« Wake, 1 » de Lisa McMann

Editions La Martinière (2012)

210 pages | Traduit par Raphaëlle Eschenbrenner

Temps de lecture : 3 h

Note 

Synopsis

Quand les autres s’endorment et plongent dans leurs rêves, le cauchemar de Janie commence.

De quoi sont faits nos rêves ? Que se passerait-il si quelqu’un pouvait entrer dans ces histoires folles qui agitent nos nuits ?
Depuis qu’elle a cinq ans, Janie Hannagan porte un lourd secret : quand les autres s’endorment près d’elle, elle perd connaissance pour être entraînée dans leurs songes. Témoin de leurs terreurs nocturnes, elle voudrait les aider mais comment faire ? Elle est là, au coeur de leur intimité la plus profonde, mais ils ne semblent pas la voir… Et quand elle se réveille, il ne lui reste qu’une sensation de gêne coupable qu’elle ne peut partager avec personne.
En se confiant à Cabel, Janie croit trouver l’âme soeur et espère sortir de sa solitude. Mais ses rêves, à lui, se révèlent si troubles et inquiétants… A-t-elle fait le bon choix en choisissant ce garçon-là ?

Wake où comment gâcher une idée géniale par un traitement médiocre. Il y avait là matière à faire un très bon roman mais l’écriture plus que moyenne et la superficialité de l’intrigue qui va de pair avec la manière maladroite avec laquelle elle est mise en place contribue à la faiblesse de ce roman.

Le style plus que familier est gênant, les incessants allers-retours temporels dans l’enfance et l’adolescence de l’héroïne sont assez exaspérants à la longue. Le tout est bâti sous la forme de paragraphes de vingt lignes parfois moins disséminés tout du long et séparés par des astérisques pour montrer la coupure temporelle. Au début, c’est original, ça permet une lecture rapide mais à force de sauter d’un espace-temps à un autre, on en a presque mal au cœur.

Les personnages auraient mérité un sérieux approfondissement. Je les aie trouvés plus que sommaires. Ils n’ont aucune sorte de profondeur. Les filles (même l’héroïne) sont bonnes à baffer, tant elles ont mauvais esprit. Toujours à être méchantes, à se moquer des gens, à être vulgaires ou a picoler. Le héros m’a davantage plus même si je n’ai toujours compris sa manière d’agir et que son « évolution » dans le roman me parait bien peu crédible. J’ai trouvé qu’il manquait de caractère et loin de m’émouvoir sa fragilité (ou devrais-je dire sa sensiblerie) m’a plutôt agacé.

Et pour conclure, tout va trop vite dans ce roman, rythme est confondu avec précipitation. D’autant que les choses se résolvent avec une facilité déconcertante à la fin de ce premier tome. Bon, après, vu l’épaisseur de l’intrigue c’est un peu normal….

Malgré tout, j’ai lu Wake jusqu’au bout mais il faut dire qu’il se lit très vite aussi. Bref, si ce roman n’est pas un cauchemar, ce n’est pas non plus le bon livre auquel je m’attendais.  

 

Publicités

Un commentaire

  1. plumedecajou

    LOL. je me suis bien marrée en lisant ton billet. Qui ne m’étonne guère puisque qq copinautes avaient déjà posté des billets peu enthousiastes. le tien confirme que je ne lirai donc pas ce livre 😀 « Gâcher une idée géniale par un traitement médiocre »…. ça arrive trop souvent je trouve et c’est dommage :/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s