[Partenariat] « Opprimés, 1, Les Enfants des Dieux » de Jessica Therrien

Editions Milan (Macadam) (2013)

318 pages | Traduit par Emmanuelle Pingault

Titre original : Oppression (2012)

Jeunesse, Fantastique, 

Temps de lecture : 1 journée

Note 3étoilesbon

Synopsis 

Une fille, une prophétie, un destin, et le sort de tout un peuple entre ses mains ! 
Elyse a deux secrets. Le premier : elle vieillit cinq fois moins vite que la moyenne, et paraît donc avoir 18 ans alors que c’est une octogénaire. Le second : elle a un pouvoir de guérison. Pour Elyse, cela ne la rend pas extraordinaire. Mais ces secrets rendent sa vie périlleuse. Après la mort de ses parents, elle fait attention à protéger ses secrets. Une seule personne au monde connaît son âge et ses capacités : Betsy, sa mère adoptive. La mort de Betsy la pousse à déménager à San Francisco afin de se cacher des curieux. Elle rencontre alors William, un beau jeune homme qui lui révèle qu’elle n’est pas la seule à garder ce genre de secrets. Il a, lui, le pouvoir de persuasion par exemple. Il existe plein de ces « descendants », qui viennent des lignées de dieux grecs. Et les descendants ont les pouvoirsassociés à leur ancêtre… Tous attendent Elyse, car elle possède le plus précieux et le plus désiré de tous les pouvoirs…

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Un immense merci aux Editions Milan et au site communautaire Livraddict pour m’avoir accordé leur confiance. J’avais très envie de lire ce livre, attirée en premier lieu par sa jolie couverture mystérieuse mais aussi par son résumé qui promettait un roman à l’univers mythologique comme je les aime.

J’apprécie particulièrement Les Editions Milan qui publie de la bonne littérature jeunesse grâce à leur collection Macadam. Syrli par exemple était vraiment excellent de même que la saga fantastico-jeunesse Rouge rubis de Kerstin Gier que j’ai adoré. C’est la première fois que j’opère un partenariat avec Milan et  j’espère que ce ne sera pas la dernière ;). 

Voyons un peu ce que j’ai pensé de ce premier tome de la saga des Enfants des Dieux de J. Therrien. 

Si en lisant le quatrième de couverture, j’ai immédiatement songé à la saga Le Pacte des Immortels d’Eric Nylund (dont j’ai lu et beaucoup aimé les deux premiers tomes),  ma lecture m’a par la suite démontré que je me trompais et que les références sont davantage à piocher du côté de Percy Jackson de Rick Riordan et dans une certaine mesure d’Harry Potter. Même si ici le style n’est pas humoristique mais davantage jeunesse et qu’il existe une réelle volonté de réinterprétation des mythes antiques sous l’angle humain et réaliste. En gros, les dieux grecs n’étaient pas des dieux mais des êtres dotés d’un pouvoir. Un don magique (dont certains sont plutôt funs et amusants, je dois l’avouer) qui est reçu en héritage par leurs Descendants.

Voilà pour le contexte du roman.

Mais Opprimés est hélas bien inférieur aux autres titres de la collection Macadam, d’abord, il met du temps à démarrer, ensuite l’héroïne n’a pas de caractère. Elle se laisse entrainer un peu facilement. Elle dit Amen à tout surtout si cela vient de William. Une vraie girouette qui pleure sans cesse et se ronge beaucoup les ongles (un hommage à Bella Swan qui passe son temps à se mordre les lèvres ?). Pour quelqu’un qui a vécu plus de deux cents ans, elle manque singulièrement de maturité et parait bien niaise et naïve.

La relation amoureuse d’Elyse et de William est très guimauve. A peine se rencontrent-ils qu’ils envisagent déjà de se marier et d’avoir des enfants (!) Euh, c’est pas un peu rapide aprés seulement 2 ou 3 jours ? Elle passe son temps à nous dire combien Will est « trop beau et trop sexy», à nous décrire ses lèvres, ses yeux, sa peau, ses cheveux et même ses sourcils et le creux de son coude… (!) à grands renforts de métaphores sucrées comme des barbes à papa. A un moment donné, c’est bon, le lecteur a compris, hein ! Pas la peine de nous le répéter toutes les dix pages ! On dirait Bella parlant d’Edward dans Twilight (non, en fait Elyse est pire encore !). Et bien sûr ce sont des âmes soeurs…blablabla, et puis d’abord, elle ne le mérite pas, il est trop bien pour elle, elle si nulle et si insignifiante… blablabla… (là, j’avoue que j’ai eu envie de la renvoyer sur le mont Olympe d’un grand coup de pied dans son popotin de « déesse » grecque).

Brossés à grands traits, les autres personnages n’ont pas de consistance. Ils semblent parfois n’avoir été crées par J. Therrien que pour pouvoir illustrer un don et en faire la démonstration. De ceux-là, je pense surtout aux amis de William et aux autres élèves de l’Institut, on ne sait pas grand-chose et on referme le roman sans savoir vraiment qui ils sont ou que penser d’eux.

D’ailleurs, les personnages secondaires ont tellement peu d’épaisseur et de personnalité propre que j’ai passé l’ensemble de ma lecture à les confondre, noms et dons itou.

Pareillement pour les méchants, les redoutables membres du Conseil. Si on entend beaucoup parler d’eux dans le roman, on ne les voient que très peu à l’œuvre, hormis Kara – l’un des rares personnages à avoir un peu de consistance et un rôle ambivalent, coincée comme elle l’est entre les méchants et les gentils.

Le Conseil joue l’Arlésienne tout au long du roman, à l’exception de Kara et Ryder, sous-fifres dudit Conseil, nous ne voyons pas l’ombre d’un de ses membres dans ce premier tome. Meme si on parle beaucoup d’un certain Christoph, il n’apparait jamais.

En revanche, la relation d’amitié entre Elyse et Anna est touchante. C’est l’une des choses que j’ai préféré dans le roman.

Quant à la mythologie du roman, elle est prometteuse mais exposée de manière trop rapide et succincte, surtout à l’endroit des Descendants.

Bref, tout n’est pas négatif. Ainsi ai-je plutôt apprécié également les quelques passages se déroulant à l’Institut car comme dit plus haut, ils font songer à Poudlard, notamment les cours de Défense des dons qui rappellent un peu les cours de Défenses contre les forces du mal enseignés dans Harry Potter. Oui, j’ai aimé voir les Descendants faire usage de leurs pouvoirs, s’affronter les uns les autres dans le but de s’entrainer à résister aux membres du Conseil qui les tient sous sa coupe depuis des siècles. Ce sont les seuls moments divertissants du livre. 

Certes, avec son style agréable à lire (bien que quelques phrases manquent de clarté pour moi ou que certaines métaphores sont un peu étranges à comprendre ) et ses chapitres courts, Opprimés se lit vite mais ne m’a pas vraiment convaincue et je me suis souvent ennuyée. Le problème majeur étant que J. Therrien se contente de poser les  bases de son histoire et ce de façon trop sommaire. Je comprends bien qu’il s agit là d’un tome introductif mais il faut quand même donner un minimum de grains à moudre au lecteur.  L’auteure, c’est frustrant, survole beaucoup son sujet et lorsque l’on referme le livre, on a l’impression de n’avoir pas progressé d’un pouce eu égard aux premiers chapitres et de n’avoir pas appris grand-chose.

Pour résumer : trop de blabla, bien trop de romance gnangnan et pas assez de profondeur  ni d’action dans ce premier tome où les personnages passent l’essentiel du roman à se demander s’il faut croire ou non la prophétie et entrer en guerre ou pas.

J’attends mieux pour la suite.

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10 Commentaires

  1. stelphique

    Des fois , les livres sont moins prometteurs que la quatrième, j’ai beaucoup hésité à choisir ce parte mais finalement je passerai aussi mon tour pour ma wish list!!!!Très belle chronique quand meme et largement argumentée!!!!

  2. Macadam

    Merci pour votre petit mot sur notre collection et notre maison d’édition. Nous sommes vraiment très touchés 🙂 En espérant que nos prochains titres vous plairont davantage 😉

    • ladelyrante

      Merci à vous de prendre la peine de commenter ma chronique et de m’avoir accordé votre confiance. J’aime beaucoup votre collection aussi je suis certaine que vos parutions à venir m’enchanteront encore notamment la suite de Syrli que j’attends avec impatience.

      • ladelyrante

        Vivement l’automne ! 😉
        Je vais bientôt bientôt me procurer votre nouvelle parution Le Baiser des sirénes qui m’a l’air trés prometteur 😉
        Longue vie aux Editions Milan et à sa collection Macadam.

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