« Le Passage » de Justin Cronin

Editions Pocket (2013)

1280 pages | Traduit par Dominique Haas

Temps de lecture : 1 mois et demi

Note : Entre 3étoilesbon et 4étoiles-trèsbonmais (cela dépend des moments)

Synopsis

Années 2010. Dans le Tennessee, Amy, une enfant abandonnée de six ans est recueillie dans un couvent… Dans la jungle bolivienne, l’armée américaine recherche les membres d’une expédition atteints d’un mystérieux virus… Au Texas, deux agents du FBI persuadent un condamné à mort de contribuer à une expérience scientifique gouvernementale. Lui et les autres condamnés à la peine capitale participant au projet mutent et développent une force physique extraordinaire. Les deux agents du FBI sont alors chargés d’enlever une enfant, Amy. Peu après que le virus a été inoculé à cette dernière, les mutants attaquent le centre de recherches…

séparateur

Quitte à m’attirer les foudres de certain(e)s, « Le Passage » n’est pas à mes yeux, l’œuvre majeure que l’on m’a vendu sur tous les tons depuis sa sortie. C’est à mon avis un roman inégal, branché sur courant alternatif, qui offre un plaisir de lecture intermittent, à cause d’un mauvais dosage : moment fort/ moment faible.

La mise en place est trop longue (à cause de la présentation des personnages qui est faite à la Stephen King. N’est pas le King qui veut). Pourtant les premiers chapitres sont intrigants mais tout retombe après l’ellipse temporelle lorsqu’on se retrouve cent ans plus tard dans la colonie des survivants.

A mes yeux, certains des choix narratifs de Justin Cronin sont contestables. Exemple : Plus de 300 pages du roman sont consacrées à nous présenter en long, en large et en travers des personnages que nous ne reverrons pratiquement plus par la suite ou très peu (à quoi bon alors ces interminables portraits ?).

De fait, il y a beaucoup trop de personnages, de dates, de chiffres et de pages qui ne servent pas à grand-chose à mes yeux dans ce roman trop…trop tout en fait.

Les vampires (fluorescents et simiesques (ils sautent partout comme des chimpanzés sous amphétamines)n’apparaissent pas tant que cela, la focale est davantage porté sur les survivants, et l’organisation des sociétés post-apos : leurs refuges, leur mode de vie, leurs croyances…

Certes, l’univers a une belle densité, il y a de bons personnages principaux, complets, attachants, héroïques, et de la profondeur psychologique chez eux (les personnages secondaires sont plus caricaturaux) mais il y a surtout de longues descriptions de paysage ou de bâtiments et autant d’explications techniques (surtout sur l’électricité).

Mais le plus gênant sont les idées too much que l’auteur a eu parfois (un peu comme le fait que les vampires soient fluos!) et qui sont dignes d’une mauvaise série SF, le pire étant pour moi le kitchissement passage « sectaire » avec l’épisode de la Babcock-mania qui m’a laissé plus que dubitative sur le coup! (Non mais sérieux, plus ridicule tu meurs).

Au final, on est loin de l’éblouissement promis par les autres lecteurs, mon plaisir fut elliptique. Globalement cette lecture est assez ennuyeuse (et déprimante). Le roman aurait pu aisément se voir réduit de 300/400 pages au moins. J’ai peiné comme rarement pour le terminer même si les 300 dernières pages comportent davantage d’action et se lisent plus facilement.

Et pourtant…étrangement, j’ai envie de lire la suite intitulée « Les douze », juste pour savoir ce qu’il va advenir des personnages de ce tome 1, d’autant que les dernieres lignes du roman laissent présager du pire. Il n’en faut pas plus pour m’intriguer…

Publicités

4 Commentaires

  1. Acr0

    Ah oui, effectivement nous n’avons pas du tout le même avis 🙂 Je trouve que cela se boit comme du petit lait, que l’ellipse était fort judicieusement utilisée. Je trouve que Cronin ne prend pas ses lecteurs pour des benêts et franchement, cela fait du bien ! Densité de l’intrigue, profondeur des personnages, multiples trames scénaristiques (pistes suivies ou non suivies, boucles accrochées sans qu’on voit rien venir) et laisser réfléchir son lecteur, c’est vraiment époustouflant.

  2. Luna

    J’ai passé un très bon moment avec ce livre, surtout avec la première moitié. La second m’a un peu déçue : je l’ai trouvé un peu trop conventionnelle…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s