimé que l’auteur les mettent davantage en avant), ils constituent une belle galerie.

De la jeune libraire désabusée au propriétaire de l’établissement, fatigué de se battre contre le progrès, en passant par le fils culpabilisant d’avoir vendu son âme au diable (ici symbolisé par le livre dématérialisé) ou encore la critique-bloggeuse branchée et ambitieuse, sans oublier les jeunes auteurs (Grand, Mauve, Junior) que nous suivons dans leurs tribulations littéraire parmi la jungle médiatico-culturelle parisienne, chaque personnage sonne  juste et sait nous toucher au cœur.

Et que dire de  la bataille rangée finale (ou disons plutôt dérangée en l’occurrence)  ? Épique à souhait, elle parodie de manière très amusante, les grandes scènes de bataille des romans fantasy, et l’on ne peut en la lisant s’empêcher de songer à Tolkien ou à Homère….ou bien encore aux romans de capes et d’épée.

Drôle, décalé, grinçant, parfois cynique mais toujours pertinent, ce petit conte est moins léger que l’on pourrait le croire eu égard à sa couverture colorée et acidulée. C’est au contraire un roman au ton désenchanté et acerbe qui fait réfléchir sur la littérature actuelle (son déclin annoncé, ses enjeux futurs) en posant des questions qui dérangent et qui fâchent (raréfaction des lecteurs, difficulté de fidéliser une clientèle pour les petites librairies, concurrence des grandes enseignes et des sites internet, émergence des liseuses…).

En définitive, Sous les couverture pose un constat plus que lucide de la situation présent et de  l’avenir (hélas très sombre) des librairies traditionnels face aux mastodontes de la grande distribution et à la lecture numérique.

Le bémol ? (il faut bien qu’il y en ait un) : le rythme en dents de scie qui handicape le plaisir de lecture. Toutefois, si mon intérêt s’est un peu émoussé vers le milieu du roman, je ne me suis pas à proprement parler ennuyé. J’ai seulement trouvé parfois le temps long, lors de certains passages trop figés ou bavards. Car c’est par son statisme et son incapacité à restituer efficacement l’aspect visuel de l’intrigue (en particulier les mouvements des livres durant l’épisode de la grande bataille) que le roman pêche.

Construit sur une bonne idée, drôle, caustique, mais jamais moralisateur ni donneur de leçons, Sous les couvertures est un roman qui fait réfléchir en mettant les bonnes questions en perspective et qui ne se contente pas d’enfoncer des portes ouvertes.

Un roman à…. découvrir

[Challenge de Calypso, session Livre], « La Voleuse de livres » de Markus Zusak

2008 Editions Pocket

Langue française – 633 page

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est – ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres…

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Une vingtaine de pages m’auront été nécessaires pour parvenir à rentrer dans l’histoire. Le style est déconcertant, et la narratrice, peu banale. Faire de la mort, une conteuse, est l’une des grandes idées de l’auteur.
La deuxième est d’observer la montée du nazisme, et les débuts de la seconde guerre mondiale, par le prisme d’un petit village allemand ordinaire, sorte de microcosme où l’auteur braque sa loupe sociologique, à travers une galerie de personnages incroyables dont Liesel, Papa, Maman, Rudy, Max…
Des personnages réalistes et vrais, humains dans leurs qualités comme dans leurs défauts, touchants, attachants, énervants…. Des personnages en qui l’on croit et qui sonnent toujours justes.

Malgré l’épaisseur du livre, je n’ai pas éprouvé la moindre lassitude ni trouvé de longueurs pendant ma lecture. Au contraire, j’ai dévoré ce roman en 2 petites journées.

On pense souvent, à tort, tout savoir ou presque, de l’horreur de cette période, et pourtant… Les mots de l’auteur nous réinventent, ici, une effroyable réalité.

Étrangement, malgré la noirceur du sujet comme de l’atmosphère, par bien des aspects cette histoire racontée sous forme d’épisodes, chroniques des petits bonheurs et grands malheurs du quotidien, de l’enfance et de la vie, possède la même poésie de l’insignifiant que le monde fabuleux d’Amélie Poulain.

On ne sort pas indemne de ce roman. L’histoire de Liesel, de sa famille et de ses compagnons d’enfance, me resteront longtemps au coeur.
J’ai achevé ma lecture en larmes. La fin est bouleversante. En fait, tout le roman, l’est.

Une seule chose à dire : Lisez-le…Ne passez pas à côté de ce joli roman, certainement imparfait, mais empli de belles émotions, de poésie et de personnages inoubliables…

 

 

[Bilan Lecture et Stats du blog 2013]

Après plusieurs mois à faire l’impasse sur ma Gazette Elfique (par manque de temps essentiellement), j’ai un peu perdu le compte de mes lectures. Sans omettre le fait que j’ai perdu l’habitude de chroniquer systématiquement mes lectures (là encore, par manque de temps et parfois d’envie). Depuis peu, je ne fais de billet que des romans qui m’ont marqués (en bien comme en mal.) 😉 Côté LC et Challenges, 2013 n’aura guère été très fructueux. En 2013, je me suis montrée des plus sélectives, tant en matiére des livres lus que des Partenariats ou des SP que j’ai accepté de recevoir (toujours ce scrogneugneu de manque de temps). 

Le nombre de livres lus en 2013 : 164 

Coup de coupdecoeur : 7

Tops : 30

Flops : 13

Livres abandonnés : 2

Lectures Communes : 9

Partenariats/SP : 5

Mes coups de coupdecoeur (7 !)

(Certains billets sont accessibles en cliquant sur les couvertures)

Mes TOPS (30 !)

(Certains billets sont accessibles en cliquant sur la couverture)

Mes FLOPS (15!)

(Certains billets sont accessibles en cliquant sur la couverture)

Les livres abandonnés

Le point sur mes challenges

La Te-hon ! Je termine poussivement le Baby Challenge Fantasy avec un pitoyable 12/20. À ma décharge, les romans de la liste proposée étaient tous ou presque des pavés. Rien que les regarder, me fatiguait d’avance.

C’est bien mieux pour le Baby Challenge Thriller en revanche (20/20 ! Hourra!!!).

Néanmoins, si la quantité fut au rendez-vous, ce ne fut pas toujours le cas pour la qualité. Nombre de ces thrillers m’ont dèçus malgré la (très) bonne réputation qui les précédait.

En ce qui concerne ma PAL pour 2014, elle dépasse allégrement les 500 livres à livre (Ouch!)

Grâce aux Baby-Challenges Livraddict 2014 auxquels je me suis inscrite, elle devrait maigrir un peu (à condition d’être raisonnable dans mes achats en 2014 !)

Passons à présent au bilan 2013 de mon p’tit blogounet (Merci infiniment aux statisticiens pour l’envoi du rapport annuel d’activité fourni gracieusement par WordPress :), c’est un formidable outil, merci pour votre travail :))

Quelques chiffres croustillants

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 6  000 fois en 2013. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 5 voyages pour les déplacer tous.

En 2013, 98 articles ont été publié, ce qui porte le total des archives du blog à 292.

Le jour le plus actif de l’année a été le 28 janvier avec 114 vues.

L’article le plus populaire ce jour-là fut « Sanditon » de Jane Austen. (Cool!)

L’article le plus commenté en 2013 [LC] « La Maitresse de Rome » de Kate Quinn

(J’en suis ravie :))

Attractions en 2013

Voici les articles les plus consultés en 2013. 

Sites référents principaux en 2013 :

  1. livraddict.com
  2. facebook.com
  3. wordpress.com
  4. babelio.com
  5. netvibes.com

Les STATS 2013

Ce blog a reçu 6000 VISITES  en 2013

Waouh, ça peut paraitre peu à certains sur un an, (d’autres blogs atteignent ce chiffre en un mois ;)) mais pour ma part,  je suis trés contente car mon blog n’ayant pas été trés actif en 2013, cela constitue une bonne moyenne ! D’autant que mes visiteurs sont venus de 45 pays différents ! Les pays principaux: France, Belgique et Canada. Merci à nos amis francophones ! 

Ce blog a reçu 13  176 visites et 1  118 commentaires  depuis sa création

Le record de vues en un jour est de 117.

Contenu du blog au 31 décembre 2013 

294 Articles

67 Catégories

1  075 Tags

Abonnés : 45 ! 🙂 

Un IMMENSE MERCI aux visiteurs les plus fidèles qui sont

Merci à vous, les amies ! J’encourage vivement tout le monde à visiter leurs excellents blogs ! 

Je tiens à remercier les nombreux nouveaux abonnés du blog qui depuis quelques mois suivent de près la publication de mes billets. Merci également pour vos messages et vos appréciations. Je suis vraiment désolée de ne pouvoir toujours y répondre un par un et j’aimerai disposer de davantage de temps pour approfondir nos échanges. Hélas, je ne le puis par manque de temps.
Merci aux fidèles du blog, aux gentils (et moins gentils) commentateurs, aux.petits Casper et aux timides qui visitent très souvent cet espace sans laisser trace de leur passage. Sachez que toutes vos visites, messages et clics divers sont fortement appréciés.
Meilleurs voeux à toutes et tous pour 2014!

[Challenge « Un mot, des titres », session « Lumière »] « Les lumières de septembre » de Carlos Ruiz Zafon

 

 

Editions Robert Laffont (2012)

260 pages | Traduit par François Maspero

Temps de lecture : 2 jours

Note 3étoilesbon

Synopsis

1937.
La mort de son mari l’ayant laissée sans revenus, Simone Sauvelle accepte de quitter Paris pour occuper un emploi de secrétaire particulière en Normandie. Lazare Jann, son employeur, est un génial inventeur de jouets. Il vit dans une immense propriété en compagnie de sa femme, très malade, qui n’a pas quitté son lit depuis vingt ans. Passionnément amoureux d’elle, il la soigne personnellement. Simone Sauvelle, sa fille Irène, quinze ans, et Dorian, son jeune fils, sont immédiatement séduits par la grande gentillesse de Lazarus.
Ils tombent aussi sous le charme de Cravenmoore, son extraordinaire demeure. Composée d’innombrables pièces et corridors qui se perdent dans l’obscurité, elle est peuplée de marionnettes qui semblent mener une existence indépendante. Hannah, la jeune domestique de Lazarus, devient vite l’amie d’Irène, à laquelle elle présente Ismaël, son beau cousin. Et très naturellement les deux adolescents tombent amoureux l’un de l’autre, tandis qu’une douce amitié rapproche Lazarus et Simone.
C’est alors qu’une force criminelle prend possession de Cravenmoore, comme si l’amour et l’affection lui étaient insupportables. Ombre plus noire que les recoins les plus obscurs, elle tue Hannah, cherche à assassiner Irène et Ismaël, attaque Simone, Dorian et Lazarus. Pourquoi manifeste-t-elle tant de jalousie et de haine ? Et quelles sont ses motivations ? En trouvant dans un phare abandonné le journal intime d’une jeune femme disparue des années auparavant, Irène et Ismaël percent peu à peu le mystère de cette force désespérée.
Et c’est dans une chambre isolée, au bout d’un long couloir gardé par des marionnettes possédées par une folie homicide, près d’une femme oubliée du monde depuis vingt ans, que les deux adolescents doivent aller traquer la vérité.

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L’écriture de Zafon est toujours envoûtante même si les nombreuses descriptions (mer, ciel, soleil, bois) revenant à chaque page ou presque font office de remplissage.

Les thèmes abordés sont parmi les plus fétiches et typiques de l’auteur (l’enfance, le premier amour, les mystères du passé, la vie après la mort…) et déjà utilisés dans d’autres de ses œuvres.

L’ambiance gothique est suffisamment inquiétante pour tenir haleine et les personnages bien campés.

On se prend au jeu et l’on suit leurs aventures avec passion et effroi.

Sur un thème assez similaire (les automates), je l’ai préféré à Marina. Contrairement à ce dernier, bancal et invraisemblable, ici, l’intrigue se revendique fantastique dés le départ et s’assume en tant que telle. Elle n’est pas abâtardie par un réalisme pesant. C’est un conte assumé, rappelant les contes noirs d’Hoffmann est c’est réussi.

[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial PAL et Sagas (Juin)]

[Le Choix du Chapelier Fou : Spécial PAL] [2]

Coucou, pour cette nouvelle session du Choix du Chapelier Fou organisé par Arcaalea (pour nous rejoindre c’est sur Facebook que ça se passe ICI) voici les deux livres que le logiciel The Hat m’a tiré au sort pour juin : un tirage très orienté jeunesse fantasy comme vous pouvez le constater :

[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial PAL (Juin)] « La Dernière licorne » de Peter S. Beagle

 

« Le choix du Chapelier fou : Spécial sagas » (Octobre)

[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial Sagas (Juin)]  « Tara Duncan, 3, Le sceptre maudit » de Sophie Audouin-Mamikonian

« Chroniques lunaires, 1, Cinder » de Marissa Meyer

Editions Pocket Jeunesse (2013)

412 pages | Traduit par Guillaume Fournier

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

Presque un coup de coeur. Mais surtout une belle découverte.

J’ai adoré l’audace de Marissa Meyer, sa volonté d’apporter des idées neuves, autant au sein de l’univers sino-cyberpunk-futuriste regorgeant de technologies nouvelles et d’inventivité qu’elle déploie sous nos yeux avides d’en apprendre toujours plus sur ce monde dévasté par une caatastrophe, que dans sa façon de revisiter le fameux Cendrillon en modernisant astucieusement les détails les plus célèbres du conte comme le soulier de vair ou le carrosse-citrouille. 

M. Meyer s’amuse et nous aussi. Sous sa plume, action et émotion se combinent idéalement. Sans oublier la pointe de charme apportée par le prince et par la personnalité flamboyante de Cinder. Une héroïne délicieuse, très éloignée des minauderies insupportables de la plupart des autres jeunes filles que l’on rencontre dans les romans YA. 

D’ordre général, les personnages sont bons. Même si certains sembleront un peu caricaturaux. 

En ce qui concerne la romance, elle n’est ni sirupeuse ni trop intrusive. Elle ne court-circuite pas les ambitions SF de M. Meyer.

Quant aux « méchants », j’ai nommé Les Lunaires, ils tiennent la route et leur civilisation « extraterrestre » est vraiment passionnante à découvrir. 

J’avoue qu’il y aussi quelques grosses ficelles et une intrigue prévisible (j’ai deviné trés vite la révélation finale) mais ce livre est vraiment addictif. Il ne se lâche pas avant la fin. Je lirai la suite avec grand plaisir.

Si vous voulez passer un bon moment, lisez Cinder !