« Les Heures Lointaines » de Kate Morton

Editions Presses de la Cité (2011)

633 pages

Temps de lecture : 4 jours

Note 3étoilesbon

Synopsis

Lorsqu’elle reçoit un courrier en provenance du Kent qui aurait dû lui arriver cinquante ans auparavant, Meredith Burchill révèle à sa fille Edie un épisode de sa vie qu’elle avait gardé secret jusqu’alors. En septembre 1939, comme beaucoup d’autres enfants, Meredith avait été évacuée de Londres et mise à l’abri à la campagne. Recueillie par des aristocrates du Kent dans le château de Milderhurst, elle était devenue l’amie de l’excentrique et talentueuse Juniper, la cadette de la famille. 
Pourquoi Meredith a-t-elle dissimulé son passé à sa propre fille ? Et pourquoi n’est-elle pas restée en contact avec Juniper, devenue folle après avoir été abandonnée par son fiancé ? Afin de reconstituer le puzzle de son histoire familiale, Edie se rend au château de Milderhurst dont les vieilles pierres cachent plus d’un secret.

J’avais beaucoup aimé ma première lecture de Kate Morton, Le Jardin des secrets. 

Aussi,  j’attendais beaucoup de ce roman.

Hélas, mon plébiscite sera moindre en ce qui concerne Les Heures Lointaines, qui, sans mauvais jeu de mot, m’ont semblées interminables.

En effet, je me suis pas mal ennuyée pendant cette lecture. A cause sans doute des nombreuses longueurs descriptives et digressives qui ralentissent le récit mais aussi du nombre de dialogues à mon sens inutiles accompagnant une action qui avance au petit trot.  Il vous faudra être patient avant qu’enfin il se passe des choses intéressantes. C’était d’ailleurs, l’un des défauts remarqués dans Le Jardin des secrets.

La première moitié du roman est vraiment peu palpitante. L’impression de vacuité est d’autant plus palpable que l’histoire proposée ici est bien moins passionnante. 

L’intrigue m’a beaucoup moins convaincue et touchée que celle du Jardin des secrets et je me suis également moins attachée aux personnages, sans doute sont-ils moins forts ? Même si Juniper ressemble beaucoup à Eliza, mon personnage préféré dans Le Jardin des secrets, disons qu’elle m’a plu sans me plaire vraiment car c’est un double atténué, forcément moins bouleversant que l’original.

Découragée par les blabla, j’ai parfois été tenté de lire certaines pages en diagonale.

Mais comme malgré tout j’étais curieuse de connaitre la clef de l’énigme, (K. Morton sait très bien s’y prendre pour vous conduire à des sommets d’expectative en vous faisant miroiter une fin contenant toutes les réponses à vos questions)  j’ai lu le dernier tiers d’une seule traite. Bien que surprenante, la résolution du mystère m’a semblé tirée par les cheveux et il demeure des zones d’ombre. Quant aux autres fils narratifs, s’ils trouvent une explication, ils se dénouent sans trop de surprise puisqu’il suffit de repérer les nombreux indices qui sont offerts par K. Morton pour deviner la plupart des secrets enfouis.

Les procédés narratifs sont les mêmes que dans Le Jardin des secrets, alternance des époques, des temps, narrateur omniscient, fausses pistes abusant le lecteur…Sauf que le canevas fictionnel quasi-identique fonctionnait bien mieux dans Le Jardin des secrets.

Néanmoins, les romans de K. Morton possédent un charme indéniable même lorsqu’ils sont moyens comme c’est le cas ici. Peut mieux faire donc, ma chère Miss Morton. Il me reste Les Brumes de Riverton à découvrir et j’espère ne pas avoir une nouvelle déconvenue. 

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Un commentaire

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