[Challenge de Calypso, session 7. « Jour » du 15 avril] « 3096 jours » de Natascha Kampusch

Editions Le Livre de Poche

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 300 pages

Temps de lecture : 2 jours

Natascha Kampusch a vécu le pire : le 2 mars 1998, à l’âge de dix ans, elle est enlevée sur le chemin de l’école. Pendant 3096 jours, huit ans et demi, son bourreau, Wolfgang Priklopil, la garde prisonnière dans une cave d’environ cinq mètres carrés, près de Vienne.
En août 2006, elle parvient à s’enfuir par ses propres moyens. Priklopil se suicide le jour même.
Dans ce récit bouleversant, Natascha Kampusch révèle les circonstances de son enlèvement, le quotidien de sa captivité, sa terrible relation avec son ravisseur et la façon dont elle a réussi à survivre à cet enfer.
Le témoignage unique d’une traversée de l’inimaginable par une jeune femme qui ne s’est jamais laissé briser.

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Exceptionnellement, par respect pour Natascha Kampusch et toutes les victimes d’exactions similaires à travers le monde, je choisis de ne pas attribuer de note à cette lecture et je fais délibérément un billet court sur ce roman autobiogaphique car il ne s’agit pas ici de juger ou de critiquer mais juste de comprendre une histoire, un destin, au travers du témoignage fort et incroyablement réfléchi et posé d’une jeune femme ayant vécu l’enfer.

Je signalerai juste qu’il y a parfois quelques longueurs car Natascha Kampusch prend le temps de poser les bases de son histoire, notamment de son enfance viennoise et de l’ambiance familiale, celles-ci étant très importantes pour la compréhension des événements par le lecteur.

Amateurs de sensationnalisme ou de témoignages victimaires, passez-votre chemin car il n’est nulle question de cela ici. C’est avec pudeur, recul et intelligence que Natascha Kampusch nous fait pénétrer dans les arcanes de l’âme humaine. Elle intellectualise son calvaire pour mieux refletér justement la complexité, pose un regard acéré sur nos sociétés contemporaines et livre non seulement une leçon de courage et de vie tout autant qu’une réflexion poussée sur le statut de victime, ses conséquences psychologiques (égratignant avec justesse la fameuse théorie du syndrome de Stockholm au passage). D’ailleurs, si elle ne veut pas qu’on la plaigne, du reste la jeune fille ne fait rien pour être plainte, au contraire, elle se montre dans toute sa vérité et ses contradictions n’hésitant pas à passer pour une personne froide et dure parfois, voire même antipathique à certains moments. Natascha Kampusch est d’une sincérité absolue.

J’ai presque honte de l’écrire mais 3096 jours se lit presque comme un thriller, tenant en haleine de bon en bout (si l’on excepte quelques longueurs au départ). C’est aussi et surtout un livre passionnant, bien écrit, profondément intelligent et terriblement marquant.

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11 Commentaires

  1. Mandy88

    Oui c’est un livre qui prend au tripe mais Natasha ne raconte que les sévices mentals qu’elle a vécu c’est donc avec pudeur qu’elle nous raconte son histoire 🙂 et je trouve que c’est une grande preuve de courage de sa part 🙂

  2. didikari

    J’ai toujours peur avec les témoignages, le fait que ce soit réel! Son histoire pour le peu que j’en ai vu est terrifiante, son récit doit être bouleversant.

  3. Pingback: Un jour de David NICHOLLS | Ma vision du livre 2

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