« La Belle imparfaite » de Cecilia Samartin

Editions de l’Archipel (2012)

400 pages | Traduit par Mélanie Carpe

Temps de lecture : 2 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

Jamilet est une jolie jeune fille mexicaine, qui a grandi avec l’idée que l’énorme tache de naissance qui recouvre son dos était la marque du diable. Quand, à 17 ans, la jeune fille perd sa mère, elle part rejoindre illégalement sa tante Carmen aux États-Unis, où elle espère qu’on pourra la soigner. En Californie, Carmen lui procure des faux papiers, grâce auxquels elle trouve un travail de garde-malade dans un hôpital psychiatrique. Jamilet doit surtout veiller sur le Señor Peregrino, un vieil Espagnol acariâtre, qui découvre bien vite la véritable identité de Jamilet et lui vole ses faux papiers. Il ne les lui rendra que si la jeune femme daigne l’écouter raconter le pèlerinage qu’il fit à Saint Jacques de Compostelle, au cours duquel il rencontra Rosa, le grand amour de sa vie. 

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Je m’attendais à autre chose en commençant ce roman. Ce qui explique mon léger désappointement. Certes, c’est un bon livre mais ce n’est pas le roman magnifique que j’espérais découvrir.  Je n’ai pas été aussi transportée que prévu. A vrai, je me suis même plutôt ennuyée en le lisant.

Le roman a ceci de commun avec son titre La belle imparfaite, que bien que joli, le roman a lui aussi des défauts. Déjà, première déconvenue : au vu de la couverture, j’imaginais que l’essentiel de l’intrigue devait se dérouler au dix-neuvième siècle voire à  l’orée du vingtième. Ce n’est pas le cas. Le cadre historique se situe au contraire dans les années 60-70.

Deuxième déception, les longueurs et la place que la religion prend dans l’histoire. Les passages sur St-Jacques de Compostelle m’ont semblé interminables. Après, je dois avouer que la spiritualité me laisse de marbre, ce qui explique peut-être cela.

L’enfance mexicaine de Jamilet, peuplée de rêveries et son adolescence, marquée par son immigration clandestine à Los Angeles , sont les passages que j’ai préféré. Même si ensuite, j’ai aimé la suivre dans sa nouvelle vie, ses ennuis avec sa tante et son amitié avec Eddie,  c’est surtout le début du roman que j’ai beaucoup aimé. Tout se gâte lors de la prise de contact entre Jamilet et Peregrino. A partir de ce moment, le livre devient plus statique et hélas, ennuyeux.

L’écriture est très belle c’est indéniable, les personnages sont réussis et émouvants (surtout Jamilet et Senior Peregrino, et Eddie) MAIS l’aspect religieux devient vite pesant.

De surcroît, les révélations finales sont aisées à deviner (Mme B.) et par conséquent tombent à plat.
La fin est non seulement bâclée pour moi, mais également capilotractée.  L’auteure nous quitte en nous laissant face à nos interrogations. Ce qui a toujours le don de m’agacer.

Bref, ce n’est pas un mauvais roman (cf.ma note) mais je m’étais imaginée quelque chose de bien meilleur.

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2 Commentaires

  1. Ingrid Fasquelle

    Même note pour moi ! Par contre, j’espérais bien vite qu’on entre dans le vif du sujet et le pèlerinage à St Jacques de Compostelle car contrairement à toi, c’est précisément ce que j’avais envie de lire et ce sont ces passages là qui m’ont le plus bouleversée. L’enfance de Jamilet, son immigration clandestine aux US, etc… m’ont laissé un peu plus mitigée. Comme quoi les goûts et les couleurs… 😉

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