« Cool water » de Dianne Warren

Editions Presses de la Cité

Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 404 pages
Traduit par France Camus-Pichon

Temps de lecture : 

Note 

Synopsis 

Rien ne semblait lier les habitants de Juliet, au Canada, mais il suffira d’une nuit et d’un jour pour que leurs destins se croisent et basculent.Les attentes, les peurs et les rêves se mêlent, à l’Oasis Café, unique lieu de rencontre d’une ville de 1011 âmes ou il ne se passe jamais rien. Un jour, pourtant, surviennent dans la vie de certains habitants des événements qui vont influencer à jamais celle de leurs voisins. Dans ce décor faussement calme, les langues se délient, les conflits latents explosent, les existences se transforment, pour le meilleur et pour le pire…Une galerie de personnages inoubliables qui évoluent dans un paysage à couper le souffle, pour un roman choral maîtrisé à la perfection.******************************************************************

Ma seconde lecture de cette rentrée littérataire ne fut pas exaltante.

Je ne nierais pas qu’avec ses chroniques de la vie quotidienne des habitants d’un petit village canadien aux allures de Mexique ou d’Australie, Cool water ne possède pas un certain charme pittoresque. En effet, Dianne Warren zoome sur un coin de mappemonde et fait du lecteur ce que certains ont peut-être rêvé d’être un jour, une sorte de voyeur omniscient possédant le don d’ubiquité, ce qui lui permet de s’introduire dans le logis de ses voisins pour voir ce qui se passe derrière les murs de leur maison.

Dans Cool water, on voit tout d’en-haut comme on observerait une colonie de fourmis à la loupe dans l’espoir cruel qu’elles prennent feu. Car c’est aussi l’une des ambitions de l’auteure que de dresser le portrait social de notre époque à travers le prisme de la ville de Juliet, une petite bourgade rurale où les habitants sont confrontés chacun à leur manière à la crise économique mondiale : chômage, alcoolisme, l’endettement des fermiers, adolescents qui étouffent dans la promiscuité de leurs nombreux frères et sœurs et finissent par se rebeller, culpabilité du directeur de la banque locale…

De son écriture agréable – pourtant un peu trop sage parfois – Dianne Warren parvient très bien à restituer l’atmosphère des petites villes, les commérages qui vont bon train et son corollaire la peur du qu’en-dira-t-on ? et les habitants prompts à juger leurs prochains.

Cool water est ce qu’on pourrait appeler un roman contemplatif. Le rythme est celui d’un sablier bouché dans lequel le sable aurait du mal à s’écouler. La dernière partie du livre, bien qu’un peu plus rythmée, à tout de même du mal à nous sortir de notre ennui. D’autant que l’intérêt des personnages de Dianne Warren est inégal tout comme celui des histoires qu’elle raconte. Parmi les chroniques les plus intéressantes, j’ai noté celle de Willard et Marian (touchante), celle de Blaine, le fermier endetté qui reporte sa honte et sa frustration sur son épouse, ou bien encore celle de Norval, le directeur de banque qui ne supporte plus son métier et qui est affublé d’une femme trop superficielle et d’une fille ingrate. En revanche, l’histoire de Lee et de ses rêves de désert m’a semblé être la plus insipide.  

Un livre à réserver à celles et ceux qui aiment les auteurs sachant exalter les petits riens de l’existence.

 

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