« Nos étoiles contraires » de John Green

Editions Nathan (2013)

323 pages | Traduit par Catherine Gibert

Temps de lecture : 4 h

Note : Au début 4étoiles-trèsbonmais et vers la fin cinqétoilesexcellent 

Synopsis

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Voilà ! J’ai lu le roman-phare, que dis-je ! le roman-événement de 2012-2013, celui que le Times a consacré Meilleur roman jeunesse l’an passé, THE LIVRE qui a fait couler autant d’encre que de larmes dès sa sortie en VO, ol’un des plus grands coup de coeur récent de la blogosphère, bref, j’ai lu Nos étoiles contraires. 

Et pourtant, à la base, je n’avais pas du tout envie de le lire, déjà du fait de mon lourd passif familial et deuxièment car je me méfie grandement des romans trop médiatisés ou qui font l’unanimité ou presque parmi le lectorat. 

Je l’ai lu le dimanche de Pâques. L’amie chez qui je déjeunais l’avait dans sa chambre et comme je m’ennuyais, j’ai commencé à le lire pour m’occuper et comme je lis vite…

Contre toute attente, j’ai bien aimé (oui, oui, vous avez bien lu). Ma première rencontre avec John Green est un succés. 

Et là, on peut remercier le personnage d’Augustus dont le charme m’a aidé à passer outre mes réticences premières en particulier l’immense agacement suscité par le comportement d’Hazel, le membre féminin du duo. Même si je me suis un peu réconcilié avec elle vers la fin, Hazel m’a souvent exaspéré par son attitude méprisante envers les autres. Augustus, en revanche, a été le rayon de soleil de ma lecture. Je me suis beaucoup reconnue en lui. Ses mots pourraient être les miens. C’est le personnage qui m’a le plus émue dans cette histoire. 

Le roman en lui-même posséde un charme atypique et une vraie profondeur.  Le théme de la maladie (omniprésent) est traité avec intelligence.  L’auteur prend intelligemment le parti de tenir la pitié à distance, de ne pas tomber dans le larmoyant ou le pathos. C’est une très bonne chose même si cela atténue l’émotion de certaines scènes. Ainsi, parfois j’ai eu l’impression de regarder l’histoire se dérouler derriére plusieurs épaisseurs de vitres, l’impact émotionnel s’en trouve amoindri à plusieurs reprises, on reste « extérieur » à l’action. Ce qui fait que ce n’est pas un coup de coeur pour moi.  

Contrairement à certains avis que j’ai pu lire, je ne pense pas que le succés du livre tienne uniquement à son sujet touchant mais plutôt à son traitement original du cancer et de la mort, au personnage fort d’Augustus et à son écriture entrainante, à la fois cruelle, crue, réaliste et poétique

Bon, j’ai quand même quelques points négatifs à soulever : L’aspect religieux est parfois lourd, l’histoire de l’écrivain alcoolique prend trop de place dans le bouquin (même si on comprend l’utilité de cette trame secondaire) et quelques scénes m’ont semblées improbables. Notamment celles avec Isaac. Comme par exemple, l’épisode de la crise psychotique et du massacre des trophées. Ces passages m’ont paru too much.

Je concluerai ce billet en disant que Nos étoiles contraires est vraiment le genre de livre qui, une fois refermé, vous donne envie de vivre plus fort et plus intensément.

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7 Commentaires

  1. Cajou

    Je suis très contente de voir que tu es aussi tombée sous le charme de ce roman. Comme toi, j’ai adoré Augustus, le personnage le plus intéressant de ce livre !
    Bisous

  2. latetedansleslivres

    Je viens de lire ce livre et je suis aussi tombée sous le charme d’Augustus! Pas un coup de coeur pour moi, mais j’ai trouvé qu’on ne pouvait que se laisser prendre par le sujet qui est touchant et est traité avec recul et sans tomber dans un côté larmoyant!

  3. C'era una volta

    Savoir que tu as apprécié cette lecture est comment dire? « rassurant » peut-être parce que je sais que tu ne cèdes pas à la facilité de l’engouement bloguesque du moment et que tes avis sont plutôt « impartiaux ». J’espère lire ce roman avant la fin de l’année. Merci pour cet avis Reveline 🙂

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  6. Francoise Mercier

    Charme atypique est tout à fait le mot qui convient. Cette histoire m’a émue( sans que j’ai un coup de coeur). Le côté religieux ne m’a pas dérangée car c’est très américain (avec tous ces trucs de groupes de soutien) et faisait donc partie de l’histoire. En tout cas, j’ai aimé que l’auteur traite de ce sujet difficile sans verser dans le pathos (même si on verse notre larme).

    Frankie

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