« Glitch, 1 » de Heather Anastasiu

Editions Robert Laffont (R)
Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 378 pages
Traduit par Madeleine Nasalik
Titre VO : Glitch, book 1
Genre : JeunesseScience-Fiction
Temps de lecture : 4 heures
Note 
Synopsis
Dans une société souterraine ou toute émotion a été technologiquement éradiquée, Zoe possède un don qu’elle doit à tout prix dissimuler si elle ne veut pas être pourchassée par la dictature en place. 
L’amour lui ouvrira-t-il les portes de sa prison ?

Il y a deux siècles de cela, l’humanité a payé au prix fort ses appétits démesurés lorsque le feu de mille armes nucléaires a littéralement rasé la surface de la planète. Sous terre, au sein de la Communauté, la souffrance et la guerre ne sont plus que de lointains souvenirs : des puces implantées dans le cerveau de ses membres ont permis d’éradiquer enfin toutes ces émotions qui ont bien failli mener les hommes à leur perte.
Lorsque la puce de Zoe, une adolescente technologiquement modifiée, commence à glitcher (bugger), des vagues de sentiments, de pensées personnelles et même une étrange sensation d’identité menacent de la submerger. Zoe le sait, toute anomalie doit être immédiatement signalée à ses Supérieurs et réparée, mais la jeune fille possède un noir secret qui la mènerait à une désactivation définitive si jamais elle se faisait attraper : ses glitches ont éveillé en elle d’incontrôlables pouvoirs télékinésiques…
Sa liberté nouvellement acquise va toutefois lui donner des ailes et, tandis que Zoe lutte pour apprivoiser ce talent dévastateur tout en restant cachée, elle va rencontrer d’autres jeunes Glitchers : Max le métamorphe et Adrien, qui a des visions du futur. Ensemble, ils vont devoir trouver un moyen de se libérer de l’omniprésente Communauté et de rejoindre la Résistance à la surface, sous peine d’être désactivés, voire pire…

 

Ce roman aurait pu être très bien s’il n’était pas aussi mal dégrossi. 

Les grosses ficelles pullulent dans le scénario et les pirouettes de l’auteure pour sortir ses personnages de situations périlleuses sont parfois énormes. Oui, on n’y croit pas toujours. Pourtant, Glitch reste sympathique à lire. C’est juste que le roman aurait mérité d’être davantage travaillé afin de paraitre moins invraisemblable à certains endroits. Les dialogues surtout auraient mérités d’être revus, ils sonnent un peu faux et plats, on dirait parfois que ce sont des enfants qui se parlent (!) et non pas des adolescents.

Zoe est touchante dans sa découverte du monde extérieur et des plaisirs de la vie comme de manger un gâteau au chocolat pour la première fois par exemple. Le personnage m’a plu. En revanche, ce qui se passe entre elle et ses soupirants (ah ! revoilà le fameux triangle amoureux ! y’avait longtemps !) est un peu rapide quand même. Un rapprochement express qui fait pacotille.

Avec sa société aseptisée, où les humains sont privés de personnalité, d’émotion et de sensations, Glitch semble être un ersatz version junior du fabuleux 1984 et constitue une bonne entrée en matière pour aborder le roman d’anticipation  avant de se frotter au chef-d’œuvre du grand Orwell.

L’univers dystopique proposé est très intéressant mais il reste trop classique et n’est pas assez approfondi. D’ailleurs, c’est le reproche majeur qu’on peut faire au roman, il manque de profondeur. Car pour le reste, il y a de bonnes idées, du rythme, des retournements de situations étonnants et une bonne fin où le lecteur tombe dans la paranoïa en ne sachant plus que croire ni qui. Mais encore une fois le traitement n’est pas à la hauteur.

Le style enfantin de l’auteur n’arrange pas les choses non plus, il faut l’avouer. Les chapitres courts se lisent vite et le roman est avalé en quelques heures.

Indéniablement, l’auteure a de bonnes intentions mais cela ne suffit pas à faire de Glitch un livre réussi car ce dernier comporte trop de maladresses et n’est pas assez fouillé à mon sens pour rivaliser avec d’autres romans dystopiques. Cependant, c’est un roman jeunesse plaisant à lire malgré son côté « bourrin ».

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5 Commentaires

  1. plumedecajou

    Bourrin, lol, tu m’as fait éclater de rire. Bon, tu confirmes ce que j’en avais lu précédemment : ce livre n’est pas au top mais se laisse lire. Je pense que je vais le mettre dans la liste de lecture de mes quelques (très) faibles lecteurs (limite analphabètes quand il s’agit de lire + qu’un paragraphe pour certains :/) car je pense qu’un livre sur ce thème et aussi « simple/bourrin » pourrait les réconcilier avec la lecture.
    Si tu ne comptes pas le relire, garde-le sous le coude pour moi, le temps que je me décide et qu’on puisse éventuellement se faire un troc 🙂
    Bisous

  2. nymeria

    Bourrin, mal dégrossi XD Ca ne donne pas du tout envie ! En tout cas, ce roman reçoit un accueil plutôt mitigé, ça sera toujours un de moins dans ma LAL. Merci pour cet avis sans langue de bois ^^

  3. Pingback: « La 5e vague » de Rick Yancey | Reveline

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