« Darcy Gentlemen 1, Une telle assemblée » de Pamela Aidan

Editions Milady (Pemberley)
Langue française – 432 pages
Temps de lecture : 2 jours
Note 3étoilesbon
Synopsis

Orgueil et Préjugés a passionné des millions de lectrices qui se sont éprises du beau Mr Darcy. Pourtant, Jane Austen se garde bien d en révéler trop sur ce personnage fascinant. Qui est-il vraiment ? Pamela Aidan se livre à une exploration passionnante qui nous entraîne dans le Hertfordshire où Darcy rend visite à Charles Bingley, et tente de repousser les avances de Caroline, la soeur de son ami. Alors que son attirance pour Elizabeth Bennet ne fait que croître, il voit d’un mauvais oeil la relation qu’elle entretient avec son pire ennemi…

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Moins acidulée que Le journal de Mr Darcy d’Amanda Grangé, (le mode épistolier se prêtait davantage à l’introspection), cette nouvelle réécriture prend plus de libertés avec l’intrigue mais approfondit davantage la personnalité du fameux héros Austenien. De ses opinions politiques à ses préférences vestimentaires, en passant par ses goûts culinaires, littéraires et autres, vous saurez tout sur Darcy (ou presque). Les détails ne sont pas toujours très utiles ni très passionnants. Ils occasionnent parfois des longueurs. Mais on appréciera l’effort de « vivisection » de l’auteure pour combler nos lacunes sur Mr Darcy. Dans l’ensemble, son Darcy est plutôt fidèle à l’original. Dans l’intimité (de son cercle amical ou familial), il apparait parfois étonnamment insouciant et rieur. En tous cas, moins guindé que d’ordinaire,  et plus entreprenant aussi, lorsqu’il se décide à partir à la reconquête d’Elizabeth Bennett, fâchée contre lui et la provoquant sciemment pour entamer ces joutes verbales qu’il aime tant partager avec elle, (je n’avais pas la sensation qu’il en fut de même dans Orgueil et Préjugés, en tout cas pas dès le départ …). Son inclination presque immédiate pour Elizabeth n’est pas assez subtilement montrée selon moi, elle intervient un peu hâtivement à mon goût, son dédain devenant trop vite de l’intérêt. Cela est parfois déstabilisant pour les lecteurs.  Cependant, si le personnage manque parfois de ce cynisme mordant qui me séduit tant chez l’original, j’ai aimé l’humour solide dont l’a doté P. Aidan, ainsi que la franche camaraderie masculine qu’il partage avec Bingley. Néanmoins, Centré sur Darcy, le roman éclipse totalement son héroïne, Elizabeth Bennett, et j’espère que cela s’arrangera dans le second tome. Car Lizzie est peut-être trop en retrait dans ce premier tome. J’ai trouvé que son incarnation manquait de fougue, de piquant. Qu’elle était un peu tiède.Miss Bingley est, à mes yeux, la réappropriation la plus réussie de Pamela Aidan. Elle est plus détestable encore que chez J. Austen !

Plaisamment écrit malgré certaines lourdeurs de style et des phrases un peu ampoulées qui se veulent trop XVIII ième siècle, ce premier tome est agréable à lire, bien qu’un peu plat en certains passages.

 

 

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