« Charlotte » de David Fœnkinos

2014 Editions Gallimard (Blanche)

Française Langue française – 224 pages
Temps de lecture: 3 jours

Note 3étoilesbon

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une œuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C’est toute ma vie.» Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

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Le roman bénéficie d’un début accrocheur.
Les premières vingt pages sont belles, émouvantes et joliment écrites.
Hélas cela ne dure pas et assez vite, le roman retombe comme un soufflé et dans les travers d’une certaine littérature contemporaine qui m’insupporte.
Manque de style,facilité langagière, scènes inutiles, clichés, et surtout, surtout, la mièvrerie rose bonbon de Foenkinos déjà agaçante dans « La Délicatesse ».
Et si en plus, on considére le fait que je n’ai pas réussi a m’attacher aux personnages (ils sont presque tous à baffer et ne pensent qu’à une chose : se suicider! ), même à Charlotte qui m’a plus exaspérée qu’émue, vous comprendrez à quel point je me suis ennuyée pendant cette lecture.
Côté style, tout n’est pas à conspuer.
Il y a quelques belles trouvailles de-ci, de-là.
Surtout, comme je le disais dans le premier quart, ensuite cela retombe dans une certaine banalité.
L’écriture se relâche et devient d’une terrible platitude.
Le retour systématique à la ligne est vraiment pénible.
Elle hache beaucoup trop l’écriture et confère a l’ensemble un style lapidaire, presque télégraphique, fort déplaisant.
Au début, je pensais finir par m’y habituer mais je n’ai jamais réussi.
Je ne vois pas l’intérêt d’avoir écrit ce (très) court roman en pseudo-prosodie sinon à masquer le fait que justement, il soit si court.
Aller à la ligne après chaque phrase permet de gagner de la place et par conséquent d’augmenter artificiellement le nombre de pages.

Quant aux nombreuses incursions de D. Foenkinos en cours d’intrigue : que viennent-elles faire là?
Elles sont un véritable handicap.
Non seulement, elles coupent le rythme d’un récit déjà saccadé mais surtout elles n’apportent strictement rien à l’histoire. Quel intérêt de savoir pour le lecteur où Foenkinos est allé, quels lieux il a visité, quels livres ou expos il a vu pour préparer ce roman ?
À la rigueur, il aurait pu raconter tout cela dans une note de fin.
Pourquoi ne pas faire comme tous les autres et mettre ? Pourquoi s’intégrer ainsi dans la vie de Charlotte, quitte à éclipser son sujet et l’émotion qu’il tend à faire naître ?
Une démarche très nombriliste!

En commençant ce roman, j’étais enthousiaste et pensait beaucoup l’aimer.
En définitive, passé le quart, j’ai commencé à m’ennuyer ferme et à trouver le roman long et le style très plat, ce qui explique mon avis plus que mitigé sur ce roman.
Ça se laisse lire, c’est certain, mais on est très loin du soi-disant grand roman promis !

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