[LC] « Les Morsures de l’ombre » de Karine Giebel

Editions Pocket (Policier)

Publié en 2009 ~ Langue : Française ~ 299 pages

Temps de lecture : 2 jours

Plaisir de lecture Bon malgrè quelques réserves

Synopsis

Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

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Le ton très clinique de l’auteure pourra agacer voire rebuter, ce fut mon cas. Des phrases courtes, sèches, qui selon le ressenti du lecteur, donnent du rythme à l’ensemble ou à l’inverse rend la narration très plate (j’opte pour ma part pour cette impression). Les changements d’énonciation sont un peu trop abrupts, l’auteure passe du Je, au Elle en passant par Il sans crier gare et le lecteur est parfois un peu désarçonné par ces brusques changements de locuteurs.

Le personnage de Benoît, policier de son état, rassemble un peu trop justement tous les clichés du flic beau gosse : manque de vocabulaire, vulgarité, coureur de jupons… La codification extrême de son personnage nuit à la vraisemblance du roman, de même que les dialogues entre les personnages qui souvent m’ont semblés sonner faux, un peu comme les dialogues artificiels d’une mauvaise série B américaine.

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire sur les cinq ou six premiers chapitres, au point de mettre le roman de côté pour en lire un autre, puis une fois repris en mains, je n’ai plus lâché le bouquin durant plusieurs heures terminant ma lecture en un sprint final de folie.

Il faut dire que si le roman pêche par la forme et le style, l’intrigue, vicieuse et anxiogène à souhait, est vraiment très efficace. Karine Giebel fait monter la pression avec une lenteur diabolique jusqu’à un crescendo angoissant au possible. La progression du suspense est parfaitement maitrisée et ô bonheur ! la fin est tout bonnement renversante. Karine Giebel soigne la conclusion de son thriller et surprend avec brio son lecteur. Un lecteur abasourdi par les révélations qui lui sont faites et qu’il n’a absolument pas vu venir une seule seconde.

Pour sa montée progressive de l’angoisse, l’identification qu’il parvient à instaurer chez le lecteur et sa fin inattendue, « Les Morsures de l’ombre » est un thriller qui vaut le détour et qui de plus se lit vite, une fois le lecteur ferré.

Merci à Calypso d’avoir organisé cette lecture commune et de m’avoir fait découvrir Karine Giebel.

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9 Commentaires

  1. Mélo

    Ouf, je me retrouve plus dans ta chronique (très bien écrite) que dans les coups de coeur qui font l’unanimité. Moi aussi j’ai laissé ce livre en plan quelques temps. Je te rejoins pour les clichés et les dialogues.

  2. furby71

    C’est vrai que le style est assez surprenant au départ mais en ce qui me concerne j’ai trouvé qu’il était parfaitement adapté à l’histoire. Et tu as tout a fait raison pour la conclusion qui est magistrale !

  3. angelebb

    Ce roman m’a ennuyé, j’ai été déçue. L’auteur ne m’a pas convaincue et je ne pense pas lire ces autres romans!
    A très bientôt sur le forum!!!
    Biz

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