« L’épopée du perroquet » de Kerry Reichs

Editions Oh!

Publié en 2012 ~ Langue : Française ~ 412 pages
Traduit par Christine Auché

Temps de lecture : 3 jours

Plaisir de lecture  Très bon mais …

Synopsis  

Une pétillante jeune femme en quête d’elle-même, Un perroquet au sens de l’à-propos déconcertant, Une vieille voiture bringuebalante…
Tous en route pour Hollywood ! Cette fois, la coupe est pleine ! A 25 ans, Maeve est sur le point de craquer. Alors qu’elle vient de perdre son job, ses parents ont décidé de lui couper les vivres pour l’aider à se prendre en charge… Ni une ni deux, Maeve, accompagnée de son perroquet Oliver, part refaire sa vie à Hollywood. Mais c’est compter sans le destin qui s’acharne. En pleine traversée des Etats-Unis, sa voiture rend l’âme au milieu de nulle part.
Voici Maeve coincée avec son perroquet, loin des siens, loin de son rêve, dans une petite ville perdue du fin fond de l’Arizona. Petite ville perdue certes, mais qui recèle bien des charmes, comme Maeve ne tarde pas à le découvrir… Au point de renoncer à rejoindre la mythique Hollywood ?

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J’ai aimé ce roman, beaucoup, mais ce n’est pas le coup de coeur escompté. Les critiques enthousiastes m’auront sans doute poussées à en attendre bien trop. Cette lecture s’avère fraiche et sympathique mais, disons-le, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus loufoque et cocasse. De plus, je n’ai pas vraiment adhèré au virage dramatique que prend Kerry Reichs au milieu du roman. Je l’ai trouvé mal négocié et lourdement traité.

Le roman débute pourtant idéalement et nous embarque dans un road-trip girly et hilarant en plein coeur d’une amérique rurale peuplée de personnages pittoresques à souhait. Mais hélas, il se laisse peu à peu plomber par une gravité qui s’exprime de façon maladroite et répétitive. Alors, certes, cela apporte une profondeur inattendue à ce roman, moins léger qu’il n’y parait, mais cela crée aussi  des longueurs et des répétitions qui m’ont parfois fait trouver le temps long. Surtout parce qu’un certain « sujet » revient constamment sur le tapis. A tel point qu’on a parfois l’impression que l’auteure met spécialement en scène des situations ou des rencontres afin de pouvoir parler encore et encore de ce fameux sujet. Vers la fin du roman, plus aucune conversation ne peut avoir lieu sans qu’elle se mette à tourner autour de ledit sujet. Je ne sais pas ce qui’il en sera pour vous, mais au bout d’un moment, j’ai trouvé le procédé très artificiel et cela m’a agaçé. Dommage aussi que la fin soit si convenue. On se doute quand même assez vite de comment tout cela va finir. 

Reste les personnages qui sont une grande réussite, Maeve en tête, jeune femme attachante et délurée qui m’a souvent beaucoup amusée. Pourtant, le personnage est aux antipodes de ceux que j’affectionne habituellement mais là je me suis laissée séduire sans hésitation. En fait, tous les habitants de Coin-Perdu sont de sacrès numéros, chacun à leur manière. Bruce et Rue sont les oncles et tantes idéaux qui consolent et qui mettent des coups de pied aux fesses quand il est le faut. Noah est un garçon attendrissant, une sorte de prince charmant moderne qui fera battre les petits coeurs des lectrices avec son petit côté « enfant perdu ». Samuel, le docteur « mamours » est un prétendant charmant lui aussi et May, l’amie un peu fofolle qu’on voudrait toutes avoir dans notre vie. 

Je m’attendais quand même à voir intervenir davantage Oliver, le perroquet, dans l’histoire (au vu du titre) mais il reste en retrait. Même si ses « conversations » avec l »irrésistible Lullabell valent leurs pesant d’or.

L’écriture de Kerry Reichs est d’une grande efficacité et le style employé se prête à merveille aux personnalité des protagonistes de l’histoire. Sa plume tour à tour drôle, tendre et incisive,  se montre tout de même plus à l’aise dans les moments de comédie que dans les moments dramatiques.

Un roman possèdant beaucoup de charme, de fraîcheur et d’espiéglerie donc mais qui, hélas, rate son virage dramatique et qui a des difficultés à faire passer son message tant celui-ci est dispensé de manière trop démonstrative et artificielle. Néanmoins, on passe un très bon moment de détente, entre rire et émotion. En tout cas, en ce qui me concerne, même si je n’en donne pas forcément l’impression dans ce billet, j’ai passé quand même UN TRES BON MOMENT. 

Je remercie encore Galleane d’avoir organisé le fabuleux concours qui m’a permis de remporter ce roman !

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