[LC] « Les yeux au ciel » de Karine Reysset

Editions Points
Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 188 pages
Année de parution originale : 2011Genre : Contemporaine
Temps de lecture : 1 soirée 
Note 
Synopsis 
Six jours d’arrivées, de fête, de départs dans une famille « recomposée », comme le sont tant d’autres, à l’occasion de l’anniversaire du grand-père. Cette fête familiale est naturellement l’occasion de révéler des secrets, de revenir sur les vieilles trahisons et les anciennes injustices mais aussi, finalement, de retisser les liens, toujours obscurs, qui unissent les membres d’une même famille. Lena, la soeur aînée voudrait ouvrir le chemin de la réconciliation mais se heurte aux histoires passées et présentes, celle d’Achille, le demi-frère mal aimé, de Merlin qui, malgré son âge, est toujours considéré comme un enfant, mais aussi de Stella, la cadette, avec, au milieu d’eux, tous ces petits-enfants qui désordonnent le cours des choses…L’originalité de ce roman réside dans la place faite au lecteur. Convié lui aussi à pénétrer la grande demeure bretonne qui regorge de souvenirs et de recoins interdits, à suivre les enfants et leurs querelles sur la plage, à entendre les confidences et indiscrétions des adultes, il est amené de chapitre en chapitre à reconstituer les faits et gestes de chacun et à découvrir l’origine du mal-être, un drame qui a eu lieu trente ans auparavant et qui n’a jamais cessé d’alimenter leurs angoisses. Ce roman familial explore avec brio les effets de la confrontation : celle des personnages entre eux, mais aussi celle du passé et du présent, des espoirs et de la réalité.
Je n’ai ni adoré ni détesté. Je l’ai vite lu et je pense l’oublier tout aussi vite. Cela est dommage car le quatrième de couverture m’attirait énormément. Au final, je n’ai pas trouvé ce que je pensais au sein du récit.
Ce sont principalement des histoires de famille (souvent dérangeantes) qui forment le noyau dur de ce livre. D’ailleurs, j’ai eu du mal à me repérer dans l’arbre généalogique de chacun. Les liens entre les membres de famille recomposée sont assez complexes à saisir, surtout au départ.
D’autant qu’il y a beaucoup de personnages dans l’histoire. Pour faire simple disons que chacun d’entre eux entretient des relations  compliquées entre amour et haine avec les autres membres de la famille, le tout se cristallisant autour d’un drame du passé que l’on découvre au fur et à mesure de l’histoire. Une intrigue qui se déroule sur quelques jours et qui nous est narrée jour après jour par le biais d’une narration alternée où chaque membre de la famille prend la parole à tour de rôle, des aieux aux petits-enfants. Certains personnages ont droit à un temps de parole plus grand que d’autres même si on ne s’explique pas toujours pourquoi.
Le style de K. Reysset n »est pas déplaisant bien qu’un trop familier et cru parfois.
Non, ce qui m’a surtout dérangé dans ce roman c’est qu’à aucun moment un personnage ne m’a donné envie de m’attacher à lui.  J’ai eu même l’impression que l’auteure elle-même n’éprouvait pas de sympathie envers eux, du coup moi non plus. Je sais pas mais c’est comme si  elle les méprisait la plupart du temps. Le regard qu’elle pose sur eux est presque clinique, froid, détaché. Remarquez, je peux le comprendre, c’est vrai que les protagonistes de l’histoire sont des geignards antipathiques et des hypocrites.  Et puis surtout, ils semblent éprouver un malin plaisir à se compliquer l’existence.
Ce n’est pas assez fouillé, ni assez approfondi. Le roman reste en surface des choses et par conséquent le lecteur aussi.
J’avoue avoir même pensé que nous avions tous assez de nos propres problèmes (familiaux ou autres) sans devoir s’occuper de ceux d’êtres fictifs. Bref, c’est un roman qui expose crûment des vies éclatées, des problèmes à régler et des blessures à panser mais sans jamais apporter ne serais-ce que l’amorce d’une solution ou une petite lueur d’espoir au bout du tunnel.
Ajoutez à cela une fin totalement insatisfaisante comme si l’auteure en avait assez de son récit et qu’elle décidait de tout laisser en plan.
C’est tout à fait le genre de roman contemporain qui m’agace car on y confond par trop l’intime avec le banal jusqu’à atteindre une certaine forme de nombrilisme tout en obligeant le lecteur à devenir voyeur. J’en attendais tout autre chose.
Ce roman a été lu dans le cadre d’une LC avec Riz-Deux-ZzZ (qui m’avait fait gentimment gagner ce roman il y a quelques mois).
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2 Commentaires

  1. Riz Deux-Zz

    Ca y est, ma chronique est en ligne !!! =)
    Bon, je pense que globalement on a eu le même sentiment sur ce livre… Je suis désolée de t’avoir offert un livre qui finalement, n’est pas à la hauteur de nos attentes…

    • ladelyrante

      Oh, mais non voyons, ce n’est pas grave du tout ! Au contraire, merci encore d’avoir organisé ce concours. Cela m’a donné l’occasion de découvrir l’auteure, quoi qu’il en soit 🙂

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