« Les Chroniques des Enchanteurs, 19 Lunes » de Kami Garcia & Margaret Stohl

 

Editions Hachette (Black Moon) (2012)

437 pages | Traduit par Luc Rigoureau

Temps de lecture : 2 jours

Note 4étoiles-trèsbonmais

Synopsis

Est-ce que la mort est la fin… ou seulement le commencement ? 

Ethan Wate a passé la majorité de sa vie à essayer de s’échapper de sa petite ville de Gatlin. Il n’a jamais pensé qu’il pourrait rencontrer la fille de ses rêves, Lena Duchannes, qui a dévoilé une facette secrète, puissante et maudite de Gatlin, cachée à la vue de tous. Et il n’aurait jamais imaginé qu’il aurait été forcé de laisser derrière lui tout le monde et tout ce qui comptait pour lui. Donc quand Ethan se réveille après les évènements glaçants de la 18ème Lune, il n’a qu’un but : trouver un moyen de retourner vers Lena et ceux qu’il aime. 

A Gatlin, Lena fait de son mieux pour permettre le retour d’Ethan, promettant de faire tout ce qu’il faut, même si ça signifie faire confiance à de vieux ennemis ou risquer les vies de la famille et des amis qu’Ethan a laissés pour protection. 

Séparés, Ethan et Lena doivent de nouveau travailler ensemble pour réécrire leur destin dans cette conclusion de la saga 16 Lunes.

séparateur

Si j’ai eu les larmes aux yeux dès le début du roman (et un peu à la fin), je m’étais imaginé être davantage émue par ce dernier tome. Hélas, j’ai trouvé que ça manquait d’émotion, que ça tournait parfois à vide.  

Ce dernier tome est satisfaisant dans l’ensemble, bien qu’il laisse un tantinet le lecteur sur sa faim. Pourquoi cette sensation d’inachèvement en moi ? Sûrement parce que cette fin me laisse un goût de facilité. J’ai trouvé que certains fils narratifs essentiels de la saga étaient traités de façon trop expéditive parfois à l’aide d’une simple pirouette de la part de Stohl et Garcia qui relâchent un peu leurs efforts. Ces dames nous avaient habitué à plus de profondeur.

 Comme il y a finalement assez peu de rappels des événements des tomes précédents, j’avoue avoir parfois un peu peiné à me remémorer les grandes lignes de la mythologie des Enchanteurs et à me rappeler qui était qui, qui était quoi et qui avait fait ceci ou cela. Mais passées les premières pages, on s’y retrouve mieux.

Construit sous la forme d’une alternance narrative entre Ethan, du moins son fantôme, prisonnier de l’au-delà où son sacrifice l’a entrainé, et Léna restée dans le monde des vivants qui, convaincue de sa survivance, tente de le ramener prés d’elle, force est de constater que les parties les plus intéressantes sont celles racontée par la voix du jeune homme. Notamment, la première partie du roman où Ethan fait en quelque sorte son apprentissage de son nouveau statut de Diaphane tout en cherchant un moyen de revenir à la vie et que j’ai dévoré d’un souffle tant je l’ai trouvé passionnante. L’intensité retombe un peu ensuite et quelques longueurs font leur apparition.

Chose étonnante, Amma, est bien plus émouvante dans son chagrin d’avoir perdu Ethan que Léna qui a, je dois l’avouer, une manière puérile de porter le deuil de son grand amour. Depuis 17 Lunes, Léna n’a pas cessé de m’agacer de plus en plus, mon énervement ayant atteint son point culminant dans ce tome conclusif où elle se montre particulièrement antipathique.

Dans l’ensemble, Link(cube) et Ridley sont fidèles à eux-mêmes et mis à part à quelques (rares) moments-clés de l’histoire, leurs personnages ne prennent pas beaucoup de place dans l’intrigue qui est surtout focalisée sur Ethan et dans une moindre mesure sur Léna. Maccon, Marian, John et Liv sont aussi un peu trop relégués au rôle de figurants, cela m’a un peu déçue. Quant aux sœurs, hélas, on les voit peu, même si tante Prue à une grande importance, du moins au tout début de l’intrigue, car elles sont toujours aussi hilarantes à voir se chamailler et fourrer leurs nez partout.

Là où le tome se révèle décevant pour moi, c’est dans la gestion des personnages malveillants, les « méchants de l’histoire » sont vaincus assez rapidement et tout aussi facilement alors qu’ils sont censés être redoutables, c’est ce qu’on nous serine depuis maintenant trois tomes ! Abraham Ravenwood, Angélus et compagnie ne trouvent pas des fins très dignes de leur statut de « terreurs invincibles » !

Parmi les points forts du roman, on peut mettre en avant quelques petites révélations offertes par-ci-par-là et la découverte du monde des morts de l’autre côté du monde réel symbolisé par Gatlin, un au-delà plutôt bien pensé et stylisé par les auteures où l’on croise plusieurs personnages étranges et surtout (enfin) la visite guidée de La Grande Garde et notamment de la bibliothèque renfermant Les Chroniques des Enchanteurs, sur lequel on en apprend davantage également. Mais ce qui m’a réellement séduit avant tout dans ce dénouement, c’est la quête héroïque (et initiatique) que doit mener Ethan qui doit franchir obstacle sur obstacle, collecter objet après objet, conclure marché après marché pour parvenir, tel un Orphée moderne descendant dans les Enfers pour retrouver sa belle aimée, jusqu’à toucher au bout de l’épreuve. C’est ce qui m’a semblé le plus réussi dans le roman.

Un dernier tome triste, mélancolique et sombre, qui n’est ni avare en magie, ni dans la multiplication des obstacles et des dangers mis sur le chemin d’Ethan. C’est juste dommage que tout se résolve un peu trop facilement à certains moments.

 

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