« Never Sky » de Veronica Rossi

Editions Nathan
Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 384 pages
Année de parution française : 2012
Année de parution originale : 2012
Titre VO : Under the Never Sky
Genre : JeunesseScience-Fiction
Temps de lecture : 2 jours
Note 
Synopsis
Les mondes les ont tenus séparés.
Le destin les a réunis.
Aria a vécu toute sa vie dans le dôme de protection de la Contemplation. Son monde entier a été confiné à ces lieux, elle n’a jamais pensé à rêver de ce qui se trouve au-delà de ces portes. Alors, quand sa mère disparait, Aria sait que ses chances de survivre dans ce désert à l’extérieur assez longtemps pour la retrouver sont minces. Aria rencontre ensuite un étranger nommé Perry qui est aussi à la recherche de quelqu’un. C’est aussi un sauvage mais il pourrait être son meilleur espoir de rester en vie. S’ils peuvent survivre, ils sont le meilleur espoir de l’un l’autre pour trouver des réponses.

Sur ma petite échelle dystopique personnelle, Never sky se place entre Divergent et Legend. C’est un excellent roman et j’ai passé un trés bon moment en le  lisant. Mais il y a quelques bémols à mon enthousiasme.

Fort d’un univers plus qu’original, à l’instar de Legend de Marie Lu, Never Sky décline des personnages solides mais se contente d’offrir une intrigue des plus basiques ayant pour moteur l’antagonisme entre deux mondes et deux personnages que tout oppose. Des ennemis qui commenceront par se détester au nom des préjugés qu’on leur a inculqués l’un envers l’autre avant de s’allier puis d’éprouver des sentiments l’un pour l’autre. La trame est classique. Legend usait du même procédé et d’ailleurs, moins rapide, le rapprochement entre Peregrine et Aria, parait peut-être plus crédible que celui qui s’opère dans le roman de Marie Lu.

Cependant, Peregrine et Aria sont beaucoup moins attachants que June et Day. Aria m’a même fortement agacée. Je l’ai trouvé idiote et égoïste, souvent injuste envers les autres. Peregrine est un personnage sympathique mais moins touchant que Day pour moi. J’ai trouvé le jeune homme un peu froid.

Si je devais mettre l’accent sur ce qui m’a empêché d’avoir un coup de cœur pour ce roman dystopique, pourtant excellent, je pointerai du doigt deux choses : 1) les problèmes de rythme dans le récit, certains passages sont un peu lents et je me suis parfois un peu ennuyée. 2) mon incapacité à ressentir pleinement les émotions des personnages ou même à m’angoisser pour eux (au contraire de Legend ou j’avais vraiment le ventre noué pour Day). Même lors de la rencontre avec les terribles Faucheux, je ne me suis pas senti inquiète pour les héros. Peut-être parce que Peregrine est présenté dès le départ comme un être fort et un combattant redoutable au contraire de Day qui n’est qu’un gamin espiègle de 15 ans ? Sans doute aussi parce que très vite, on comprend que les faiblesses de Peregrine ne sont pas d’ordre physique mais psychologique ? Je ne sais pas en fait mais je n’ai pas vraiment eu peur pour lui.

J’ai aimé l’aspect « féodal » des castes de « sauvages », les humains restés dans le monde extérieur et qui se sont organisés en tribus pour survivre et retrouver un semblant de société et ce, malgré les dangers de l’Ether (une belle trouvaille, ces orages d’Ether) responsable de mutations génétiques chez les nouvelles générations détentrices des Sens (des sens perfectionnés au point d’en devenir surhumains) : Odfiles, Aufiles et Vigiles. 

En résumé, j’ai ressenti envers ce roman une euphorie intermittente, tantôt captivée, parfois ennuyée. J’ai adoré les premiers chapitres. Le fait d’être plongée sans ménagement dans ce futur technologique où certains survivants vivent dans des capsules, passent le temps dans des mondes virtuels à vivre des émotions générées par des ordinateurs. J’ai apprécié la rencontre entre Perry et Aria. Mais ensuite nous entrons dans ce que j’appellerai le ventre mou du récit qui dure tout le temps du trajet pour rejoindre Marron. Et pourtant ce sont des moments nécessaires puisqu’ils permettent à nos deux personnages de faire plus ample connaissance et de faire évoluer leurs préjugés et leur relation. Lorsqu’Aria raconte sa vie sur Rêverie à Peregrine, c’est le lecteur qui en profite également en apprenant le fonctionnement de l’existence des sédentaires. Mais je n’ai pu m’empêcher de trouver ces passages (fondamentaux) longuets. D’autant, qu’assez vite, on voit venir certaines choses. Mais de nouveau, la jubilation est revenue dans la deuxième partie du livre et ne m’a quitté jusqu’à la fin.


Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s