[Challenge de Calypso] « Session 20, Amour », « La poursuite de l’amour » de Nancy Mitford

Editions 10/18 (Domaine étranger) (2006)

253 pages

Temps de lecture : 5 jours

Note 3étoilesbon

Synopsis

Deux jeunes femmes à la poursuite de l’amour, tel est le sujet définitivement intemporel de ce roman. Elles sont cousines germaines et s’aiment tendrement. Autant Fanny se montre prudente et raisonnable dans cette quête, autant Linda, romanesque et sans frein, risque son va-tout chaque fois qu’elle s’éprend d’un homme ! La morale de l’histoire est tirée par Lord Merlin pour qui l’on se trompe toujours quand on est jeune : « L’amour, c’est pour les grandes personnes. » Avec ses excentriques, ses belles, ses châteaux et sa campagne – bref tout ce qui fait le charme pas toujours discret mais éternel, de la verte Albion -, l’inoubliable fresque des Radlett et des Montdore compte au rang des joyaux de l’humour anglais.

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Un roman qui me faisait de l’oeil depuis longtemps du fond de ma PAL et que le challenge m’aura donné une belle raison de lire.

Si Jane Austen avait connu les folles années 30, nul doute qu’elle aurait pu nous écrire un roman de cet acabit, à la fois caustique, truculent, acerbe et empli d’ironie. Car au travers des péripéties amoureuses de Linda, une éternelle midinette en quête du grand amour, et racontée par une narratrice raisonnable qui prend du recul sur les choses de l’amour, la drôlerie des situations naissant de ce décalage entre l’héroïne romanesque et emportée par ses rêves et celle, sérieuse et dépassionnée, qui l’observe tel un entomologiste examinant froidement un insecte étrange, c’est la montée du nazisme observée d’angleterre et les débuts du communisme auxquels nous assistons.

Pénalisé par de nombreuses longueurs, notamment dans sa premiére moitié, le roman souffre d’un gros probléme de rythme et seule la seconde partie se lit d’une traite.

L’intrigue bâtie sur un jeu d’oppositions qui créent la cocasserie du roman est parfois un peu plate et trop bavarde.

Grosse déception en revanche avec la fin que j’ai trouvé bâclée comme c’est pas permis, j’oserai même dire « torchée » en 3 ou 4 lignes ! Frustration assurée !Bref, un roman sympathique et charmant mais dont le sujet aurait mérité un meilleur traitement. Dommage.

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