« Après la fin » de Barbara Abel

2013 Editions Fleuve Noir (Thriller)
Langue française – 332 pages
Temps de lecture : 1 journée
Note 1étoile passez votre chemin
Synopsis

Tiphaine et Sylvain vivent ensemble depuis prans. Ils ont connu des moments merveilleux et ont surmonté main dans la main des épreuves difficiles. Comme tant d’autres époux… Aujourd’hui leur couple bat de l’aile et élever Milo, leur fils de 15 ans, n’est pas une partie de plaisir. Une situation qui pourrait être très classique… Si Milo n’était pas leur fils adoptif. Si Milo n’était pas le fils de leur ancien voisin David qui s’est suicidé dans sa propre maison. Si Milo n’était pas le meilleur ami de Maxime, leur fils, décédé brutalement à l’âge de 7 ans. Si Milo n’avait pas hérité de la maison de son père dans laquelle vit désormais la nouvelle famille recomposée. Et si une nouvelle voisine n’était pas venue s’installer précisément dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie, avec un petit garçon de 7 ans… La fin de Derrière la haine nous a tous bouleversés. Barbara Abel n’en reste pas là. Que deviennent Tiphaine, Sylvain et Milo, ces trois personnages qui ont vécu l’horreur et qui ont inconsciemment choisi de s’imposer l’enfer quotidien en restant dans une maison qui a abrité tant de drames ? Et juste à côté d’une autre maison qui, dès qu’ils en rouvriront la porte, laissera ressortir tous les fantômes du passé ?

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Dans cette suite de Derrière la haine (thriller que j’avais apprécié), Barbara Abel n’écrit pas. Elle dit. Elle relate sans volonté de style et d’une manière que l’on pourrait qualifier de « brouillonne ». On adhère ou pas. Je n’adhère pas. L’avantage, c’est que tu ne t’y attardes pas, tes yeux tracent leur route, et tu avances vite dans ta lecture. En une journée, le roman est gobé, digéré, (oublié ?).

Ça c’était pour le style. En ce qui concerne l’intrigue… Une grande majorité de ce roman m’a semblé être du « remplissage », histoire de tenir les 330 pages. En texte brut, c’est-à-dire, sans la mise en page qui « rallonge », je dirais que le manuscrit d’origine devait faire dans 200-250 pages environ. Reconnaissons ce mérite à l’auteure : il faut réussir à les écrire quand on n’a pas forcément d’idées renversantes ou une inspiration forcenée. Une nécessité s’impose alors : meubler. Barbara Abel s’y essaie comme elle le peut, racontant des banalités sur ses personnages, rabâchant des éléments du premier tome, renchérissant sur le jadis, et décrivant à l’envi des scènes sans grand intérêt. Enfin, selon moi.

De fait, l’intrigue est des plus minces et verse davantage dans le domaine du  roman à l’eau de rose que dans celui du roman noir. Comme me l’a fait remarquer une autre lectrice, on se croirait dans du Harlequin, les dialogues cuculs à l’avenant. De plus, j’ai trouvé les rapprochements « sentimentaux » peu crédibles voire agencés de manière artificielle.
En somme, l’on s’ennuie terriblement pendant les 3/4 du roman. Et avouons que les personnages ne relèvent pas le niveau. Tiphaine est un personnage que je déteste depuis le premier tome. Quelle folle, celle-là. Bon, elle a au moins le mérite de mettre un peu d’action dans une intrigue qui en manque cruellement. Jérôme, son époux, m’insupporte tout autant (comment pourrait-il en être autrement lorsque l’on a lu Derrière la haine, n’est-ce-pas ?) Nora, la nouvelle voisine est bien gentille mais justement, elle l’est un peu trop, et manque de relief. Milo et Inès sont bien sympas et « mignons » mais leurs interactions restent tout de même assez mièvres.
Heureusement, les cent dernières pages sont un peu plus dynamiques. Quel dommage cependant que les « ficelles » utilisées soient si invraisemblables (pour ne pas dire grotesques) et totalement artificielles. Et que dire du « twist » final ? (yeux levés au ciel).

Bref, avant même sa sortie, je ne voyais pas l’intérêt de donner une suite à Derrière la haine, et surtout, je n’avais aucune envie de la lire. Pour moi le tome 1 se suffisait largement à lui-même et il me semblait que l’auteure avait fait le tour de la question. Je ne voyais pas du tout ce qu’elle allait bien pouvoir imaginer de surprenant pour ce tome 2.
Mes craintes étaient, hélas, fondées. Cette suite est vraiment décevante et n’apporte rien de plus à l’original.
Comme quoi, il faudrait toujours écouter sa première impression…

Le tome 3 ne passera pas par ma table de chevet. Je préfère me pencher sur les romans précédents de B. Abel comme L’Instinct Maternel (entre autres).

 

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7 Commentaires

  1. froggy80

    Dommage que tu ne l’ai pas aimé… Par contre, pourquoi l’avoir lu et acheté (ou toute autre façon tu as eu de te le procurer) su tu ne voyais pas l’intérêt d’une suite et encore moins de la lire? Bonne semaine 🙂

    • ladelyrante

      Bah, parce que j’espérais avoir une bonne surprise et tomber sur une bonne suite…C’est pourquoi je l’ai emprunté à une copine. Comment savoir si une suite est bonne ou non, si on ne la lis pas 😉

  2. Pingback: La Gazette Elfique n°20 | Reveline

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