« Léviathan, 1 » de Scott Westerfeld

D

Editions Pocket (Jeunesse) (2010)

433 pages | Traduit par Guillaume Fournier

Temps de lecture : 2 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

1914. A l’aube de la Première Guerre mondiale. D’un côté, les darwinistes (Anglais, Français),
adeptes du tout biologique et rois de la manipulation génétique. De l’autre, la civilisation
ultra-mécanique, les clankers (Allemands, Autrichiens.) La guerre éclate avec l’assassinat de
l’Archiduc François-Ferdinand. Alek, son fils, menacé lui-aussi de mort, prend la fuite sur un robot de combat bipède bardé de mitrailleuses. Il réussit à rejoindre la Suisse et se cache dans un vieux château en ruines. Pendant ce temps, la jeune Ecossaise Deryn Sharp, orpheline, s’habille en garçon et se fait engager dans l’Air Service (forces aériennes britanniques.) Après un premier vol d’essai mouvementé aux commandes d’une méduse volante, elle rejoint l’équipage du Léviathan, sorte de baleine géante gonflée à l’hydrogène. A son bord, un chargement biologique, classé secret défense. Ils volent vers Constantinople, mais les Allemands les attaquent et le Léviathan s’écrase dans les Alpes. C’est là que Deryn, toujours déguisée en homme, fait la rencontre explosive d’Alek…

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Avis : 

Adeptes de l’illustre Bibliothèque Verte, lecteurs passionnés de Jules Verne, d’ Alexandre Dumas, et de Melville, ce roman jeunesse est fait pour vous !

L’univers ébouriffant est assurément le point fort de ce premier tome. L’imagination déployée, les trouvailles, le personnage féminin, le style trés agréable à lire et le fait très appréciable que l’auteur ne prenne pas ses jeunes lecteurs pour des ânes sont autant d’éléments qui parlent en sa faveur.

Certes, l’intrigue reste basique et utilise les ficelles habituelles de tout premier tome de série. Il faut bien poser son univers avant d’aller plus loin. Mais l’auteur plante son décor de belle manière et la fin semble promettre un second tome encore meilleur. 

N’oublions aussi de souligner que ce roman, à mi-chemin entre le steampunk et la SF traditionnelle, propose une réalité alternative soignée qui respecte quasi-scrupuleusement la vérité historique (Cf. Le message de l’auteur en fin de livre). 

L’opposition idéologique entre les scientifiques et les mécaniciens est très réussie. Elle ne peut que faire songer aux luttes qui ont fait rage (et continuent  encore parfois de nos jours) entre l’Eglise et la science, notamment au sujet des théories de Darwin, qui sont ici au coeur de l’histoire et des débats.  

Malgré le fait que l’un des personnages principaux soit une jeune fille (très garçon manqué) je n’ai su me défaire pendant toute ma lecture du sentiment que Leviathan s’adressait davantage à un lectorat masculin plus que féminin. Nombreuses sont les scénes de bombardememts, d’explications mécaniques et autres combats guerriers. C’est toujours ce qui m’a un peu freiné chez Jules Verne d’ailleurs, ce côté clairement destiné aux petits garçons (en tout cas, je l’ai toujours ressenti de cette manière, peut-être à tort ?).  

Cela vient peut-être de moi, c’est possible. Je ne suis pas spécialement attirée par la mécanique et le bricolage. C’est sans doute pourquoi, j’ai préféré les passages du roman consacrés aux Darwinistes plutôt qu’aux Clankers, les trouvant souvent moins prenants. Mais d’une façon générale, l’héroïne m’a davantage plus que son homologue masculin, Alek. J’ai trouvé les aventures de « Dylan » bien plus palpitantes que celles du jeune garçon en fuite sous la menace d’un assassinat politique.

A part ça, j’ai adoré découvrir et voyager à l’intérieur du Leviathan, même si par certains aspects, tout n’est pas toujours crédible en ce qui concerne l’animal inventé, en disant cela,  je pense surtout aux chauve-souris à fléchettes qui vivent à son bord, un « détail » qui m’a paru trés tiré par les cheveux et m’a fait sourire d’un air narquois ^^(je vous laisse la surprise de découvrir cela par vous-même ^^)

Pour résumer :  un roman jeunesse hautement sympathique, plein d’imagination et qui se lit trés facilement mais quelques détails un peu saugrenus et un côté « vroum vroum, tut tut, pan pan boum boum » un peu trop présent et qui fera trouver certaines scènes un peu longuettes aux filles (enfin, surtout en ce qui me concerne…). ^^

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4 Commentaires

  1. Acr0

    En même temps, il est difficile de faire cueillir des fleurs (activité féminine ? hum) à l’équipage alors qu’ils sont en pleine guerre 😉 J’ai largement préféré Dylan au garçon et j’ai bien apprécié tous ces détails steampunk et l’opposition Darwinistes/Clankers.

  2. J.a.e._Lou

    Il est dans ma wish, ma libraire me l’avait recommandé quand je lui avais demandé mon premier steampunk (mais elle n’avait plus le tome 01 en stock…)
    Apparement il se lit vite, faut que je le trouve (mais pas ce mois-ci, j’ai dit pas d’achat bouquin en janvier et je m’y tiendrai).
    Et puis, j’aime bien Jules Verne et en tant que fille je n’ai pas eu la même impression que toi (sauf avec « De la terre à la lune » pour lequel j’ai eu beaucoup de mal).
    En tout ton avis me donne bien envie 🙂

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