« Le Journal de Mr. Darcy » d’Amanda Grange


Editions Milady (Pemberley) (2012)

397 pages | Traduit par Claire Allouch

Temps de lecture : 4 h

Note cinqétoilesexcellent

Synopsis

Quel amateur de Jane Austen n’a pas rêvé un jour de revivre Orgueil et préjugés à travers les yeux de son énigmatique héros ? Dans ce journal, auquel Darcy confie ses sentiments naissants et contradictoires pour la charmante Elizabeth Bennet, Amanda Grange donne la parole à ce personnage ô combien charismatique. Un récit teinté de nostalgie mené avec brio.

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Enfin, un Milady Pemberley qui ne me déçoit pas et tient toutes ses promesses. 

Amanda Grange n’est certes pas Jane Austen, un seul coup d’oeil au style proposé suffit à s’en rendre compte mais le livre est agréable et rapide  à lire. La traduction française de Claire Allouch est pleine d’allant et de dynamisme. 

Evidemment, l’histoire du roman est universellement connue, et, si comme moi, vous êtes une inconditionnelle d’Orgueil & Préjugés, vous n’aurez que peu de surprises pendant votre lecture. Néanmoins, un éclairage nouveau est apporté à l’intrigue. Qui n’a jamais rêvé d’être dans la tête de l’irrésistible Fitzwilliam Darcy, de voguer parmi ses pensées les plus secrétes ? Pas moi en tout cas, bien au contraire. Je peux d’ailleurs affirmer qu’Amanda Grange a exaucé l’un de mes plus chers voeux de lectrice. Merci à elle ! 

Indéniablement, le regard Darcy sur le déroulement de l’intrigue apporte quelque chose de savoureux. Il permet de mieux cerner la personnalité du personnage, de comprendre davantage ses réactions tout en éclairant d’un jour nouveau les zones d’ombre laissées dans le roman original. Ainsi nous avons le plaisir d’assister en détails à certaines scènes à peine évoquées par Jane Austen (comme les prémisses des différends entre Darcy et Wickham ou  les tractations autour du mariage de Lydia) et même de voir à quoi s’occupe Darcy lors de ses séjours à Londres, Rosings ou Pemberley, lorsque la vie le tient éloigné de Longbourn et de Lizzie. Amanda Grange nous permet d’entrer réellement dans l’entourage du gentleman et nous convie à assister aux moindres faits de la vie quotidienne d’un lord anglais fortuné au XIXème siècle. 

Le fait que la chronologie des événements soit scrupuleusement respectée, de même que la psychologie des personnages créés par J. Austen, qui ne souffrent d’aucun manquement par rapport aux originaux, rend le roman particulièrement immersif et prenant.  Il est impossible de le  fermer avant l’épilogue. Car la bonne idée d’Amanda Grange est de nous donner à lire l’après-mariage de Darcy et d’Elizabeth. 

De plus, les petites touches d’humour ajoutées çà et là, notamment dans la dernière partie du roman, là, où affranchie de l’original, l’auteure est en roue libre et se « lâche » véritablement,  apportent une réelle plus-value à l’ensemble. Les derniers chapitres du livre, inédits et purement du fait d’ A. Grange puisqu’ils ne reprennent en rien le roman original,  nous permettent de sentir le plaisir que prend l’auteure à revisiter Pride & Prejudice.  On y découvre un couple trés épris, taquin et sensuel. Amanda Grange ose  mettre en avant l’aspect plus « charnel » de nos jeunes mariés, chose que Jane Austen ne pouvait se permettre d’écrire à l’époque. 

Seul bémol : le procèdé narratif choisi par l’auteure,  le journal intime (ou de bord), m’a semblé assez peu judicieux, disons, qu’il me parait de prime abord bien frustrant. Cette forme de narration provoque en effet un éparpillement trop prononcé de l’action. Chaque journée nous est contée en seulement 5 ou 6 phrases ou à l’inverse sur plusieurs pages, ce qui crée un certain déséquilibre dans l’intrigue.  J’aurai préféré un vrai roman reprenant la trame du classique de Jane Austen rédigé du point de vue de Darcy (comme S. Meyer avait commencé à le faire dans Midnight sun).

Toutefois, force m’est de reconnaitre que j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture acidulée comme un bonbon à la bergamote et rien que pour le bonheur de retrouver Elizabeth et Darcy, l’un des couples les plus charismatiques de la littérature victorienne, ce roman vaut l’achat et la lecture wub

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5 Commentaires

  1. froggy80

    Ah encore un Miladu romance qui fait bien des envieuses… et des coup de coeur ! Pour ma part, j,ai bien hâte de découvrir le tout ! J’aime bien la couverture même si elle est assez sobre. bisous xox

  2. Pingback: « Darcy Gentlemen 1, Une telle assemblée » de Pamela Aidan | Reveline

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