[Challenge Livra’deux pour pal’Addict] « Elle s’appelait Sarah » de Tatiana de Rosnay

Editions Le Livre de Poche

Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 415 pages

Traduit par Agnès Michaux

Temps de lecture : 2 jours

Plaisir de lecture  Bon mais…

Synopsis 

Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d’Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s’attache en particulier au destin de Sarah et mène l’enquête jusqu’au bout, au péril de ce qu’elle a de plus cher.

Paris 16 juillet 1942. A l’aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l’enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là…

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ATTENTION SPOILERS

En écrivant ce billet je me prépare psychologiquement aux commentaires (désobligeants ?) qui vont sûrement me tomber dessus : « Quoi !? Vous n’avez pas aimé ce roman !? Mais vous avez un coeur de pierre/vous êtes insensible ma parole » (etc, etc). 

Disons-le mon avis est très mitigé sur ce roman.

Je résumerai ma pensée en une phrase : Les bons sentiments ne suffisent pas à faire un bon livre … 

Le début était pourtant prometteur à la fois prenant et émouvant, hélas, j’ai été de plus en plus déçue par cette lecture à mesure que j’avancais dans l’histoire.

J’ai très vite éprouvé une nette sensation de déjà lu et aussi de déjà vu par rapport au très beau film intitulé La Rafle. Je l’ai vu il y a environ deux ans et en garde encore un souvenir très fort ce qui a court-circuité mon plaisir de découvrir Elle s’appelait Sarah. Cependant Tatiana de Rosnay ne saurait être tenue pour responsable de cet état de fait puisque Elle s’appelait Sarah a été écrit et publié bien avant que le film soit mis en chantier. Peut-être les scénaristes de La Rafle ont-ils consultés les mêmes documents sur le sujet ce qui expliquerait les nombreuses résonnances qui existent entre les deux oeuvres ?

Si l’histoire de Sarah et l’enquête de Julia pour la retrouver sont (du moins au départ) passionnantes à suivre, celle de Julia et de son crêtin de mari est d’un inintérêt total et bourrée de clichés. Franchement, ce côté couple de bobos parisiens est d’un conformisme insupportable ! Aucun des deux membres du couple n’est attachant, bien au contraire. Je n’ai jamais réussi à dépasser l’agacement extrême que la conduite et la personnalité de Julia ont suscité en moi. J’étais en désaccord avec la plupart des décisions qu’elle prend, décisions qui culminent à la bêtise et à l’inconscience dans la seconde moitié du livre : après plusieurs fausses couches, et enceinte par miracle à un âge où une grossesse est hautement risquée, elle traverse l’europe pour aller gâcher la vie d’un homme dont elle ne sait rien pour lui balancer tout de go que toute sa vie est un mensonge, que sa mère lui a toujours menti dans le but purement égoiste de soulager sa mauvaise conscience d’appartenir (par alliance) à une famille restée passive pendant l’occupation, le tout au risque de perdre l’enfant ! 

La fin est sans surprises et tellement prévisible qu’elle prend limite les lecteurs pour des quiches. Comme si on n’était pas capable de deviner quel prénom elle allait donner à sa fille ou qu’elle allait finir par se mettre en couple avec le fils de Sarah !

Le style est par trop simple et plat. L’émotion ne parvient à filtrer qu’en de rares occassions et seulement lorsqu’il s’agit de la partie portant sur Juillet 1940 et sur Sarah.

Bref, j’aurai préféré (et très largement) que l’histoire de Sarah soit davantage developpée et mise en avant au contraire de ce qui se passe dans le roman où Tatiana de Rosnay donne trop d’importance à l’histoire insipide de Julia qu’il s’agisse de ses histoires de couple ou de famille. A partir du moment où l’auteure abandonne son sujet principal à savoir l’histoire terrible du Vél d’Hiv et par extension celle de Sarah et des siens pour se concentrer sur les atermoiements de Julia, le roman perd à mes yeux tout ou presque sa saveur.

J’en attendais sans doute trop ou tout du moins autre chose, une autre approche du sujet peut-être ou un traitement différent, moins romancé ? Peut-être… Mais le résultat reste le même je suis déçue par ce livre.

Je remercie chaleureusement angelebb de me l’avoir choisi pour ce challenge car sans cela il dormirait encore dans ma PAL et même si je ne l’ai pas beaucoup apprécié, je suis tout de même très contente de l’avoir lu vu que j’en entendais tellement parler autour de moi depuis des lustres… Merci donc angelebb.

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3 Commentaires

  1. angelebb

    J’avais été très touché par l’histoire de Sarah, au point d’en avoir le coeur sérré à certains moments!
    En revanche, Julia m’agaçait énormément (et je l’avais trouvé très emm**) et en fait je l’ai occulté de l’histoire pour pouvoir en apprécier ce roman!
    A très bientôt

  2. Riz Deux-Zz

    Je te rejoins totalement ! Vu les très bon avis sur ce roman et le contexte qui m’intéresse beaucoup, je m’attendais à tellement plus… C’est Julia qui plombe l’histoire en fait.

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