[Challenge « Le Choix du Chapelier Fou Spécial PAL (Avril)] « Bloodlines, 1 » de Richelle Mead

 

Editions Castelmore (2012)

448 pages

Temps de lecture : 3 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

Sydney, alchimiste, dissimule l’existence des vampires aux yeux du monde. Pas par bonté d âme, mais pour préserver des vies humaines menacées par ces créatures qu on lui a toujours décrites comme maléfiques.
Sa nouvelle mission : cacher et protéger Jill, jeune vampire et princesse Moroï, menacée de mort. Quel meilleur endroit pour cela qu’une école privée à Palm Spring, sous le soleil de Californie ? Voilà bien le dernier endroit où des vampires sanguinaires iraient la chercher… Et si le mal n était pas là où Sydney le croyait ?

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La vraie satisfaction de Bloodlines est de retrouver certaines vieilles connaissances tirées de la série Vampire Academy, notamment le personnage d’Adrian, fidèle à lui-même et en même temps en pleine période de remise en questions suite à sa rupture avec Rose. Rose que l’on entrevoit également le temps de quelques pages accompagnée d’Abe. Il est très agréable de retrouver Eddie et que soit évoqué le personnage de Mason (trop tôt disparu de Vampire Academy). Seul Dimitri (rapidement évoqué au début) n’est pas physiquement présent dans l’histoire et j’avoue qu’il m’a manqué ce bon vieux Dimka :))

La présence d’Adrian, que j’apprécie beaucoup pour son humour et son effronterie, est un rayon de soleil qui égaye la grisaille de la première (grosse) moitié de Bloodlines. A elle seule, Sydney ne suffit pas à tenir en haleine au fil des nombreux chapitres du livre. Par rapport à la flamboyance de Rose Hathaway, Sidney manque cruellement de charisme. Et si toutefois, elle est moins lisse et transparente que le personnage de Vasilia, (un peu moins), j’aurai aimé la voir montrer plus de caractère et agir de manière plus impulsive (même si l’éducation très stricte reçue par son personnage explique son côté réservé et timoré). Mis à part cela l’évolution psychologique du personnage, notamment en ce qui concerne ses croyances et ses doutes envers les vampires, est bien illustré par R. Mead.

Sydney agace aussi par son côté superficiel, elle se lamente à plusieurs reprises sur ses trois ou quatre kilos en trop (selon elle) et en enviant la minceur extrême des Moroïs. Jill (demie-soeur de Lissa) n’est guère mieux, elle, dont le seul souci au cœur de la tourmente où elle se trouve est de faire du mannequinat et de fréquenter des garçons (euh…ne vaudrait-il pas mieux sauver ta peau d’abord ?).

Bref, les enjeux les plus importants, outre de protéger Jill (une adolescente capricieuse sur les bords), sont pour Sidney de perdre du poids et de rentrer dans du 36, pour elle, au-dessus de cette taille, cela relève presque de l’obésité. Si bien que notre alchimiste doit en tout et pour tout manger un yaourt nature et deux bouchées d’une part de pizza pendant toute la durée du roman (qui s’étale sur plusieurs mois). Quel bel exemple pour la jeunesse de prôner l’anorexie et de faire du fait de rentrer dans du 36 les des buts ultimes de sa vie (sifflote). Richelle Mead me déçoit beaucoup sur ce coup.

Est-ce à cause d’un cerveau mal approvisionné en nutriments essentiels, que Sydney est aussi longue à comprendre ce qui se passe, alors que les réponses se trouvent juste sous son nez ? Sans doute. Le fait est que le lecteur devinera bien des choses avant elle.

Bloodlines est long à démarrer. La mise en place des personnages et des lieux (adieu St-Vladimir, vive la Floride !) est fastidieuse entre description des nouveaux venus dans l’histoire et du nouveau lycée et de ses élèves et professeurs. Me suis beaucoup ennuyée. En vérité, l’intrigue ne s’anime vraiment que vers un gros tiers de la fin. D’ailleurs, si l’ossature du scénario transparait assez entre les lignes, au lieu d’une fin téléphonée comme je m’y attendais, l’auteure a su finalement me surprendre en donnant un côté inattendu à la résolution des mystères présents dans ce premier tome. Il y a plusieurs choses que je n’avais pas vu venir, je l’avoue. La fin placée sous haute tension est bonne car elle malmène les personnages principaux et remet en cause certaines certitudes. Les ultimes pages laissent espérer un second tome explosif (de bien des façons) et j’ai l’impression que nous apprendrons de nouvelles choses intéressantes sur la nature des Dhampirs et celle des Moroïs. Je souhaite ne pas me tromper en disant que le deuxième tome sera meilleur que celui-ci qui souffre de la comparaison directe avec Vampire Academy, tout en restant tout de même agréable à lire malgré ses défauts.

En résumé si ce spin-off atténue un peu le regret suscité par la fin de la série Vampire Academy (une de mes séries bit-lit préférées), et comble quelque peu le manque éprouvé par les fans, il n’est toutefois pas de taille à remplacer ou a éclipser cette dernière pour l’instant, loin de là. Pour preuve, les moments les plus réussis de Bloodlines sont pour moi ceux où apparaissent Adrian, Rose, Eddie, Abe et cie, les personnages-clefs rencontrés dans VA. Cela prouve bien que les personnages mis en scène dans Bloodlines sont beaucoup moins intéressants et réussis.

 

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3 Commentaires

  1. Pingback: La Gazette Elfique ≠ 19 | Reveline

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