« Écorchée » de Donato Carrisi

Éditions Calmann-Lévy (2013)
430 pages 
Temps de lecture : une journée et demie
Note 4étoiles-trèsbonmais
Synopsis

Avez-vous jamais eu envie de disparaître ? On a tous ressenti un jour ou l’autre l’envie de disparaître. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. Mais il y en a pour qui cette sensation n’est pas que passagère. Elle les obsède, les dévore, les engloutit. Ces individus se volatilisent corps et bien. Nul ne sait pourquoi. Nul ne sait où. Et bientôt, tout le monde les oublie. Ou presque. Chaque fois que Mila Vasquez entre dans « Les Limbes », le bureau des personnes disparues aux murs tapissés de leurs portraits, leurs yeux se braquent sur elle. Elle les garde toujours à l’esprit, elle, l’enquêtrice qui porte dans sa chair les marques des ténèbres, comme autant de fleurs rouge sang. Peut-être est-ce pour cela, d’ailleurs, qu’elle excelle dans son domaine. Peut-être est-ce pour cela, aussi, que sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, elle refuse d’éprouver la moindre émotion. Et si, soudain, ces disparus réapparaissaient pour tuer ? Comme le ressac, les ténèbres recrachent d’abord les indices d’une existence passée. Puis les êtres. À première vue ils semblent identiques, mais dans l’intervalle, le mal les a transformés. Où étaient-ils pendant tout ce temps ? Pourquoi sont-ils revenus ? Pour arrêter cette armée des ombres, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour la mettre à l’épreuve, il lui faudra à son tour basculer dans l’abîme. 

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Cette suite commence fort, très fort, avec un prologue de qualité (la chambre 13 de la morgue) qui plante on ne peut plus efficacement l’atmosphére sombre du roman, ainsi que ses principaux enjeux.

Si les 100 premiéres pages m’ont parues un peu « plates » et tiédes, malgré le plaisir de retrouver Mila, sept ans après l’affaire du Chuchoteur, le personnage peinant pour moi à porter l’intrigue sur ses épaules, mais passé ce stade, mes craintes d’un thriller tournant « à vide » se sont envolées tandis qu’une nouvelle traque s’engageait, et que D. Carrisi procédait àl’introduction d’un autre personnage de flic torturé, au passé trouble. L’adjonction de Berish le paria dés lors change la donne, et apporte une indéniable plus-value. Et, bien vite, renouant avec sa perversité coutumiére, Carrisi lance ses héros dans un macabre et fascinant jeu de piste qui happe le lecteur dans une spirale d’interrogations. 

Une suite peut-être un moins « page-turner » que le précédent qui foisonnait de rebondissements, et de climax (trop?), mais surtout moins brouillonne et plus maîtrisée, carrée et très originale. Les meurtres se succèdent, chacun sur un mode opératoire différent , le lecteur ne s’ennuie pas.Certaines scènes sont même un peu angoissantes, car il n’est pas rare que l’on s’identifie à Mila, lorsqu’elle s’aventure, torche à la main, dans les recoins les plus sombres de la ville, et les plus inquiétants de l’âme humaine. Rien à signaler en ce qui concerne le style, c’est du thriller, pas pire ou meilleur qu’un autre. Cependant, le découpage des chapitres, par ailleurs, fort courts, rend la lecture assez addictive. Quant à la fin, elle m’a parut tout à fait satisfaisante, me surprenant, tout en étoffant davantage encore le mystére entourant le chuchoteur, et le faisceau d’interrogations qui l’entoure, laissant présager d’un troisiéme tome palpitant, que j’ai grand hâte de découvrir.

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