« Orgueil et Préjugés » de Jane Austen (Réactualisation)

Editions GF-Flammarion
Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 430 pages
Traduit par Laurent Bury

Année de parution française : 1821
Année de parution originale : 1813
Titre VO : Pride and Prejudice

Genre : Classique

Temps de lecture : 2 jours

Note 

Synopsis

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage: l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l’épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu’il n’y a en fait qu’un héros qui est l’héroïne, et que c’est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

Lu plusieurs fois mais jamais chroniqué par manque de temps, Orgueil et préjugés demeure un de mes livres favoris, THE livre, celui qu’on relit encore et encore sans se lasser, lorsqu’on a un petit coup de blues, un manque d’énergie ou tout simplement pour le plaisir, blottie au coin du feu, une tasse de Earl Grey à la main.

L’un de mes rituels est d’ailleurs de m’accorder le plaisir de relire ce roman chaque année pendant les vacances de Noël. Un régal absolu.

Connu également sous le titre Les cinq filles de Mrs Bennett, ce sommet de romantisme et d’humour n’abdique  jamais en rien son intelligence ni la finesse de sa manière d’aborder les sentiments de ses personnages au profit d’une mièvrerie démonstrative et sirupeuse devant lesquelles tant d’autres romans d’amour ont la faiblesse de céder. Ce qui ne l’empêche pas d’être magnifiquement romanesque.

Jamais fleur bleue ni gnangnan, ce roman évite brillamment les pièges du sentimentalisme facile et propose l’un des plus beaux portraits de femme de la littérature mondiale.

Forte, intelligente, cultivée et revendiquant son indépendance, pas forcement la plus jolie ni la plus coquette encore moins la plus diplomate des jeunes femmes, Elisabeth Bennett est l’un de mes personnages féminins préférés de la littérature de même que le couple mythique qu’elle forme avec Mr Darcy. Elisabeth est l’anti-thèse absolue et réjouissante de toutes les oies blanches et toutes les ravissantes idiotes qui pullulent dans la plupart des romans sentimentaux. Et le couple Elisabeth/Darcy est d’autant plus beau et délicieux à voir évoluer qu’ils n’ont pas grand-chose en commun au premier abord et qu’ils sont loin de nourrir de tendres sentiments l’un envers l’autre au premier regard.  Bien au contraire et c’est l’évolution de leur relation qui est passionnante à suivre dans ce roman. Ce n’est pas ici la finalité qui compte (car on sait comment cela va finir) mais le chemin pour y parvenir.

Livrant une peinture sociale des plus féroces et réalistes de l’époque en égratignant les conventions et en dénonçant la rigidité de la société anglaise ainsi que la course aux beaux partis, Jane Austen signe un chef-d’oeuvre d’intelligence et de bon goût qui met également en scène une galerie de personnage du meilleur aloi, de l’écervelée Lydia à  la frivole Kitty, en passant par la sage Jane, l’intriguante Caroline Bingley, la vieille rombière de Lady Catherine de Bourgh et la minaudière, dont un couple presque aussi mythique qu’Elisabeth et Darcy, les Bennett, parents de Liz, constitue le couple le plus mal assorti qui soit mais aussi le plus hilarant, entre l’hystérie maritale de l’épouse et la froide ironie détachée de son époux, le lecteur s’amuse follement.

La peinture que Jane Austen fait des personnages masculins du roman est tout aussi réussie. Le contraste entre Darcy plutôt réservé et son meilleur ami Charles Bingley, insouciant, joyeux et romantique, brillamment mis en mots dresse deux portraits d’hommes diamétralement opposés mais tout deux bougrement attachants. Sans oublier le clergyman falot et obséquieux, le cher Mr. Collins ou bien encore George Wickham, le soldat enjôleur et arriviste…etc…

J’ai beaucoup lu Jane Austen mais Orgueil & Préjugés est à mon avis son chef-d’oeuvre absolu. En tout cas, c’est celui que je préfère et de loin.

 Au cinéma

 Côté adaptation cinématographique, le roman a souvent été porté à l’écran. C’est même le roman d’Austen qui a le plus souvent connu l’hommage de la pellicule, dont la première fois en 1940 par Robert. Z. Leonard. L’adaptation que j’apprécie le plus (en dehors de l’adaptation réalisée par la BBC avec Mister Colin Firth) est celle de Joe Wright réalisée en 2005 avec la jolie Keira Knightley qui y incarne avec naturel et fraîcheur une délicieuse Elisabeth Bennett et Matthew Macfadyen qui compose un très bon Darcy.

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