« Kaleb, 2, Abigail » de Myra Eljundir

 

Editions Robert Laffont (R) (2013)

319 pages

Temps de lecture : 2 jours

Note : Le début 3étoilesbon et le reste 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis 

Magnétique et sensuelle, Abigail est l’arme la plus redoutable du réseau SENTINEL.
La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l’extase.
Inutile de lutter : l’attraction qu’elle suscite est irrésistible.
Même si faire l’amour avec elle, c’est s’unir à la mort.

Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l’empreinte du Mal.
Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l’empathe l’attire comme un aimant.
Au terme d’un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir.
Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?

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Tout comme pour New Victoria de Lia Habel, le premier tome de la saga de Myra Eljundir avait été un IMMENSE coup de coeur. C’est un euphémisme de dire que j’attendais impatiemment de lire la suite. C’est désormais chose faite. A peine était-il entré dans ma PAL que je me jetais sur ce tome 2. Alors ? Verdict ?

En lisant la première partie, je me disais « Aïe ! Cela commence mal, si tout le roman est ainsi, Il sera nettement moins bon que le premier tome ! ».

Oui, au départ, je ne retrouvais pas vraiment ce qui m’avait fait vibrer dans le premier. La plupart des avis s’accordant à dire que ce tome 2 était encore meilleur que le précédent, autant dire que  je me posais des questions !

Alors, c’est vrai que la première partie est bof et que ce second tome est moins bon dans l’ensemble que le premier. Un peu moins prenant parfois, sans doute parce que beaucoup de réponses ont été donnés déjà dans le tome 1.  Les flashs back concernant les jumeaux Armstrong sont trop rares. C’est dommage car c’était l’un des aspects les plus passionnants du tome un.

Cette suite semble écrite avec moins de soin, plusieurs phrases sont bancales, le style trop familier (et j’ai même repéré une ou de fautes d’orthographe).

La question que je me pose est la suivante : cette suite n’est-elle pas sortie trop rapidement par rapport au premier tome ? N’aurait-il pas fallu peut-être que l’auteure prenne plus de temps pour peaufiner l’écriture et la fluidité de l’ensemble quitte à faire attendre un peu plus les lecteurs ? Pour ma part, je pense que oui et j’espère que le tome 3 sera plus soigné et mieux écrit que celui-ci certes très sympa à lire mais un peu brouillon quand même. Par rapport au précédent, la vulgarité se justifie moins, son utilisation semblait plus maitrisée par l’auteure dans Kaleb. Les dialogues avec Abigail m’ont plus d’une fois semblés puérils. On dirait deux gamins qui se chamaillent dans une cour d’école !

Du point de vue de l’intrigue, Kaleb II utilise quand même des ficelles grossières et je n’ai pu m’empêcher de tiquer sur plusieurs choses notamment les apparitions de l’homme en noir qui sont grotesque, (David à l’air d’un hystérique) mais aussi la toute dernière révélation du roman, qui est amenée de manière maladroite à mon sens, un vrai cheveu sur la soupe. C’es une sorte de cliffhanger forcé pour nous donner envie d’acheter le 3. Il y a aussi de nombreuses scènes qui ne fonctionnent pas à cause de ce recours quasi-permanent à des raccourcis scénaristiques trop ENORMES ! Néamoins ; l’auteure s’y entend pour nous mener sans cesse en bateau dans cet épisode deux. Myra Eljundir pratique l’art du renversement avec aisance. J’ai souvent été bousculée dans mes certitudes au cours de cette lecture et j’avoue que je n’ai pas vu venir certains rebondissements.

Bref, si on prend plaisir à découvrir cette suite, on tourne les pages moins avidement et il faut attendre un bon quart de livre pour retrouver notre tête à claque adorée. J’ai en effet trouvé Kaleb bien assagi et geignard dans les premiers chapitres. Heureusement, il se reprend vite et redevient le « petit con » que nous adorons détester et qui en même temps, sait, on ne sait comment, parvient à nous toucher et nous attendrir même s’il se comporte comme un vrai salaud.

L’intrigue se concentre sur le général et Abigail. Le but de la manœuvre étant d’en apprendre plus sur ces deux personnages et leurs motivations cachées. Dans cette suite, Kaleb doit partager l’affiche avec d’autres personnages plus ou moins secondaires et cela se révèle très intéressant. Et cela ne l’empêche pas d’être finalement celui dont on parle le plus dans cet opus, voilà qui ne va pas arranger son égo 😉

Ce qui empêche Kaleb II de sombrer sous le poids de ses défauts, c’est d’abord et surtout le fait que l’auteure ose garder le cap du politiquement incorrect sans céder à la pression des critiques négatives sur le tome un. Elle persiste, à l’instar du premier, à se complaire avec enthousiasme  dans l’immoralité de son propos. L’ambivalence des personnages étant ici on ne peut plus assumée. Ni bons, ni mauvais, on ne sait jamais à quoi s’attendre avec Kaleb et Abigail, capables du pire comme parfois du meilleur, et ma foi c’est bien réjouissant.

Le tout se déroule dans une atmosphère sombre et violente. Loin des bisounours. Après une première partie un peu trop édulcorée à mon goût,  les trois parties suivantes renouent enfin avec l’ambiance immorale du premier. Ces parties sont riches en surprises et en révélations inattendues.  

J’aime vraiment beaucoup la complexité relations qu’entretiennent tous les personnages du roman, haine, amour, passion.

J’ai pris plaisir à voyager de l’Irlande à l’Islande, pays que l’auteure nous décrit très agréablement avec moult détails. Et surtout j’ai beaucoup apprécié le fait de rencontrer d’autres EDV et de découvrir leurs pouvoirs si différents de celui de l’Empathe ou de la Succube. C’était rafraichissant de faire leur connaissance et je suis curieuse d’en apprendre davantage sur eux, d’autant que l’auteure laisse entendre clairement qu’on les retrouvera dans le prochain tome, puisque Kaleb va les enrôler dans son armée.

Ce que j’aime avec cette saga, c’est qu’elle étouffante de noirceur et qu’au bout du compte aucune rédemption ne semble possible, à moins que … Le tome 3 apportera peut-être de la lumière au bout du tunnel.

Alors, certes, tout ne fonctionne pas dans ce deuxième tome, mais cela reste l’une des sagas les plus excitantes du moment.

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Un commentaire

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