« Moi et Becca » de Paige Harbison

Editions Harlequin (Darkiss) (2013)

440 pages | Traduit par Isabel Wolff-Perry

Temps de lecture : 2 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais (Mais j’ai longuement hésité à ne mettre que 3 étoiles).

Synopsis

La nouvelle, l’intruse — voilà tout ce que je suis pour les élèves de Manderley. On ne me pardonne pas d’avoir pris la place libérée par Becca. La belle, la parfaite, l’irremplaçable Becca ! Un véritable fantôme accroché à mes basques, auquel tout le monde me compare sans cesse. Il faut dire que Becca n’a pas vraiment « quitté » Manderley : un soir, elle a mystérieusement disparu. Et je crois bien que, si je veux qu’on m’accepte, il va falloir que je découvre ce qui lui est arrivé…

Ennuyeux dans sa première moitié, le roman devient très prenant au fur et à mesure que l’on découvre les événements survenus un an plus tôt au sein de la pension Manderley. A partir de là, le suspense va crescendo même si on se doute de pas mal de choses à cause du résumé et de la couverture qui en disent trop pour moi. Impossible d’ignorer la nature exacte du personnage de Becca (un personnage insupportable soi-dit en passant). D’ailleurs, à ce propros, aucun personnage de ce roman n’est vraiment sympathique ou attachant . Ils m’ont tous énervé à un moment ou un autre de l’histoire, même l »héroïne c’est dire !

Toutes ces histoires de flirts adolescents m’ont peu passionnés, c’est peu dire qu’elles m’ont plutôt vite agaçée, c’est pourquoi la première partie de Moi et Becca m’a fait craindre le pire pour la suite tant elle est peu captivante. Heureusement, la seconde partie, qui se penche davantage sur la disparition de Becca et les raisons de celle-ci, est plus punchy et accrocheuse. D’autant qu’elle est assortie d’un climat plus sombre à la limite d’une certaine forme de paranoïa.

Je rajouterai que j’ai été agréablement surprise par le ton volontiers cru employé par Paige Harbison ainsi que sa volonté de montrer la face sombre d’une certaine jeunesse dorée américaine, si parfaite en apparence mais aussi de disséquer et de casser les codes sociaux qui la régisse.  Je m’attendais (Jeunesse oblige) à un récit plus policé. Je ne pensais pas que cela parlerait aussi librement d’alcool ou de sexe. J’ai aimé que l’auteure nous dévoile ce qui se dissimule derrière les clichés et les images d’Epinal de l’adolescence. Ce roman est un peu l’anti-Beverly Hills par excellence. 

Malgré ses défauts, le roman est suffisamment intéressant pour être lu avec plaisir. Et il nous presse assez de connaitre la fin même si on la devine assez vite comme dit précedemment. Les toutes dernières pages ont aussi satisfait mon petit coeur de midinette, cela va sans dire.

Un bon Darkiss en somme malgré quelques défauts, j’ai passé un bon moment avec ce thriller jeunesse au ton sombre et réaliste.

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