[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial PAL (Juin)] « La Dernière licorne » de Peter S. Beagle

Editions Denoël ( Lunes d’encre) (1999)

316 pages

Temps de lecture : Une soirée

Note coupdecoeur

Synopsis

La dernière licorne vivait en toute quiétude, au bord du monde dans une forêt de lilas… Jusqu’au jour où en espionnant la conversation de deux chasseurs elle se rendit compte qu’elle était peut-être la dernière de sa race. Alors elle se mit en route. Sur les chemins du monde, elle rencontra un papillon occupé à chanter des chansons idiotes, fut enfermée en cage par des Tziganes heureux d’en faire une attraction fort lucrative, puis fit la connaissance de Schmendrick, un magicien sympathique et pour le moins incompétent. Ensemble, ils décidèrent d’affronter Haggard, le méchant roi…

séparateur

Etonnant, drôle, profond, poétique….

Voici les adjectifs qui me viennent à l’esprit au moment de rédiger cette chronique d’un roman jeunesse culte en angleterre (il est même étudié à l’école) mais injustement méconnu en France.

A mi-chemin entre Alice au pays des merveilles et Le château de Hurle de D. Wynne Jones, La dernière licorne est une délicieuse découverte.

Loin de se centrer uniquement sur la licorne (un peu niaise, parfois), le conte mise beaucoup sur les personnages secondaires (réussis) qu’il met en avant.Notamment, Schmendrick le magicien, touchant mais un rien ambigu, qui n’a jamais les réactions qu’on attend de lui.

Forte d’une atmosphère colorée et poétique qui apporte du charme et un humour absurde so british à ce qui n’aurait pu être qu’une banale histoire d’initiation, ces aventures un brin surannées prennent des allures charmantes d’épopée héroïque.

La fin n’est qu’un semi « Happy end » (original pour un conte destiné à la jeunesse). Ce qui me conforte dans l’idée que ce très beau conte remarquablement écrit est bien plus profond que ce que sa couverture et son résumé laissent supposer.

J’en recommande la lecture par les enfants mais aussi par les adultes.  A qui le sous-texte philosophique sur l’accomplissement ne manquera pas de séduire..
Lu en quelques heures, ce récit enlevé, drôle et touchant m’a fait passer un excellent moment, blotti dans la chaleur et la douceur d’un moment d’enfance retrouvé.

Un petit coup de coeur !

Publicités

Un commentaire

  1. Acr0

    J’ai bien aimé moi aussi 🙂 Ah, la licorne ne fait pas semblant dans les niaiseries, c’est sûr ! Ce livre est souvent étudié à l’école chez nos voisins anglo saxons.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s