« Warbreaker » de Brandon Sanderson

Editions Orbit (2012)

547 pages

Temps de lecture : 5 jours

Note coupdecoeur

Synopsis

Voici l’histoire de deux sœurs, Vivenna et Siri.

L’histoire du Dieu-Roi que l’une d’entre elles doit épouser, et de Chanteflamme, un autre Dieu qui n’aime pas son travail. Celle aussi de Vasher, un immortel qui tente de réparer les erreurs qu’il a jadis commises, et de Saignenuit, sa mystérieuse épée. Dans leur monde, celui qui meurt auréolé de gloire devient un dieu. Il vit dans le panthéon de la cité d’Hallandren, et utilise la magie biochromatique, la magie du Souffle. Un Souffle qu’on ne peut récupérer qu’une fois, sur un individu à la fois.

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Un coup de cœur (malgré quelques longueurs et digressions un peu lourdes).

Je vais être très élogieuse sur ce roman qui m’a coupé le « souffle » avec son univers unique et sa sublime mythologie. Les lecteurs comprendront plus loin de quoi il retourne 😉

Sanderson est l’un des meilleurs auteurs fantasy de ces dernières années. Warbreaker le confirme.

Sa fantasy divertissante et ludique qui s’aventure hors des sentiers battus est un plaisir sans cesse renouvelé.

Ses mythologies sont travaillées, maitrisées, originales, bref : grandioses !  Ce monsieur déborde littéralement d’imagination. J’en veux pour preuve l’idée de génie sur laquelle repose Warbreaker, à savoir la magie chromatique s’exerçant au travers du SOUFFLE et pouvant redonner vie aux morts et vie aux objets rien qu’en puisant dans la force des couleurs (on pourra penser à la mythologie mise en place par Mathieu Gaborit dans son roman Chronique du soupir que j’avais adoré). Une grandiose idée en elle-même mais ce qui me ravit, c’est que le traitement est parfaitement à la hauteur des ambitions suscitées par le sujet du roman. Le fond, la forme et l’originalité sont au diapason l’un de l’autre.

La manière dont Brandon Sanderson construit ses univers, au niveau social, politique et religieux, est stupéfiante tant ces sociétés imaginaires fourmillent de poésie et de magie ainsi que d’un luxe de détails savoureux à souhait.

Les personnages sont charismatiques en diable. Je suis tombée sous le charme de Chanteflamme, le dieu rappelé d’entre les morts, un magnifique personnage à la fois drôle, touchant et profond comme on en rencontre rarement mais aussi de Vasher, qui forme un duo très comique avec Saignenuit, son épée très bavarde. Le Dieu-Roi m’a fait passer par diverses émotions lui aussi. A commencer par la crainte mais aussi l’impatience de mieux le découvrir. Sans oublier la bande de mercenaires qui aide Vivenna à mettre son plan en action et qui sont très folkloriques dans leur genre eux aussi. Les personnages féminins sont tout aussi passionnants à suivre et à voir évoluer tout au long du récit. Si au départ, ma tendresse allait vers Siri, la sœur cadette, le personnage de Vivenna m’agaçant beaucoup, j’ai changé d’avis en cours de lecture pour finir par m’attacher davantage à elle qu’à Siri. Que dire à part que tous les personnages sont si formidablement complexes et dotés d’une telle profondeur qu’on ne cesse de s’interroger sur eux et de changer constamment d’opinion à leur égard. Ils ne sont pratiquement jamais ce qu’ils semblent être et le lecteur va de surprise en surprise. L’auteur prend un malin plaisir à construire son intrigue sur un tombereau de faux-semblants.

La fin ne m’inspire qu’un seul mot : EPIQUE !  Révélations, trahisons, combats, tortures, débauche de magie… L’auteur a su me surprendre avec brio. Et quel plaisir d’obtenir des réponses satisfaisantes à toutes ses questions.

En dernier lieu, j’ajouterai que le fait que le roman soit un one-shot contribue également à sa réussite et à l’efficacité de l’intrigue, en minimisant les défauts inhérents aux premiers tomes de saga fantasy tout en réduisant les longueurs qu’on peut parfois avoir à subir dans Fils-des-Brumes par exemple. Grâce à cela nous n’avons pas la désagréable sensation que l’auteur « en garde sous le coude » pour les prochains tomes.

Vous l’aurez compris, je suis conquise. 

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5 Commentaires

  1. Frankie

    Pas un coup de coeur (car j’ai eu des réserves sur certaines petites choses, la fin trop rapide et haletante par rapport au reste du livre) mais une très belle lecture. J’ai adoré la magie imaginé par Sanderson et ses personnages touchants que tu cites.

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