[Challenge de Calypso, session Ange] 《 Satan était un ange 》de Karine Giebel

2014 Editions Fleuve Noir
Française Langue française – 336 pages – Sortie : 13 Novembre 2014
Temps de lecture : 3 jours
Note 16/20
Synopsis
Lorsque François apprend que sa tumeur est incurable et qu’il ne lui reste plus que quelques mois à vivre, il monte en voiture et erre sans destination. En chemin, il prend en auto-stop, un autre fuyard, Paul. En quelques jours, les deux hommes apprennent à se connaître et à profiter de la vie.

Non, vous ne rêvez pas : j’ai lu le nouveau Karine Giebel ! Et oui, j’ai apprécié ma lecture !
Incroyable, n’est-ce-pas ?
Après avoir plutôt aimé Les Morsures de l’ombre (thriller avec lequel j’ai découvert K. Giebel), j’avais été très déçue par les romans suivants.

Est-ce un miracle de Noël ? La magie de 2015 ? Ou tout simplement le fait que Satan était un angesoit très différent des précédents romans de K. Giebel ? (Je pencherai volontiers pour cette dernière hypothèse, j’en veux pour preuve toutes les chroniques que j’ai lu sur la blogosphère qui, en majorité, font état de ce changement de registre inattendu chez K. Giebel).
Quoiqu’il en soit, j’ai passé un bon moment de lecture. À mon grand étonnement….car je m’attendais à une nouvelle déception. Je me suis laissé happer par les premiers chapitres.
Vous m’objecterez sans doute que l’intrigue ne brille pas par son originalité. C’est parfaitement exact. Cependant, K. Giebel la mène avec efficacité, de celle qui réussit à maintenir un lecteur en haleine pendant quatre cent pages et le pousse à vouloir toujours apprendre ce qui va se passer à la scène suivante.
Cependant, pour être honnête, je dois reconnaître que plus que le scénario en lui-même, ce sont surtout les personnages qui m’ont séduite. Notamment, celui de Paul. J’ai aimé suivre les péripéties de cet improbable duo engagé dans un infernal road-movie mené tambour battant. J’ai aimé que la personnalité de Paul se dévoile progressivement, le numéro d’équilibriste permanent auquel se livre K. Giebel entre le mal, le bien, l’adulte et l’enfant…
Paul est un personnage riche et complexe qui offre une gamme très étendue d’émotions.

Quel dommage toutefois que Karine Giebel cède un peu trop au syndrome David Foenkinos, vous savez ce fichu retour systématique à la ligne, si exaspérant et si souvent injustifié (du moins à mes yeux) qui semble n’avoir d’autre fonction que d’augmenter artificiellement le nombre de pages !  Dommage, c’est vrai quoi,  pour une fois que l’intrigue proposée par K. Giebel me plaisait ! Certes, ce procédé apporte du rythme et aère le texte,  j’en conviens mais en contrepartie,  je trouve que la lecture en devient hachée.
Pourtant, le style n’est pas si mauvais, je l’ai même trouvé parfois plutôt recherché , contrairement aux œuvres précédentes de l’auteure.

Certes, Satan était un ange n’est pas exempt de défauts, (à commencer par son titre un peu ringard), il y a des clichés, des lourdeurs, des longueurs et beaucoup de facilités dans l’intrigue. Néanmoins, le synopsis digne d’un film d’action bourré de rebondissements rachète les ratés scénaristiques et les faiblesses narratives du roman.

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