[Challenge de Calypso, session Livre], « La Voleuse de livres » de Markus Zusak

2008 Editions Pocket

Langue française – 633 page

Temps de lecture : 2 jours

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est – ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres…

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Une vingtaine de pages m’auront été nécessaires pour parvenir à rentrer dans l’histoire. Le style est déconcertant, et la narratrice, peu banale. Faire de la mort, une conteuse, est l’une des grandes idées de l’auteur.
La deuxième est d’observer la montée du nazisme, et les débuts de la seconde guerre mondiale, par le prisme d’un petit village allemand ordinaire, sorte de microcosme où l’auteur braque sa loupe sociologique, à travers une galerie de personnages incroyables dont Liesel, Papa, Maman, Rudy, Max…
Des personnages réalistes et vrais, humains dans leurs qualités comme dans leurs défauts, touchants, attachants, énervants…. Des personnages en qui l’on croit et qui sonnent toujours justes.

Malgré l’épaisseur du livre, je n’ai pas éprouvé la moindre lassitude ni trouvé de longueurs pendant ma lecture. Au contraire, j’ai dévoré ce roman en 2 petites journées.

On pense souvent, à tort, tout savoir ou presque, de l’horreur de cette période, et pourtant… Les mots de l’auteur nous réinventent, ici, une effroyable réalité.

Étrangement, malgré la noirceur du sujet comme de l’atmosphère, par bien des aspects cette histoire racontée sous forme d’épisodes, chroniques des petits bonheurs et grands malheurs du quotidien, de l’enfance et de la vie, possède la même poésie de l’insignifiant que le monde fabuleux d’Amélie Poulain.

On ne sort pas indemne de ce roman. L’histoire de Liesel, de sa famille et de ses compagnons d’enfance, me resteront longtemps au coeur.
J’ai achevé ma lecture en larmes. La fin est bouleversante. En fait, tout le roman, l’est.

Une seule chose à dire : Lisez-le…Ne passez pas à côté de ce joli roman, certainement imparfait, mais empli de belles émotions, de poésie et de personnages inoubliables…

 

 

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