« L’Invisible » de Robert Pobi

Editions Sonatine

Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 426 pages
Traduit par Fabrice Pointeau

Temps de lecture : 2 jours

Note  Très bon mais…

Synopsis

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.

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Bon, je crois qu’il faut que j’arrête de lire des thrillers pendant un moment ou que je fasse soigner mon esprit manifestement trop tordu ou bien encore que je remonte l’arbre généalogique de ma famille pour découvrir si, par hasard, je ne suis pas le fruit des amours cachées  de Sherlock Holmes et d’Hercule Poirot !

Je le prends à la rigolade mais j’ai les boules là, je suis énervée et déçue à mort ! Voilà trois thrillers de suite que je lis (Juste une ombre de Karine Giebel, Le Briseur d’âmes de Fitzek et Derrière la haine d’Abel) où je comprends tout ou presque des rouages de l’intrigue même pas aux 3/4 du bouquin !

Mince ! Quelle frustration surtout avec ce roman de Pobi que je me faisais une telle joie de découvrir (vu les billets extatiques des lecteurs) et résultat : une déception ! Pire, une atroce déconvenue ! Comment apprécier un livre où on comprend tout avant même la moitié du roman ?

Ah ! je suis en colère contre l’auteur qui n’a pas su me surprendre, qui sème bien trop d’indices importants dés le départ, utilise des ficelles déjà utilisées ailleurs et qui truffe son bouquin de longueurs que mes yeux ont survolés laissant mon esprit libre de réfléchir et de trouver l’égnime bien trop rapidement ! Et je suis aussi furax contre moi, tiens, pourquoi est ce que je cogite autant en lisant ce genre de livres ? Je devrais juste laisser venir les choses sans trop analyser tout ce qui est dit ou fait ! Cela m’éviterait à l’avenir ce genre de déconvenue ! Pfff!  Quand je pense au plaisir que les autres lecteurs ont pris à lire ce livre ça m’agace encore plus, bon, j’ai quand même appréciée cette lecture plutôt prenante surtout la dernière partie  (car à ce moment là j’espérais encore me tromper dans mon raisonnement et assister à une fin qui me laisserait pantelante tant elle me surprendrait en me coupant la chique, hélas, mille fois hélas, ma théorie était exactement la bonne et tout le suspense était cramé en ce qui me concerne. Faut dire aussi que c’est pas la première fois qu’un auteur se sert de ces ficelles là. J’ai déjà lu d’autres thrillers ayant cette fin donc …
Après, il y a une ou deux choses que je n’avais pas devinées et qui m’ont étonnée mais si peu en vérité ! Dommage car les personnages sont puissants, échappant aux archétypes du genre, loin d’être des héros ou des gentils si vous préférez. On ne s’attend pas à rencontrer des êtres aussi torturés – voire déglingués – du côté des gentils.

Le climat du roman baigne dans une étrangeté macabre et une une tension sous-jacente imprègne le dernier tiers du récit où une tempête de force 5 devient un personnage à part entière du roman,  les meurtres sont insoutenables de cruauté et d’horreur (vous êtes prévenus, c’est gore très gore) et Pobi n’y va pas de main morte pour nous décrire  les scènes de crimes et de tortures ignobles. D’ailleurs, l’écriture de Pobi est plutôt bonne pour monter le décor.

En y repensant – car on y repense, croyez-moi, une telle horreur ne laisse pas de marbre – je trouve que certains faits ne collent pas vraiment et qu’il manque quelques explications … A moins que ce soit au lecteur d’apporter ses propres réponses ? Sans doute…

Pour l’atmosphère qui est une chose si difficile à instaurer dans ce genre de livre : 4 étoiles mais si vous avez l’habitude de lire des thrillers et que vous connaissez la plupart des ficelles du genre, vous risquez comme moi d’avoir une grosse déconvenue en lisant ce roman assez facile à décrypter dès le départ. 

Dommage pour moi… Je souhaite qu’il en soit différemment pour vous les ami(e)s !

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7 Commentaires

  1. plumedecajou

    C’est vraiment dommage que tu aies deviné, ça craint trop du boudin ! Sinon, comme toi, il me restait des questions et petites incohérences au terme de ma lecture, dont une qui me revient en mémoire : pourquoi les cutters dans chaque pièce de la maison du Père ?
    Bisous bisous

    • ladelyrante

      Oui, comme tu dis ! lol
      C’est à cause du tatouage que j’ai deviné en fait.
      J’ai cru comprendre que le tueur sévissait aussi à New york ? Non ? Avec cette histoire de petits garcons, le doute plane…
      Pour les cutters, je pense que c’était pour se défendre en cas d’attaque du tueur, comme le fait de barricader sa chambre.
      Moi, c’est le passage dans le bateau qui m’a perturbé, peu crédible pour moi qu »un enfant de trois ans puisse faire ça…
      J’ai pas compris non plus pourquoi le vieux peintre se casse la tête à semer des indices tordus alors qu’il pourrait parler tout simplement !
      Entre autres choses…
      Bisous !!!!

  2. Francoise Mercier

    Il faut aussi que j’arrête de lire des thrillers car comme toi, j’avais vraiment tout deviné pratiquement dès le début. Du coup, même si elle a été plaisante, ma lecture a été moins surprenante. Sinon, c’est vrai qu’il a des choses un peu incohérentes et comme toi, je me demande pourquoi le vieux peintre a fait tout ça, au lieu d’aller au plus simple. 🙂
    Frankie

  3. Charabistouilles

    Hé ben, nos avis se rejoignent en tous points ! Sauf que moi je ne lis pas bcp de thrillers et je suis en général plutôt nulle pour découvrir les fins… Ca devait vraiment être gros du coup ! j’ai vu tous les détails me sauter aux yeux, assez déçue, alors que je suis à la recherche du thriller qui sera un 10/10… Et j’aurais vraiment aimé plus d’explications, sur son trou noir de 4 mois, p-e des flash-backs pour voir comment le personnage en arrive là.

  4. Pingback: « Les innocents » de Robert Pobi | Reveline

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