« Sidhe, 1, La Diseuse d’ombres » de Sandy Williams

Editions Milady (2013)

476 pages

Temps de lecture : 4 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis 

McKenzie Lewis est différente : non seulement elle voit les faes mais, elle a le pouvoir de retrouver leur trace lorsqu’ils se téléportent. Capacité inestimable pour le roi des faes qui tente d’arrêter les rebelles sanguinaires. Mais lorsque Mac est enlevée par ces derniers, elle se retrouve confrontée à un dilemme : placer sa confiance en Kyol, le maître d’armes du roi qu’elle aime en secret depuis dix ans, ou en Aren, le meneur des rebelles qui tente de lui montrer le véritable visage de la cour…

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Mon sentiment est mitigé.

Pris individuellement Sidhe n’est pas un mauvais livre d’urban fantasy. Les failles du roman apparaissent dès lors qu’on commence à le comparer à d’autres ouvrages du même genre, notamment aux Chroniques de Mackayla Lane de KMM qui lui sont infiniment supérieures, tant dans la complexité et l’originalité de l’intrigue proposée, que dans le soin et le souci du détail apporté au sombre univers féérique créé par KMM que dans l’épaisseur et le charisme des personnages de Barrons, Mac et Dani (pour ne citer que ces trois-là). McKenzie (hommage à MacKayla ou pompage ?) ne suscite pas vraiment l’empathie et les deux faës qui se crêpent le chignon pour savoir qui l’aura (oui, encore un triangle amoureux, ô joie !  (ironie…) m’ont laissé assez indifférente.

Bien que survolée dans ce premier tome, la mythologie de Sidhe est sympathique. Seulement voilà,  je trouve que le pouvoir de McKenzie ressemble à celui de Mackayla Lane, hormis l’aspect « Diseuse d’ombres », leurs capacités sont à peu près équivalentes.  L’univers faë est également mieux représenté dans Les Chroniques de Mackayla Lane. Chez S. Williams , il apparait un peu trop édulcoré. Jamais il ne parvient à être anxiogène comme ce pouvait être le cas chez KMM.

Certes, il y a de l’action, beaucoup, et ce dès les premières lignes mais cela ne sert qu’à masquer  le manque de profondeur de l’intrigue et des personnages. C’est un peu en quelque sorte la baston qui cache la forêt… La nana passe son temps à se jeter au sol, à courir, à essayer de s’évader, à se blesser, à se faire soigner…etc. Les 150 p. sont assez pénibles à lire à cause de cela. Surtout qu’elles n’ont rien de très originales. 

La deuxième partie est plus convaincante car plus rythmée. Elle est moins ennuyeuse à lire que la première moitié du livre. 

En conclusion, un premier tome qui a des allures de sous Mackayla Lane, et qui n’est pas très bien écrit : répétitions, langage trop simple et familier et comporte des contresens (par exemple, le personnage de Naïto est humain et une ligne plus tard, il est appelé le faë ?!).

Pas mauvais mais pas excellent non plus. Sur un sujet quasi-identique, d’autres ont écrit de meilleures histoires.

 

 

 

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